Novalaise

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Novalaise (homonymie).
Novalaise
Le lac d'Aiguebelette ; Novalaise en arrière-plan.
Le lac d'Aiguebelette ; Novalaise en arrière-plan.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Saint-Genix-sur-Guiers
Intercommunalité Communauté de communes du lac d'Aiguebelette
Maire
Mandat
Denis Guillermard
2014-2020
Code postal 73470
Code commune 73191
Démographie
Gentilé Novalesans
Population
municipale
2 024 hab. (2014)
Densité 124 hab./km2
Population
aire urbaine
220 118 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 45° 35′ 43″ nord, 5° 46′ 20″ est
Altitude Min. 371 m – Max. 1 160 m
Superficie 16,26 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Savoie

Voir sur la carte administrative de Savoie
City locator 14.svg
Novalaise

Géolocalisation sur la carte : Savoie

Voir sur la carte topographique de Savoie
City locator 14.svg
Novalaise

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Novalaise

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Novalaise

Novalaise est une commune française située en Avant-Pays savoyard dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune appartient à la communauté de communes du lac d'Aiguebelette.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Novalaise est une commune de l'Avant-Pays savoyard, située à 2 km au nord-ouest du lac d'Aiguebelette et à l'ouest du col de l'Épine, à une altitude de 428 m.

On y trouve un hameau nommé Pétigneux et comptant peu d'habitants, pour la plupart, à prédominance paysanne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Du nord au sud, par l'ouest, puis l'est :

Voies de communications[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention du toponyme est de Novalesia dans une donation en 1308 du comte Amédée V de Savoie au seigneur Guillaume III de Montbel[1],[2]. On trouve plus tard Novalisia en 1371, puis Novalesieum en 1581[3]. Un siècle plus tard, la paroisse porte le nom de Parrochia de Novaleise[3]. Selon les différentes sources, en 1730 et 1738, le toponyme peut être rédigé sous les formes de Nonvalèse, Nouvalaise, Novalèze, Novalèse ou encore sous celles de Novalaise en Savoye, Novalèze en Savoye[3].

La proposition de 1866 de voir dans le toponyme un dérivé de *nova Alesia, le site de l'Alésia de César[4] n'est pas retenue par les toponymistes.

Ils considèrent ce toponyme comme un dérivé du latin novale ou novales, que l'on peut traduire par « terre nouvellement défrichée », suivi du suffixe gaulois et latin -itia[1],[2],[5].

Homonymie avec Neulise (Loire, de Novalisio XIe siècle)[2].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Novalaze, selon la graphie de Conflans[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, les moines de Tamié établissent une grange dite de « L'Espine », sur la paroisse de Saint-Jean-de-Novalaise. Celle-ci est citée en 1171 par une bulle du pape Alexandre III[7].

La seigneurie l'Epine-Montbel, qui comprend la montagne de l'Épine appartient aux sieurs de Montbel, qui possédait un château, Castrum Montisbelli, citée dès le XIIIe siècle. En ruines depuis le XIVe siècle, le site de Montbel est devenu un hameau de la commune. Le bailliage de la Novalaise, au XIIIe siècle, comportait 7 châtellenies et 41 paroisses dans le Bugey Savoyard (devenu Avant-Pays savoyard) et 22 dans le Dauphiné avec pour chef-lieu Voiron.

La paroisse obtient des comtes de Savoie l'autorisation pour un marché le mercredi (1308) ainsi que l'établissement d'une foire deux fois par an (1371)[1].

La commune a été un chef-lieu de canton en 1792 lors du rattachement à la France, jusqu’en 1816, regroupant 8 communes : Ayn, Dullin, Gerbaix, Marcieux, Nances (qui fusionne avec Novalaise de 1803 à 1858), Saint-Alban-de-Montbel, Saint-Pierre-d'Alvey et Verthemex. En 1816, avec le retour à la Savoie, le canton de Novalaise est démantelé pour permettre l’extension du canton de Pont-de-Beauvoisin, du canton de Saint-Genix-sur-Guiers et du canton de Yenne. En 1870, la commune fait une demande au conseil général de Savoie pour retrouver sa fonction, mais obtient une réponse négative. Petit à petit la commune perd toutes ses fonctions de commandements.

