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Affiche du concours international de gymnastique organisé par la FGSPF en 1923.jpg Portail des

Patronages sportifs catholiques

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Sport Catholicisme Associations
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  Présentation générale

Les associations qualifiées usuellement de patronages apparaissent en France à la charnière des XVIIIe et XIXe siècles dans le cadre des œuvres sociales ou éducatives des ordres religieux. Il s'agit alors essentiellement de « patronner » les jeunes des milieux populaires puis les apprentis pour les aider à s'insérer socialement tout en préservant leur ferveur religieuse. Les grands jeux puis la gymnastique sont un élément important de leur action éducative. Élargies soixante-dix ans plus tard aux institutions des paroisses puis regroupées au sein d'une fédération sportive spécifique, elles constituent alors un des acteurs majeurs du développement du sport français et connaissent un développement remarquable entre les deux guerres. Au niveau international, les diverses fédérations catholiques se sont regroupées dès 1911 au sein d'un organisme devenu la Fédération internationale catholique d'éducation physique et sportive en 1947.

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 Icône Histoire

Parallèlement au catholicisme social, les patronages de jeunes gens se développent dans les paroisses, à la fin du XIXe siècle, pour donner naissance en 1898 à l'initiative du docteur Paul Michaux, à une fédération sportive qui devient, en 1903, la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF) et, à partir de 1968, la Fédération sportive et culturelle de France (FSCF).

Dès 1905, menacés par les mesures anticléricales, les patronages déjà affiliés à l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA) et à l'Union des sociétés de gymnastique de France (USGF) les quittent pour rejoindre la FGSPF qui connaît un développement important. La loi de 1901 devient aussi un refuge et les patronages optent alors par le statut d'associations.

Après avoir participé activement à l'effort patriotique avant 1914 ils connaissent un développement très important entre les deux-guerres et un redémarrage dynamique en 1945. À partir de 1965 les choix pastoraux de l'Église de France contraignent les patronages à la laïcisation et aujourd'hui ils sont le plus souvent devenus des associations sportives et culturelles laïques dont beaucoup ne renoncent cependant pas à leurs références originelles.

Parallèlement se développent des patronages féminins qui se regroupent dès la fin de la Grande Guerre au sein du Rayon sportif féminin (RSF). La législation de Vichy impose dès 1940 l'unification des deux structures au sein d'une nouvelle entité qui prend alors le nom éphémère d'Union gymnique et sportive des patronages de France (UGSPF). Celle-ci devient en 1947 Fédération sportive de France (FSF) puis elle élargit son champ d'action en 1968 pour prendre en charge la totalité des activités socio-éducatives traditionnelles des patronages et devient la Fédération sportive et culturelle de France.

Au niveau de ses structures régionales, notons : l'Avant-garde du Rhin, la Fédération des sociétés catholiques de gymnastique du Rhône et du sud-est, l'Union gymnastique et sportive des patronages catholiques de la Loire ou encore celle de la Gironde. Une page est aussi consacrée à l'histoire passée des Patronages de l'Algérie française.

Enfin, deux articles consacrés à la Mie de Pain et à son fondateur Paulin Enfert rappellent que l'histoire des patronages ne se limite pas à leur seul développement sportif et culturel. Les dimensions humanitaire et sociale de cette histoire, bien illustrées également par l'Association Championnet, le Chantier et la Semeuse de Nice trouvent là leur pleine illustration.

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 Icône Patronages hors de France

Les patronages se sont développés également dans toute l'Europe et leurs fédérations respectives sont regroupées à Nancy en 1911 à l'initiative de Pie X au sein de l'Union internationale des œuvres catholiques d'éducation physique placée alors sous la présidence de Mario di Carpegna.

Cette fédération, devenue en 1947 Fédération internationale catholique d'éducation physique et sportive (FICEP) regroupe en 2011, outre la Fédération sportive et culturelle de France, 12 fédérations nationales dont : le Centre sportif italien, la Deutsche Jungend Kraft, Gym & Dans Vlaanderen et Sportunion.

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 Icône Lumière sur...

La Fédération sportive et culturelle de France (FSCF) est un organisme fondé en 1898 par le docteur Paul Michaux sous le nom d’Union des sociétés de gymnastique et d’instruction militaire des patronages et œuvres de jeunesse de France, vite remplacé par celui de Fédération gymnastique et sportive des patronages de France, afin de regrouper les nombreux patronages paroissiaux qui se développent à la fin du XIXe siècle. Si elle puise ses lointaines origines dans le christianisme social du XIXe siècle, elle doit sa véritable reconnaissance nationale à sa participation active — à travers la gymnastique et la préparation militaire — à l’important effort de redressement national qui caractérise les débuts du XXe siècle, dans un contexte délicat pour elle car bien marqué par l’anticléricalisme alors qu'une partie du clergé émet de fortes réserves eu égard à son militarisme militant. Elle contribue cependant déjà à l’éclosion des sports et plus particulièrement du football ainsi qu’à la fondation de la Fédération internationale catholique d’éducation physique et sportive.

