Économie de la Mongolie

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Mongolie
Indicateurs économiques
Monnaie Tugrik
Année fiscale Année calendaire
Organisations internationales OMC
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) 9,459 milliards de $ (2009)
Produit intérieur brut en PPA
Rang pour le PIB en PPA
Croissance du PIB 17 % (2011)
PIB par habitant en PPA 3 200 $ (2009)
PIB par secteur agriculture : 21,2 % (2009)
industrie : 29,5 % (2009)
services : 49,3 % (2009)
Inflation (IPC) 12 % (2010)
Pop. sous le seuil de pauvreté 36,1 % (2004)
Indice de développement humain (IDH) 0,72 (2008)
Population active 1,1 millions (2011)[1]
Population active par secteur agriculture : 34 % (2008)
industrie : 5 % (2008)
services : 61 % (2008)
Taux de chômage 2,8 % (2008)
Principales industries
Commerce extérieur
Exportations 1,902 milliards $ (2009)
Biens exportés cuivre, molybdène, fluorine, tungstène, pierres précieuses et semi-précieuses, or, charbon, cachemire
Principaux clients
Importations 2,131 milliards $ (2009)
Biens importés coton
Principaux fournisseurs
Finances publiques
Dette publique
Dette extérieure
Recettes publiques 1,38 milliards (2009)
Dépenses publiques 1,6 milliards (2009)
Déficit public
Aide au développement
Sources :
https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/mg.html

L'économie de la Mongolie est notable pour l'importance de son secteur agricole et minier. Au XXe siècle, la Mongolie a adopté une planification économique, sur le modèle de ses voisins, la Russie et la République populaire de Chine.

Le pays possède une dette considérable de 11 milliards de dollars vis-à-vis de la Russie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Après des décennies d'économie planifiée, la Mongolie a effectué une difficile transition vers l'économie de marché suite à la chute de l'URSS. En 1991, 80% de son commerce extérieur était fait avec l'URSS, à 15% dans le cadre du Conseil d'assistance économique mutuelle. Durant les années 1990, la Mongolie libéralise les prix et privatise une partie de ses entreprises publiques.

Entre 1990 et 1993, la Mongolie souffre grandement de son changement de modèle économique. L'inflation a atteint 325 % en 1992, après l'effondrement du régime communiste. Le chômage augmente rapidement et la nourriture est rationnée.

En 1995, la Mongolie connait une croissance de 5% de par l'augmentation du prix du cuivre. Entre 1996 et 1999, durant les crises asiatique et russe, la croissance de la Mongolie tourne autour de 3,5%. La Mongolie a rejoint l'Organisation mondiale du commerce en 1997. En 1998, on[Qui ?] estimait que le taux de chômage était de 15 % de la population active et qu'il atteignait 30 % en zone urbaine. En 2000, la croissance de la Mongolie est de 1,3%, impactée par les conséquences du climat sur l'élevage.

En 2002, le salaire mensuel moyen n'était que de 75 500 tugrigs (soit environ 68 euros). Bien que le chômage sévisse surtout en ville, le niveau de vie y est plus élevé qu'à la campagne.

À partir de 2008, le pays subit la chute des prix des métaux suite à la crise économique internationale. Durant l'hiver 2009-2010, la Mongolie est sujet à un Dzud, ayant un fort impact négatif sur son cheptel.

Secteur d'activité[modifier | modifier le code]

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Malgré la pratique de l'élevage et la culture du blé, la Mongolie ne peut pas subvenir à ses besoins alimentaires. Ceci contribue au déficit chronique de sa balance commerciale et à son endettement.

Environ la moitié de la population loge dans des yourtes. Un tiers des Mongols sont de purs nomades, qui vivent de l'élevage de petits chevaux, des moutons, des chèvres et des bœufs. Grâce à eux, la Mongolie est exportatrice de produits d'origine animale : viande, laine et poils d'animaux, dont le cachemire (1er producteur mondial; 2e ressource nationale après le cuivre). Jusque dans les années 1970, avant la mise en service de mines comme celle d'Erdenet, l'élevage et les industries qui leur étaient liées constituaient de loin la première ressource du pays.

Exploitation du sol[modifier | modifier le code]

Les ressources naturelles de la Mongolie sont constituées par les minéraux (cuivre, molybdène, fluorine, tungstène), les pierres précieuses et semi-précieuses, et l'or. On trouve aussi du charbon, ainsi que du pétrole dans une moindre mesure, mais qui n'est pas exploité par manque d'infrastructure. Tous ces produits représentent, en valeur, les deux tiers des exportations mongoles et près d'un tiers de la production industrielle. Durant les 6 premiers mois de 2004, 287 000 tonnes de minerais concentrés de cuivre ont été exportés, pour la somme de 138 millions USD. C'est presque la moitié du total de toutes les exportations (307 millions de dollars pour cette même période). Cette situation rend la Mongolie vulnérable aux variations des cours des matières premières : le prix des minerais de cuivre a chuté de 54,3 % entre 1995 et 2001.

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

L'industrie textile intervient pour un quart des exportations, mais 85 % des usines sont à capitaux étrangers (surtout chinois) ou mixtes. Elles utilisent des matériaux importés, comme le coton.

Sources[modifier | modifier le code]

  1. Chiffres de la Banque Mondiale, excluant la partie de la population travaillant dans l'économie informelle (travailleurs familiaux non rémunérés, travail au noir). Les données fournies par le Gouvernement mongol, qui intègre ces personnes, conduit à un chiffre de 1,7 millions de personnes.

Lien externe[modifier | modifier le code]