Le village possède un marché hérité des anciennes foires du XIIIe siècle, qui se sont transformées en marché du jeudi (1925, mais abandonné), puis du dimanche (sur l’initiative d’un fromager chambérien en 1945), se dédoublant en marché du mercredi.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
... ... Joseph Saint-Bonnet (1843-1909) ... ...
... ... Nicolas Luquain (1843-1911) ... ...
... ... Jean-Marie Richard (1898-1988) ... ...
... ... Marguerite Duvernay (1898-1964) ... ...
mars 1959 mars 1977 Victor Novel-Godet (1924-1998) ... ...
mars 1977 juin 1995 Robert Laude (1928-2000) ... ...
juin 1995 mars 2008 Christiane Bellemin ... ...
mars 2008 en cours
(au avril 2014)
Denis Guillermard ... ...

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Novalesans[3].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 024 habitants, en augmentation de 9,58 % par rapport à 2009 (Savoie : 3,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 441 1 589 1 725 1 817 1 867 1 717 1 544 1 558 1 615
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 576 1 469 1 476 1 435 1 382 1 367 1 273 1 209 1 184
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 018 1 045 1 024 1 000 889 862 779 735 802
1982 1990 1999 2005 2010 2014 - - -
1 017 1 234 1 432 1 612 1 913 2 024 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune comprend des écoles maternelle et élémentaire publiques, des classes de maternelle et élémentaires au sein de l'école privée Notre-Dame, ainsi qu'un collège public[12].

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Novalaise et la littérature[modifier | modifier le code]

La commune est citée dans le roman policier de Jack Chaboud « Le tronc de la veuve ». Le Passage. 2003. Avec une référence au roman de San Antonio « Tango chinetoque » qui s'achève dans le lac d'Aiguebelette, près de « Novalaise plage ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Cyril Guichard, historien et auteur de plusieurs ouvrages liés à la Seconde Guerre mondiale.
  • Georges Thomassier, professeur de sciences physiques en mathématiques spéciales au lycée Thiers de Marseille (1970 à 2007), coauteur d'ouvrages scolaires.
  • Jackson Richardson, capitaine de l'équipe de France de handball, médaillé de bronze aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992 et double champion du monde (1995 et 2001), élu meilleur joueur du monde en 1995.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 323-324.
  2. a, b et c Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, , 704 p. (lire en ligne), p. 346, 5531.
  3. a, b, c et d Michèle Brocard, Lucien Lagier-Bruno et André Palluel-Guillard, Histoire des communes savoyardes : Chambéry et ses environs. Le Petit Bugey (vol. 1), Roanne, Éditions Horvath, , 475 p. (ISBN 978-2-7171-0229-1), p. 351.
  4. Selon l'ouvrage de Théodore Fivel (1828-1894), L’Alésia de César : près de Novalaise sur les abords du Rhône », 1866, architecte départemental de la Savoie, membre de l'Académie de Savoie. Voir aussi l'article Historiographie du débat sur la localisation d'Alésia. Cité dans l'article de M. Reddé, « La querelle d'Alésia, hier et aujourd'hui », dans M. Reddé et S. von Schnurbein dir., Alésia et la bataille du Teutoburg : un parallèle critique des sources, Institut historique allemand, 2008, p. 154.
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 494b
  6. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 22
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  7. a, b et c Félix Bernard, L'Abbaye de Tamié, ses granges (1132-1793), impr. Allier, , 307 p., p. 66.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. « Site de la commune de Novalaise - Etablissements scolaires », sur novalaise.fr
  13. Michèle Brocard, Maurice Messiez-Poche et André Palluel-Guillard, Histoire des communes savoyardes : Chambéry et ses environs. Le Petit Bugey (vol. 1), Roanne, Éditions Horvath, , 475 p. (ISBN 978-2-7171-0229-1), p. 351.