Économie du Viêt Nam

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Viêt Nam
Indicateurs économiques
Image illustrative de l'article Économie du Viêt Nam
L'agriculture est encore faiblement mécanisée : labourage d'une rizière dans le Nord du Viêt Nam en 2006

Monnaie Dong
Année fiscale calendaire
Organisations internationales ASEAN, APEC, OMC
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale)
Produit intérieur brut en PPA 256,584 milliards $ (2009)
Rang pour le PIB en PPA
Croissance du PIB 6,8 % (2010 est.)
PIB par habitant en PPA 2 942 $ (est. 2008 en PPA)
PIB par secteur agriculture : 19,0 % (2008)
industrie : 42,7 % (2008)
services : 38,4 % (2008)
Inflation (IPC) 9 % (2010)
Pop. sous le seuil de pauvreté 13 % (2005 est.)
Indice de développement humain (IDH)
Population active 47,37 millions (2010)
Population active par secteur agriculture : 55,6 % (2005)
industrie : 18,9 % (2005)
services : 25,5 (2005)
Taux de chômage 4,9 % (2008 est.)
Principales industries
Commerce extérieur
Exportations 72 milliards $ (2010)[1]
Biens exportés
Principaux clients États-Unis 20 %, Japon 11,1 %, Chine 9,5 %, Suisse 4,4 %, Australie 4,2 %, , Corée du Sud 3,6 %, Singapour 3,6 % (2009)[1]
Importations 85 milliards $ (2010)[1]
Biens importés
Principaux fournisseurs Chine 22 %, Singapour 10 %, Japon 9,8 %, Corée du Sud 9,6 %, Thaïlande 6,4 %, États-Unis 3,9 % (2010)[1]
Finances publiques
Dette publique
Dette extérieure 44,5 % du PIB (2008 est.)
Recettes publiques 22,39 milliards $ (2008)
Dépenses publiques 24,19 milliards $ (2008)
Déficit public
Aide au développement
Sources :
https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/vm.html#Econ

L'économie du Viêt Nam enregistre, depuis la fin des années 1980, une croissance économique de plus en plus affirmée, suite aux années difficiles due à la guerre du Viêt Nam.

Le Sud, très fertile, cultive surtout le riz. Produit de base essentiel, cet aliment est aussi un produit d'exportation. Le Viêt Nam est le troisième exportateur mondial de riz. Les ressources minières et l'industrie lourde se concentrent en revanche vers le Nord. Le principal produit d'exportation, le pétrole, représente 20 % des revenus du commerce extérieur.

Le Viêt Nam est membre de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) depuis 1995, de la Coopération Économique Asie Pacifique (APEC) depuis 1998, ainsi que de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) depuis le 11 janvier 2007.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Agriculture au Viêt Nam.

Exportations[modifier | modifier le code]

Économie politique vietnamienne[modifier | modifier le code]

L’historien américain Joseph Buttinger a intitulé son livre sur le Viêt nam The Smaller dragon soit le Petit Dragon, en référence au grand frère chinois[2]. L'économiste français Michel Herland a intitulé le sien « Le Vietnam en mutation » [3] pour insister sur l'importance de la politique de modernisation et de libéralisation initiée dans les années 1980 et qui est à l'origine du décollage impressionnant de l'économie vietnamienne.

Directement accolé à la Chine méridionale, le Viêt Nam est le plus proche de la métropole civilisatrice chinoise de tous les pays sinisés que sont le Japon et la Corée, tandis que Taïwan, Hong Kong et Singapour sont des Chines périphériques par leur histoire.

La Bataille du riz[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Agriculture au Viêt Nam.

Elle a commencé par une réforme agraire réussie qui a pu enrichir sa nombreuse population rurale et créer une demande intérieure solvable de petites machineries agricoles pour lancer la petite industrie légère locale.

Une fois la production agricole faite, le Viêt Nam exporte le surplus de riz suivant cette figure à la fin du XXe siècle .

  • 4e rang mondial de production avec 34,61 Mégatonnes (la Chine est au 1er rang avec 167,62 Mégatonnes);
  • 3e rang mondial d’exportation avec 2 Mégatonnes (la Chine est au 4e rang avec 1,4 Mégatonne). La différence entre production et exportation correspond à la consommation intérieure.

Mêmes très modestes, ces performances ont permis le développement de l’industrie agro-alimentaire qui installe les infrastructures pour le tourisme de la seconde phase. Après le tourisme arrive l’industrie textile qui s’engouffre à travers les portes ouvertes par le « textile chinois ».

Malgré sa particularité de zone frontalière, An Giang peut être le modèle de ce schéma de développement économique.

L’industrialisation[modifier | modifier le code]

La houille et le pétrole soutiennent le développement industriel, à la manière de Taïwan qui en est dépourvu, comme Hong Kong et Singapour. Cette industrialisation commence par des produits simples et peu coûteux pour les marchés d’Afrique et d’Amérique latine en un premier temps. Faisant partie de la Francophonie, le premier marché d’exportation se situe dans ce secteur, sans exclusivité, dans la diversification.

Entre Marx et Confucius, le Viêt Nam a choisi Confucius dans ses guerres d'indépendance et de réunification et dans l'économie politique asiatique. Il reste, néanmoins, les symboles pour le culte des ancêtres et des héros nationaux. Selon Paul Mus[4], le premier geste de Sa Majesté Bao Dai à Hanoï, en visite à sa capitale du Nord a été de se rendre aux petits appareils religieux pour le culte des combattants d'autodéfense du Viêt Minh tués au cours de l'insurrection de 1946.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Federation of International Trade Associations : Vietnam profile
  2. Praefer, New York, 1975.
  3. la Documentation française, Paris, 1999
  4. Viêt Nam. Sociologie d'une guerre, Seuil, Paris, 1952

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Brocheux, Une histoire économique du Viet Nam 1850-2007, Les Indes savantes, 2009.

Lien externe[modifier | modifier le code]