Queaux

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Queaux
Queaux
Les bords de Vienne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Lussac-les-Châteaux
Intercommunalité Communauté de communes Vienne et Gartempe
Maire
Mandat
Gisèle Jean
2014-2020
Code postal 86150
Code commune 86203
Démographie
Gentilé Caïocains, Caïocaines
Population
municipale
506 hab. (2016 en diminution de 9,64 % par rapport à 2011)
Densité 9,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 19′ 40″ nord, 0° 40′ 07″ est
Altitude Min. 72 m
Max. 160 m
Superficie 52,64 km2
Localisation

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Liens
Site web queaux.fr

Queaux (prononcé [ko]) est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Queaux est une commune rurale.

Les citoyens de Queaux sont nommés les Caïocains et les Caïocaines.

Queaux est la seule commune de ce nom en France. Son étymologie est incertaine. Elle viendrait du mot latin Collem signifiant colline, le choix de ce nom s'expliquant par la réalité géographique, ou d'un homme latin appelé Colus (selon le dictionnaire étymologique des noms de lieux en France - Dauzat). Certains affirment[Qui ?] que Queaux serait la contraction de « que d'eaux », le site étant situé en bord de Vienne et possédant de nombreux cours d'eau, ruisseaux, étangs et sources. Ces dernières sont nombreuses en effet à descendre le long des pentes, notamment celle du bourg, belle et abondante, qui parvient jusqu'à la fontaine où les femmes venaient autrefois laver leur linge.

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située aux confins de la Marche et du Poitou, sur les derniers contreforts du Massif central, en bordure de la vallée de la Vienne.

Queaux est situé à 38 km au sud-est de Poitiers la plus grande ville des environs.

La commune est proche du parc naturel régional de la Brenne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Queaux est limitrophe des communes suivantes :

Bouresse Gouex
Queaux Persac
Usson-du-Poitou Le Vigeant Moussac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Queaux présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées, de vallées et de bocages.

Le terroir se compose [1] :

  • de bornais pour 60 % et de terres de brandes pour 36 % situées sur les plateaux du seuil du Poitou ;
  • de vallées étroites et encaissées et de terrasses alluviales.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par 19 km de cours d'eau dont le principal est la Vienne sur une longueur de 6 km.

La commune a subi des inondations et des coulées de boues en décembre 1982, lors de l’hiver 1992-1993, en décembre 1999 et au printemps 2010 [2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[3], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). 9 °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de 6 °C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les gares ou haltes ferroviaires les plus proches sont situées :

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Poitiers-Biard situé à 40 km.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du bourg proviendrait d'un mot du bas latin : collium, forme tardive de collem qui signifie colline (le choix de ce nom s'explique par la réalité géographique[4]) ou d'un propriétaire gallo-romain appelé Colus[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Du fait de sa position sur la vallée de la Vienne et de l'important réseau hydrographique, l'histoire de Queaux commence dès l'époque préhistorique. Le site du bourg actuel servit d'abris, plusieurs grottes se trouvant au lieu-dit Sous Roches. Des outils en pierre polie et taillée, des haches, des racloirs, des amphores et de très belles flèches ont été découvertes.

Le bourg a été construit au bord de la Vienne sur le flanc d'une colline. À l'époque gallo-romaine, le village se trouvait à l'intersection de plusieurs voies dont quelques rues gardent le souvenir. La plus importante reliait Poitiers à Limoges et traversait la Vienne au lieu-dit Chez Renard. Il y a encore quelques décennies, un passeur permettait aux personnes de traverser la rivière en bateau. L'édifice le plus important de cette période sont les thermes mis à jour à la fin du XIXe siècle lors de la construction de l'école. La présence de bâtiments gallo-romains est également attestée sur plusieurs lieux de la commune par des tuiles à rebord et des céramiques, en particulier aux lieux-dits En Cloux et la Pommeraie. Deux sites aux noms évocateurs gardent encore leur mystère : la Motte qui conserve des traces d'une construction militaire entourée d'un large fossé rempli d'eau, sans doute une motte féodale, et la Châtre présentant des structures défensives qui remonteraient à l'époque gallo-romaine ou au haut Moyen Âge.

