Échangisme
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Bien qu’il se confonde souvent avec la sexualité de groupe, l’échangisme au sens strict ne représente qu’une fraction des pratiques sexuelles en groupe: il consiste a échanger temporairement des partenaires entre couples, en vue d’une relation socio-sexuelle ; des nuances sont parfois apportées s’il y a permutation et pénétration en dehors du partenaire « régulier » (échangisme dit « vrai »), des attouchements à quatre (voir mélangisme) ou une relation à proximité de voyeurisme sans contact (côte-à-côtisme)[1].
Sommaire |
[modifier] Histoire et perception de l’échangisme
[modifier] Origines « secrètes »
Est-ce un euphémisme de dire que la sexualité de groupe n’occupe pas le premier rang de l’histoire, sauf exception à l’occasion de rituels, de fêtes ou de démonstrations idéologiques ? Cette part secrète de la vie intime est généralement peu accessible - surtout dans le cadre si fermé et fusionnel du « couple marital » tel qu’il s‘ancre au dix-neuvième siècle. Seuls les textes médicaux et les rapports de polices peuvent orienter les statistiques ; les romans ou la « comédie bourgeoise » en traduisent certaines composantes tragiques ou burlesques. Pour trouver l’origine d’un point aussi précis que l’échangisme, mieux vaut compter sur un travail ethnologique, soit un recueil de témoignages. Par chance, le médecin Georges Valensin s’est intéressé avant sa publication de 1973 aux amours de groupe, en particulier à l’évolution des pratiques échangistes. On apprend ainsi que dans les maisons closes, ces « messieurs » jouaient déjà à s’échanger les « cabinets particuliers » et les prostituées qui s’y trouvaient. La diffusion de ce « modèle » après la Seconde Guerre mondiale serait passée par les pilotes militaires américains qui auraient pratiqué les « key parties » (parties de clefs) pendant lesquelles les maris donnaient leurs clefs pour tomber au hasard sur des épouses nouvelles et provisoires. Cliché Hollywoodien ou pas, la position femme-objet est plus que transparente et la mise en situation n’est pas sans lien avec les lupanars.
La confusion femme-prostituée va inévitablement se prolonger, il n’est donc pas étonnant qu’au début de la « libération sexuelle », les deux milieux interfèrent : ainsi, l’homme marié qui arrive dans les années 1960 avec sa femme dans une soirée « échangiste » fera également l’économie d’une prostituée. Les lieux de l’échangisme se confondent alors avec ceux de la prostitution : rues, boites et bars nocturnes (« à hôtesses »), hôtels de passes,… Malgré les volontés d’émancipation féminine, l'époque voit en parallèle le renforcement de l'échangisme. Les « clubs » ainsi que les « partouzes » chez des particuliers se multiplient dans la décennie suivante mais les « jeux » se limitent le plus souvent à ceux de l’échangisme. Plus difficilement admis culturellement à partir des années 1980, surtout après l'apparition du sida, l'échangisme se pratique encore mais ce terme -ouvertement sexiste en tant que « troc d’épouses » (« wife swapping »)- est lentement remplacé par celui d’hédonisme, de libertinage ou de sexualité de groupe…. Ce changement de vocabulaire et l’arrivée de nouveaux moyens de communication comme internet[2] favorisent depuis les pratiques rattachées à l’échangisme.
[modifier] Perception contemporaine
Si quelques romans illustrent l’échangisme comme une formule simple pour lutter contre l’érosion du désir dans un couple légitime, et parfois même en suivant une initiative féminine [3], la méthode s‘avère relativement risquée. Des témoins (le plus souvent des hommes) affirmeront sur un site ou à un spécialiste avoir été traumatisé par l’expérience en voyant leur partenaire s’abandonner avec un inconnu… D’aucuns diront, suivant la formule en usage, qu’il faut « être prêt à assumer ses fantasmes » mais l’homme peut brutalement faire face au doute devant un autre plus habile ou plus avantagé et pouvant ainsi remettre en cause un lien de « possession » qui semblait a priori inaliénable[4]. L’échangisme se révèle ainsi comme une forme très évoluée de « conformisme » réduisant les risques inhérents à l'adultère - en restant sous l'œil vigilant du conjoint.
