Transports en commun de l'agglomération mulhousienne

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Soléa
logo de Transports en commun de l'agglomération mulhousienne
Logo Soléa.
illustration de Transports en commun de l'agglomération mulhousienne

Création
Dates clés 1957: adoption du nom TCM
1985 : adoption du nom TRAM
Octobre 2002 : adoption du nom Soléa
 : inauguration du tramway de Mulhouse.
Forme juridique Société anonyme d’économie mixte
Slogan Les transports de l'agglomération mulhousienne.
Siège social Mulhouse
Drapeau de France France
Direction Guillaume Aribaud
Actionnaires Transdev : 87,8 %
M2A : 10 %
Actionnaires privés : 1,2 %
Trace : 1 %
Activité Transport de voyageurs
Exploitation
Gestion d'infrastructure
Produits Tram-train Mulhouse-Vallée de la Thur, Tramway de Mulhouse, BHNS de Mulhouse, Liste des lignes de bus de Mulhouse
Société mère Transdev
Filiales Mulhouse Mobilité
Effectif 611 (31 décembre 2018) dont 397 conducteurs
Site web solea.info

Chiffre d'affaires 10.2 M (2016)
Résultat net 508 000 (2016)
en augmentation + 13 % AF 2015

Les transports en commun de l'agglomération mulhousienne, exploités sous le nom Soléa, est la société qui administre les réseaux bus et le tramway de Mulhouse dans l'agglomération de Mulhouse. Elle exploite également le tram-train Mulhouse-Vallée de la Thur conjointement avec la SNCF.

Soléa est une Société anonyme d’économie mixte locale détenue à 87,8 % par Transdev, 10 % par Mulhouse Alsace Agglomération (l'autorité organisatrice), 1 % par la TRACE (dans le cadre d’une participation croisée) et 1,2 % par des actionnaires privés[1].

Le siège social ainsi que le dépôt et les ateliers se situent sur un site unique au 97 rue de la Mertzau à Mulhouse. L'entreprise possède également deux agences commerciales à la Porte Jeune et dans la gare de Mulhouse-Ville.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les fiacres et les omnibus[modifier | modifier le code]

Un arrêté municipal datant du instaure un service de fiacres mis en place en 1854, secondés à partir de 1864 par des omnibus ; il s'agit des premiers transports en commun de Mulhouse[2].

Les premiers tramways[modifier | modifier le code]

Article connexe : Ancien tramway de Mulhouse.
Trolleybus du Rebberg.
Autobus Floirat Z10 utilisé à partir de 1954.

Une concession de 30 ans est accordée par le maire de la ville pour la construction et l'exploitation d'un tramway en 1880[2]. Un an plus tard, les premiers tramways à vapeur de marchandises commencent à circuler pour approvisionner les différentes usines de la ville et l'année suivante, le service voyageurs est mis en place[2].

En 1884, les TM (Tramways de Mulhouse, Tramways Mulhausen en allemand) sont créés afin d'exploiter l'ensemble des tramways mulhousiens[2].

Le bruit, la fumée, les incidents et incendies ainsi que les tremblements ont raison des tramways à vapeur en 1894 remplacés par la traction électrique[2]. Cependant, le trafic marchandise sera toujours assuré par des locomotives à vapeur[2]. En 1900, le réseau de tramway transporte 2,7 millions de voyageurs[2].

Le tramway ne pouvant desservir le Rebberg car celui-ci est a flanc de colline, une ligne trolleybus surnommée Gleislos (sans rail en allemand) est mis en service en 1908 pour remédier à ce problème mais un incendie, dix ans après, va détruire l'intégralité des véhicules qui ne seront pas remplacés[2],[3].

Les autobus[modifier | modifier le code]

Le Mercedes-Benz O 405, premier bus accessible mulhousien.

En 1930, la première ligne d'autocars est inaugurée pour desservir le Rebberg ainsi que le Zoo situé dans ce quartier de la ville[2]. Le tramway transporte 12 millions de voyageurs au cours de l'année.

Après la Seconde Guerre mondiale, le réseau est entièrement reconstruit et les véhicules entièrement remplacés ; le premier vrai autobus urbain, le Floirat Z10, arrive en 1954[2]. Le nouveau réseau compte deux lignes de tramway, deux nouvelles lignes de trolleybus à partir de 1947[3], cinq lignes d'autobus et deux lignes de tramway interurbain[2].

