Aéroport de Cartierville

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Aéroport de Cartierville
L’aéroport de Cartierville en 1946
L’aéroport de Cartierville en 1946
Localisation
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Québec
Ville Ville Saint-Laurent
Date d'ouverture 1911
Date de fermeture 1988
Coordonnées 45° 31′ 00″ nord, 73° 43′ 00″ ouest
Altitude 36 m (118 ft)

Géolocalisation sur la carte : Canada

(Voir situation sur carte : Canada)
YCV
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Géolocalisation sur la carte : Québec

(Voir situation sur carte : Québec)
YCV
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Pistes
Direction Longueur Surface
10/28 2 638 m (8 655 ft) béton
06/24 1 219 m (4 000 ft) asphalte
15/36 à renseigner asphalte
Informations aéronautiques
Code AITA YCV
Code OACI CYCV

L'aéroport de Cartierville (code AITA : YCV ; code OACI : CYCV) était un aéroport à Ville Saint-Laurent, au Québec, maintenant un arrondissement de Montréal. L'aéroport fut fermé en 1988 et transformé en développement domiciliaire, nommé Bois-Franc, par son propriétaire, la compagnie Bombardier Aéronautique.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’aéroport en 1929.

L'aéroport est créé en 1911, avant la Première Guerre mondiale, dans un secteur de la paroisse de Saint-Laurent appelé Bois-Franc et prend alors le nom de Bois-Franc Field. Il était situé le long de la route 117, devenue boulevard Marcel-Laurin, et du chemin Bois-Franc qui deviendra le boulevard Henri-Bourassa Ouest. Son développement s'est accéléré à partir de 1935 avec l'installation de la petite usine de construction d'avions de Noorduyn Aviation, rejointe en 1942 par celle de Vickers. Cette dernière, qui pris le nom de Canadair en 1944, connaît un essor considérable pendant la seconde Guerre mondiale. Des dizaines de milliers d'ouvriers participent à l’effort de guerre et une première banlieue pavillonnaire, le quartier Norvick (contraction de Noorduyn-vickers), est construite pour loger certains d'entre-eux à proximité immédiate. Ce secteur de la paroisse de Saint-Laurent fusionna ensuite avec la ville de Saint-Laurent.

Canadair utilisait les installations de l'aéroport de Cartierville pour les vols des appareils qu'elle produisait. Différentes composantes de l'usine furent construites autour de l'aéroport et on retrouvait une aérogare sur le boulevard Henri-Bourassa. L'aéroport fut utilisé par Canadair jusqu'en 1988, en particulier par les bombardiers d'eau Canadair CL-215 et CL-415. Il était également utilisé pour des vols nolisés, de la petite aviation et des écoles de vol, mais l'augmentation du trafic à l'aéroport de Dorval (devenu l'aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal), situé à proximité, amena à l'interdiction de son usage civil.

À cause de sa proximité avec l’aéroport de Dorval et de la similitude de ses pistes, Cartierville a été à plusieurs reprises confondu par des pilotes qui y ont atterrit. Le , le pilote d'un Douglas DC-9 d'Eastern Air Lines pris la piste principale de l'aéroport de Cartierville pour celle de Dorval et y atterrit. La piste étant plus petite que celle de Dorval, il ne put immédiatement repartir. Les ailes de l'avion furent déboulonnées et les pièces de l'appareil transportées vers Dorval par camion pour y être réassemblées.

Bombardier Aéronautique, qui avait fait l'acquisition de Canadair en 1986, restait le seul utilisateur. La compagnie a transféré l'assemblage final de ses appareils à ses installations de l'aéroport international Montréal-Mirabel, tout en gardant son usine en place. Bombardier vendit ensuite le terrain des pistes devenu enclavé dans le tissu urbain[1]. Le terrain est très bien situé près de voies majeures de transport, une gare de trains de banlieue de l'AMT (Bois-Franc) vers le centre-ville de Montréal et du métro Côte-Vertu. Le développement a donc été profitable.

Caractéristiques de l'aéroport[modifier | modifier le code]

  • Longueur de la piste : 2 638 mètres (8 792 pieds)
  • Élévation : 36 mètres (120 pieds)
  • WAC : 906
  • Longitude : 73° 43' 0" O
  • Latitude : 45° 31' 0" N

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Quartiers et développements: Bois-Francs », Ville de Montréal (consulté le 17 mai 2007)