La vallée de la Vienne constituant une voie stratégique entre le Nord et le Sud, on note la présence de nombreux châteaux liés à de grandes familles seigneuriales : Les Taveau à Fougeret, Les Chauvelin à Beauregard, Les Blom puis les Feydeau à Ressonneau et surtout les Frottier à la Messelière. Les droits féodaux des Frottier s'étendaient sur les fiefs de Chamousseau et au-delà de la paroisse de Queaux. Le château de La Messelière est demeuré jusqu'à nos jours dans la même famille. Ces châteaux ne sont pas ouverts au public mais peuvent être admirés de l'extérieur.

L'église dédiée à Saint Martin atteste d'une évangélisation sans doute précoce. La croix hosannière qui s'y trouvait a été transférée dans le cimetière actuel. L'église appartenait depuis au moins le XIe siècle à l'abbaye de Charroux qui possédait également le prieuré bénédictin de Grand-Chaume. Au XVe siècle est créé le couvent des cordeliers de la Rallerie, cas exceptionnel d'une maison de l'Observance située hors d'une ville. Si la paroisse faisait partie de l'archiprêtré de Lussac qui avait à sa tête le curé de Moussac, elle appartenait du point de vue civil à la châtellenie de Lussac et non de Calais (L'Isle-Jourdain) contrairement aux autres villages du canton actuel. En 1966, la paroisse est rattachée à Bouresse et devient la seule du canton à ne pas faire partie du secteur pastoral Vienne-Limousine.

Queaux se caractérise également par ses nombreux moulins. Le ruisseau du Crochet n’en comptait pas moins de treize depuis Ressonneau jusqu’au Bies, la Vienne cinq, un dernier se trouvant à la Taupelle sur le ruisseau de Mortaigues. Actuellement, ces moulins ne fonctionnent plus et bon nombre sont malheureusement tombés en ruine.

Les amateurs d’histoire pourront découvrir la vie quotidienne des Caïocains au début du XXe siècle à travers une promenade rythmée par des panneaux comprenant photos et explications. Cette balade intitulée « l’histoire au fil des rues » part de l’église (plan sur la place), emmène le visiteur à travers tout le bourg pour le conduire jusqu’à la plage[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2008 Yves Jean[8]   Président de l'université de Poitiers professeur en géographie à l'université de Poitiers
mars 2008 mars 2014 Dany Richard   Infirmier
mars 2014 en cours Gisèle Jean FG[9]  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir une agence postale communale.

La mairie est ouverte tous les jours sauf le samedi et toute l'année.

L'école publique de Queaux est dans un regroupement pédagogique avec Gouex et Persac.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Queaux est la seule commune du Sud Vienne à avoir refusé l'implantation de la centrale nucléaire de Civaux[réf. nécessaire], et à ne pas en accepter par conséquent les crédits, et elle a refusé le projet d'éoliennes proposé bien que souhaitant une transition écologique.[réf. nécessaire].

Queaux se déclare volontiers zone hors AGCS et anti OGM. Ces positions ne sont pas celles des villages alentour.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2016, la commune comptait 506 habitants[Note 1], en diminution de 9,64 % par rapport à 2011 (Vienne : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1958681 1451 2871 3921 4681 3841 5711 556
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5811 5861 5811 5911 6221 7181 7661 7201 700
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6901 6611 5951 3971 4231 3701 3271 1991 170
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 1251 014880710603600600599599
2013 2016 - - - - - - -
504506-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de 11 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Les dernières statistiques démographiques pour la commune ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie administre une population totale de 619 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (18 personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 601 habitants.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Queaux est associée aux communes de Gouex et de Persac dans le cadre d'un regroupement pédagogique intercommunal. Les classes sont donc réparties sur les trois communes. Les enfants de maternelle et de CP sont à Persac, ceux de CE1 et CE2 à Queaux, ceux de CM1 et CM2 à Gouex. Ce regroupement compte environ 130 élèves pour cinq classes.

L'école de Queaux est située derrière la mairie et compte 30 élèves de CE1 et CE2.

Les activités périscolaires garderie et activités sont gratuites.

La commune de Queaux dépend de l'académie de Poitiers et son école primaire dépend de l'inspection de circonscription de Montmorillon.