En 1957, le réseau voyageur de tramway est fermé et démonté, les trolleybus sont supprimés à leur tour en 1968[3]. L'entreprise prend le nom de TCM (Transport en commun de Mulhouse) et assure trois types de transport[2] :

  • Transport urbains de passagers ;
  • Transport occasionnel et d'ouvriers (abandonné en 1985) ;
  • Transport de marchandises avec une flotte de camions (activité qui prit fin en 1979).

Dans les années 1970, près de 200 abribus sont créés ainsi que plusieurs couloirs bus pour faciliter leur circulation, tandis que les bus sont équipés d'un système de radiotéléphonie[2].

En 1982, le SITRAM (Syndicat intercommunal des transports de l'agglomération mulhousienne) est créé pour organiser les transports en commun de l'agglomération et entame en 1985, la restructuration complète du réseau (itinéraire, numérotation des lignes, fin des zones tarifaires...) et le réseau prend le nom TRAM, qui deviendra aussi celui de l'entreprise en 1992. En 1987, un parking-relais est créé et relié avec le centre ville à l'aide d'une navette considérée comme une innovation au niveau national : la Tramette[2].

En 1989 le réseau se dote d'un SAEIV et en 1993 de ses premiers bus à plancher surbaissé[2].

La renaissance du tramway et le tram-train[modifier | modifier le code]

Heuliez GX 117 qui fut utilisé pour la Tramette comme en témoigne sa livrée.

En , l'entreprise prend le nom de Soléa remplaçant Les transports de l'agglomération mulhousienne (TRAM), les bus changent de livrée en 2004 au profit du jaune, noir et rouge en vigueur depuis[2].

En , le réseau est étendu vers les sept communes du bassin potassique et la tarification zonale est mise en place[2].

Le , le nouveau tramway de Mulhouse est mis en service après 3 ans de travaux et a été inauguré par Jacques Chirac une semaine auparavant[2]. Le réseau de transport en commun est entièrement refondu pour s'adapter au tramway à l'été 2006[2]. Le , la première extension du tramway est inaugurée vers le quartier de Bourtzwiller : la ligne 1 dessert trois nouvelles stations[2].

Début 2009, le SITRAM, historiquement actionnaire majoritaire de Soléa, cède ses parts à Transdev qui devient de fait l'actionnaire majoritaire à hauteur de 67,80 % ; Soléa est alors la première société d'économie mixte à avoir une société privée comme actionnaire majoritaire[4].

Le , le SITRAM est dissout et remplacé par Mulhouse Alsace Agglomération pour l'autorité organisatrice des transports. Avec ce changement, les lignes suburbaines sont créées pour desservir l'ensemble de l'agglomération ; le , le réseau est étendu à huit nouvelles communes[2].

Le , le tram-train Mulhouse Vallée de la Thur est inauguré et la ligne 3 du tramway de Mulhouse est mise en service le lendemain[2]. Quelques lignes de bus ont été remaniées pour être en correspondance avec ces nouvelles lignes.

Le , à la suite de l'extension du périmètre de l'agglomération en 2010, un nouveau service de transport à la demande est mis en place : Filéa ; le service de covoiturage est lancé le même mois ainsi qu'un abonnement combiné avec le service d'autopartage Auto'trement (aujourd'hui Citiz)[2].

Le , la première ligne du bus à haut niveau de service de Mulhouse est créée afin de pallier le report des extensions du tramway à Kingersheim et Wittenheim[2].

En 2015, le réseau se dote d'une navette électrique en centre-ville et une navette en autocar est créée pour desservir l'Écomusée d'Alsace et le Parc du Petit Prince[2].

En 2018 le réseau s'étend sur les six nouvelles communes ayant rejoint M2A tandis que le réseau reçoit ses six premiers autobus standard électriques[2].

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Le réseau[modifier | modifier le code]

Tram-Train et Tram à la station Gare Centrale.

