Pointe-Saint-Charles

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Pointe-Saint-Charles
Image illustrative de l'article Pointe-Saint-Charles
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Municipalité Montréal
Statut Quartier
Arrondissement Le Sud-Ouest
Date de fondation 1654
Maire
Mandat
Benoit Dorais, Le Sud-Ouest
2013-2017
Démographie
Population 13 731 hab. (2011)
Densité 3 051 hab./km2
Langue(s) parlée(s) Français, Anglais
Géographie
Superficie 450 ha = 4,5 km2
Divers
Site(s) touristique(s) Maison Saint-Gabriel, Pont Victoria, Métro Charlevoix

Pointe-Saint-Charles, dans l'arrondissement du Sud-Ouest, est le quartier le plus ancien de Montréal après le Vieux-Montréal[1]. Situé à la sortie du Pont Victoria et du Pont Champlain il est atteignable par la station de Métro Charlevoix les lignes d'autobus 57, 61, 71, 101 et 107, le quartier fut nommé en l'honneur de l'évêque Charles Borromée, saint patron de Charles Le Moyne[2].

Ce quartier riche en végétation, parc et espaces publics est de plus en plus convoité par la génération Y. À quelques mètres du Marché Atwater, Pointe Saint-Charles possède des dizaines de KM de pistes cyclables et est bien adapté aux modes de vies actifs.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l’origine, le territoire du quartier est nommé Teiontiakon[3] par les Amérindiens qui y pêchent et y chassent l’oie. En 1654, cette pointe de terre fertile et marécageuse de quatre-vingt-dix arpents est concédée à Charles Le Moyne par Paul Chomedey de Maisonneuve.

Pour témoigner de cette vieille époque, on peut encore y visiter la Maison Saint-Gabriel qui accueillait les filles du Roy de 1668 à 1673 et qui a conservé son architecture du temps.

Avec l'ouverture du canal de Lachine en 1825, de nombreuses industries vinrent s'établir et le quartier se transforma alors pour y accueillir leurs nombreux ouvriers. À cette même époque survient la grande famine en Irlande et de nombreux Irlandais s'exilent au Québec à la recherche d'une vie meilleure. Pointe-Saint-Charles sera leur principal lieu d'accueil à Montréal, notamment à cause des emplois non qualifiés qui y sont offerts. Encore aujourd'hui, on retrouve beaucoup de descendants d'Irlandais dans le quartier, qui accueille aussi une importante population francophone.

Cependant, avec la fermeture du Canal de Lachine en 1970[4], les industries partirent et laissèrent derrière elles de nombreux chômeurs et une grande pauvreté, qui apportera un grand vent de solidarité citoyenne[5].

Situation[modifier | modifier le code]

Encore aujourd'hui, le quartier se caractérise par le faible statut socio-économique de sa population, bien qu'un processus de gentrification soit en cours. En effet, avec la réouverture du Canal de Lachine à la navigation de plaisance, plusieurs anciennes industries, dont la fameuse usine de sucre Redpath, furent transformées en appartements de luxe. Pointe-Saint-Charles est aussi reconnu pour la force de ses organisations communautaires qui conservent l'héritage des nombreuses luttes s'y étant déroulées.

Un quartier en mutation[modifier | modifier le code]

Manifestation contre l'austérité organisée par les groupes communautaires de Pointe-Saint-Charles, le 25 février 2015.
Manifestation contre l'austérité organisée par les groupes communautaires de Pointe-Saint-Charles, le 25 février 2015.

En 1966, sous la gérance du maire Jean Drapeau, le secteur Victoriatown, délimité par les rues Bridge, Forfar, Britannia et Riverside fut complètement démoli en vue de l'expo 67. Il n'existe plus aucune trace de ces anciennes rues, mis à part la rue Bridge et un petit bout de la rue Riverside, connecté à la rue Mill et longeant l'autoroute Bonaventure. Aujourd'hui, sur cet emplacement, on trouve un centre de tri de Postes Canada et un vaste stationnement qui sert aux employés du Casino de Montréal, via un service de navette d'autobus. Les citoyens qui habitaient ce petit quartier enclavé entre le pont Victoria et la rue Mill furent expropriés et relocalisés ailleurs dans la ville.

