Saint-Laurent (Montréal)

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Saint-Laurent


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Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Municipalité Montréal
Statut Arrondissement
Date de fondation 1700
Constitution 2002
Maire
Mandat
Alan DeSousa, FCA
2017-2021
Démographie
Gentilé Laurentien, Laurentienne
Population 98 828 hab.[1] (2016)
Densité 2 298 hab./km2
Langue(s) parlée(s) Français, Anglais
Géographie
Superficie 4 300 ha = 43 km2
Divers
Site(s) touristique(s) Cégep de Saint-Laurent, Cégep Vanier, Canadair, métro Du Collège, Côte-Vertu, trains Montréal-Deux Montagnes, Montpellier, Du Ruisseau, Bois-Franc
Localisation
Localisation de l'arrondissement dans Montréal
Localisation de l'arrondissement dans Montréal
Liens
Site web http://ville.montreal.qc.ca/saint-laurent

Saint-Laurent est l'un des plus grands arrondissements de la ville de Montréal. La population de l'arrondissement est de 98 828 habitants[2]. Il est nommé en l'honneur de Laurent de Rome.

L'arrondissement est situé au nord de l'île de Montréal. Il est entouré au nord par le quartier Cartierville, au sud par la ville de Mont-Royal et à l'ouest par la ville de Dorval ainsi que l'arrondissement Lachine.

Représentation politique[modifier | modifier le code]

Conseil de l'arrondissement[modifier | modifier le code]

L'arrondissement de Saint-Laurent est représenté par cinq élus au conseil municipal de la Ville de Montréal. Le conseil d’arrondissement assume les pouvoirs de portée locale en urbanisme, en développement social et communautaire, en loisirs, en voirie, etc.

Représentation Provinciale[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent (circonscription provinciale)

Représentation Fédérale[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent (circonscription fédérale)

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Saint-Laurent commence en 1720, alors que les premiers colons français s'installent dans ce que l'on appelait la Côte Saint-Laurent. Dès 1740, toutes les terres attribuées par les Sulpiciens sont concédées. On y dénombrera 162 familles dès 1765. Après la Conquête, des familles écossaises, dont les Hodge, s'installent dans la paroisse de Saint-Laurent.

En 1825, Saint-Laurent est la paroisse la plus peuplée sur l'Île de Montréal en dehors de celles de la ville de Montréal. C'est alors un paisible village agricole, les cultures maraîchères étant la spécialité de l'endroit.

Le 15 mai 1837, Papineau y prononce l'un des discours les plus importants de sa carrière devant ses partisans rassemblés devant l'église de Saint-Laurent (Montréal):

« ... une assemblée nombreuse et très respectable des électeurs du comté de Montréal fut tenue lundi, le 15 mai 1837, à St. Laurent, chef-lieu, pour prendre en considération les mesures coércitives proposées par le ministère à la chambre des communes le 6 mars dernier, et pour aviser aux moyens de protéger les droits et les libertés du peuple de cette province contre l'agression projetée. ...[3] »

— Procédés de l'assemblée des électeurs du comté de Montréal : tenue à Saint Laurent le 15 mai 1837

L'arrivée des Pères de Sainte-Croix, en 1847, entraîne la croissance du village car ils y bâtissent non seulement leur maison-mère canadienne, mais aussi un établissement d'enseignement (1852), qui ne cesse de se développer (Collège Saint-Laurent). En 1885, Saint-Laurent est relié à Montréal par une ligne de chemin de fer, ce qui attire plusieurs industries[4].

En 1893, une partie de la paroisse obtient son statut de ville. On y compte alors 1 225 habitants. Pendant plusieurs décennies, il y aura la ville de Saint-Laurent et la paroisse de Saint-Laurent.

Durant le XXe siècle, la paroisse est amputée de plusieurs territoires, qui deviendront Ville Mont-Royal, Cartierville, ainsi qu'une partie de Dorval. L'industrie aéronautique s'installe durant la Seconde Guerre mondiale, autour de l'aéroport de Cartierville. En 1951, la ville annexe ce qui restait du territoire de la paroisse. Saint-Laurent connaît par la suite un boum économique et démographique sans précédent, alors que l'agriculture disparaît progressivement.

Le 1er janvier 2002, l'ensemble des municipalités situées sur l'île de Montréal, dont Ville de Saint-Laurent, sont fusionnées par une loi du gouvernement du Parti québécois à Québec pour former la nouvelle ville de Montréal. Cette fusion forcée est mal accueillie par les banlieues, et le Parti libéral du Québec promet une défusion lors de l'élection suivante. Après l'élection d'un gouvernement libéral, un référendum sur les défusions municipales a lieu le 20 juin 2004. Saint-Laurent est au nombre de ceux qui se prévalent de leur droit de vote: 75 % optent pour la défusion. Or, réparti sur l'ensemble des électeurs, cela représente 28,5 %, ce qui en deçà du seuil minimum de 35 % des électeurs inscrits, qui avait été fixé par Québec.

