Benelux

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Benelux

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Drapeau du Benelux

alt=Description de l'image Benelux.svg.
Organisation
États membres Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Drapeau du Luxembourg Luxembourg
Langues officielles Français
Néerlandais
Géographie et démographie
Superficie 74 657 km2
Population 28 582 463 hab. (2013-2014)
Densité 382 hab./km2
Histoire
Siège Bruxelles
Économie
Monnaie Euro
Divers
Gentilé Bénéluxois, Bénéluxoise
Fuseaux horaires + 1 (été + 2)
Benelux (noms dans les langues officielles des pays : Belgique : néerlandais - allemand - français ; Pays-Bas : néerlandais ; Luxembourg : luxembourgeois - français - allemand).
Carte de Benelux avec les municipalités

Le Benelux (acronyme, du nom des trois pays dans leur langue originale : Belgique / België / Belgien - Nederland - Luxembourg[1], parfois écrit Bénélux) est une union, à l'origine économique, entre la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Ces trois monarchies constitutionnelles voisines d'Europe de l'Ouest, situées entre la France et l'Allemagne, se sont unies à la fin de la Seconde Guerre mondiale, pour former une entité économique plus forte face à des pays voisins beaucoup plus grands.

Le nom de Benelux est aujourd'hui souvent utilisé de manière générique pour désigner l'ensemble de ces trois pays, que cela soit de manière géographique, culturelle ou économique.

La superficie du Benelux est de 74 656 km2 et regroupe 28 millions d'habitants. Géographiquement, le Benelux correspond presque au Royaume des Pays-Bas tel qu'il existait entre 1815 (Congrès de Vienne) et 1830 (Indépendance de la Belgique).

Langues officielles et répartition[modifier | modifier le code]

Le néerlandais et le français sont les deux langues officielles du Benelux et de ses institutions[2],[3].

Sur une population de 27,6 millions[réf. souhaitée] d'habitants au Benelux :

Création[modifier | modifier le code]

La signature, le 25 juillet 1921, du traité créant l'Union économique belgo-luxembourgeoise peut être vue comme les prémices du Benelux (les frontières économiques sont levées et les monnaies sont liées par une parité fixe). Ce n'est toutefois qu'en 1944, en pleine Seconde Guerre mondiale, que les gouvernements en exil des Pays-Bas, de la Belgique et du Luxembourg sont convenus de supprimer les droits de douane à leurs frontières communes et de fixer une taxation commune pour les marchandises venant de l'extérieur. Cette politique de libre-échange est inspirée par l'échec des politiques protectionnistes menées dans les années 1930 à la suite de la crise de 1929. Les principaux négociateurs du gouvernement belge sont Paul-Henri Spaak, ministre des Affaires étrangères, et Camille Gutt, ministre des finances, le premier ministre étant Hubert Pierlot.

Le 5 septembre 1944, une convention d'union douanière est signée. Finalement, la convention est ratifiée au cours de l'été 1947 et entre en vigueur le 1er janvier 1948 (les trois gouvernements, en exil à Londres, se ménagent une période tampon nécessaire à la reconstruction). Le Benelux a vocation à permettre la libre-circulation des personnes, des biens et des services.

Le Benelux découle des liens étroits qui unissent la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg après la Seconde Guerre mondiale et les conduisent à faire des choix identiques, au-delà de la coopération économique. Ainsi, les trois États du Benelux adhèrent le 17 mars 1948 à l'UEO (France, Royaume-Uni et Benelux) afin de se protéger de l'Allemagne. En 1949, les États membres du Benelux adhèrent à l'OTAN.

Rapidement, le Benelux s'est agrégé à des zones d'intégration économique plus larges et parfois plus ambitieuses que lui : OECE en 1948, CECA en 1951 puis CEE en 1957. S'il a ainsi perdu une partie de sa raison d'être, il a le mérite d'avoir été un des noyaux de base de la construction européenne, ainsi que de celle de l'espace Schengen.

L'Union économique Benelux a été instituée à La Haye par le traité du 3 février 1958 pour durer jusqu'à 2010 et qui a été remplacée par le traité de La Haye du 17 juin 2008 instituant l'Union Benelux.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Institutions jusqu'à 2012[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2012, date d'entrée en vigueur du traité d'Union Benelux signé en 2008, l'Union économique Benelux comprenait plusieurs institutions : un Comité de Ministres , un Conseil interparlementaire consultatif (devenu Parlement Benelux, du Conseil de l’Union économique, des Commissions et des Commissions spéciales, d'un Secrétariat général, de Services communs, d'un Collège arbitral, du Conseil consultatif économique et social[4] et d'un Bureau des marques, gérant les marques enregistrées de façon commune depuis 1971.

Institutions depuis 2012[modifier | modifier le code]

Suite au traité d'Union Benelux, le nombre d'institution a été réduit. Sont maintenues :

  • un Secrétariat général, établi à Bruxelles, et qui assure des fonctions de logistique et de bons offices. L'actuel secrétaire général est, depuis le 1er janvier 2007, le Néerlandais J.P.R.M. van Laarhoven assisté par deux secrétaire général adjoint : MM. Luc Willems et Alain de Muyser. Son prédécesseur était le Néerlandais B.M.J. Hennekam (en fonction de 1990 à 2006) ;
  • un Conseil des ministres, organe exécutif où s'applique la règle de l'unanimité. Sa formation suprême rassemble les ministres des affaires étrangères des trois États, mais d'autres ministres peuvent participer au cas par cas ;
  • un Conseil Benelux, qui rassemble les directions des diverses commissions thématiques de l'Union, et peut se réunir en formation de gestion (« questions administratives ») ;
  • un Conseil interparlementaire consultatif (le Parlement du Benelux), rassemblant des parlementaires des trois pays ; il a un rôle de délibération et de recommandation mais pas de pouvoir législatif ;
  • une Cour de justice, aux fonctions pour partie analogues à celles de la Cour de justice de l'Union européenne : résolution de questions posées par les juges nationaux, interprétation du droit Benelux, contentieux administratif interne.

Par ailleurs le traité dispose la création d'un Office Benelux de la propriété intellectuelle[5].

Notes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Kestens, « BENELUX  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 mai 2013.
  2. Article 96 du traité d'union économique de 1958 : http://www.benelux.be/fr/pdf/rgm/rgm_unieverdrag.pdf
  3. Article 38 du traité d'union de 2008 : http://www.benelux.be/fr/pdf/act/20080617_nieuwVerdrag_fr.pdf
  4. Traité d'union économique Benelux
  5. http://www.benelux.int/fr/benelux-unie/nouveau-traite-benelux/

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pascal Dayez-Burgeon, Belgique Nederland Luxembourg, Éditions Belin Sup, 1994
  • Traité d'union économique Benelux,‎ 3 février 1958 (lire en ligne)

Compléments[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]