Bénéficiant de la reconnaissance d’utilité publique par décret du , elle connaît entre les deux guerres un développement exceptionnel qui en fait alors un temps la première fédération française. Elle change de nom peu après la Libération pour devenir la Fédération sportive de France mais ses associations, jusqu’ici intimement liées aux paroisses, se trouvent alors souvent confrontées à une mise à distance par celles-ci. Afin de mieux les assurer de son soutien, la FSF, qui s’est jusqu’ici limitée à la seule organisation des pratiques sportives, prend à son compte l’ensemble des activités des patronages et change à nouveau son nom pour celui de Fédération sportive et culturelle de France en 1968.

Quelque peu contestée au sein du monde catholique lors de la mise en œuvre du concile Vatican II, elle ressent aussi la nécessité de se définir clairement à travers un document d’orientation fondamental où, sans renoncer à ses références initiales, elle se fixe aujourd’hui pour but la formation de citoyens (hommes et femmes), acteurs responsables des modifications de la société. Elle reste clairement d’obédience chrétienne catholique mais accueille tous les publics dans un esprit d’ouverture laïque : respect, partage et prise en compte de chacun dans l’acceptation et l’expression fondamentale de sa personnalité.

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 Icône Actualités

Il y a cent ans Charles Simon tombait à Écurie

Le 15 juin 1915 est une journée noire pour le sport français. Georges Hébert est grièvement blessé à Écurie lors des combats du Labyrinthe et Charles Simon, soldat au 205e régiment d’infanterie matricule 014750, y tombe au champ d’honneur. D'un commun accord le CFI et la FGSPF donnent son nom à la nouvelle coupe de France de football et le docteur Paul Michaux offre l'objet d'art qui y reste toujours associé. En 1923 la médaille militaire est remise à titre posthume à Charles Simon, apôtre du sport catholique et héros de la Grande Guerre qui a bien mérité du football français.

Né le 25 septembre 1882 à Paris Charles Simon pratique le football depuis son plus jeune âge sous l'autorité de l'abbé Biron quand il intègre la Fédération des sociétés catholiques de gymnastique. Celle-ci s’enrichit aussitôt d’une commission football et le 14 décembre 1903 elle marque sa volonté d’élargir son champ en troquant son sigle pour celui de Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF). Engagé en 1909 à son service, il y reçoit une rémunération de 3 000 francs par an et devient ainsi l’un des premiers dirigeants permanents appointés du monde sportif. Il alors a déjà largement infiltré la vie sportive parisienne. En relations étroites avec Pierre de Coubertin, il siège au sein de l’équipe dirigeante de l’Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA) où son intérêt particulier pour le football le conduit à réagir contre l’inertie de celle-ci en créant le Comité français interfédéral (CFI) en 1907.

Dès la première année le trophée de France, championnat interfédéral de football, est organisé à Mérignac et le CFI fédère rapidement tous les défenseurs du ballon rond. Il reçoit en 1912 le renfort de Jules Rimet, un autre chrétien social également engagé dans la promotion du football. L’année suivante l’USFSA elle-même se voit contrainte d'y adhérer. Simon doit aussi gérer la crise provoquée par la séparation de l’Église et de l’État qui prend un tournant particulier dans le monde sportif avec le déplacement des patronages aux concours du Vatican. Il les incite alors à se mettre à l’abri derrière le statut de la loi de 1901, soutenu en cela par un autre grand nom du football, le mythique abbé Deschamps qui n’a pas attendu ses consignes pour y soumettre l’Association de la Jeunesse Auxerroise 20 jours après la promulgation de la loi de 1905. Grâce à son exploitation judicieuse de la conjoncture, la FGSPF, qui affiliait 13 clubs à la fin de l’année 1898, en comptabilise 1504 en 1914.

