Cambronnaise de Saint-Sébastien-sur-Loire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Cambronnaise
de Saint-Sébastien-sur-Loire
Image illustrative de l’article Cambronnaise de Saint-Sébastien-sur-Loire
Logo de la Cambronnaise à partir de 2009.

Sigle la Cambro
Sport(s) représenté(s) Activités gymniques et d’entretien
Création 1900
Président Christian Babonneau
Siège 3 rue Croix Blanche
44230 Saint-Sébastien-sur-Loire
France
Affiliation FSCF,FFG, FFTB
Licenciés 1 300
Site internet http://www.lacambronnaise.com

La Cambronnaise de Saint-Sébastien-sur-Loire est une association omnisports et culturelle domiciliée à Saint-Sébastien-sur-Loire, en Loire-Atlantique. Issue d’un patronage paroissial de la fin du XIXe siècle, elle est, au début du XXIe siècle, l’une des grandes associations de la région nantaise et de la Fédération sportive et culturelle de France.

Historique[modifier | modifier le code]

1887–1900 : fondation[modifier | modifier le code]

Dès 1887, la première activité du patronage paroissial de Saint-Sébastien-sur-Loire est la musique. Celle-ci reçoit le l’autorisation préfectorale comme Société musicale de Saint-Sébastien. Sous l’égide de l’abbé Pierre Auguste Guillou[P 1],[1] elle devient, en 1900, l'Harmonie municipale la Cambronnaise, nom choisi en hommage au général de l’armée napoléonienne Pierre Cambronne qui a passé une partie de son adolescence et les 20 dernières années de sa vie à Saint-Sébastien-sur-Loire où il décède le [2]. Depuis cette date, La Cambronnaise exerce toujours ses activités dans ses locaux de la rue de la Croix Blanche à Saint-Sébastien-sur-Loire.

1900–1914 : apparition de la gymnastique[modifier | modifier le code]

Le , les statuts sont déposés en préfecture par Messieurs Thépaud et Grégoire, respectivement président et secrétaire de l'harmonie municipale la Cambronnaise. Une section de gymnastique apparaît rapidement et, dès 1904, elle participe au concours de Nantes[P 2]. Celle-ci est encore présente en 1909 dans cette ville pour le concours national de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF). Ce concours national de Nantes suscite la déclaration en préfecture, le , du Comité de l’Union départementale des sociétés de gymnastique des patronages de Loire-Inférieure[N 1]. On retrouve régulièrement la Cambronnaise aux concours suivants : Bourgneuf-en-Retz en 1910, puis Le Croisic en 1911[P 2].

Elle n’est cependant déclarée — conformément à la loi de 1901 — comme société de gymnastique, tir et préparation militaire que le . Le président est alors Henri Mérot du Barré, ancien maire de la commune[P 3] et le directeur l’abbé Pierre Auguste Guillou[P 4]. Le théâtre, les jeux et la catéchèse complètent les activités.

Elle adhère, la même année, à la FGSPF fondée en 1898 par Paul Michaux. Pour marquer cette affiliation, le conseil municipal de Saint-Sébastien-sur-Loire décide de nommer une voie rue du docteur Paul Michaux[3]. Le premier drapeau de la Cambronnaise est béni le [1].

La Cambronnaise participe alors aux concours d’Ancenis en 1912, Machecoul en 1913 et Châteaubriant en 1914, quelques jours avant la déclaration de Guerre. Quarante-deux gymnastes ou musiciens sont alors mobilisés et treize n’en reviendront pas[P 5].

1919–1945 : reconstruction et diversification[modifier | modifier le code]

La Cambronnaise n’est reconstituée qu’en 1920, sous la présidence de Pierre Leveau, qui occupe cette fonction jusqu’en 1954. L’abbé Douet assure alors la direction du patronage qui reçoit son nouveau drapeau, symbole de renaissance, le [P 6].

Le patronage ne tarde pas à disposer d’un baraquement, acheté aux surplus de l’armée américaine et qui, après quelques aménagements, accueille toutes les activités : répétitions de gymnastique, fanfare, représentations théâtrales. Il est béni le [P 6].

La société demande son agrément pour la préparation militaire, qu’elle obtient le , malgré l’hostilité municipale[P 7]. Une Amicale du patronage, consacrée à l’éducation populaire, est aussi déclarée en préfecture[P 8]. Les concours de gymnastique se succèdent : Nantes (1920), Blain (1921), Nort-sur-Erdre (1922) et, la même année, le championnat fédéral d’Angers.

