Louis-Joseph Papineau

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Louis-Joseph Papineau
Illustration.
Portrait de Louis-Joseph Papineau de 1871.
Fonctions
Chef du Parti canadien, puis Parti patriote

(23 ans)
Prédécesseur James Stuart
Successeur Disparition du parti
Seigneur de La Petite-Nation

(37 ans)
Prédécesseur Joseph Papineau (son père)
Successeur Abolition du régime seigneurial
Député de Saint-Maurice à l'Assemblée législative de la province du Canada

(6 ans)
Prédécesseur François Lesieur Desaulniers
Successeur Joseph-Édouard Turcotte
Député de Montréal-Ouest n° 1 à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada

(24 ans)
Prédécesseur Étienne Nivard Saint-Dizier
Député de Kent n° 1 à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada

(6 ans)
Prédécesseur François Viger
Successeur Noël Breux
Biographie
Date de naissance Drapeau du Royaume-Uni Province de Québec
Lieu de naissance Montréal, Drapeau du Royaume-Uni Province de Québec
Date de décès (à 84 ans)
Lieu de décès Montebello, Drapeau du Canada Canada
Parti politique Parti canadien
(Parti patriote)
Père Joseph Papineau
Conjoint Julie Papineau
Profession Avocat

Signature de Louis-Joseph Papineau

Louis-Joseph Papineau, né le à Montréal et mort le à Montebello, est un homme politique, avocat et seigneur de La Petite-Nation[1],[2]. Il est le fils de Joseph Papineau, le beau-père de Napoléon Bourassa et le grand-père du journaliste Henri Bourassa.

Il fut député durant 28 ans et président de la Chambre d'assemblée du Bas-Canada durant 22 ans. Dès 1815, il est à la tête du Parti canadien (aussi appelé Parti patriote) qui lutte pour des réformes constitutionnelles fondées sur les principes britanniques. Il est de ce fait une figure centrale de la rébellion des Patriotes. Lorsque sa tête est mise à prix par les autorités coloniales britanniques en 1837, il s'exile aux États-Unis, puis en France. Il ne revient au pays qu'après l'amnistie générale de 1845.

Il reste, aujourd'hui encore, l'un des grands symboles du nationalisme québécois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Le jeune Louis-Joseph, âgé d'environ 10 ans, pastel de Louis Dulongpré.

Louis-Joseph Papineau est né le à Montréal et il est baptisé le même jour à l'église Notre-Dame de Montréal[3]. Il est le fils de Joseph Papineau, notaire et politicien, et de Rosalie Cherrier, fille de François-Pierre Cherrier, marchand et capitaine de milice[4]. Son parrain est Louis Payet, le curé qui a célébré le baptême, et sa marraine est Marie-Anne Cherrier, veuve de Toussaint Lecavelier. L'arrière-grand père paternel de Louis-Joseph Papineau, Samuel Papineau, est né à Montigny et arriva au Canada au tournant du 18e siècle en tant que soldat de la marine[5]. Il épousa Catherine Quevillon, de Pointe-aux-Trembles, en 1705 à Montréal[5].

En 1802, le père du jeune Louis-Joseph devient seigneur en achetant la seigneurie de La Petite-Nation au séminaire de Québec. La famille entre ainsi dans la bourgeoisie canadienne-française. Une fois ses études primaires terminées, le jeune Louis-Joseph entre au Collège Saint-Raphael, dirigé par les Sulpiciens de Montréal, puis au Petit Séminaire de Québec. en 1802[4]. Il est décrit comme un élève doué mais peu porté sur ses études. Avide lecteur, il s'initie aux ouvrages du Siècle des Lumières grâce à la bibliothèque personnelle de son père et développe déjà ses talents d'orateur par le biais de discours devant ses compagnons de classe qui impressionnent ses professeurs[4].

Philippe Aubert de Gaspé, qui était au séminaire en même temps que lui, écrit : « La renommée du jeune Papineau l'avait précédé avant même son entrée au séminaire de Québec. Tout faisait présager, dès lors, une carrière brillante à cet enfant précoce, passionné pour la lecture et dont l'esprit était déjà plus orné que celui de la plupart des élèves qui achevaient leur cours d'études »[réf. souhaitée]. En 1804, il commence sa cléricature auprès de Denis-Benjamin Viger, son cousin[4]. En 1810, il complète des études en droit[4].

Vie publique[modifier | modifier le code]

Député et orateur[modifier | modifier le code]

Suivant les traces de son père, il délaisse quelque peu la pratique du droit et s'implique en politique. Élu dans le comté de Kent à l'élection générale de 1808, il entre au Parlement du Bas-Canada à l'âge de 22 ans[4]. Il se joint alors au Parti canadien, qui est largement majoritaire en chambre et au sein duquel son père s'est beaucoup impliqué (il milite pour l'obtention d'une chambre d'Assemblée dans les années 1780 et est élu au premier parlement du Bas-Canada en 1792)[4]. Louis-Joseph Papineau peut également compter sur ses cousins Denis-Benjamin, Jacques et Louis Viger[4]. Ils sont parfois appelés la «clique Papineau» ou la «Vigerie»[4]. Il ne se fait pas énormément remarquer lors de son premier mandat comme député[4].

Lors de la Guerre de 1812, opposant les États-Unis aux colonies britanniques d'Amérique du Nord, Louis-Joseph Papineau sert comme officier de milice du Bas-Canada[4]. Il passe la majeure partie du conflit dans un fort du Haut-Canada, à la frontière entre la colonie britannique et les États-Unis[4]. La guerre permet à Papineau d'afficher son loyalisme et facilite sa réélection au Parlement[4]. Le Parti canadien est alors persécuté par les autorités, qui ferment Le Canadien, l'organe de presse du parti, et emprisonnent son chef Pierre-Stanislas Bédard[4].

Le , il est élu Orateur (speaker, c'est-à-dire président) de la Chambre d'assemblée du Bas-Canada. La même année, il succède à Pierre-Stanislas Bédard et devient chef du Parti canadien. Il poursuit la politique du parti qui lutte contre le favoritisme dans l'attribution des postes de fonctionnaires et dénonce les abus des conseils législatif et exécutif nommés par le gouverneur. C'est durant cette période, en avril 1818, qu'il épouse Julie Bruneau (qui devient Julie Papineau), avec qui il aura 9 enfants[4]. Il tiendra une importante correspondance avec sa femme, notamment durant les longs mois d'hiver durant lesquels il est pris à Québec. Cette dernière offre une riche perspective sur la vie familiale du couple et les orientations politiques de Louis-Joseph Papineau[4]. En 1820, il refuse une place dans le conseil législatif formé par le gouverneur Dalhousie.