Le réseau de transport en commun de l'agglomération mulhousienne est unique en France : il est le seul réseau à posséder une ligne de Tram-Train utilisant réellement à la fois des voies de tramway et de train, au contraire d'autres lignes comme celles de Nantes ou de Lyon. De plus, le réseau est composé de trois lignes de tramway ainsi que de 26 lignes de bus urbains circulant en journée dont 9 lignes interurbaines, 13 lignes de bus urbains circulant en soirée, les dimanches et jours fériés et 13 lignes scolaires. Le réseau s'étend sur tout le territoire de Mulhouse Alsace Agglomération qui représente une population de plus de 275 000 habitants répartis sur 39 communes, ainsi que sur les communes traversées par le Tram-Train[5].

Le réseau Soléa compte 29 stations de tramway et 903 arrêts de bus. Près de 113 000 voyageurs empruntent chaque jour le réseau pour un kilométrage annuel de 6,4 millions de kilomètres en 2018[5]. En 2015, 22,3 millions de déplacements ont été réalisés sur le réseau Soléa[6]. Afin de faciliter les correspondances, le réseau est organisé autour de 7 pôles d'échange.

Il est également doté de 2 parking-relais situés à Université et Nouveau Bassin sur la ligne 2.

Les lignes de Tramway[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tramway de Mulhouse.

Le tramway de Mulhouse compte 3 lignes circulant sur les communes de Mulhouse et Lutterbach. Des extensions vers Kingersheim, Wittenheim et Illzach sont prévues sans qu'une date ne soit avancée. Environ 60 000 voyageurs par jour empruntent ce mode de transport sur les 16,2 kilomètres du réseau. Les tramways Citadis circulent tous les jours (sauf le 1er mai) entre 4h30 (6h40 le dimanche) et minuit (h 0 le samedi). Sur la ligne 3, la fréquence des Citadis est de 30 minutes intercalés entre les Avanto du Tram-Train, ce qui fait une rame toutes les 15 minutes. Cette ligne a permis également de mailler le réseau de tramway. Les lignes 1 et 2 sont certifiées NF Service par l'AFNOR. La ligne 3 est également certifiée depuis le .

Ligne Parcours Fréquence Semaine Soirée D&F
(Tram)(1) Accessible aux personnes handicapées Gare Centrale ↔ Châtaignier 6 min oui oui oui
(Tram)(2) Accessible aux personnes handicapées Coteaux ↔ Nouveau Bassin 6 min oui oui oui
(Tram)(3) Accessible aux personnes handicapées Gare CentraleLutterbach Gare 15 min oui oui oui

Le Tram-Train[modifier | modifier le code]

Cette ligne est la première et unique véritable ligne de Tram-Train de France. Longue de 22 kilomètres, elle dessert 18 stations réparties sur 6 communes. La partie urbaine de la ligne est la ligne 3 du tramway et emprunte la ligne de Lutterbach à Kruth sur le reste du parcours. Le Tram-Train est coexploité par Soléa et la SNCF sans changement de conducteurs à la limite urbaine. Une extension du service vers Kruth est prévue à terme. Les rames Avanto circulent tous les jours de h 30 (h 30 le samedi, h 50 le dimanche) à 23 h 20 (20 h 30 le dimanche).

Ligne Parcours Fréquence Semaine Soirée D&F
tram-train Accessible aux personnes handicapées Gare CentraleThannThann-Saint-Jacques 30 min oui oui oui

Les lignes de bus[modifier | modifier le code]

L'arrêt Stockbrunna à Habsheim, desservi par une ligne périurbaine et le service Filéa.

Le réseau de bus va être réorganisé le 2 septembre 2019 : le nouveau réseau sera organisé autour de quatre lignes structurants « Chrono » (dont l'actuelle ligne 4), verra ses réseaux de soirée et du dimanche basés sur l'offre de semaine (fin des lignes 6x et 7x) et Filéa remplace TaxiSoléa[7].

Le bus à haut niveau de service[modifier | modifier le code]

Article détaillé : BHNS de Mulhouse.

À la suite du report des extensions des deux premières lignes de tramway, Mulhouse Alsace Agglomération a décidé de les remplacer par des bus à haut niveau de service. La première ligne, la 4, a été ouverte le et part de Mulhouse pour rejoindre Wittenheim en traversant Kingersheim, avec des prolongements vers Ruelisheim en heures de pointe.

