La Coquille (bateau)

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L’Astrolabe en 1838.

La Coquille est une gabarre-écurie construite à La Seyne-sur-Mer en 1811 et lancée en janvier 1812. Elle navigua d'abord en Méditerranée, sur les côtes d'Afrique du Nord et d'Espagne.

Une fois remis en état et réaménagé pour des voyages au long cours, ce trois-mâts jaugeant 380 tonneaux et portant quatorze pièces de canon fut reclassé en corvette. Le navire fut utilisé par Louis Isidore Duperrey pour son voyage de circumnavigation scientifique des années 1822–1825.

Rebaptisé L'Astrolabe lors de son départ de Toulon le , sous le commandement de Jules Dumont d'Urville (l'ancien second de Duperrey), le bâtiment prit part à une deuxième circumnavigation avec à son bord treize officiers et soixante-six hommes, dont les médecins Joseph Paul Gaimard et Jean René Constant Quoy[1]. Sa nouvelle dénomination était un hommage au navigateur La Pérouse (dont l'un des deux bateaux s'appelait aussi L'Astrolabe) car, parmi les missions dévolues à l'expédition Dumont d'Urville, figurait la recherche des traces de ce devancier disparu en 1788. Durant son voyage, qui enregistra des acquis scientifiques importants, Dumont d'Urville parvint effectivement à retrouver le 21 février dans l’île de Vanikoro des indices probants[Lesquels ?] du naufrage qui avait mis un terme à l'expédition de La Pérouse. Il y fit célébrer une messe et ériger un petit monument sur la côte. Le bâtiment rejoint Marseille le 24 février 1829. Le bilan scientifique est surtout marqué par le dessin de cartes hydrographiques d’une grande précision, des observations physiques, astronomiques, ethnographiques, de nombreux spécimens biologiques et plus de soixante îles et îlots que prétend avoir découvert Dumont d’Urville[1].

En 1830, L'Astrolabe participe à la prise d'Alger puis est employée comme transport de troupes entre la France et l'Algérie jusqu'en 1832.

De 1837 à 1840, elle effectue sa troisième circumnavigation en constituant avec le transport La Zélée la flottille de l'expédition Dumont d'Urville dans l'Antarctique qui permet la découverte de la Terre Adélie.

Après avoir été à nouveau réutilisée comme navire de transport, L'Astrolabe prend le large une dernière fois en 1847 sous le commandement de Louis-Marie-François Tardy de Montravel (ancien membre de l'expédition antarctique de Dumont d'Urville) pour rejoindre la station navale française au large de l'Argentine durant la Guerre de la Plata. À l'issue de cette ultime mission, le vieux navire est condamné en août 1851 et démoli à Toulon en mai 1852.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jean-Michel Roche : Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours, 2005, tome 1, p.128.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Françoise Thibaut, « Qui est Quoy ? Naturaliste, médecin de la marine à voile, et correspondant des académies trop méconnu ! », Canal Académie, 2 décembre 2012

Article connexe[modifier | modifier le code]