Au-delà de ces situations particulières, il existe un terrible tension pour le couple contemporain - un paradoxe[5] né de la disparition des « modèles » dans la société postmoderne qui oblige à une réinvention sans garde-fou : dans l’échangisme, la contrainte d’un équilibre égalité/altérité entre les deux individus est toujours sur le fil du rasoir, surtout dans une relation historiquement structurée dans l’inégalité de l’homme-décideur et de la femme-objet. Bien entendu, ceci a évolué et les débutants sont toujours étonné de « la douceur et du respect » des autres hommes, y compris d‘hommes seuls… Il en était presque de même avec les prostituées : chacun sachant que cette politesse est prisonnière entre respect et « condescendance ». On s’épargnera moins entre homme où il est admis (et même courant) de s’apostropher dans un esprit de franche camaraderie…
On peut donc s’interroger sur la place des « intermittents » dans cet échange : quel statut d’existence pour des individus impliqués dans une « non-considération » de l’autre touchant au Sadisme[6] ? Mais les critiques les plus vives ne sont pas celles qui réduisent l’échangisme à une mode de consommation touchant la part la plus intime des êtres, les attaques viennent surtout des milieux militants (communautés de minorités sexuelles) qui se sont constitués dans la contre-culture et visait l’abolition du couple et des hiérarchies familiales - ici, bien au contraire, la sexualité la plus débridée parait être au service d’un ultra/néo-conservatisme.
[modifier] Des pratiques s’ouvrant à la sexualité de groupe
[modifier] La tentation du mélangisme
De même que sont employés indifféremment les termes de « club échangiste » ou « club libertin », dans un usage courant l’« échangisme » se confond avec une « sexualité de groupe » n’impliquant plus uniquement des couples. Dans cette acceptation large, il ne s'agit donc pas de deux couples qui échangent leurs partenaires le temps d'un rapport sexuel mais plus généralement d'un ensemble de personnes, hommes et/ou femmes, qui ont des relations sexuelles les unes avec les autres. Dans bien des cas, l’échangisme ne se limite pas à un « troc » mais fait intervenir a minima trois individus, y compris dans des relations bisexuelles. L’équipe de Daniel Welzer-Lang en réalisant son enquête a rapidement réalisé que « le terme “échangisme” est un terme générique, voire même, en regard avec le nombre d'hommes seuls qui composent la population échangiste, un “leurre”, désignant des pratiques multiples. L'échangisme, ou tout autre terme utilisé de manière analogique (“non-conformisme”, “pratiques libertines”, “libertinage”) va des frontières (et parfois au-delà) du travail sexuel aux rêves dits conjugaux d'une sexualité “autre”. »
Á la suite de ces travaux, le mot échangiste est enfin questionné pour s’intégrer à une « communauté de préférence sexuelle » mais cette préférence est si large dans ses acceptations que le seul terme qui parait convenir est celui de « multisexualité ». Dans ce champ particulier, le mot mélangisme arrive au même moment pour désigner les couples qui évoluent essentiellement vers une recherche de dépassement des tabous dans l’objectif d’un plaisir partagé : par la découverte de nouveaux corps, par la vue de son partenaire sous un « autre angle », et par le jeu de séduction qui va lentement se cristalliser non plus entre deux personnes mais entre quatre. Dans ce cas précis, on peut parler d’hédonisme plus que d‘échangisme. Malheureusement, la réception du terme de mélangisme va rapidement se limiter à la simple conception technique d’un échange sans pénétration hors couple.