Ligne Parcours Fréquence Semaine Soirée D&F
(Bus) 4 Accessible aux personnes handicapées Châtaigner ↔ Sainte-Barbe ↔ Pont de l'Ill 15 min oui oui oui

Les lignes de bus régulières et les navettes[modifier | modifier le code]

Le réseau d'autobus se compose de 35 lignes, dont leur niveau de service est caractérisé par leur numéro de ligne :

  • Lignes 10 à 19 : Ce sont les lignes principales du réseau, avec une fréquences importante entre 10 et 15 minutes entre chaque bus. À noter la non-attribution des indices 13 et 17.
  • Lignes 20 à 29 : Ce sont les lignes complémentaires du réseau, avec une fréquence entre 20 et 30 minutes. Seuls les indices de 20 à 24 sont attribués.
  • Lignes 30 à 39 : Ce sont les navettes du réseau, les lignes 30 et 31 pour la desserte de l'hôpital Emile Muller.
  • Lignes 50 à 59 : Ce sont les lignes suburbaines du réseau, en réalité constituées de lignes régionales en intégration tarifaire, elles desservent les zones les plus éloignées de l'agglomération.
  • Lignes 60 à 79 : Ce sont les lignes de soirée et des dimanches et jours fériés. À noter la non-attribution des indices 69 et 73 à 79.

Ces lignes sont complétées par plusieurs services spécifiques comme ChronoPro, Taxi Soléa, Filéa ou Tribus.

Domibus[modifier | modifier le code]

Créé en 1991, le service Domibus destiné aux personnes à mobilité réduite, est exploité par Soléa à travers sa filiale Mulhouse Mobilités[8],[9].

Le service fonctionne à l'aide 12 minibus adaptés et ce tous les jours avec un tarif unique de 1,50  le trajet[8].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

En dehors du Tram-train, l'intermodalité est présente dans l'agglomération mulhousienne avec les services suivants.

Vélos en libre-service[modifier | modifier le code]

La ville de Mulhouse dispose de son système de vélos en libre service, VéloCité opéré par JCDecaux comprenant 40 stations[10]. En outre, il est possible de louer un vélo auprès de Médiacycles à la gare de Mulhouse-Ville[10].

Enfin, 11 abris à vélos sécurisés sont disposés aux gares TER et aux stations du tram-train[10].

Autopartage et covoiturage[modifier | modifier le code]

L'agglomération mulhousienne est couverte par le service d'autopartage Citiz. En outre, Soléa propose des solutions de covoiturage destinés aux professionnels[11].

Parc relais[modifier | modifier le code]

Les deux parc relais, gratuits pour les abonnés, permettent de stationner son véhicule dans un parking aménagé puis d'emprunter le réseau Soléa ; situés le long de la ligne 2 du tramway ils offrent en cumulé près de 400 places[12].

Ces deux parcs sont[12] :

  • Nouveau Bassin (230 places), destinés aux automobilistes venant du nord ;
  • Université (170 places), destinés aux automobilistes venant du sud.

Accessibilité[modifier | modifier le code]

Si sur le réseau mulhousien l'ensembles des lignes et rames de tramways sont accessibles aux personnes à mobilité réduite, il n'en est pas de même pour les lignes de bus[13]. Si plus de 80 bus sont équipés pour accueillir les personnes à mobilité réduite, tous les arrêts ne disposent pas de quais surélevés et seules les lignes suivantes sont officielles considérées comme accessibles[13] : 4, 12, 14, 15, 16, 21, 30 et 31 pour le réseau de semaine et les lignes 4, 30 et 63 pour les réseaux de soirée et des dimanches et fêtes.

Exploitation[modifier | modifier le code]

Tramway et Tram-train[modifier | modifier le code]

Modèles de rames du tramway de Mulhouse et du tram-train Mulhouse-Vallée de la Thur
Constructeur Modèle Nombre Numérotation Années de
livraison
Longueur
Alstom Citadis[14] 22 nos 2001 à 2027[note 1] 2006 32,5 mètres
Siemens Avanto[14] 12 TT nos 16 à 27[note 2] 2010[15] 37 mètres[15]

Autobus[modifier | modifier le code]

État de parc des bus Soléa en avril 2019[16].

La logique de numérotation est la suivante en 2019[16] :

  • 0-99 : minibus ;
  • 100-199 : standards électriques ;
  • 300-599 : standards ;
  • 600-799 : articulés ;
  • 800-999 : véhicules de service.

Minibus[modifier | modifier le code]

  • 1 Dietrich City 21, sur châssis Fiat Ducato III (no 13 ; 14 réformé) livré en 2015 pour Filéa à l'origine, sert sur la ligne 31 et comme réserve pour la navette de centre-ville ;
  • 2 Dietrich City 23, sur châssis Mercedes-Benz Sprinter (nos 14 et 15) livrés en 2016, pour la ligne 31 ;
  • 19 Renault Master (nos 21 à 39), livrés de 2005 à 2017 pour le service Domibus ;
  • 2 Gruau Bluebus (nos 71 et 72) livrés en 2015 pour la navette de centre-ville ;

Le parc du service Filéa est inconnu.

Midibus[modifier | modifier le code]

  • 2 Heuliez GX 127 nos 73 et 74 d'occasion livrés en 2019 pour la future ligne 13.

Standards[modifier | modifier le code]

  • 4 Renault Agora S (nos 523, 525, 526, 529) livrés en 1997 et 1998. Les véhicules sont confiés au sous-traitant Transdev Grand Est (en cours de réforme) ;
  • 8 Irisbus Agora S (nos 539, 543, 544, 547 à 549, 551 et 553) livrés en 2002. Les véhicules sont confiés au sous-traitant Transdev Grand Est (en cours de réforme) ;
  • 10 Heuliez GX 317 (nos 310 à 319) livrés en 2003. Certains véhicules sont confiés au sous traitant LK Chopin-Heitz ;
  • 38 Heuliez GX 327 (nos 320 à 357) livrés en 2008 et 2013 ;
  • 2 Irisbus Crealis Neo 12 (nos 360 et 361) livrés en 2014 ;
  • 11 Iveco Bus Urbanway 12 (nos 401 à 414) livrés entre 2015 et 2018 ;
  • 5 Heuliez GX 337 Électrique (nos 101 à 105) livrés en 2019.

À noter aussi que Soléa conserve trois autobus de collection[16] : le Floirat Z10 no 209 , le Chausson AHH no 239 et un Saviem SC 10.

Un autocar Irisbus Récréo est utilisé par Transdev pour assurer la navette de l'Écomusée du Petit-Prince[16].

Articulés[modifier | modifier le code]

Anciens véhicules réformés[modifier | modifier le code]

Liste incomplète[16].

  • 4 Heuliez GX 117 (nos 141 à 144) ;
  • 2 Setra S 215 SL (nos 301 et 302) ;
  • 55 Renault PR 100.2 (nos 401 à 455) ;
  • 7 Mercedes-Benz O 405 N (nos 501 à 507), livrés en 1993, réformés en 2014 et 2015 ;
  • 13 Renault R 312 (nos 201 à 213) livrés entre 1993 et 1995, réformés progressivement jusqu'en 2015 ;
  • 32 Renault PR 180.2 (nos 701 à 727 et 730 à 734) ; à partir du 727 : livrés en 2001 (mis en service en 1989 à la RATP), réformés progressivement jusqu'en 2016 ;
  • 2 Renault PR 118 (nos 728 et 729) livrés en 1998 et 1999 (mis en service entre 1995 et 1997 à Renault Véhicules Industriels), réformés progressivement jusqu'en 2016 ;
  • 4 Mercedes-Benz O 405 GN (nos 601 à 604) livrés en 1995, réformés en 2014 (604) et 2015 (601 à 603) ;
  • 14 Renault Agora S (nos 521, 522, 524, 527, 528, 530 à 538) livrés en 1997 et 1998, réformés entre 2016 et 2019 ;
  • 7 Irisbus Agora S (nos 540 à 542, 545, 546, 550, 552) livrés en 2002, réformés entre 2016 et 2019 (sauf 542 : 2008) ;
  • 5 Renault Agora L (nos 621, 623 à 625) livrés entre 1998 et 2000 ; réformés en 2018 et 2019 ;
  • 1 Irisbus Citelis 18 (no 644 livré en 2008 et détruit par un incendie en 2015.