Caractéristiques de l'arrondissement[modifier | modifier le code]

Centre Air Canada, le siège d'Air Canada.

L’arrondissement de Saint-Laurent est le plus grand sous-territoire du nord de l’île. Deuxième parc industriel en importance au Québec, il est considéré comme l’un des plus importants pôles de l’aéronautique.

Dans cet environnement multiethnique (48 % de la population), son visage sociodémographique ne cesse de changer, tout en restant un quartier privilégié par les nouveaux arrivants. Il a la particularité de compter une grande partie de la communauté libanaise de Montréal, comme l'atteste la concentration de commerces alimentaires et de restaurants. D’ailleurs, la langue arabe y est une des langues les plus parlées.

Son caractère industriel a été favorisé par la proximité des voies autoroutières, dont l'autoroute 40 (Métropolitaine), l'autoroute 520 (Autoroute de Liesse), l'autoroute 15 (Autoroute des Laurentides) et l'autoroute 13, ainsi que de l'aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal. On y retrouve l'usine Canadair de Bombardier Aéronautique, qui produit les avions Challenger 300 et 600 et les avions régionaux CRJ. L'industrie pharmaceutique est également fortement présente.

Développement durable[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent a adopté des politiques vertes ambitieuses. Ainsi, toute nouvelle construction municipale de plus de 500 m2 doit obtenir une certification LEED Or, et toute rénovation majeure doit être faite selon les critères LEED Argent. En 2009, seulement quelques villes en Amérique du Nord avaient pour standard la certification LEED Or[5].

Prix et honneurs[modifier | modifier le code]

la Bibliothèque du Boisé.

En juin 2014, le Conseil du bâtiment durable du Canada et SAB Magazine ont attribué à la Bibliothèque du Boisé l'un des huit prix canadiens du bâtiment durable 2014[5].

En septembre 2014, la Bibliothèque du Boisé était finaliste des prix Phénix de l'Environnement 2014[6].

« Fruit d’un concours d’architecture, la Bibliothèque du Boisé est à l’échelle humaine, plurielle, verte et ancrée dans le XXIe siècle. Le bâtiment multifonction de 6 000 m2 comprend une bibliothèque, un centre d’exposition et une réserve muséale. Elle intègre en outre plusieurs stratégies de conception durable, dont un système de géothermie répondant à 100 % des besoins en chauffage et en climatisation. »

La Bibliothèque du Boisé a remporté le Prix du bâtiment écologique 2017[7], décerné par l’Institut royal d’architecture du Canada (IRAC) et le Conseil du bâtiment durable du CanadaMD (CBDCa). Ce prix reconnaît les bâtiments exceptionnels favorisant la santé et le bien-être des utilisateurs.

Attraits[modifier | modifier le code]

CEGEP Saint-Laurent, Musée des maîtres et artisans du Québec

Administration, Sports, Culture et Loisirs[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Transports publics[modifier | modifier le code]

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame-d'Égypte (Coptes)[8]
  • Église Notre-Dame-du-Bois-Franc
  • Église Saint-Hippolyte
  • Église Saint-Laurent
  • Église Saint-Sixte
  • Synagogue Beth Ora

Industrie et Habitation[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent vue aérienne, 2017

Personnalités[modifier | modifier le code]

Mesures environnementales[modifier | modifier le code]

En 2017, la mairie annonce que Saint-Laurent deviendra le premier arrondissement montréalais ami des monarques.

Diverses phytotechnologies sont mises en œuvre dans l'arrondissement[9]:

  1. Pour réduire les îlots de chaleur, une réglementation exige le remplacement du revêtement des toits plats ou à faible pente. Désormais, ils sont végétalisés ou recouverts d’un matériau pâle. Des toitures végétalisés recouvrent les ateliers municipaux, le chalet du parc Painter et la bibliothèque du Boisé.
  2. Le ruisseau Bertrand est réaménagé afin de réduire les rejets d’eaux pluviales à l’intercepteur municipal.
  3. Lors de la réfection des routes, des infrastructures de biorétention sont intégrés: au lieu de s’écouler dans les égouts, les eaux pluviales sont plutôt absorbées et décontaminées par le sol et les plantes.

Images[modifier | modifier le code]

Mairie de l'arrondissement de Saint-Laurent, Montréal, de nuit (décembre 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lise Gobeille, « Les phytotechnologies pour des villes vraiment vertes », Le Devoir,‎ (lire en ligne)

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Ahuntsic-Cartierville
Pierrefonds-Roxboro
Rose des vents
Dollard-Des Ormeaux, Dorval, Pierrefonds-Roxboro N Ahuntsic-Cartierville
O    Saint-Laurent    E
S
Mont-Royal, Côte-Saint-Luc, Lachine