[modifier] Des limites ultra-normatives
Si une lecture à distance semblerait indiquer un écart à la démarche initiale d’échange, les soirées réservées aux femmes et couples indiquent qu‘il reste une bonne part d‘inégalité où la femme s’adapte aux fantasmes masculins (ce qui en soit peut être satisfaisant). L’échangisme est en effet très marqué par l’hétéronormativité et la différenciation des « genres » homme/femme est omniprésente : tenue sexy obligatoire pour les femmes, comportement bisexuel quasi-imposé (ce qui ne veut pas dire non-supporté), soumission ou obéissance à des « conseils » pendant l’acte sexuel,… On y retrouve également l’ensemble des schémas fantasmatiques traditionnels dans les thématiques de soirées (« secrétaire », sexy blanc ou noir, et même la « bonne »[7]) ; ceci serait plus aisément tolérable s’il s’agissait d’un « jeu de rôle » mais, dans la plupart des cas, ce comportement parait implicite plus que contrôlé ! Il semblerait cependant que la clientèle de ces clubs dépassent parfois la mentalité du tenancier, et les traditionnels spectacles de strip-tease ennuient plus qu’ils n’exitent la clientèle[8].
En ce qui concerne la bisexualité, un passage sur un site échangiste vous montrera que sur l’ensemble des fiches divisées entre hommes (50%), femmes (10%) et couples- implicitement HF - (40%): moins de 10% des hommes se déclarent bi contre plus de 50% des femmes [9] , il y a donc deux poids deux mesures. Comme dans la pornographie destinée aux hommes hétérosexuels, les femmes se découvrent souvent bisexuelles (au moins occasionnellement) en milieu libertin. Le sexe de groupe parait donc être un moyen rapide et efficace pour s’ouvrir à la bisexualité ; cependant, la méthode ne s’applique pas aussi aisément aux hommes… Difficulté profonde ou poids du regard des autres dans ce monde très voyeuriste, les hommes n’ont qu’exceptionnellement des comportements bisexuels : il s’agit là d’une véritable limite car les représentations de scènes homosexuelles masculines dans la pornographie courante sont inexistante. Le franchissement de ce seuil contient donc cette vaste part d’inconnu séparant le modèle admiré du tombeur et celui plus marginal de l’homosexuel !
[modifier] Des pratiquants très « conservateurs »
Le sociologue Daniel Welzer-Lang donne une description préçise des personnes fréquentant les clubs échangistes et éclaire les idéaux que sous-tendent les pratiques échangistes:
« Dans les après-midi (de semaine) dits “ mixtes ” où beaucoup d’hommes seuls côtoient quelques couples, souvent illégitimes, lorsque le prix d’entrée est souvent limité au prix de la boisson, nous trouvons dans beaucoup d’établissements une population composée d’employé-e-s, d’ouvrier-e-s et de quelques commerciaux en visite. Quant aux couples, on trouve l’employeur et la secrétaire, le médecin et l’ex-cliente, le couple d’amant-e-s exhibitionnistes, l’ami qui montre ces lieux à une “ copine ” en espérant la voir céder aux tentations sexuelles… Ce qui est significatif, plus que leur appartenance sociale, c’est leur capacité à se libérer en plein après-midi et surtout la nature illégitime de leur union, d’ailleurs pas toujours passagère. Dans les “ soirées couples ”, les classes moyennes et supérieures sont sur-représentées ainsi, d’ailleurs que quelques professions : informaticiens, personnel médical (médecin, spécialistes et infirmières), commerçant-e-s, professions libérales…
Parmi ces libertin-e-s, et comme l’avait déjà noté le Dr Valensin pour les années 70, nous avons été surpris-e-s de la présence importante d’une population se réclamant de mouvements réactionnaires, voire même pour certains xénophobes. Dans les faits, on trouve un éventail politique assez étendu, plutôt centré à droite. Un autre réductionnisme dans lequel nous étions tombé-e-s au départ était d’assimiler sémantiquement libertinage/libertin/libertaires. Il y a encore quelques discours issus de Mai 1968, des femmes et des hommes qui, à l’instar de Wilhem Reich, Masters et Johnson… prônent la révolution sexuelle, l’amour libre et la libération des corps, mais une partie significative des adeptes, notamment parmi les plus âgé-e-s, prône des valeurs familialistes. Ils et elles défendent avec force l’idée de famille nucléaire, leur libre sexualité — en couple — étant pour eux et pour elles un excellent moyen d’assumer ensemble la fidélité et le maintien d’un équilibre érotique où les femmes, souvent bijouïfiées dans le regard érotique des hommes, sont tout à la fois mère, épouse et “salope” (dans les représentations masculines) capables de vivre une sexualité accomplie »[10].