Dépôt[modifier | modifier le code]

L'unique dépôt du réseau se situe au siège de Soléa rue de la Mertzau à Mulhouse (47° 45′ 44″ N, 7° 20′ 05″ E).

Accidents[modifier | modifier le code]

Outre les incidents constatés sur le tramway, les accidents d'autobus sont toujours demeurés particulièrement rares, leur aspect souvent spectaculaire en faisant un sujet de choix pour la presse.

Sécurité[modifier | modifier le code]

Personnel d'exploitation[modifier | modifier le code]

L'entreprise Soléa emploie fin décembre 2018 611 salariés dont 397 conducteurs, 76 agents des services technique, 37 personnes chargées de l'exploitation, 41 pour la prévention et la sécurité et 60 pour les services annexes (administratifs, commerciaux, etc.)[5].

Information aux voyageurs[modifier | modifier le code]

L'information aux voyageurs passe par les écrans installées à bord des bus et tramways et des bornes d'information présentes aux stations et de tramway et aux principaux arrêts de bus. Le système d'aide à l'exploitation et à l'information voyageurs (SAEIV) permet d’indiquer en temps réel le passage du prochain bus, les perturbations, les correspondances ou ajuster les départs entre bus et tramway. Les SAEIV sont toutes équipés de haut parleurs pour les mal-voyants, qu'on active grâce à une télécommande spéciale.

Soléa informe via les réseaux sociaux, à travers ses comptes Facebook et YouTube, ainsi que par des application smartphones[5].

Tarification et financement[modifier | modifier le code]

La configuration du réseau, qui inclut une ligne de tram-train sortant du périmètre de l'agglomération mulhousienne, implique un système tarifaire particulier comprenant quatre zones, dont trois (B à D) nécessitent un titre « Attitudes »[17] :

  • La zone A correspond à Mulhouse Alsace Agglomération. Dans ce périmètre c'est la tarification Soléa qui s'applique ;
  • La zone B correspond aux communes de Wittelsheim et Cernay. Dans ce périmètre, un voyage en bus Soléa ou en tram-train depuis la zone A vers la gare de Graffenwald et avec un titre « Attitudes » dans les autres situations ;
  • La zone C correspond aux communes de Vieux-Thann et Thann ;
  • La zone D correspond aux autres communes desservies par la ligne TER au delà de Thann et jusqu'à son terminus à Kruth.

Jusqu'en , la zone A était elle-même découpée en deux zones (A1 et A2)[18].

Tarification[modifier | modifier le code]

Oblitérateur à tickets Soléa.
Tarification Soléa[modifier | modifier le code]

La tarification repose sur un système composé de tickets et de certes d'abonnements papier accompagnées d'un coupon mensuel ou annuel ; le réseau Soléa ne dispose pas en effet d'une billetterie moderne reposant sur une carte à puce RFID comme à Strasbourg par exemple. En revanche, l'utilisation du « Compte mobilité », qui permet de regrouper sur un seul compte ses abonnements Soléa, VéloCité, Citiz et parkings payants permet d'obtenir une carte de transport spécifique et des titres de transport à tarif réduit[19].

La tarification actuelle, mise en place le 1er juillet 2019, a introduit l'aller-retour sur le ticket unitaire ainsi qu'une baisse des prix de certains tickets, ce qui constitue une première dans l'histoire du réseau[20].

Un ticket un voyage coûte 1,40  (1,20  via le « compte mobilité » et 12  en carnets de dix) et permet l'aller-retour, l'achat d'un titre « Duo » à 2,80  permet deux voyages d'une heure, un titre valable 24 heures coûte 4,50  (4,60  en version famille) et 2  dans sa version « Indigo » vendue en cas de pics de pollution à l'ozone[21]. Un ticket journée destiné aux groupes de trente personnes maximum est vendu à 15 [21].

Un ticket vendu 2  (gratuit pour les abonnés) est vendu aux automobilistes garant leur voiture en parc relais et permet un aller-retour en tramway dans la journée[21].

Des formules d'abonnements au mois et à l'année existent selon trois tranches d'âge[21] : moins de 26 ans, 26 à 64 ans et 65 ans ou plus. En version annuelle, un abonnement destiné aux déplacements professionnels existe tout comme une option incluant l'accès au service d'autopartage Citiz[21]. Un abonnement mensuel à tarif réduit « Joker » existe aussi pour les demandeurs d'emploi[21].

Tarification « Attitudes »[modifier | modifier le code]

La tarification « Attitudes » est nécessaire pour emprunter le tram-train au delà de la gare de Lutterbach et repose sur trois titres occasionnels (tickets un voyage, aller-retour et carnet de dix) et un abonnement mensuel[21]. Le tarif varie en fonction du nombre de zones empruntées[21] : par exemple, le ticket un voyage coûte de 4,70 à 6,70 .

Autres tarifs intermodaux[modifier | modifier le code]

Les tickets et abonnements « Alsa+ » permettent de combiner l'utilisation des réseaux Soléa, Fluo Grand Est et TER Grand Est avec un seul titre[21]. Enfin, les titres transfrontaliers « DuAL » permettent de voyager entre Mulhouse, Müllheim et Fribourg-en-Brisgau ainsi que d'utiliser le réseau Soléa et ceux du Regio-Verkehrsverbund Freiburg (de)[21].

Canaux de distribution[modifier | modifier le code]

Les titres et abonnements sont distribués via des canaux de vente variés[21] : les principaux sont les agences commerciales (Gare de Mulhouse-Ville et Porte Jeune), les distributeurs installés aux stations de tramway, l'application smartphone officielle et la e-boutique sur internet. De nombreux commerces partenaires vendent certains titres comme les carnets de tickets et les conducteurs de bus vendent les tickets « un voyage » et « Duo » exclusivement[21].

Financement[modifier | modifier le code]

En 2019, le financement du fonctionnement du réseau (entretien, matériel et charges de personnel) est assuré par Soléa. Cependant, les tarifs des billets et abonnements dont le montant est limité par décision politique ne couvrent pas les frais réels de transport. Le manque à gagner est compensé par l'autorité organisatrice, Mulhouse Alsace Agglomération. Elle définit les conditions générales d'exploitation ainsi que la durée et la fréquence des services. L'équilibre financier du fonctionnement est assuré par une dotation globale annuelle à Soléa, notamment grâce au versement transport payé par les entreprises de plus de neuf salariés et aux contributions des collectivités publiques.

Avenir[modifier | modifier le code]

La précédente délégation de service public (DSP) a commencé le pour une durée de 8 ans. Le délégataire est Transdev (nommé Veolia Transdev entre et ) comme pour la précédente DSP[22]. À la suite du report sine die des extensions de tramway[23],[24], le réseau actuel ne va pas être bouleversé dans les prochaines années. Cependant, dans l'attente d'une relance du projet, la ligne 4 du bus à haut niveau de service de Mulhouse est mise en place en pour desservir Kingersheim et Wittenheim sur le tracé de la ligne 1 ; une seconde ligne est étudiée sur le tracé de l'extension de la ligne 2[25],[26].

D'autres lignes pourraient être également aménagées pour fluidifier le trafic bus et le rendre prioritaire au niveau des feux tricolores. La certification des lignes va également se poursuivre. Le service de transport doit être étendu en . La tarification multimodale devrait également être généralisée dans toute l'Alsace, comme cela est prévu dans la convention SNCF-Région 2010-2018. Un nouveau plan de déplacement urbain (DPU) devra être réalisé pour 2013 par l'autorité organisatrice des transports.

La délégation de service public est renouvelée à Transdev pour six ans le avec comme objectif une refonte et une simplification du réseau de bus en , la simplification de la tarification et à plus long terme l'extension des parcs relais[27].