En 1923, la Cambronnaise figure parmi les 28 000 gymnastes et musiciens qui assurent le succès du grand concours international de Paris, les 21 et . L’année suivante, elle termine 6e au championnat fédéral de Tours, Francis Maura enlevant le titre individuel. En 1925, Saint-Sébastien-sur-Loire organise le concours régional[P 9].

Jusqu’à la guerre, la Cambronnaise poursuit son ascension mais demeure une association exclusivement masculine, les filles n’étant encore acceptées qu’au patronage. Les activités commencent à se diversifier ; le apparaît une section aéronautique : les Ailes de la Cambronnaise[P 10].

Les engagements immobiliers imposant des restrictions, elle ne reparait sur la scène nationale que pour le concours international de Paris, les 10 et [P 11]. Le , elle organise son second concours de l’Union régionale de Loire-Inférieure[P 12]. La même année la salle de la rue de la Croix-Blanche est construite pour la gymnastique, avec une dépendance pour le tir[P 13].

1945–1968 : temps difficiles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fédération sportive de France.

Pendant l’Occupation, la Cambronnaise participe aux quelques concours amicaux qui s’organisent avec l’apparition éphémère du basket-ball en 1941. Le nouveau directeur, l’abbé Plantard, féru d’action catholique spécialisée — Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), Jeunesse agricole catholique (JAC), Action catholique ouvrière (ACO) — ne rencontre pas l’assentiment de l’encadrement dont une partie quitte l’association dès la Libération[P 14].

En , il est nommé curé et remplacé quelques mois plus tard par l’abbé Bourdeau, qui parvient à ressouder les bonnes volontés restantes. Grâce au succès du cinéma, aux bénéfices qu'il procure et à la solidarité de l’Union départementale, la gymnastique et la musique reprennent leurs activités dans une ville dévastée par les bombardements et elles participent le au concours de Nantes[P 15]. Dès 1947, la Cambronnaise reparaît au championnat fédéral de Laval puis participe, l’année suivante, au concours du cinquantenaire de la Fédération sportive de France (FSF)[P 16].

Les résultats aux championnats fédéraux suivants sont irréguliers mais la musique et le théâtre se produisent sur les plus grandes scènes nantaises. En 1951, l’abbé Bourdeau est appelé dans une autre paroisse et la section adultes connaît des difficultés. Les présidents et les directeurs se succèdent à un rythme soutenu[P 17] jusqu’en 1956 avec l’avènement à la présidence de Joseph Rivet qui remobilise quelques anciens.

En 1959, la Cambronnaise participe aux championnats fédéraux du Mans avec cent quarante-cinq pupilles, trente-cinq adultes et ses musiciens. Les conditions d’entraînement pour de tels effectifs devenant critiques, un terrain est acheté en 1961[P 18]. Le concours organisé l’année suivante, pour célébrer le cinquantenaire de la déclaration en préfecture, apporte la mise de fonds nécessaires au lancement des travaux dès le mois d’août[P 19].

La sérénité n’est alors troublée que par les mésaventures des clubs voisins et amis, abandonnés de leurs paroisses et de leurs directeurs. La Cambronnaise se prépare à l’épreuve et, quand l’abbé Potier est appelé à d’autres tâches fin 1967, les laïcs sont prêts à s’assumer seuls. Seul le cinéma disparaît[P 20].

1968–2000 : recentrage des activités[modifier | modifier le code]

L’association s’ouvre aux féminines en 1969[P 21] et elle organise les championnats fédéraux masculins en 1970[P 22]. Les événements de Mai 68 et les discussions engendrées sont fatals à la musique qui s’étiole pour jouer ses dernières notes en 1971. La Cambronnaise devient une association unisport, les musiciens fidèles s’investissant dans l’amicale ou l’administration.

En 1972 à Royan, puis en 1973 à Vittel, les adultes sont champions fédéraux. Une section poussin naît en 1975. En 1981, les pupilles sont champions fédéraux aux Sables-d’Olonne et récidivent l’année suivante à Firminy. Chez les féminines, les aînées évoluent rapidement en championnat fédéral.

En 1982, la Cambro s’ouvre au twirling[P 23], puis à la gymnastique rythmique et sportive (GRS) et à la gymnastique de détente en 1990. Pour satisfaire aux aspirations des meilleur(e)s, les diverses sections s’affilient aux fédérations délégataires : Fédération française de gymnastique (FFG) et Fédération française de twirling bâton (FFTB). Une section éveil de l'enfant est créée en 1994, puis d’aérobic en 1996 et de course pédestre en 1998, année qui voit également apparaître le centre de vacances et de loisirs (CVL).