[modifier] Une incompréhension justifiée des LGBT
Si d'autres communautés se disent ouvertes à la bisexualité voire à la sexualité de groupe, comme les communautés gays, lesbiennes et les polyamoureux, leurs fondamentaux sont souvent incompatibles avec ceux des échangistes ; un homme qui a « toujours voulu vivre l'expérience d'avoir deux femmes » ne trouvera pas facilement une place au sein de la communauté lesbienne qui, implicitement, s’oppose à ce qui peut apparaitre comme un cliché !
Certains clubs bisexuels du milieu gay et lesbien limitent ainsi l'accès à un seul sexe pour éviter ce genre de problème : ce qui est doublement paradoxal relativement à leurs prétentions bisexuelles et plus directement en terme de discrimination sexuelle ! Les polyamoureux sont finalement plus aisément acceptés par les communautés LGBT car ils se distinguent des échangistes en cherchant des relations à long terme en amour au lieu de se limiter au sexe ou à un divertissement. On vise à établir un « ménage à trois » ou « à quatre » quasi-permanent.
Ceci pose pourtant la seule question subtile qu’ouvre l’échangisme : la sexualité possède de nombreuses barrières que des militants veulent soulever - c’est fait depuis longtemps pour celle du genre, mais qu’en est-il du nombre et de la durée ? Ce que désigne La planète échangiste : « une combinatoire d'espaces et de temps différents… »
[modifier] Attention aux MST (SIDA)
Contrairement à une rumeur laissant accroire le contraire, le milieu échangiste est fréquentés par des populations ayant une très forte susceptibilité d’avoir contracté des maladies sexuellement transmissibles - y compris le SIDA - (avec le lien bien connu de prostituées servant de « passe-porte » à des hommes célibataires désirant entrer aux soirées couples). C’est pourquoi il est recommandé d’utiliser des préservatifs pour tous rapports (buccal, vaginal ou anal).
[modifier] L'échangisme au cinéma
- Peindre ou faire l'amour, film, 2005
- 7 ans de mariage, film, 2002
- Eyes Wide Shut, film, 2000
- Chambre à part, film, 1989
[modifier] Bibliographie
- Daniel Welzer-Lang, La planète échangiste : les sexualités collectives en France, Éd. Payot & Rivages, Paris, 2005. Résultats d'une enquête sociologique dans les lieux échangistes. (ISBN 2-228-89976-3)
- Georges Valensin, Pratique des amours de groupe. Quinze années d'observations en France, éditions de La Table Ronde, 1973. (ISBN 2710319055)
- Daniel Welzer-Lang « L’échangisme : une réalité aux mille visages », Actes du premier séminaire européen sur l'échangisme de Toulouse (19-20 et 21 mars 1998).
- Daniel Welzer-Lang « La situation française : rapide bilan de quatre années de recherche », Actes du premier séminaire européen sur l'échangisme de Toulouse (19-20 et 21 mars 1998).
- Beatriz Karottki « La planète échangiste de Barcelone », Actes du premier séminaire européen sur l'échangisme de Toulouse (19-20 et 21 mars 1998).
