Sportunion

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Sportunion
Image illustrative de l'article Sportunion

Sport(s) représenté(s) multisports et entretien
Création 1900
Président Peter Haubner
Siège Falkestrasse 1
1010 Wien
Autriche
Affiliation Fédération internationale catholique d’éducation physique et sportive
Clubs 4 238 associations
Licenciés 1 103 526 membres
Site internet http://www.sportunion.at Webpräsenz der Sportunion Österreich

Sportunion, fédération d'obédience catholique, est une des trois confédérations sportives autrichiennes

Historique[modifier | modifier le code]

Sous l'Autriche impériale[modifier | modifier le code]

Influencées par l'expansion du Turnen allemand de Jahn[1] et des travaux du suisse Pestalozzi[2], des sociétés de tir et de gymnastique locales apparaissent dès le milieu du XIXe siècle au sein des confréries artisanales catholiques (katholische Gesellenverein)[MT 1]. Et elles s'élargissent à la randonnée pédestre, au football et au cyclisme à l'aube du XXe. Mais il faut attendre 1900 pour voir apparaître à Vienne une Union de gymnastique chrétienne allemande (Christlich Deutsche Turnenshaft)[MT 2] rattachée à la Fédération de gymnastique autrichienne (Osterreichischer Turnbund) qui fait déjà place aux femmes et aux enfants dans ses activités. L'activité reste cependant réduite et avec 9 000 membres, elle ne représente pas 10 % des pratiquants sportifs autrichiens à l'aube de la Grande Guerre qui marque l'arrêt des activités.

Sous la République[modifier | modifier le code]

Dès la fin de la guerre une importante réflexion théorique sur le sport et l'éducation physique se développe en Autriche avec Karl Gaulhofer[3]. Il faut cependant attendre 1921 pour voir resurgir une Christlich Deutsche Turnenshaft Osterreich (CDTO) qui connait son heure de gloire avec l'avènement du pouvoir démocrate-chrétien allemand en 1934[MT 3]. Les activités restent essentiellement gymniques et plus tournées vers le service de la patrie que vers la performance ; cependant les sports, pratiqués comme dérivatifs par les gymnastes, commencent à prendre des formes plus institutionnelles. En 1937 les effectifs dépassent 58 000 membres mais la CDTO qui a milité contre l'Anschluss est dissoute dès le 13 Mars 1938[MT 4].

Après 1945[modifier | modifier le code]

Le CDTO et le Reichband s'entendent pour fonder en Juin 1945 l'Osterreischische Turn und Sport Union (OTuSU) qui devient vite un des trois piliers du sport autrichien[MT 5]. Elle regroupe actuellement 4 238 associations sportives pour 1 103 526 membres. Son siège est à Vienne. De par ses statuts Sportunion, comme Allgemeiner Sportverband Osterreich (ASVO) autre pilier du sport autrichien, est apolitique. Cependant de nombreux hauts responsables sont très proches du parti populaire autrichien (OVP).

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Sportunion est implantée dans les 9 länder autrichiens où chacune de ses structures dispose de l'autonomie décisionnelle. Elle couvre toutes les branches du sport, du sport de haut niveau au sport pour tous, et s'investit particulièrement dans les domaines de la forme et du fitness. Ses associations recherchent un haut standard dans leurs prestations et c'est l'une d'entre elles qui a obtenu la seule certification ISO 9001 décernée pour la qualité du management des activités sportives et le label Austria Gütezeichen. Elle milite au plan national pour un sport propre et sans dopage[4].

Relations internationales[modifier | modifier le code]

En dépit de contacts avec les autres fédérations catholiques européennes, l'Autriche ne s'affilie à l' Union internationale des œuvres catholiques d’éducation physique (UIOCEP) qu'en 1929[MT 6], deux ans après la fédération allemande, Deutsche Jungend Kraft (DJK). Elle en devient immédiatement un partenaire dynamique et reprend sa place au sein de la nouvelle Fédération internationale catholique d’éducation physique et sportive (FICEP) en 1947[MT 7]. Elle en organise alors à plusieurs reprises les Jeux européens et en assume la présidence de 1975 à 1991 avec Josef Finder et le secrétariat général de 2003 à 2011. Depuis 2011 elle en a pris en charge le secrétariat administratif confié à une de ses employées et Gerhard Hauer, le président actuel de la FICEP[5], est un de ses membres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • Autres références
  1. Claude Piard 2001, p. 31
  2. Claude Piard 2001, p. 66, 67
  3. Claude Piard 2001, p. 36
  4. Initiative gegen Doping, für sauberen Sport
  5. http://www.ficep.org/consulté le 5 février 2012

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Claude Piard, Education physique et sport : Petit manuel d'histoire élémentaire, Paris, L'Harmattan, coll. « Espaces et Temps du sport »,‎ 2001, 123 p. (ISBN 2-7475-1744-6, notice BnF no FRBNF37716034).Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Laurence Munoz et Jan Tolleneer, L’Église, le sport et l’Europe : La Fédération internationale catholique d’éducation physique (FICEP) à l’épreuve du temps (1911 – 2011), Paris, L’Harmattan, coll. « Espaces et Temps du sport »,‎ 20 mai 2011, 354 p. (ISBN 978-2-296-54931-9, notice BnF no FRBNF42427985).Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens[modifier | modifier le code]