Au début de sa carrière politique, Papineau est un monarchiste convaincu, adepte des thèses d'Edmund Burke, qui appuyait le système politique britannique et n'avait pas alors d'intérêt pour celui des États-Unis. À l'occasion de la mort du roi George III du Royaume-Uni en 1820, il prononça un discours contre la France de Louis XV et pour le régime britannique dont des copies circulèrent jusqu'en Angleterre[6]. Papineau y vante notamment certains mérites de la Conquête de 1760, qui aurait permis aux Canadiens de vivre sous un régime leur permettant une liberté politique[4]. Il insiste toutefois sur la nécessité de rester indépendants et vigilants quant à de potentielles situations de corruption ou de tyrannie[4].

Sa femme Julie et sa fille Ézilda Papineau.

À l'automne 1822, un projet de loi, mis de l'avant par l'influent lobby des marchands bas-canadiens (à Londres et à l'insu de l'Assemblée législative), propose la fusion des colonies du Haut-Canada et du Bas-Canada[4]. Louis-Joseph Papineau et John Nelson sont alors désignés comme représentants du Bas-Canada auprès du gouvernement impérial et ont pour mandat de s'opposer à cette réforme législative[4]. L'opposition anti-unioniste, composée notamment de seigneurs, de réformistes et de membres du clergé canadien, s'organise alors et initie une pétition qui récolte plus de 60 000 signatures[4]. En janvier 1823, Papineau et Nelson vont présenter ce document au gouvernement impérial, à Londres[4]. Bien que le projet d'union soit abandonné face à la grogne du Bas-Canada, Papineau étire son voyage en Angleterre de plusieurs mois afin de s'assurer qu'un tel projet ne soit pas réitéré[4].

Le voyage en Angleterre marquera un tournant dans les idées politiques du jeune Louis-Joseph Papineau[4]. Il est marqué par les inégalités de richesse qu'il observe dans les villes anglaises, dominées par l'aristocratie et la bourgeoisie marchande et terrienne, et outré par l'exclusion d'une vaste majorité de la population du suffrage (seul 5% des Anglais y ont accès)[4]. Cette constatation et la crise de l'union lui font prendre conscience du potentiel des colonies d'Amérique du Nord et amorcent chez Papineau une remise en question du système politique britannique[4]. Il développe d'ailleurs à l'époque une admiration pour le projet politique des États-Unis, qu'il considère comme étant supérieur à celui de la métropole britannique et destiné à un bel avenir[4].

La lutte pour réformer le Bas-Canada[modifier | modifier le code]

Louis-Joseph Papineau rentre au pays à l'automne 1823[4]. Durant son absence, c'est Joseph-Rémi Vallières qui est devenu président de l'Assemblée[4]. Papineau est réélu à ce poste en 1825[4]. Il est également toujours chef du Parti canadien, dont les membres s'identifient désormais comme étant «Patriotes» (ce qui transforme le Parti canadien en «Parti patriote»)[4]. À l'époque, les réformistes créent deux nouveaux journaux, La Minerve (1826) et le Irish Vindicator (1827), afin de mettre de l'avant leurs idées de réforme et leur mécontentent quant au système politique bas-canadien[4].

Ce mécontentement se cristallise durant la «crise des subsides», durant laquelle les réformistes reprochent au gouvernement colonial sa gestion antidémocratique des fonds publics[4]. Dans diverses chroniques sous pseudonymes, Louis-Joseph Papineau critique avec véhémence les «bureaucrates», qu'il qualifie d'«oiseaux de proie» ou encore de «voleurs»[4]. Le gouverneur colonial, George Ramsay, comte de Dalhousie, est à l'époque farouchement opposé aux revendications des Patriotes[4]. Rejetant leurs demandes, il va jusqu'à dissoudre l'Assemblée mais ces derniers sont facilement réélus[4]. La résistance s'organise alors contre le gouverneur Ramsay[4]. Une pétition de 87 000 noms est présentée aux autorités coloniales de Londres et le pouvoir britannique désavoue le gouverneur. Ce dernier quitte son poste en 1828. Cette victoire assure à Papineau une influence et un prestige encore plus importants parmi les réformistes[4].

À la fin des années 1820, suite à la crise de l'union, de son voyage en Angleterre et de l'intransigeance du gouverneur Ramsay, Louis-Joseph Papineau adopte des positions idéologiques résolument républicaines[4]. Inspiré par l'exemple des États-Unis, il considère que les vieux principes aristocratiques européens freinent le développement de la démocratie au Bas-Canada[4]. Il plaide pour l'école laïque (il est inspiré par le système scolaire de l'État de New York), dénonce les privilèges et les monopoles, revendique une réforme du système de jurés et demande le contrôle des banques par l'Assemblée[4]. En 1831, il contribue, par son rôle prépondérant dans l'Assemblée, à faire voter une loi garantissant l'égalité politique de tous les citoyens, sans égard à la religion. Ceci permit entre autres aux Juifs de tenir des registres civils dans le pays et d'accéder aux fonctions publiques. Cette loi fut un précédent dans l'histoire de l'Empire britannique.

Portrait en 1836, par Antoine Plamondon.

Le libéralisme de Papineau a toutefois évidemment ses limites. Dans La Minerve du , Papineau dénonce le fait que certaines femmes mariées utilisent un vide juridique de l'Acte constitutionnel de 1791 pour voter aux élections. Il écrit : « Il est odieux de voir traîner aux hustings des femmes par leurs maris, des filles par leurs pères souvent contre leur volonté. L’intérêt public, la décence, la modestie du sexe exigent que ces scandales ne se répètent plus »[7]. En 1849, le gouvernement La Fontaine-Baldwin « corrige cette irrégularité historique en interdisant aux femmes de voter »[7].

La mise en place d'un Conseil législatif élu devient l'une des principales revendications des parlementaires à compter de 1833[8]. À l'automne 1834, sous le leadership de Louis-Joseph Papineau, le Parti patriote remporte une écrasante majorité à la Chambre d'assemblée (77 des 88 sièges[4])[9]. En février 1835, Papineau fait adopter par la Chambre les 92 résolutions (il participe également au comité de rédaction), un document d'inspiration républicaine qui exige de la Grande-Bretagne des réformes démocratiques: une refonte du système gouvernemental (inspiré des États-Unis), un gouvernement responsable, le contrôle des dépenses publiques par l'Assemblée ou encore une stricte égalité de tous devant la loi[10]. Le document est officiellement présenté aux autorités impériales, à Londres[4].

Le dépôt du document mène à une commission d'enquête dirigée par le nouveau gouverneur, Lord Gosford. L'enthousiasme est de courte durée: les demandes des 92 résolutions sont en majeure partie refusées par le pouvoir britannique, qui y répond par le biais des 10 résolutions de Russell[10]. En plus de balayer les revendications des Patriotes, ces 10 résolutions vont même renforcer le pouvoir du Conseil exécutif du Bas-Canada (nommé par le gouverneur) sur l'Assemblée (démocratiquement élue). Cette impasse politique suscite un vif émoi au sein des milieux réformistes[10], ce qui mène à des boycotts, un refus d'étudier de nouvelles législations, des démissions en masse de fonctionnaires sympathiques aux revendications patriotes (dont des juges de paix) et l'organisation de grandes assemblées de protestations entre mai et novembre 1837[11]. Selon l'historien Gilles Laporte, ces dernières ont pour objectif de «désavouer publiquement le gouvernement colonial et d’en appeler à la création d’institutions parallèles issues du consentement des gouvernés»[10].