Simon représente Paul Michaux au congrès sportif organisé du 5 ou 8 octobre 1905 au Vatican auquel participent 900 gymnastes. Les étrangers présents sont invités par Pie X à revenir. En dépit de l'hostilité des pouvoirs publics français et celle de l'USFSA, Charles Simon veille à y répondre dès l’année suivante et s’engage à organiser ce rassemblement en 1909 à Nancy aux frontières des territoires occupés par l'Allemagne. Les lobbies anticléricaux font échouer l'initiative et ce n'est qu'en 1911 que l'évènement a lieu avec 10 000 gymnastes participants. Huit nations présentes y créent l'Union internationale des œuvres catholique d'éducation physique (UIOCEP), ancêtre la Fédération internationale catholique d'éducation physique et sportive (FICEP). Mario di Carpegna, représentant du Vatican, est élu président et Charles Simon secrétaire général-trésorier. Il lui revient alors de veiller à la bonne administration de l'institution dont les statuts sont adoptés à Rome les 14 et 15 décembre. Pour distinguer son engagement le Vatican lui décerne la croix de l'ordre de Saint-Sylvestre.

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 Icône Personnalités

Les premiers patronages apparaissent à Marseille en France sous le Consulat à l'initiative des abbés Jean-Joseph Allemand puis Joseph-Marie Timon-David. Quelques années plus tard les religieux des nouvelles congrégations fondées par Jean Bosco, Jean-Émile Anizan, Frédéric Ozanam et les Frères des écoles chrétiennes contribuent à leur extension en France. Ils sont fédérés à l'aube du XXe siècle par le docteur Paul Michaux.

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Parmi les personnalités qui ont marqué l'histoire de leur fédération citons outre Paul Michaux : Charles Simon, Henri Delaunay, François Hébrard, Armand Thibaudeau, Gabriel Maucurier, Robert Pringarbe, Eugénie Duisit, Marie-Thérèse Eyquem, Gérard Lollier, Gilbert Olivier, Guy Fournet, Jacques Gautheron, Max Eraud, Jean-Marie Jouaret, Maurice Davesne, Clément Schertzinger, Jean Vintzel. Présidée depuis novembre 2012 par Christian Babonneau, elle est sous la direction administrative de Gladys Bézier.

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Des champions et des techniciens ont contribué à son évolution technique : René Duverger, Adrien Rommel, champions olympiques, Ignace Heinrich, Maurice Girardot, Fredo Garel, André Lemoine ; ou qui se sont illustrés localement à un autre niveau, parmi lesquels on peut citer Gilles Mourey.

Dans un autre domaine n'oublions pas les dignitaires religieux et les prêtres-directeurs, célèbres ou plus discrets qui ont marqué la vie de la fédération ou de ses régions : Monseigneur de la Serre, Monseigneur Courbe, Monseigneur Feltin, Monseigneur Deschamps ou en Belgique Monseigneur Mercier, Jean Wolff, Alain Maucorps, Joseph Batut, Jacques Fournier, Jean Berthou, Michel Viot, Gabriel Gonnet, Jean-Marie Sarron, René Dersoir, Bernard Le Moine, Gilles Mallet, Jean-Yves Saunier ...

Quelques universitaires se sont particulièrement attaché à l'histoire des patronages : Michel Lagrée, Guy Avanzini, Gérard Cholvy, Yvon Tranvouez, Claude Piard, Laurence Munoz. Leurs travaux et ceux de Jean-Marie Jouaret ont fourni l'essentiel du contenu des articles relevant de ce portail.

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 Icône Associations

Beaucoup de patronages ont illustré l'histoire du sport français. Citons ceux — parfois disparus — qui ont actuellement une page sur Wikipédia : l'Etoile des Deux Lacs, le Patronage Notre-Dame-de-la-Garde de Cholet, les Spartiates d'Oran, champions de basket-ball la communauté française en 1949, le Patronage Olier, l'Éveil Sportif Sainte Marie de la Guillotière de Lyon, l’Association de la jeunesse auxerroise (AJA) pour le football ou la Saint-Thomas-d’Aquin du Havre, premier club affilié à la Fédération française de basket-ball (FFBB) lors de la création de celle-ci en 1932.

Avec plus de 2 000 associations affiliées en 2010, la fédération compte encore de grands clubs régionaux contemporains, à l’instar de la Jeune-France de Cholet, la Tour d'Auvergne de Rennes et son voisin les Cadets de Bretagne, la Cambronnaise de Saint-Sébastien-sur-Loire, du Centre sportif et culturel Laetitia de Nantes, la Jeune Garde de Villefranche ou l'Championnet Sports à Paris. Mais, conformément à l’esprit d’origine et en dépit des crises que la FSCF a subies, la majorité des patronages continue à œuvrer plus modestement auprès des publics défavorisés, comme la Saint-Georges d’Argenteuil, le Chantier de Paris ou la Semeuse de Nice.

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