Gentrification[modifier | modifier le code]

Depuis déjà quelques années, la gentrification du quartier de Pointe-Saint-Charles continue. En seulement quelques années on compte pas moins de 5 000 condos qui ont été construits (ou prévoit l'être prochainement) tel la conversion du Nordelec en plus de 1 100 condos et lofts authentiques. Avec le redéveloppement d'envergure de son quartier voisin Griffintown le quartier de Pointe-Saint-Charles est un endroit très convoité par les investisseurs entre autres dû au fait qu'il se situe à une dizaine de minutes à pied du Centre-Ville de Montréal.

Engagement Citoyen[modifier | modifier le code]

Fortement ancré dans le quotidien des citoyens de Pointe Saint-Charles l'engagement citoyen y est non négligeable. Depuis les années 1970. Encore aujourd'hui les gens du quartier se rassemblent, discutent, manifestent et luttent pour le mieux-être collectif. Les pressions populaires ont même amené le Maire de l’arrondissement Benoit Dorais en 2012 à imposer la construction de 20 % de logements sociaux à tous grands projets de construction résidentielle.[6]

Ébauche du Bâtiment 7. Début des travaux en 2017.
  • La création de la première clinique de santé communautaire par des étudiants de l'Université McGill.
  • Les premières coopératives d'Habitation du Québec (27 % de logements sociaux en 2016).
  • Des propositions d'aménagements citoyennes[7]
  • La lutte contre le déménagement du Casino de Montréal (2006) [8].
  • Manifestation populaire contre l'Austérité du Gouvernement Couillard en 2015.
  • Lutte pour la reprise en charge du Bâtiment 7, sur les anciens terrains du CN. (consacré à l'instauration d'un CPE, d'une maison de naissance, d'organismes communautaires, d'une micro-brasserie et bien plus, géré par les citoyens eux-mêmes.) [9]

Un documentaire d'Ève Lamont publié en 2016 présente divers aspect de la lutte sociale engagé par ses citoyens, il s'intitule Le chantier des possibles[10].

Attraits[modifier | modifier le code]

On retrouve aussi à Pointe-Saint-Charles le pont Victoria, emprunté chaque jour par des milliers de gens et considéré comme la huitième merveille du monde en 1853.

Il y a aussi, sur le Quai de la Pointe du moulin à vent, le fameux défunt Élévateur à grain numéro 5, le plus vieil élévateur en Amérique, désaffecté en 1995. Sa date de construction est en 1906 pour l'Élévateur B, en 1917 pour l'Ancienne Annexe ainsi en 1956 pour l'Annexe B-1.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La Congrégation de Notre-Dame de Montréal y a une ferme dès 1668.
  2. shpsc.org
  3. « Héritage Montréal », sur www.memorablemontreal.com (consulté le 29 décembre 2016)
  4. Cause directe de l'ouverture de la Voie maritime du Saint-Laurent en 1959.
  5. « Pointe-Saint-Charles, le chantier des possibles », Métro, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  6. « Ville de Montréal - Portail officiel - Détail du communiqué », sur ville.montreal.qc.ca (consulté le 29 décembre 2016)
  7. « La solidarité, version Pointe-Saint-Charles - La Presse+ », La Presse+,‎ (lire en ligne)
  8. « Pas de casino dans notre quartier! | ccpsc.qc.ca », sur ccpsc.qc.ca (consulté le 29 décembre 2016)
  9. « Le bâtiment 7 reprendra vie en 2018 », Métro, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  10. Normand Baillargeon, « Il était une fois Pointe Saint-Charles », Voir.ca, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  11. « Un cheval livrera le pain à domicile à Montréal », sur Le Huffington Post (consulté le 29 décembre 2016)
  12. « De nouveaux studios pour recevoir Hollywood à Montréal | Jean-François Codère | Québec », La Presse, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens[modifier | modifier le code]