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme est une des deux premières activités économiques de la Commune. Situé à flanc de collines, en bords de Vienne, Queaux bénéficie d'une situation privilégiée et d'atouts importants pour un tourisme axé à la fois sur la nature et la culture.

Dotée de plus de 100 km de sentiers de randonnées balisés par le syndicat mixte du Pays Montmorillonnais, Queaux a développé le tourisme vert en lien avec le pays Montmorillonais autour de trois sentiers : les Côteaux des Fadets, le Goberté, le Ptit'crochet. Ce sont plus de 7 000 visiteurs par an qui découvre les charmes de la vallée de la Vienne.

Queaux est doté d'une plage en bords de Vienne connue pour ses fêtes nautiques et désormais son festival d'été depuis 2014.

L'hébergement touristique comprend à la fois le camping municipal du Renard (avec un hébergement atypique de lodges équipés à louer) et de nombreux gites classés.

Queaux est également un village d'artistes. Peintres, photographes, sculpteurs, musiciens habitent le village ou viennent travailler à la résidence d'artistes située au cœur du bourg.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[14], il n'y a plus que 24 exploitations agricoles en 2010 contre 49 en 2000. Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 3 207 hectares en 2000 à 2 991 hectares en 2010 dont 630 sont irrigables. 56 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre et maïs essentiellement et un peu d'orge), 23 % pour les oléagineux (colza et tournesol à part égale), 11 % pour le fourrage et 3 % restent en herbes. En 2000, 4 hectares (0 en 2010) étaient consacrés à la vigne[14].

L'élevage d'ovins a connu une forte baisse : 6 656 têtes en 2000 répartis sur 29 fermes contre 2 072 têtes en 2010 répartis sur 11 fermes[14]. Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[15]. Toutefois, Queaux abrite encore un des troupeaux les plus importants du département qui, en 2011, comptait 214 000 moutons[16].

Les élevages de bovins et de volailles ont disparu au cours de cette décennie[14]. Un élevage de volailles existe sur la commune ainsi qu'un maraicher bio.

Commerce[modifier | modifier le code]

La maison de Pays, dite maison d’Art et du Terroir, commercialise lors des vacances de Noël et l'été des produits des artisans et producteurs locaux , avec essentiellement une mission de promotion des circuits courts[17].

En 2009, selon l'INSEE, il reste toujours quelques commerces : une boulangerie, une coiffeuse, un restaurant-bar, un garagiste et un boucher traiteur ambulant.

Emploi[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage est de 12,2 % en 2010.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château de Fougeret.
  • Le Château de Fougeret. Il domine la vallée de la Vienne. Il est situé en haut d'une falaise de 38 m. Les archives citent le lieu dès 1337. Sous le Second Empire, une campagne de restauration lui donne son aspect actuel. Il garde cependant des éléments médiévaux. Fougeret fut, jusqu'à la Révolution, un lieu de haute-justice. Son intérieur est très sophistiqué. Il répond aux styles néo-gothique et éclectique, propres au XIXe siècle, notamment avec ses escaliers "à la Chambord", ses fresques et ses cheminées. Le château a été inscrit comme Monument Historique en 2010. Le château a un parc de 10 hectares qui borde la Vienne et abrite des essences rares. Réputé pour être le théâtre d'activités paranormales récurrentes, depuis 2009, les principaux médias nationaux ont réalisé divers reportages et ont rédigé plusieurs articles sur le château qui relatent ces phénomènes surnaturels. Selon plusieurs témoignages de visiteurs concernant les expériences qu'ils auraient vécu sur place, tout semble indiquer que le château serait hanté par les âmes de personnes défuntes, décédées par maladie ou assassinées en ces lieux dans le courant des XIVe, XVIIIe et XXe siècles.
  • Le Château de la Messelière est inscrit comme Monument Historique depuis 1930. Situé à la limite de la commune de Moussac, la date de la première construction du château de la Messelière est inconnue. La châtellenie appartint à la famille Faugère à partir de la seconde moitié du XIIIe siècle. Elle fut transmise par alliance vers 1420 à la famille Frotier de La Messelière, toujours propriétaire de nos jours. La forteresse fut attaquée par surprise par Guy de Blom, seigneur de Ressonneau, qui, après s'y être retranché, l'incendia et le détruisit en 1357. Reconstruit vers 1450 par Guy Frotier, le donjon se présente actuellement comme une construction carrée à trois étages, flanquée aux angles par quatre tours rondes couronnée de mâchicoulis.
  • Le Château de Chamousseau appartenait également à la famille Frotier de La Messelière, dès le milieu du XVe siècle. La construction comprenait un corps de logis défendu par trois tours rondes, dont la plus grosse était percée de canonnières. Aujourd'hui, seules subsistent une partie du logis et une tour ronde.
  • Les Thermes gallo-romains : Ils ont été découverts lors de la construction de l'école à la fin du siècle dernier. Seul témoignage de son existence : une magnifique colonne en pierre sculptée à décor de feuilles imbriquées.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église de Queaux est dédiée à saint Martin (comme 4 000 églises en France et 8 000 en Italie). Saint-Martin est venu évangéliser la région. Le clocher-porche est de style roman. Deux cloches y ont été installées en 1866. Le portail extérieur ogival date du XVe siècle. Son décor très sobre comprend trois arcs en ogives avec deux voussures. La porte intérieure, romane, comporte des chapiteaux à corbeille haute ainsi qu'un arc sculpté en plein cintre sur lequel on distingue un loup courant après un mouton. Fait rare dans la région : de part et d'autre de l'entrée sont disposées des tribunes, autrefois réservées aux hommes, le reste de la nef étant réservé aux femmes et aux enfants. La nef est unique et trapue. Elle a été refaite au XIXe siècle.

patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune abrite quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)[18] qui couvrent 9 % de la surface communale. Il s'agit :

  • du Coteau des Cordeliers,
  • du Coteau du Couret,
  • du Bois de la Bougrière,
  • du ruisseau de la Crochatière. La vallée du ruisseau bénéficie de protections issues d'engagements internationaux relevant de la directive habitats-faune-flore.
Le bois de Bougrière[modifier | modifier le code]

Le bois de la Bougrière est un massif forestier de 400 hectares. Il est situé entre le Clain à l’ouest et la vallée de la Vienne à l’est. Il occupe un plateau aux sols limoneux et acides peu favorables aux cultures céréalières. Il s’agit d’une chênaie où le Chêne sessile est dominant, même s’il est accompagné du Chêne pédonculé - sur les secteurs les plus hydromorphes et en bordure des étangs - et du Châtaignier (essence plantée par l’homme). Quelques zones de landes sèches ou humides et deux étangs artificiels viennent compléter cet ensemble.

Le site a été classé car il présente un intérêt biologique remarquable, notamment pour son avifaune et la présence de quatre espèces de chauve-souris protégées (la Barbastelle d’Europe, le Murin de Daubenton, le Noctule de Leisler et la Pipistrelle de Kuhl)

Les oiseaux des landes semi-boisées sont particulièrement bien représentés et trois espèces d’oiseaux sont plus particulièrement caractéristiques de ce milieu en région centre-atlantique: l’ Engoulevent d’Europe, la Fauvette et le Busard Saint-Martin. La conservation de ce dernier est un enjeu de taille pour la région Poitou-Charentes qui accueille de nos jours 20 % des effectifs totaux présents sur le sol français

En tout, en plus de ces trois espèces, sept autres, aussi protégées en France, sont recensées dans ce bois :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  2. Informations fournies par le portail de la prévention des Risques Majeurs
  3. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  4. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Édition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  5. J.-M. CASSAGNE et M. KORSAK, , Origine des noms de villes et villages de la Vienne, Bourdessoules, , 256 p. (ISBN 978-2-913471-29-0)
  6. « Site Queaux historique », sur queaux.fr
  7. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  8. Yves Jean : " Nous avons besoin de tracer la route ", La nouvelle république, 15 avril 2004, Didier Monteil
  9. http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Actualite/Politique/n/Contenus/Articles/2014/09/10/Senatoriales-Gisele-Jean-et-Patrick-Coronas-pour-le-Front-de-gauche-2039594
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. a b c et d Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  15. Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013
  16. Panorama de l’Agriculture en Vienne – Juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne
  17. Anthony Bonnet, « Les paniers pas très garnis des maisons de Pays », Centre Presse, 7 août 2010, p. 2
  18. Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011