Rébellion des patriotes[modifier | modifier le code]

Papineau prononçant un discours à l'Assemblée des six-comtés.

Le plus important des rassemblements patriotes se déroule à Saint-Charles-sur-Richelieu les 23 et 24 octobre 1837: c'est l'Assemblée des six-comtés[10]. Près de 5000 personnes assistent alors à cette grande assemblée présidée par Wolfred Nelson[10]. Plusieurs figures de proue du mouvement patriote (Papineau, Denis-Benjamin Viger, Louis Lacoste, Édouard-Étienne Rodier, Cyrille-Hector-Octave Côté, Édouard Mailhot, Thomas Storrow Brown, Amury Girod) s'adressent alors à la foule, présentant chacun ses perspectives quant aux moyens à adopter face à l'intransigeance du gouvernement colonial[10]. Bien qu'il soit accueilli en héros par la foule, Papineau est porteur d'un discours qui contraste avec celui de ses camarades. Plus modéré, il veut éviter le soulèvement armé et favorise la désobéissance civile et le boycott économique comme moyens d'action[10]. Il espère aussi que les Britanniques, forts de leur expérience avec la colonie Américaine en 1776, agissent différemment avec le Canada[12]. Louis-Joseph Papineau se différencie également des plus radicaux de son parti en s'opposant à une abolition sans compensation du régime seigneurial. Cette position lui sera d'ailleurs reprochée plus tard par Robert Nelson: «Papineau nous abandonnés, et cela pour des motifs personnels et familiaux concernant les seigneuries et son amour invétéré pour les vieilles lois françaises[13]».

Affiche bilingue de 1837 offrant une récompense pour la capture de Papineau.

Papineau ne parvient pas à modérer l'aile radicale de son parti[10]. Des bagarres de rue éclatent notamment à Montréal, le 6 novembre, alors que les Fils de la Liberté affrontent les paramilitaires loyalistes du Doric Club[10]. Le même jour, ces derniers vont jusqu'à fracasser les vitres de la maison de Louis-Joseph Papineau[10]. Le 16 novembre, les autorités britanniques émettent des mandats d'arrêt contre 26 chefs patriotes en raison de leur participation à l'Assemblée des six-comtés[10]. Papineau quitte Montréal le . Il gagne alors la région du Richelieu où il est reçu chez des proches. Le 28 novembre 1837, accompagné d'Edmund Bailey O'Callaghan, il quitte le Bas-Canada pour les États-Unis, à travers Alburg Springs (Vermont): c'est le début d'un exil qui durera 7 ans[4].

Exil aux États-Unis et en France[modifier | modifier le code]

Portrait de Louis-Joseph Papineau par Théophile Hamel.

À son arrivée aux États-Unis, il est accueilli à la maison familiale de son ami, le juge Reuben Hyde Walworth, à Saratoga dans l'État de New York. Il s'affaire ensuite à faire passer sa femme et ses enfants aux États-Unis[4]. Son fils, Amédée Papineau, le rejoint en décembre 1837[4]. Il loge ensuite chez son ami James Porter, greffier à la cour de la chancellerie de l'État et ancien représentant démocrate à l'Assemblée de New York et au Congrès, à Washington[4]. Il continuera d'ailleurs de côtoyer les élites américaines durant son exil aux États-Unis. Son réseau de contacts contient notamment John Ellis Wool, général américain qui se montre favorable à la cause des Patriotes[4]. Julie Papineau ne pourra rejoindre son mari aux États-Unis qu'en juin 1838, après 7 mois de séparation ponctués de rumeurs de décès ou de capture[4].

Au début de son exil, Papineau constate un certain intérêt pour la cause Patriotes chez ses voisins du sud. Il ne parvient toutefois pas à se procurer de l'argent ou des armes pour appuyer l'insurrection[4]. Pendant un certain temps, Louis-Joseph Papineau tente d'obtenir l'appui du président américain Martin Van Buren à travers ses contacts parmi les élites américaines, mais sans succès[4]. Les dirigeants étasuniens ne veulent pas risquer des représailles anglaises en cas d'appui aux Patriotes[4]. Le 5 janvier 1838, le gouvernement des États-Unis promulgue même une loi interdisant à tout citoyen américain de participer à l'insurrection canadienne[4].

Malgré la politique de neutralité du gouvernement américain, certains Patriotes radicaux exilés aux États-Unis insistent sur la nécessité de la lutte armée[4]. En janvier 1838, ces derniers se réunissent en compagnie de Papineau à Middlebuy, au Vermont[4]. Ce dernier refuse alors l'insurrection armée, croyant peu aux chances de succès d'une telle campagne sans l'appui des Américains[4]. Les Patriotes plus radicaux accusent alors Papineau de lâcheté et certains insistent même pour l'écarter du mouvement[4]. L'historien Louis-Georges Harvey explique qu'il existe plusieurs interprétations historiographiques quant à l'attitude du chef patriote:

«Certains contemporains et certains historiens prétendent que Papineau aurait refusé de participer à cette nouvelle campagne parce que les radicaux avaient consigné l’abolition du régime seigneurial dans leur déclaration d’indépendance proclamant la république du Bas-Canada. Les interprétations récentes laissent croire que Papineau aurait accepté l’abolition du régime seigneurial si l’on avait prévu de compenser les seigneurs, mais surtout s’il avait cru aux chances de succès du plan d’invasion du Bas-Canada proposé par les radicaux[4]

Le , il quitte New York pour Paris, où il espère gagner l'appui de la France à la cause du Canada français. Il arrive en France le 5 mars 1839 et constate rapidement le peu d'intérêt du gouvernement français pour la cause des Patriotes[4]. Ce n'est pas une grande surprise pour Papineau, puisqu'il avait été prévenu par l'ambassadeur français à New-York lors de son séjour aux États-Unis[4]. À l'époque, les Républicains ne sont pas au pouvoir et le gouvernement français ne veut pas risquer de provoquer les Anglais en appuyant les rébellions[4]. Malgré les sympathies de plusieurs politiciens influents dont Lamartine et Lamennais, la France de Louis-Philippe reste neutre dans le conflit entre la Grande-Bretagne et ses colonies canadiennes. Certains historiens voient d'ailleurs le voyage de Papineau en France comme un geste désespéré ou même comme une stratégie des Patriotes radicaux pour l'écarter du mouvement[4]. Louis-Georges Harvey soutient quant à lui que les rebelles bas-canadiens cultivaient encore l'espoir d'un appui français ou d'une guerre entre les États-Unis et l'Angleterre[4].

Malgré les difficultés que rencontre sa mission diplomatique, Louis-Joseph Papineau ne reste pas les bras croisés en France. En avril 1839, il publie l'Histoire de l'insurrection du Canada en réfutation du Rapport de Lord Durham dans la revue Progrès[4]. Comme l'indique son titre, cette publication se veut une réponse au Rapport Durham (officiellement le Rapport sur les affaires de l'Amérique du Nord britannique) de février 1839, qui recommande l'assimilation linguistique et culturelle des Canadiens français suite aux Rébellions des Patriotes[4]. Dans son Histoire de l'insurrection du Canada, Papineau présente le Rapport Durham comme une preuve du despotisme du régime colonial anglais, critique les «agitateurs torys» (dont Adam Thom, éditeur du Montreal Herald) qui le supporte et donne des exemples de la tyrannie dont fait preuve le régime anglais (l'exécution de prisonniers politiques, par exemple)[4].

À la fin de l'année 1839, Louis-Joseph Papineau est rejoint par sa femme Julie (avec qui il garde un contact épistolaire) et ses enfants (sauf Amédée) à Paris[4]. Durant les années suivantes, la famille vit de grandes difficultés financières alors qu'elle est forcée à s'endetter pour subvenir aux besoins du quotidien[4]. Les Papineau se voient même forcés de vendre certaines de leurs propriétés à Montréal[4]. Julie et les enfants retournent au Bas-Canada en juin 1843, alors qu'Amédée s'assure de louer une maison à Montréal[4]. Lactance, qui étudie la médecine en France, les rejoint à l'automne de la même année[4]. Louis-Joseph Papineau, après sept longues années d'exil, quitte la France pour retrouver sa patrie en 1845[4].

Retour en politique et dernières années[modifier | modifier le code]

Papineau, vers 1852.

À son retour au pays, Louis-Joseph Papineau est confronté à un paysage politique qui s'est grandement métamorphosé: l'Acte d'Union de 1840 a provoqué la fusion des colonies du Haut-Canada et du Bas-Canada (créant alors le Canada-Uni)[4]. Cette fusion met en minorité les Canadiens français et cimente la domination politique des anglophones sur le territoire[4]. Papineau considère donc l'Acte d'Union comme un «arrêt de mort pour la nationalité canadienne» (pour reprendre les termes de Louis-Georges Harvey)[4].

En 1848, il est élu au nouveau Parlement du Canada-Uni dans le comté de Saint-Maurice. En sérieux désaccord avec la politique du parti réformiste de Louis-Hippolyte La Fontaine, notamment parce Papineau veut défaire l'union, il rompt les rangs et se fait député indépendant. À l'époque, la stratégie de La Fontaine consiste en une alliance avec les réformistes du Haut-Canada afin de constituer une majorité parlementaire et exiger un gouvernement responsable[4]. Républicain convaincu et inspiré par les républiques des États-Unis et de France, Louis-Joseph Papineau finit quant à lui par soutenir le mouvement revendiquant l'annexion aux États-Unis[4]. Pourtant, l'élan qu'il donnait au mouvement des Patriotes avant son exil allait plutôt dans le sens d'une indépendance du Bas-Canada, du moins à long terme. Mais devant l'imposition de l'Acte d'Union en 1840, il est d'avis que le statut d'État dans la fédération américaine serait préférable pour ses compatriotes de l'ancien Bas-Canada[4].

Toujours en rupture avec le parti mené par La Fontaine, Papineau participe à la création du Parti rouge. Il est également en froid avec certains anciens compagnons de lutte, à l'image de Wolfred Nelson qui l'accuse d'avoir lâchement fui durant les rébellions de 1838[4]. Il s'isole encore plus alors qu'il continue de défendre le régime seigneurial, que plusieurs libéraux radicaux tentent d'abolir à l'époque[4]. Il est défait à l'élection de 1851, mais est toutefois élu lors d'élections partielles l'année suivante (il représente alors le comté de Deux-Montagnes). Il ne se présente pas comme candidat aux élections de 1854. Louis-Joseph Papineau se retire de la vie publique peu après et ne réapparaît que pour tenir une conférence à l'Institut canadien de Montréal en .

Mort[modifier | modifier le code]

Une carte postale du manoir des Papineau, à Montebello.

Louis-Joseph Papineau meurt d'une pneumonie à son manoir de Montebello, le [4].

Pensée[modifier | modifier le code]

Les orientations idéologiques de Louis-Joseph Papineau ont fait par le passé et font aujourd'hui l'objet d'importants débats historiographiques. La pensée de Papineau est particulièrement intéressante de par les contrastes qui l'animent: une admiration initiale du système politique britannique puis la passion pour les États-Unis, le monarchisme des débuts et le républicanisme, la cohabitation d'une défense du régime seigneurial et de profondes convictions républicaines.

Héritage[modifier | modifier le code]

Chapelle funéraire de Papineau à Montebello.

Papineau est resté comme l'une des grandes personnalités politiques québécoises du XIXe siècle.

Dans un livre publié en 2003, aux éditions du Septentrion : Mensonges et vérités dans les Souvenirs de Félix Poutré[14], Marc Collin démontre que l'image du Papineau des Rébellions qui part fut dénaturée dans cette pièce de théâtre (Échappé de la potence : souvenir d'un prisonnier d'État canadien en 1838[15]).

Philippe Aubert de Gaspé, traduisant un sentiment répandu chez les Canadiens français de l'époque, écrit au sujet de Papineau dans ses Mémoires : « La vie politique de ce grand homme est gravée, par le burin de l'histoire, en caractères indélébiles ; les luttes qu'il a soutenues pour conserver intacte une constitution octroyée par la Grande-Bretagne, et dont l'oligarchie du Canada s'efforçait depuis longtemps d'arracher lambeaux sur lambeaux, sont inscrites en lettres de feu dans le cœur de ses compatriotes[16] ».

Le , Pauline Marois, première ministre du Québec, inaugure un monument à sa mémoire à Saint-Denis-sur-Richelieu.

Famille[modifier | modifier le code]

Papineau a épousé Julie Bruneau (devenue Julie Papineau) à Québec le . Ensemble ils ont 9 enfants, dont 5 atteignirent l'âge adulte: Amédée Papineau (1819-1903), Lactance Papineau (1822- 1862), Ézilda Papineau (1828-1894) et Azélie Papineau (1834-1869)[17].

Azélie fut mariée au peintre et architecte Napoléon Bourassa (1827-1916); parmi leurs enfants, on compte le célèbre journaliste Henri Bourassa, fondateur du journal Le Devoir.

Galerie[modifier | modifier le code]


Œuvres[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

Lithographie[modifier | modifier le code]

  • Gerome Fassio, d'après Antoine Maurin, Louis-Joseph Papineau, 1844, lithographie, 37,8 x 30,7 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[21].