À long terme, les extensions du tramway, au nord pour la ligne 1 et à l'est pour la ligne 2, devraient être réalisées. Le Tram-Train devrait également être étendu et desservir l'intégralité de la ligne de Lutterbach à Kruth et ainsi remplacer le TER. Le Schéma de cohérence territoriale (SCOT) prévoit d'autres extensions du réseau en transport en commun en site propre (TCSP) vers Pfastatt, Illzach et Riedisheim. L'utilisation du réseau ferré existant est également envisagée : vers Altkirch (ligne Mulhouse-Belfort), vers la vallée de Guebwiller, vers Habsheim (ligne de Strasbourg-Ville à Saint-Louis) et en direction de l'Allemagne (ligne de Mulhouse-Ville à Chalampé)[28],[29].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cinq rames surnuméraires ont été louées puis vendues au tramway de Melbourne après 2008 : 2003, 2006, 2011, 2013 et 2023.
  2. La numérotation des Avento (tram-train) est nationale, les rame TT01 à TT15 sont exploitées par la SNCF sur la ligne 4 du tramway d'Île-de-France

Références[modifier | modifier le code]

  1. Transdev rachète Soléa
  2. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y et z « Histoire du transport public mulhousien », sur http://www.solea.info (consulté le 22 juin 2019)
  3. a b et c « Mulhouse - Trolleybus », sur https://amtuir.org (consulté le 26 juin 2019)
  4. « Transdev rachète Soléa, l’exploitant des transports urbains de Mulhouse », sur http://www.busetcar.com, (consulté le 28 juin 2009)
  5. a b c et d « Chiffres-clés (décembre 2018) », sur http://www.solea.info (consulté le 20 juin 2019)
  6. « Focus sur le transport de passager dans l’agglomération de Mulhouse », sur Vialsace.eu,
  7. « Réseau de bus Soléa : (r)évolution en vue pour la rentrée », sur http://www.mplusinfo.fr, (consulté le 15 juin 2019)
  8. a et b « Le service Domibus », sur http://www.solea.info (consulté le 20 juin 2019)
  9. « DOMIBUS // M2A », sur http://www.mulhouse-alsace.fr (consulté le 20 juin 2019)
  10. a b et c « Vélo / SOLEA », sur http://www.solea.info (consulté le 20 juin 2019)
  11. « Voitures / SOLEA », sur http://www.solea.info (consulté le 20 juin 2019)
  12. a et b « Parking + tramway », sur http://www.solea.info (consulté le 20 juin 2019)
  13. a et b « Un réseau accessible », sur http://www.solea.info (consulté le 20 juin 2019)
  14. a et b « Etat de parc Mulhouse », sur www.tc-alsace.eu,
  15. a et b « 12 tram-trains Avanto pour l'agglomération de Mulhouse », sur www.swe.siemens.com,
  16. a b c d et e « État de parc Soléa, complété par les membres de TC-Alsace », sur https://docs.google.com, (consulté le 20 juin 2019)
  17. « carte du zonage tarifaire Attitudes », sur http://e-boutique.solea.info/ (consulté le 22 juin 2019)
  18. « Transports: Une meilleure desserte du nord de l’agglo à partir de septembre », Journal l'Alsace du 21 mars 2013, consulté le 27 avril 2013.
  19. « Compte mobilité », sur http://www.solea.info (consulté le 22 juin 2019)
  20. « Mulhouse inaugure une baisse du prix du ticket de bus et de tram sur son réseau », sur https://france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 2 juillet 2019)
  21. a b c d e f g h i j k et l « Soléa // Liste des tarifs », sur http://www.solea.info (consulté le 22 juin 2019)
  22. Transdev renouvelé pour l'exploitation du réseau de Mulhouse
  23. DNA du 24 juin 2010 : Mulhouse, abandon des extensions du tramway
  24. « Reportage France 3 Alsace Mulhouse : l'extension du tram stoppée »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  25. [PDF]« Bulletin municipal trimestriel de la commune de Wittenheim décembre 2012-février 2013 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) sur le site officiel de la commune ville-wittenheim.fr, consulté le 22 février 2013.
  26. « Dans l’attente de cette connexion avec le réseau de tram existant, l’agglomération travaille à la mise en place d’un bus à haut niveau de service sur l’axe concerné. » extrait du « PV du conseil municipal de la commune de Wittenheim du 24 octobre 2012 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) sur le site officiel de la commune ville-wittenheim.fr, consulté le 22 février 2013.
  27. Vincent Lemiesle, « Transports en commun à Mulhouse: Soléa rempile pour six ans et nous promet le meilleur pour 2024 », sur https://france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 22 juin 2019)
  28. Carte du développement des TCSP
  29. « Le réseau TCSP prevu en place dans le SCOT »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)

Annexe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]