Entre-temps, la Cambronnaise organise un des plus grands évènements sportifs de l’année 1995[4]. Du 23 au , le premier open fédéral de gymnastique de la Fédération sportive et culturelle de France (FSCF) regroupe, à Saint-Sébastien-sur-Loire, la gymnastique artistique féminine (GAF), la gymnastique artistique masculine (GAM) et la GRS : 180 cars, 225 clubs avec 7 731 gymnastes, 595 juges et 100 tonnes de matériel gymnique[5].

XXIe siècle : évolution et réaménagements[modifier | modifier le code]

La Cambronnaise poursuit son ouverture aux activités nouvelles en ouvrant une section de capoeira en 2005 et entreprend, en 2006, la reconstruction et le réaménagement de ses locaux.

Elle organise encore deux open en 2005[LJ 1] et 2009, accueillant à chaque fois plus de 5 000 participant(e)s et s’affirme comme une des toutes premières association omnisports de la FSCF.

Depuis 2007, la salle de la Croix Blanche porte le nom de complexe sportif Joseph Rivet et son foyer celui de salle Paul Michaux, fondateur de la FSCF.

En 2009, la Cambronnaise met en place un partenariat avec l’établissement et service d'aide par le travail (ESAT) de Saint-Sébastien-sur-Loire dans le but de proposer des activités sportives à des personnes en situation de handicap[6].

En 2010, elle célèbre son 110e anniversaire, en comptabilisant dix activités sportives et plus de 1 000 adhérents.

Elle est toujours bien présente dans les palmarès nationaux de la FSCF : 3e du championnat fédéral féminin 2011, elle remporte la même année la 1re place chez les cadettes en finale de coupe de France et les deux premières au championnat fédéral individuel dans la même catégorie[LJ 2].

Les dirigeants[modifier | modifier le code]

En plus de cent ans d’existence, la Cambronnaise connait 7 présidents et 12 abbés-directeurs[P 24], la fonctions de ces derniers s'arrêtant en 1967[P 25].

Les présidents[modifier | modifier le code]

# Nom Période
1 Thébaud 1900-1912
2 Henri Mérot du Barré 1912-1924
3 Pierre Leveau 1924-1954
4 Francis Maura 1954-1955
5 Édouard Olive 1955-1956
6 Joseph Rivet 1956-1989
7 Christian Babonneau 1989-…[N 2]

Les abbés-directeurs[modifier | modifier le code]

# Nom Période
1 abbé Échelard 1912-1913
2 abbé Blot 1913-1919
3 abbé Sibileau 1919-1920
4 abbé Douet 1920-1928
5 abbé Bauthamy 1928-1929
6 abbé Robin 1930-1938
7 abbé Clouet 1939-1941
8 abbé Plantard 1941-1945
9 abbé Bourdeau 1945-1951
10 abbé Moreau 1951-1953
11 abbé Potier 1954-1967
12 abbé Lorteau 1967-1967

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Loire-Inférieure est l’ancien nom du département de la Loire-Atlantique
  2. devenu président général de la FSCF en 2012

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fédéraux de gym à St Sébastien-sur-Loire et Bourgoin-Jallieu : Rencontres sportives hors normes », sur gallica.bnf.fr, Les Jeunes, n° 2497, Paris, Fédération sportive et culturelle de France, (consulté le 22 décembre 2016), p. 7
  2. « Résultats : la saison 2010-2011 », sur gallica.bnf.fr, Les Jeunes, n° 2528, Paris, Fédération sportive et culturelle de France, (consulté le 22 décembre 2016), p. 14
  • Autres références
  1. a et b Paroisse de Saint-Sébastien-sur-Loire, « Histoire de notre église et de la paroisse de Saint-Sébastien », sur paroisse-stsebastiensurloire-nantes.cef.fr (consulté le 22 octobre 2011)
  2. Joël Guerriau 2000, p. 34-35
  3. Joël Guerriau 2000, p. 101
  4. Jean-Marie Jouaret 2012, p. 211
  5. Jean-Marie Jouaret, 1999, tome 2, p. 296
  6. Denis Bourdeau, « Anne-Hélène, le handicap à cœur », sur archive.wikiwix.com (consulté le 12 décembre 2016)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Lien externe[modifier | modifier le code]