- Valentina Rettore « Rapport sur la situation italienne de l’échangiste », Actes du premier séminaire européen sur l'échangisme de Toulouse (19-20 et 21 mars 1998).
- Maïté Hoyer « L’échangisme entre commerce du sexe et utopie », Actes du premier séminaire européen sur l'échangisme de Toulouse (19-20 et 21 mars 1998).
- Serge Chaumier « Le double visage de l’orgie ou l’échangisme comme exemple de gestion spécifique du rapport au tiers », Actes du premier séminaire européen sur l'échangisme de Toulouse (19-20 et 21 mars 1998).
- Françoise Guillemaut, et al. « Quelques observations sur le “commerce du sexe” : offre, demande et prévention sida », Actes du premier séminaire européen sur l'échangisme de Toulouse (19-20 et 21 mars 1998).
- Ignasi Pons i Anton « Le satellite échangiste : contre-utopie de contrôle social », Actes du premier séminaire européen sur l'échangisme de Toulouse (19-20 et 21 mars 1998).
- La prévention sida : « L’expérience de Couples Contre le Sida » », Actes du premier séminaire européen sur l'échangisme de Toulouse (19-20 et 21 mars 1998).
[modifier] Notes et références
- ↑ Il est également possible de spécifier par des nombres les distances relatives : « 2+2 » peut signifier une séparation des couples avec permutation des partenaires, « 4 » spécifie une proximité permanente de tous les participants, « 3+1 » l'isolement d’un individu (au centre ou en observateur). Bien entendu, à partir du « 3x2 » l'analyse combinatoire se complique indubitablement…
- ↑ Si auparavant beaucoup de couples se trouvaient grâce aux petites annonces de journaux dédiés au libertinage, dorénavant Internet a pris le relais et les échangistes se trouvent grâce à de nombreux sites dédiés à ces pratiques. Certains sites d'annonces « certifient » les couples en tant que tels, car les échangistes rigoureux se méfient des « fausses annonces » d'hommes seuls.
- ↑ Marie et Stanislas, Bienvenue sous la couette ! Comment l’échangisme a réveillé notre couple, éditions Payot, 2005. (ISBN 9782228899758)
- ↑ Réclamé dans les annonces, « l’homme noir BM » marque une part ambigüe du mythe interracial : esthétique des corps et couleurs, certes, mais probablement aussi une certaine garantie de mise à distance du partenaire après l’acte… la question du racisme reste ouverte !
- ↑ Daniel Welzer-Lang, Utopies Conjugales, éditions Payot, 2007. (ISBN 9782228901574)
- ↑ Dans une grande part de la logique de Sade l’autre n’existe pas, il n’est qu’un instrument de jouissance pour l’individu qui en dispose
- ↑ Voir à propos du fantasme de la bonne le texte très distrayant d‘Alain Corbin dans Le temps, le désir et l’horreur
- ↑ Blanche De Richemont, Eloge du Désir, éditions des Presses de la Renaissance, 2006. (ISBN 2750902541) où l’on montre l’étouffement qui règne dans les boîtes échangistes - personne ne regarde, tout le monde parait s’ennuyer…
- ↑ L'étude de la revue Swing au milieu des années 1990 par Daniel Weltzer-Lang donne des résultats très comparables aux constats de déclaration de situation (H, F, HF, T) dans les annonces sur les sites internet :
Tableau de répartition de 1000 « annonces échangistes » H seul Couple HF F seule H trav. Groupe HF H groupe F groupe 51,2% 41,1 % 3,5 % 1,9% 1,6 % 0,7 % 0,1 % 95,6 % célibataires et couples 4,4 % travestis et groupes d'hommes et/ou femmes - ↑ voir Daniel Welzer-Lang « L’échangisme : une réalité aux mille visages », Actes du premier séminaire européen sur l'échangisme de Toulouse (19-20 et 21 mars 1998).

