Hochelaga-Maisonneuve

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Hochelaga-Maisonneuve
Hochelaga-Maisonneuve
Une rue typique du quartier (rue Dézéry)
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau du Québec Québec
Municipalité Montréal
Arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve
Maire Pierre Lessard-Blais
Démographie
Population 134 104 hab. (2012)
Langue(s) parlée(s) Français
Géographie
Divers
Site(s) touristique(s) Stade olympique, Biodôme, Musée du Château Dufresne, Maison de la culture Maisonneuve, Église Très-Saint-Nom-de-Jésus, Caserne Letourneux, Théâtre Denise-Pelletier, Marché Maisonneuve, Port de Montréal.

Hochelaga-Maisonneuve, ou HoMa, est un quartier de Montréal. C'est un quartier ouvrier francophone dans l'est de la ville. Il fait partie de l'arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.

Historique[modifier | modifier le code]

Un homme assis dans un sulky tiré par un chien, rue Hochelaga à Montréal (photo de Conrad Poirier, 1943).

Le nom Hochelaga provient de celui d'une bourgade amérindienne découverte au flanc du mont Royal par Jacques Cartier en 1535.

La fondation de la paroisse Nativité de la Sainte-Vierge d'Hochelaga remonte à 1867. Son territoire s'étend alors de la rue d'Iberville à l'ouest, au quartier Longue-Pointe (rue Vimont) à l'est. La municipalité d'Hochelaga est constituée en 1875. De 1874 à 1883, le village d'Hochelaga connait un essor important grâce à l'implantation d'importantes industries, dont la compagnie des Moulins à coton Victor Hudon, la Filature Sainte-Anne et la fabrique de tabac W.C. McDonald.

Grâce à cette croissance, Hochelaga passe du statut de village à celui de ville le . Cependant, ne pouvant pas rencontrer les dépenses engendrées par la construction nécessaire de rues, d'égouts, etc., la ville est annexée à Montréal lors d'une cérémonie officielle le [1].

Tout le territoire d'Hochelaga n'est cependant pas annexé. Certains propriétaires fonciers refusent en effet l'annexion et demandent la création d'une nouvelle municipalité : la Ville de Maisonneuve est créée le . Cette municipalité s'étendra à l'est du quartier, de la rue Bourbonnière à la rue Viau. L'ancien hôtel de ville de Maisonneuve, située aux angles du boulevard Pie IX et de la rue Ontario, est aujourd'hui la bibliothèque du quartier.

Maisonneuve avait une vocation surtout résidentielle et la population appartenait majoritairement à la classe ouvrière. Son développement fut néanmoins plus tardif. Pour faciliter davantage le développement économique, Maisonneuve constitue un conseil municipal et accorde aux industries un congé de taxes. Elle devra déclarer faillite, ne pouvant financer l'ampleur de ses ambitions. Avant son annexion par Montréal en 1918, Maisonneuve rivalisait avec Montréal par ses territoires industriels[2]. Après la fermeture de plusieurs usines dans les années 1980, Hochelaga-Maisonneuve eut affaire avec une hausse de la pauvreté[3], du chômage et de la prostitution[4],[5],[6],[7]. Les années 2010 ont été marquées par une gentrification du quartier[8].

Promenade Ontario, angle Pie IX et Ontario.

Politique[modifier | modifier le code]

Maisonneuve et Hochelaga sont aussi le nom d'une circonscription électorale provinciale. Alexandre Leduc, en est le député provincial (Québec solidaire) et Soraya Martinez Ferrada (Parti libéral du Canada) est la députée fédérale (circonscription Hochelaga). voir aussi Maisonneuve (circonscription provinciale).

Attraits[modifier | modifier le code]

Marché Maisonneuve, dans Hochelaga-Maisonneuve

Stations de métro[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Musée virtuel
  2. Commission d'initiative et de développement économiques de Montréal, Le rêve industriel. Le patrimoine de Montréal : quartiers Hochelaga, Maisonneuve et Préfontaine, Montréal : CIDEM. 1987. Ville de Montréal. Les rues de Montréal. Répertoire historique. Montréal: Méridien, 1995.
  3. Dominique Forget, « Mon quartier me rend malade », L'Actualité, Montreal,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. (en) « Police issue warnings to Hochelaga-Maisonneuve sex workers », CTV News, Montreal,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. Steve Caron, « Prostitution : une zone de tolérance dans Hochelaga-Maisonneuve? », Journal Métro, Montreal,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. Ewan Sauves, « Hochelaga-Maisonneuve: des appartements pour les prostituées dès 2013 », La Presse, Montreal,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. « Une piquerie d’Hochelaga exaspère les voisins », Journal de Montréal, Montreal,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. « État des lieux de la gentrification dans Hochelaga-Maisonneuve », Le Devoir, Montreal,‎ (lire en ligne, consulté le )


Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]