James Lloyd

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James Lloyd
James Lloyd 1865.jpg

James Lloyd

Biographie
Naissance
Décès
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NantesVoir et modifier les données sur Wikidata
Abréviation en botanique
J.LloydVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

James Lloyd est un botaniste français né à Londres le [1] et mort à Nantes le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Londres, le jeune James Lloyd suit en France sa mère et son beau-père. Au collège, il éprouve un intérêt grandissant pour la musique et la botanique, ce qui contrarie quelque peu les projets de ses parents. La famille se fixe à Nantes en 1831. J. Lloyd cesse ses études à cette époque et concentre son activité sur les plantes. Il parcourt inlassablement l'ouest de la France, en particulier la Vendée, la Loire-Atlantique, le Morbihan et le Finistère. Il travaille souvent seul et n'est membre d'aucune société savante : il publie peu et par l'intermédiaire de tiers.

À l'été 1841. Lloyd, qui travaille souvent au Jardin des plantes de Nantes, et le directeur de celui-ci, auquel il envie son poste et conteste le titre de botaniste, viennent à se quereller. Mais cette discussion prend le caractère d'une rixe quand les mots « d'ignorant » et de « polisson » sont suivis d'une empoignade qui les mène directement au tribunal. À la suite de cela Lloyd est banni du jardin des plantes. C'est cet événement et son amitié pour Alexandre Boreau qui le poussa cinquante-cinq ans plus tard à léguer à la ville d'Angers sa riche bibliothèque et son herbier (100 000 collectes parmi 24 000 espèces) qui servirent de base à ses publications. Ses collections sont aujourd'hui conservées au département botanique du Muséum d'histoire naturelle d'Angers.

Les résultats de ses travaux l'amènent à rédiger une Flore de Loire-Inférieure devenue Flore de l'Ouest de la France au cours de cinq éditions qui vont s'échelonner sur un demi-siècle (1844, 1854, 1868, 1886, 1897[2]), dans laquelle il effectue une description de l'angélique des estuaires qu'il découvre en 1859. Il est également reconnu pour les quelques exemplaires d'un alguier, le plus complet jusqu'alors en France.

Ses distractions se résument à la musique et à la culture des tulipes. Cette dernière passion le suit jusque sur son lit de mort où par écrit, dans son français teinté d'anglais, il enjoint un ami à passer voir ses fleurs.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice sur la vie et les travaux de James Lloyd par Gadeceau Emile, Bulletin de la Société des sciences naturelles de l'Ouest de la France, Nantes, 1896 disponible sur Gallica
  2. Flore de l'Ouest de la France par James Lloyd, 5e édition, publiée par M. Émile Gadeceau (1897) disponible sur Gallica

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jullien, Moreau, Rouillard, Petite histoire de la botanique en Anjou, Angers, 1999

J.Lloyd est l’abréviation botanique standard de James Lloyd.

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