Sculptures[modifier | modifier le code]

  • Louis-Philippe Hébert, d'après Napoléon Bourassa, Louis-Joseph Papineau, 1874, plâtre, 28,8 x 14 x 11,5 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[22].
  • Louis-Philippe Hébert, Louis-Joseph Papineau, 1887, plâtre peint crème et brun, 75 x 28 x 24 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[23].
  • Napoléon Bourassa, Louis-Joseph Papineau, 1900, plâtre patiné, 72 x 60,4 x 13,1 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[24].
  • Napoléon Bourassa, Louis-Joseph Papineau, 1900, plâtre patiné, 48 x 37 x 10 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[25].
  • Napoléon Bourassa, Louis-Joseph Papineau, 1900, plâtre patiné, 48 x 37 x 10 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[26].
  • Napoléon Bourassa, Louis-Joseph Papineau, 1900, plâtre teinté, 58 x 45,5 x 10 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[27].
  • Napoléon Bourassa, Louis-Joseph Papineau, 1900, plâtre, 58 x 45,5 x 10 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[28].
  • Napoléon Bourassa, Louis-Joseph Papineau, 1900, plâtre patiné, 48 x 37 x 10 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[29].
  • Napoléon Bourassa, Louis-Joseph Papineau, 1900, plâtre patiné, 47 x 36 x 10 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[30].

Photographies[modifier | modifier le code]

  • Jules-Isaïe Benoît, dit Livernois, Louis-Joseph Papineau. Photographie d'un tableau de Théophile Hamel, 1863, épreuve à la gélatine argentique, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[31].
  • Inconnu, Louis-Joseph Papineau, de l'album Eugène-Hamel, vers 1865, épreuve à l'albumine argentique, 9,8 x 5,1 cm (carte); 7,8 x 4,6 cm (image), Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[32].
  • Henri-Napoléon Grenier, Louis-Joseph Papineau, de l'album de collection dit de Napoléon Garneau, 1870-1871, épreuve à l'albumine argentique, 10,2 x 6,3 cm (carte); 9,5 x 5,9 cm (image), Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[33].
  • Inconnu, Le Musée du manoir Papineau, à Montebello, vers 1895, épreuve à la gélatine argentique, 25,3 x 30,3 cm (carton); 16,3 x 21,3 cm (image), Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[34].

Photogravure[modifier | modifier le code]

  • Napoléon Bourassa, Louis-Joseph Papineau, vers 1900, photogravure et rehauts de craie sur papier collé sur carton, 13,5 x 9 cm (papier); 38,1 x 29,2 cm (carton), Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[35].

Dessin[modifier | modifier le code]

  • Jobson Paradis, La Chapelle funéraire Papineau, Montebello, entre 1900 et 1915, fusain et craie sur papier, 23,4 x 28,6 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[36].

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

Un fonds d'archives de la Famille Papineau est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[37]. Il y a aussi un collection Famille Papineau à Bibliothèque et Archives Canada[38].

Chronologie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fernand Ouellet. « Papineau, Louis-Joseph » dans le Dictionnaire biographique du Canada en ligne, Université de Toronto et Université Laval, 2000, consulté le 26 janvier 2009
  2. James Marsh, « Papineau, Louis-Joseph », sur L'Encyclopédie canadienne (consulté le 27 juillet 2011)
  3. Extrait du registre des baptêmes (1786) de la paroisse Notre-Dame de Montréal : Baptême de Louis Joseph Papineau - Le sept d'octobre de l'an mil sept cent quatre-vingt six par moi prêtre soussigné a été baptisé Louis Joseph né de ce jour fils légitime de Maître Joseph Papineau Notaire Royal et de Rosalie Cherrier son épouse. Le parrain a été Louis Payet prêtre soussigné, la marraine Marie-Anne Cherrier veuve de Toussaint Lecavelier, qui ont signé avec le père de l'enfant présent. Signé : Mariane Cherrier ; Lecavelier ; Jsph Papineau ; Payet prêtre miss.
  4. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae af ag ah ai aj ak al am an ao ap aq ar as at au av aw ax ay az ba bb bc bd be bf bg bh bi bj bk bl bm bn bo bp bq br bs bt bu bv bw bx by bz ca cb et cc Louis-Georges Harvey, « Louis-Joseph (1786-1871) et Julie Papineau (1795-1862) - La Fondation Lionel-Groulx », sur www.fondationlionelgroulx.org (consulté le 10 juin 2020)
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  6. Joyal, Serge (2013). Le mythe de Napoléon au Canada français. Montréal : Bel Busso Éditeur.
  7. a et b Directeur général des élections du Québec, « Droit de vote des Québécoises - Pas à pas, la quête des Québécoises pour l’égalité politique » (consulté le 25 octobre 2012)
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  12. Romain Gaudreault, Résistance et collaboration en pays conquis, L'Action Nationale, septembre 2010, page 44
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  14. « Mensonges et vérités dans les Souvenirs de Félix Poutré [ressource électronique] / Marc Collin | », sur iris.banq.qc.ca (consulté le 12 janvier 2017)
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  31. « Louis-Joseph Papineau. Photographie d'un tableau de Théophile Hamel - Livernois, Jules-Isaïe Benoît, dit », sur Collections | MNBAQ (consulté le 24 février 2020)
  32. « Louis-Joseph Papineau, de l'album Eugène-Hamel - Inconnu », sur Collections | MNBAQ (consulté le 24 février 2020)
  33. « Louis-Joseph Papineau, de l'album de collection dit de Napoléon Garneau - Grenier, Henri-Napoléon », sur Collections | MNBAQ (consulté le 24 février 2020)
  34. « Le Musée du manoir Papineau, à Montebello - Inconnu », sur Collections | MNBAQ (consulté le 24 février 2020)
  35. « Louis-Joseph Papineau - Bourassa, Napoléon », sur Collections | MNBAQ (consulté le 24 février 2020)
  36. « La Chapelle funéraire Papineau, Montebello - Paradis, Jobson », sur Collections | MNBAQ (consulté le 24 février 2020)
  37. Fonds Famille Papineau (P7) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
  38. « Collection de la famille Papineau, Bibliothèque et Archives Canada »

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Yvan Lamonde et Claude Larin ont produit une « Bibliographie chronologique des études sur Louis-Joseph Papineau » dans leur ouvrage Louis-Joseph Papineau. Un demi-siècle de combats. Interventions publiques, Montréal, Éditions Fides, 1998, p. 656-662. Cette bibliographie couvre toutes les études publiées entre 1871 et 1997.

Le site web La bibliothèque indépendantiste présente également une bibliographie exhaustive de tous les écrits par et à propos de Louis-Joseph Papineau.

Ouvrages généraux récents sur la période

  • Anne-Marie Sicotte, Histoire inédite des Patriotes : un peuple libre en images, Montréal, Éditions Fides, (1re éd. 2016), 445 p. (ISBN 9782762143324, présentation en ligne)
  • Gilles Laporte, Brève histoire des Patriotes, Québec, Éditions du Septentrion, , 374 p. (ISBN 9782894488171, présentation en ligne)
  • Laurent-Olivier David, Les Patriotes de 1837-1838 : nouvelle édition revue et corrigée, Montréal, Lux éditeur, (1re éd. 1884), 335 p. (ISBN 978-2-89596-050-8, présentation en ligne)
  • Gilles Laporte, Patriotes et Loyaux : mobilisation politique et leadership régional en 1837-1838, Québec, Éditions du Septentrion, , 416 p. (ISBN 2-89448-382-1, présentation en ligne)
  • Gérard Filteau, Histoire des patriotes, Québec, Septentrion, (1re éd. 1938), 628 p. (ISBN 2-89448-341-4, présentation en ligne)
  • Allan Greer, Habitants et patriotes : la Rébellion de 1837 dans les campagnes du Bas-Canada, Montréal, Éditions du Boréal, (1re éd. 1993), 370 p. (présentation en ligne)
  • Elinor Kyte Senior, Les habits rouges et les patriotes, Montréal, VLB éditeur, (1re éd. 1985), 310 p. (ISBN 978-2-89005-665-7, présentation en ligne)
  • Jean-Paul Bernard, Les Rébellions de 1837-1838 : les patriotes du Bas-Canada dans la mémoire collective et chez les historiens, Montréal, Boréal Express, , 349 p. (ISBN 2890520838)

Biographies, études, essais et autres ouvrages

  • Yvan Lamonde, Aux quatre chemins : Papineau, Parent, La Fontaine et le révolutionnaire Côté en 1837 et 1838, Montréal, Lux éditeur, , 242 p. (ISBN 9782895962731, présentation en ligne)
  • Julie Guyot, Les insoumis de l'Empire : Le refus de la domination coloniale au Bas-Canada et en Irlande. 1790-1840, Québec, Éditions du Septentrion, , 227 p. (ISBN 9782894488546, présentation en ligne)
  • Yvan Lamonde, Fais ce que dois, advienne que pourra : Papineau et l'idée de nationalité, Montréal, Lux éditeur, , 244 p. (ISBN 9782895962038, présentation en ligne)
  • Yvan Lamonde, Papineau : Erreur sur la personne, Montréal, Éditions du Boréal, , 208 p. (ISBN 9782764621998, présentation en ligne)
  • Yvan Lamonde, Signé Papineau : La correspondance d’un exilé, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, , 286 p. (ISBN 978-2-7606-2159-6, présentation en ligne)
  • François Labonté, Alias Anthony St-John : Les Patriotes canadiens aux États-Unis, décembre 1837 - mai 1838, première partie, Québec, Presses de l'Université Laval, , 296 p. (ISBN 2-7637-8139-X, présentation en ligne)
  • Ève Circé-Côté, Papineau : son influence sur la pensée canadienne, Montréal, Lux éditeur, (1re éd. 1924), 272 p. (ISBN 9782922494549, présentation en ligne)
  • Marguerite Paulin, Louis-Joseph Papineau : Le grand tribun, le pacifiste, Montréal, XYZ éditeur, , 205 p. (ISBN 9782892612806, présentation en ligne)
  • Nadeau Papineau, Louis-Joseph Papineau, Montréal, Lidec, , 60 p. (ISBN 2-7608-7019-7)
  • Michel Bédard, Louis-Joseph Papineau : synthèse préliminaire des connaissances sur l'homme politique et le seigneur, Québec, Parcs Canada, , 359 p.
  • Fernand Ippersiel, Les Cousins ennemis : Louis-Joseph Papineau et Jean-Jacques Lartigue, Montréal, Guérin littérature, , 254 p. (ISBN 2760124061)
  • Robert Rumilly, Papineau et son temps, t. 2 : 1838-1871, Montréal, Éditions Fides, , 594 p. (ISBN 0775506605)
  • Robert Rumilly, Papineau et son temps, t. 1 : 1791-1838, Montréal, Éditions Fides, , 643 p. (ISBN 0775506591)
  • Fernand Ouellet, Louis-Joseph Papineau. Un être divisé, Ottawa, Société historique du Canada, , 24 p. (lire en ligne)
  • Benjamin Sulte, Papineau et son temps, Montréal, G. Ducharme, libraire-éditeur, (1re éd. 1899), 96 p. (lire en ligne)
  • Alfred Duclos de Celles, Papineau, 1786–1871, Montréal, Librairie Beauchemin, , 243 p. (lire en ligne)
  • Laurent-Olivier David, Les deux Papineau, Montréal, Eusèbe Senécal & fils, imprimeurs, , 120 p. (lire en ligne)
  • Louis-Antoine Dessaulles, Papineau et Nelson. Blanc et noir... et la lumière fut faite, Montréal, : des presses de L'Avenir, , 83 p. (lire en ligne)
  • Charles-Clément Sabrevois de Bleury, Réfutation de l'écrit de Louis Joseph Papineau [...], Montréal, John Lovell, , 136 p. (lire en ligne)

Mémoires et thèses

  • Olivier Guimond, La trahison d'un amoureux des « vieilles lois françaises »? Louis-Joseph Papineau et le paradoxe du seigneur républicain (thèse de doctorat en histoire), Université de Sherbrooke, , 296 p. (lire en ligne)
  • Julie Guyot, Comparaison des discours publics de Theobald Wolfe Tone (Irlande) et de Louis-Joseph Papineau (Bas-Canada) sur le lien à la Grande-Bretagne et sur la constitution (mémoire de maîtrise en histoire), Montréal, Université du Québec à Montréal, , 227 p. (lire en ligne)
  • Claude Larin, Rhétorique des discours politiques de Louis-Joseph Papineau: 1830-1837 (mémoire de maîtrise en lettres), Montréal, Université McGill, , 151 p. (lire en ligne)
  • François Bernier, Étude analytique et critique de la controverse sur la question de la «fuite» de Papineau de Saint-Denis le 23 novembre 1837 (mémoire de maîtrise en histoire), Montréal, Université de Montréal, , 159 p.
  • Louis Balthazar, Les idées politiques de Louis-Joseph Papineau (thèse de doctorat en sciences politiques), Université Harvard, , 227 p.
  • (en) Margeret Joyce Crooks, Louis-Joseph Papineau and the Society which produced him (mémoire de maîtrise en histoire), Toronto, Queen's University, , 318 p.

Articles, chapitres, sites web

  • Louis-Georges Harvey, « Louis-Joseph (1786-1871) et Julie Papineau (1795-1862) », sur fondationlionelgroulx.org,
  • Louis-Georges Harvey, « D’O’Connell à Robespierre. Les représentations de Louis-Joseph Papineau dans la presse anglophone du Bas-Canada (1827-1837) », Les Cahiers des Dix,‎ , p. 97–143 (lire en ligne)
  • Yvan Lamonde, « Papineau et la violence : conflits locaux et discours national en 1837 et en 1838 », Les Cahiers des Dix, no 72,‎ , p. 67–96 (lire en ligne)
  • Olivier Guimond, « Le seigneur Louis-Joseph Papineau dans l’historiographie québécoise : bilan critique et perspectives de recherche », Bulletin d'histoire politique, vol. 25, no 2,‎ , p. 122–145 (lire en ligne)
  • Olivier Guimond, « "Sont-ils des pervers que le républicanisme doit flétrir?" : Louis-Joseph Papineau et l’épreuve de l’esclavage étatsunien au XIXe siècle », sur Histoire engagée,
  • Maxime Dagenais, « « L’histoire dira que Lord Durham a préféré une petite faction,et l’exposera comme une des aberrations humaines de notreépoque. » Comment Lord Durham perdit l’appui des Canadiens français », Bulletin d'histoire politique, vol. 23, no 2,‎ , p. 181–203 (lire en ligne)
  • Jonathan Livernois, « Le Papineau de Louis Fréchette : l’exproprié de l’histoire », Études littéraires, vol. 45, no 2,‎ , p. 179–208 (lire en ligne)
  • Yvan Lamonde, « Britannisme et américanité de Louis-Joseph Papineau à l’époque du deuxième projet d’Union (1822-1823) », Les Cahiers des Dix, no 66,‎ , p. 55-94 (lire en ligne)
  • Julie Guyot, « Les discours publics de Theobald Wolfe Tone sur l’Irlande et de Louis-Joseph Papineau sur le Bas-Canada », Bulletin d'histoire politique, vol. 18, no 3,‎ , p. 49–66 (lire en ligne)
  • Louis-Georges Harvey, « Louis-Joseph Papineau », dans Robert Comeau, Charles-Philippe Courtois, Denis Monière (dir.), Histoire intellectuelle de l’indépendantisme québécois. Tome I. 1834-1968, Montréal, VLB éditeur, , 288 p. (ISBN 978-2-89649-121-6, présentation en ligne), p. 40-50
  • James H. Marsh, « Louis-Joseph Papineau », The Canadian Encyclopedia / L'Encyclopédie canadienne,‎ (lire en ligne)
  • Nathalie Dubois, « L'exil de Louis-Joseph Papineau (1837-1845) », sur Les Patriotes de 1837@1838,
  • Marc Chevrier, « Le provincialisme, ou l’indolence politique », Liberté, vol. 40, no 6,‎ (lire en ligne)
  • Yvan Lamonde, « Conscience coloniale et conscience internationale dans les écrits publics de Louis-Joseph Papineau (1815-1839) », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 51, no 1,‎ , p. 3-37 (lire en ligne)
  • Roger Le Moine, « Papineau bibliophile », Les Cahiers des dix, no 46,‎ , p. 151-182 (lire en ligne)
  • « Papineau, Louis-Joseph », Dictionnaire des auteurs de langue française en Amérique du Nord,‎ , p. 1053-1055 (lire en ligne)
  • Ruth L. White, « Lamennais et Louis-Joseph Papineau : un Canadien à Paris (1839-1845) », dans Actes du colloque Lamennais, Université de Paris-Nanterre, , 229 p., p. 210-221
  • Fernand Ouellet, « Papineau, Louis-Joseph », Dictionnaire biographique du Canada, Université Laval et University of Toronto, vol. 10,‎ (lire en ligne)
  • Claude Thibault, « Papineau, Durham and the United States, 1838 », Revue du Centre d'étude du Québec, no 2,‎ , p. 2-12
  • Léon Pouliot, s.j., « L'Institut canadien, Papineau, Mgr Bourget et la colonisation des Township », Revue de la Nouvelle-France, vol. XVI-XX,‎ 1961-1962, p. 60-70, 174-181, 261-268
  • Fernand Ouellet, « Papineau et la rivalité Québec-Montréal (1820-1840) », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 13, no 3,‎ , p. 311–327 (lire en ligne)
  • Fernand Ouellet, « Papineau dans la Révolution de 1837-1838 », Report of the Annual Meeting, vol. 37, no 1,‎ , p. 13–34 (lire en ligne)
  • Jean-Jacques Lefebvre, « La vie sociale du grand Papineau », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 11, no 4,‎ , p. 463–516 (lire en ligne)
  • Lionel Groulx, « Fils de grand homme », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 10, no 3,‎ , p. 310-332 (lire en ligne)
  • Lionel Groulx, « Papineau et le péril irlandais — 1848 », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 4, no 4,‎ , p. 512-520 (lire en ligne)
  • Lionel Groulx, « Un débat parlementaire en 1849 », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 2, no 3,‎ , p. 375–389 (lire en ligne)
  • s.a., « Bibliographie. Papineau (Louis-Joseph) 1786-1871 », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 1, no 1,‎ , p. 148–151 (lire en ligne)
  • Lionel Groulx, Notre maître, le passé : (Troisième série), Montréal, Bibliothèque de l’Action française, , 318 p. (lire en ligne), « L'évolution de Papineau sous l'Union », p. 245-253
  • Abbé Pascal Potvin, « Papineau et l’orientation du nationalisme québécois », Report of the Annual Meeting, vol. 22, no 1,‎ , p. 35–42 (lire en ligne)
  • Montarville Boucher La Bruère, « Louis-Joseph Papineau de Saint-Denis à Paris », Les Cahiers des dix,‎ , p. 79-106 (lire en ligne)
  • Lionel Groulx, Notre maître, le passé : (2ième série), Montréal, Bibliothèque de l’Action française, , 305 p. (lire en ligne), « Le Papineau de Rumilly », p. 157-166
  • Lionel Groulx, Notre maître, le passé : (2ième série), Montréal, Bibliothèque de l’Action française, , 305 p. (lire en ligne), « Les idées religieuses de Ls-Joseph Papineau », p. 167-211
  • Louis Lejeune, « Louis Joseph Papineau », Dictionnaire général de biographie, histoire, littérature, agriculture, commerce, industrie et des arts, sciences, mœurs, coutumes, institutions politiques et religieuses du Canada, Ottawa, Université d'Ottawa, vol. 2,‎ , p. 404-406 (lire en ligne)
  • Lionel Groulx, Notre maître, le passé, Montréal, Bibliothèque de l’Action française, , 269 p. (lire en ligne), « Louis-Joseph Papineau, l'homme politique », p. 171-191
  • Louis Fréchette, « Réminiscences : Papineau », Le Monde illustré,‎ 5 mai au 16 juin 1900 (lire en ligne)
  • Napoléon Aubin, « M. Louis-Joseph Papineau », dans John Huston (dir.), Le répertoire national ou Recueil de littérature canadienne : Deuxième édition [...], vol. II, Montréal, J. M. Valois & cie, libraires-éditeurs, , 396 p. (lire en ligne), p. 104-108
  • Edmond Lareau, Mélanges historiques et littéraires, Montréal, Eusèbe Sénécal, (lire en ligne), « Louis-Joseph Papineau », p. 116-129
  • Arthur Buies, Chroniques. Humeurs et caprices, Québec, Typ. de C. Darveau, (lire en ligne), « Mort de Papineau », p. 108-111
  • (en) Thomas Storrow Brown, « Brief sketch of the life and times of the late Hon. Louis-Joseph Papineau », Dominion Monthly,‎ , p. 20 (lire en ligne)
  • (en) Edmund Bailey O'Callaghan, « A Biographical Sketch of the Hon. Louis Joseph Papineau, Speaker of the House of Assembly of Lower Canada », Sentinel, Saratoga Springs (New York),‎ (lire en ligne)

Éditions récentes de l’œuvre

L’œuvre écrite de Papineau est pour une large part éditée notamment grâce au travail de Georges Aubin, Renée Blanchet et François Labonté. À noter que les imprimés anciens appartiennent au domaine public et qu'on les retrouve en ligne en libre accès en plusieurs endroits sur le Web (Wikisource, La Bibliothèque indépendantiste, BAnQ, Internet Archive).

  • Georges Aubin et Raymond Ostiguy, Louis-Joseph Papineau : les débuts : 1808-1815, Montréal, Éditions Histoire Québec, , 251 p. (ISBN 9782895861539)
  • Louis-Joseph Papineau, Lettres inédites, L'Assomption, Éditions Point du jour, , 121 p. (ISBN 9782923650524)
  • Louis-Joseph Papineau, Lettres à sa famille, 1803-1871 : texte établi et annoté par Georges Aubin et Renée Blanchet : introduction par Yvan Lamonde, Québec, Éditions du Septentrion, , 846 p. (ISBN 9782894486580, présentation en ligne)
  • Georges Aubin, Papineau en exil à Paris, t. 3 : Drame rue de Provence ; suivi de Correspondance de Mme Dowling ; traduite en français par Corinne Durin ; annotée par Georges Aubin, Notre-Dame-des-Neiges, Éditions Trois-Pistoles, , 222 p. (ISBN 978-2-89583-158-7)
  • Georges Aubin, Papineau en exil à Paris, t. 2 : Lettres reçues, 1839-1845, Notre-Dame-des-Neiges, Éditions Trois-Pistoles, , 606 p. (ISBN 978-2-89583-157-0)
  • Georges Aubin, Papineau en exil à Paris, t. 1 : Dictionnaire, Notre-Dame-des-Neiges, Éditions Trois-Pistoles, , 312 p. (ISBN 978-2-89583-156-3)
  • Louis-Joseph Papineau, Lettres à divers correspondant : texte établi et annoté par Georges Aubin et Renée Blanchet : avec la collaboration de Marla Arbach : introduction par Yvan Lamonde, t. II : Octobre 1845 - août 1871, Québec, Éditions du Septentrion, (1re éd. 2006), 438 p. (ISBN 9782894486429, présentation en ligne)
  • Louis-Joseph Papineau, Lettres à divers correspondant : texte établi et annoté par Georges Aubin et Renée Blanchet : avec la collaboration de Marla Arbach : introduction par Yvan Lamonde, t. I : Mars 1810 - septembre 1845, Québec, Éditions du Septentrion, (1re éd. 2006), 600 p. (ISBN 9782894486412, présentation en ligne)
  • Louis-Joseph Papineau, Lettres à ses enfants : texte établi et annoté par Georges Aubin et Renée Blanchet : introduction par Yvan Lamonde, t. II : 1855-1871, Québec, Éditions du Septentrion, (1re éd. 2004), 660 p. (ISBN 9782894486443, présentation en ligne)
  • Louis-Joseph Papineau, Lettres à ses enfants : texte établi et annoté par Georges Aubin et Renée Blanchet : introduction par Yvan Lamonde, t. I : 1825-1854, Québec, Éditions du Septentrion, (1re éd. 2004), 660 p. (ISBN 9782894486436, présentation en ligne)
  • Louis-Joseph Papineau, Cette fatale union : adresses, discours et manifestes, 1847-1848 : introduction et notes de Georges Aubin, Montréal, Lux éditeur, , 223 p. (ISBN 2-89596-009-7, lire en ligne)
  • Louis-Joseph Papineau, Histoire de la résistance du Canada au gouvernement anglais : Présentation, note et chronologie par Georges Aubin, Montréal, Comeau & Nadeau, (1re éd. 1839), 82 p. (ISBN 2-922494-52-7, présentation en ligne)
  • Louis-Joseph Papineau, Lettres à Julie : texte établi et annoté par Georges Aubin et Renée Blanchet : introduction par Yvan Lamonde, Québec, Éditions du Septentrion, , 814 p. (ISBN 9782894481653, présentation en ligne)
  • Louis-Joseph Papineau, Un demi-siècle de combats : Interventions publiques : choix de textes et présentation Yvan Lamonde et Claude Larin, Montréal, Éditions Fides, , 662 p.
  • Ruth L. White, Louis-Joseph Papineau et Lamennais : le chef des Patriotes canadiens à Paris, 1839-1845, avec correspondance et documents inédits, Montréal, Hurtubise HMH, , 643 p. (ISBN 2890455246)

Poésie, théâtre, roman

  • Micheline Lachance, La saga des Papineau : d’après les mémoires inédits du dernier seigneur de Montebello, Montréal, Québec-Amérique, , 594 p. (ISBN 9782764425190, présentation en ligne)
  • Micheline Lachance, Le Roman de Julie Papineau, t. 2 : L'exil, Montréal, Québec-Amérique, (1re éd. 1998), 712 p. (ISBN 978-2-7644-2196-3, présentation en ligne)
  • Micheline Lachance, Le Roman de Julie Papineau, t. 1 : La tourmente, Montréal, Québec-Amérique, (1re éd. 1995), 616 p. (ISBN 978-2-7644-2195-6, présentation en ligne)
  • Claire de Lamirande, Papineau ou L'épée à double tranchant, Montréal, Éditions Quinze, , 187 p. (ISBN 2890262138)
  • Louis Fréchette, Papineau : drame historique canadien en quatre actes et neuf tableaux, Montréal, Chapleau & Lavigne, imprimeurs, , 100 p. (lire en ligne)
  • Louis Fréchette, La Légende d’un peuple, Montréal, Librairie Beauchemin, (lire en ligne), « Papineau (II) », p. 245-252
  • Louis Fréchette, La Légende d’un peuple, Montréal, Librairie Beauchemin, (lire en ligne), « Papineau (I) », p. 241-243

Audiovisuel

  • Louis-Joseph Papineau - Le demi-dieu, vol. 5 : Vers le gouvernement responsable de Louis-Georges Carrier, Office national du film, 1961, 25 min. [voir en ligne]
  • Lieu historique national du Manoir-Papineau - Joyau patrimonial de la Petite-Nation, Parcs Canada, 56 s. [voir en ligne]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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