Novalaise

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Novalaise
Image illustrative de l'article Novalaise
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Saint-Genix-sur-Guiers
Intercommunalité Communauté de communes du lac d'Aiguebelette
Maire
Mandat
Denis Guillermard
2014-2020
Code postal 73470
Code commune 73191
Démographie
Gentilé Novalesans
Population
municipale
1 916 hab. (2011)
Densité 118 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 35′ 43″ N 5° 46′ 20″ E / 45.5952777778, 5.77222222222 ()45° 35′ 43″ Nord 5° 46′ 20″ Est / 45.5952777778, 5.77222222222 ()  
Altitude Min. 371 m – Max. 1 160 m
Superficie 16,26 km2
Localisation

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Novalaise

Novalaise est une commune française, située en Avant-Pays savoyard dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes. La commune appartient à la Communauté de communes du lac d'Aiguebelette. Ses habitants sont les Novalesans[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Novalaise est une commune de l'Avant-Pays savoyard, située à 2 km au nord-ouest du Lac d'Aiguebelette et à l'ouest du col de l'Épine, à une altitude de 428 m.

On y trouve un hameau nommé Pétigneux et comptant peu d'habitants, pour la plupart, à prédominance paysanne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Du nord au sud, par l'ouest, puis l'est :

Voies de communications[modifier | modifier le code]

  • D921
  • A43, Sortie 12

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention du toponyme est « de Novalesia  » dans une donation en 1308 du comte Amédée V de Savoie au seigneur Guillaume III de Montbel[2],[3]. On trouve plus tard Novalisia en 1371, puis Novalesieum en 1581[1]. Un siècle plus tard, la paroisse porte le nom de Parrochia de Novaleise[1]. Selon les différentes sources, en 1730 et 1738, le toponyme peut être rédigé sous les formes de Nonvalèse, Nouvalaise, Novalèze, Novalèse ou encore sous celles de Novalaise en Savoye, Novalèze en Savoye[1].

Contrairement à une proposition de 1866 de voir dans le toponyme un dérivé de nova Alesia, le site de l'Alésia de César[4], l'abbé Gros démontre que celle-ci est exagérée et que le terme proviendrait du latin novale, que l'on peut traduire par « terre nouvellement défrichée »[2],[3]. Ce toponyme traduit l’idée d’un espace à l’écart, difficilement accessible. En effet, cette terre se situe au-delà de la montagne de L'Épine. Les échanges avec la ville de Chambéry se faisaient soit en passant par le col de L'Épine ou celui du Chat, soit les habitants devaient réaliser un détour via le passage des Échelles[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, les moines de Tamié établissent une grange de dite de « L'Espine », sur la paroisse de Saint-Jean-de-Novalaise. Celle-ci est citée en 1171 par une bulle du pape Alexandre III[6].

La seigneurie l'Epine-Montbel, qui comprend la montagne de l'Épine appartient aux sieurs de Montbel, qui possédait un château, Castrum Montisbelli, citée dés le XIIIe siècle. En ruines depuis le XIVe siècle, le site de Montbel est devenu un hameau de la commune. Le bailliage de la Novalaise, au XIIIe siècle, comportait 7 châtellenies et 41 paroisses dans le Bugey Savoyard (devenu Avant-Pays savoyard) et 22 dans le Dauphiné avec pour chef-lieu Voiron.

La paroisse obtient des comtes de Savoie l'autorisation pour un marché le mercredi (1308) ainsi que l'établissement d'une foire deux fois par an (1371)[2].

La commune a été un chef-lieu de canton en 1792 lors du rattachement à la France, jusqu’en 1816, regroupant 8 communes : Ayn, Dullin, Gerbaix, Marcieux, Nances (qui fusionne avec Novalaise de 1803 à 1858), Saint-Alban-de-Montbel, Saint-Pierre-d'Alvey et Verthemex. En 1816, avec le retour à la Savoie, le canton de Novalaise est démantelé pour permettre l’extension du Canton de Pont-de-Beauvoisin, du Canton de Saint-Genix-sur-Guiers et du Canton de Yenne. En 1870, la commune fait une demande au Conseil Général de Savoie pour retrouver sa fonction, mais obtient une réponse négative. Petit à petit la commune perd toutes ses fonctions de commandements.

Le village possède un marché hérité des anciennes foires du XIIIe siècle, qui se sont transformées en marché du jeudi (1925, mais abandonné), puis du dimanche (sur l’initiative d’un fromager chambérien en 1945), se dédoublant en marché du mercredi.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
... ... Joseph Saint-Bonnet (1843-1909) ... ...
... ... Nicolas Luquain (1843-1911) ... ...
... ... Jean-Marie Richard (1898-1988) ... ...
... ... Marguerite Duvernay (1898-1964) ... ...
mars 1959 mars 1977 Victor Novel-Godet (1924-1998) ... ...
mars 1977 juin 1995 Robert Laude (1928-2000) ... ...
juin 1995 mars 2008 Christiane Bellemin ... ...
mars 2008 en cours Denis Guillermard ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 916 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 441 1 589 1 725 1 817 1 867 1 717 1 544 1 558 1 615
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 576 1 469 1 476 1 435 1 382 1 367 1 273 1 209 1 184
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 018 1 045 1 024 1 000 889 862 779 735 802
1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011 - -
1 017 1 234 1 432 1 612 1 661 1 913 1 916 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Il y a une école maternelle publique, ainsi que des classes de maternelles au sein de l'école privée Notre Dame.

= Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuemnts[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Novalaise et la littérature[modifier | modifier le code]

La commune est citée dans le roman policier de Jack Chaboud "Le tronc de la veuve". Le Passage. 2003. Avec une référence au roman de San Antonio "Tango chinetoque" qui s'achève dans le lac d'Aiguebelette, près de "Novalaise plage".

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Michèle Brocard, Lucien Lagier-Bruno et André Palluel-Guillard, Histoire des communes savoyardes : Chambéry et ses environs. Le Petit Bugey (vol. 1), Roanne, Éditions Horvath,‎ 1982, 475 p. (ISBN 978-2-7171-0229-1), p. 351.
  2. a, b et c Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 516 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 323-324, Article « Novalaise ».
  3. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz,‎ 1990, 704 p. (lire en ligne), p. 346, 5531.
  4. Selon l'ouvrage de Théodore Fivel (1828-1894), L’Alésia de César : près de Novalaise sur les abords du Rhône », 1866, architecte départemental de la Savoie, membre de l'Académie de Savoie. Voir aussi l'article Historiographie du débat sur la localisation d'Alésia. Cité dans l'article de M. Reddé, « La querelle d'Alésia, hier et aujourd'hui », dans M. Reddé et S. von Schnurbein dir., Alésia et la bataille du Teutoburg : un parallèle critique des sources, Institut historique allemand, 2008, p. 154.
  5. Jean Nicolas, La Savoie au XVIIIe siècle : Noblesse et bourgeoisie, La Fontaine de Siloé,‎ 2003, 1242 p. (ISBN 978-2-8420-6222-4), p. 666.
  6. a, b et c Félix Bernard, L'Abbaye de Tamié, ses granges (1132-1793), impr. Allier,‎ 1967, 307 p., p. 66.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  9. Michèle Brocard, Maurice Messiez-Poche et André Palluel-Guillard, Histoire des communes savoyardes : Chambéry et ses environs. Le Petit Bugey (vol. 1), Roanne, Éditions Horvath,‎ 1982, 475 p. (ISBN 978-2-7171-0229-1), p. 351.