Économie du Qatar

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Qatar
Indicateurs économiques
Monnaie Riyal qatari
Année fiscale année calendaire
Organisations internationales OPEP, OMC
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) 83,29 milliards de $ (2008)
Produit intérieur brut en PPA
Rang pour le PIB en PPA
Croissance du PIB 19,40 % (2010)
PIB par habitant en PPA 101 000 $ (2008)
PIB par secteur agriculture : 0,1 % (2008)
industrie : 79,4 % (2008)
services : 20,5 % (2008)
Inflation (IPC) 15,2 % (2008)
Pop. sous le seuil de pauvreté
Indice de développement humain (IDH)
Population active 1,124 millions (2008)
Population active par secteur agriculture :
industrie :
services :
Taux de chômage 0,6 % (2008)
Principales industries
Commerce extérieur
Exportations 62,44 milliards $ (2008)
Biens exportés
Principaux clients
Importations 24,96 milliard $ (2008)
Biens importés
Principaux fournisseurs
Finances publiques
Dette publique 6 % du PIB
Dette extérieure
Recettes publiques 40,36 milliard $ (2008)
Dépenses publiques 28,08 milliard $ (2008)
Déficit public
Aide au développement
Sources :
https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/qa.html

L’économie du Qatar se trouve parmi celles qui connaissent le plus fort taux de croissance du monde avec, entre 2000 et 2004 un taux égal à 18,9 %. Le pays a intégré l'OMC le 13 janvier 1996.

Vue d'ensemble[modifier | modifier le code]

Avec une population d'environ 2 millions d'habitants, le Qatar représente un marché réduit. Les productions d'hydrocarbures assurent une rente confortable, et pourtant l'État Qatari tente de diversifier son économie par de nombreux investissements à l'extérieur du pays. Le minuscule émirat engloutit peu à peu les fleurons de l'économie mondiale. Mastodonte financier, il distribue aussi ses largesses aux habitants, qui jouissent d'un haut niveau de vie.

En 2001, le PIB (PPA) du Qatar dépasse 10,6 milliards de dollars, soit 18 789 dollars par habitant. Avec de tels chiffres, et un IDH de 0,826, le Qatar etait un pays riche, mais moins que nombre d'États occidentaux.

En 2013, avec un PIB (nominal) de 105 000 dollars par habitant, le Qatar passe à la première place mondiale du à sa rente en hydrocarbure et à la conversion réussie de son économie. Le Qatar devient de moins en moins dépendant de son pétrole.

L'économie traditionnelle[modifier | modifier le code]

Le Qatar est une péninsule placée au cœur du Golfe Persique, entre la Perse (Iran) et l'Arabie d'une part; entre le Proche-Orient et les Indes d'autre part. Cela explique que, traditionnellement, les Qatari étaient des navigateurs et des commerçants dynamiques (Boutres). La pêche et le commerce des perles est resté longtemps une activité économique dynamique. L'agriculture, qui n'emploie guère que 3 % de la population active pour 1 % du PIB, n'est qu'un secteur économique marginal à cause de l'extrême aridité du territoire, la quasi-totalité de l'eau potable consommée localement étant le résultat du dessalement de l'eau de mer en usines modernes.

Le puissant secteur des hydrocarbures[modifier | modifier le code]

Le gaz naturel[modifier | modifier le code]

Le pays dispose de la 3e plus grande réserve de gaz du monde après la Russie et l'Iran, soit 15 % des réserves mondiales. Le gigantesque gisement de North Dome, à 70 km de la côte nord-est dépasse 900 milliards de mètres cubes, soit plus d’un siècle d’exploitation. Le Projet Dolphin est un accord d'exportation de gaz vers les Émirats Arabes Unis, le Koweït et Bahreïn.

Le pétrole[modifier | modifier le code]

Le pétrole, découvert en 1939 à Dukhân, est une des principales sources de revenus du Qatar. Les réserves sont importantes, de l'ordre de 15 milliards de barils en 2005. La production pétrolière dépasse 1 975 000 barils/jour en 2012.

Les industries de transformation des hydrocarbures[modifier | modifier le code]

En 2010, le Qatar sera le premier producteur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL), le principal fournisseur des États-Unis, de l’Europe occidentale et de l’Asie (Japon,Corée,Inde). En 2015, il deviendra le 1er producteur du Gas to Liquid (GTL que l’on retrouve dans le diesel, le naphte et les lubrifiants, et prévoit d'investir dans ce but près de 90 milliards de dollars. Le Qatar investit également dans des unités de production de polyéthylène (plastique) et de carburants propres.

La place boursière[modifier | modifier le code]

Le Qatar a pour ambition de fonder une nouvelle Bourse de l’énergie, indépendante des places de New York, Londres et Singapour. Le principal adversaire des projets de l'Emirat est l'Arabie Saoudite, qui ne souhaite pas perdre sa primauté au bénéfice d'efforts d'intégration régionale.[réf. nécessaire]

Une rente financière[modifier | modifier le code]

L'augmentation des cours des matières premières transforme ces réserves en hydrocarbures en une rente financière en expansion croissante. Le principal client du Qatar est de loin le Japon[réf. nécessaire].

Les entreprises du Qatar[modifier | modifier le code]

Le commerce extérieur excédentaire mais déséquilibré[modifier | modifier le code]

Les exportations[modifier | modifier le code]

La balance commerciale est traditionnellement excédentaire. En 2004, les exportations atteignent environ 67 milliards de rials et les importations 22 milliards de rials.

Les importations[modifier | modifier le code]

Le Qatar importe l'intégralité de ses matières premières hors hydrocarbures et 90 % de sa consommation alimentaire.

Les investissements à l'étranger[modifier | modifier le code]

Sachant que les ressources en hydrocarbures ne sont pas illimitées, le Qatar compte diversifier son économie le plus possible par de nombreux investissements dans le monde.

Investissements au Royaume-Uni :

Investissements en France :

Tourisme[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • L'Etat du monde - 2004, La Découverte.
  • Atlaséco - Atlas économique mondial - 2006, Le Nouvel Observateur - Hors-Série
  • Interview de Ghanim bin Saad al-Saad, directeur général de Qatari Diar, Les Échos, 31/07/08, p 20.
  • Le Qatar se place sur la carte mondiale de l’énergie, Aurélien Colly, RFI, 26/03/2006, http://www.rfi.fr/actufr/articles/075/article_42751.asp
  • Ministère des affaires étrangères.
  • A quoi joue le Qatar ? - France 2 - 1er octobre 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]