Moulismes

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Moulismes
Moulismes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Montmorillon
Intercommunalité Communauté de communes Vienne et Gartempe
Maire
Mandat
Laurent Wanegue
2014-2020
Code postal 86500
Code commune 86170
Démographie
Population
municipale
377 hab. (2016 en diminution de 7,14 % par rapport à 2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 19′ 50″ nord, 0° 48′ 55″ est
Altitude Min. 108 m
Max. 206 m
Superficie 29,06 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.moulismes.com

Moulismes est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moulismes accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 2014[2] Roger Tartaud[3]    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2016, la commune comptait 377 habitants[Note 1], en diminution de 7,14 % par rapport à 2011 (Vienne : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
590476480589634700682720852
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8718549048799479429991 028986
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
936884837805766717709666575
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
523526517488434397406408409
2013 2016 - - - - - - -
390377-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 14 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Foret de Poitou-Charentes[8], il n'y a plus que 20 exploitations agricoles en 2010 contre 23 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 1 956 hectares en 2000 à 1 689 hectares en 2010. 28 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges), 4 % pour les oléagineux (tournesol) , 42 % pour le fourrage et 20 % reste en herbes. En 2000, un hectare (zéro en 2010) était consacré à la vigne[8].

Trois exploitations en 2010 (contre 6 en 2000) abritent un élevage de bovins (478 têtes en 2010 contre 473 en 2000). Quatorze exploitations en 2010 (contre 18 en 2000) abritent un élevage important d'ovins (6 672 têtes en 2010 contre 6 992 têtes en 2000)[8]. Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7% de 1990 à 2007[9]. En 2011, le nombre de têtes dans le département de la Vienne était de 214 300[10].

L'élevage de volailles a disparu au cours de cette décennie[8].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil et religieux[modifier | modifier le code]

Une croix hosannière est disposée sur un large socle monolithique, à l'angle duquel est creusée une cavité qui était peut-être destinée à recueillir de l'eau bénite. Le montant de la croix comme la traverse est chanfreiné. Il est constitué de deux morceaux reliés par des tiges métalliques. La croix hosannière tire son nom de l'hébreu "hosanna", premier mot d'une hymne chantée le jour des Rameaux. Il était de tradition, dans les villages, de se rendre en procession jusqu'au cimetière où se trouvait la croix. Les villageois se réunissaient au pied de ce calvaire et y chantaient l'Hosanna.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les brandes de Lavaud[modifier | modifier le code]
Le site du bois de l'Hospice, de l’étang de Beaufour et des environs[modifier | modifier le code]

Cette zone classée englobe un vaste secteur appartenant à la région naturelle des Brandes du Montmorillonais. Elle est centrée sur un massif forestier de 400 hectares : le bois de l’Hospice (voir article précédent). Mais, elle englobe également un étang ancien bordé d’une roselière. Ces deux sites sont entourés d’un bocage ouvert où les prairies maigres sont historiquement vouées au pâturage ovin. Cette zone est à cheval sur le territoire de quatre communes: Moulismes, Persac, Saulgé et Sillars.

Ce site est particulièrement remarquable pour son avifaune: 55 espèces font l’objet d’une protection sur tout le territoire français. En outre, sur ces 55 espèces, 31 sont menacées dans toute l’Europe de l’Ouest. Les rapaces et les oiseaux d’eau - canards, grands et petits échassiers - sont les mieux représentés. L’étang et ses alentours constituent un lieu privilégié de repos, de halte migratoire et d’hivernage pour de nombreux oiseaux d’eau, alors que les haies du bocage environnant abritent plusieurs espèces de pies-grièches.

En dehors de l’aspect ornithologique, le site est aussi un conservatoire pour d’autres animaux. Ainsi, la Martre, un hôte rare des forêts de la région a pu être recensé, alors que les batraciens sont représentés par la Grenouille rousse, une espèce peu fréquente.

Les sols sont dans leur grande majorité argilo-sableux et localement hydromorphes. Ils deviennent progressivement calcaires et plus secs au nord-ouest site. Le site abrite plusieurs micro-habitats qui ne couvrent plus que de faibles surfaces mais qui hébergent encore un important patrimoine végétal comme pour les sources tourbeuses. Ainsi, 36 espèces végétales rares ont été recensées de la zone :

  • Achillée sternutatoire,
  • Avoine de Thore est une grande Graminée originaire de la péninsule ibérique et qui se trouve ici aux marges septentrionales de son aire de répartition. Elle a été découverte en 1850 par le botaniste anglais James Lloyd, auteur d’une très importante « Flore de l’Ouest de la France ».
  • Bartsie visqueuse,
  • Blechnum en épi,
  • Calamagrostide faux-roseau est une espèce montagnarde rarissime dans les plaines atlantiques et qui se maintient là depuis sa découverte vers le milieu du XIXe siècle par les botanistes. On peut trouver cette plante en forêt de Lussac.
  • Centenille naine,
  • Cicendie filiforme,
  • Cicendie fluette,
  • Cresson rude,
  • Droséra à feuilles rondes,
  • Dryoptéris étalé,
  • Gaillet fragile,
  • Grassette du Portugal,
  • Jonc en têtes,
  • Laîche en étoile,
  • Laîche filiforme qui se trouve autour de l’étang de Beaufour. Cette cariçaie trouve ici sa deuxième localisation en Poitou-Charentes. C’est avant tout une espèce nord-européenne et montagnarde,
  • Laîche lisse,
  • Laîche puce,
  • Laser à feuilles larges,
  • Linaigrette à feuilles étroites: c’est une Cypéracée inféodée aux tourbières et bas-marais acides, devenues rarissimes dans la région poitevine avec la disparition des zones humides ;
  • Ophrys sillonné,
  • Orchis élevé,
  • Orchis grenouille,
  • Oseille maritime,
  • Phalangère bicolore,
  • Phalangère à fleurs de lis,
  • Pilulaire à globules : c’est une petite fougère semi-aquatique aux curieuses fructifications en forme de noisette.
  • Porcelle à feuilles tachetées,
  • Potamot hétérophylle,
  • Rhynchospore blanche : c’est une Cypéracée inféodée aux tourbières et bas-marais acides, devenues rarissimes dans la région poitevine avec la disparition des zones humides ;
  • Saule à oreillettes,
  • Scirpe ovale,
  • Séneçon à feuilles d’adonis,
  • Thélyptéris des marais,
  • Utriculaire citrine,
  • Violette laiteuse.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 186
  2. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  3. [1]
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. a b c et d Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  9. Agreste – Bulletin n°12 de Mai 2013
  10. Panorama de l’Agriculture en Vienne – Juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne