Lépin-le-Lac

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Lépin-le-Lac
Lépin-le-Lac
Le chef-lieu sur les rives du lac d'Aiguebelette.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Pont-de-Beauvoisin
Intercommunalité Communauté de communes du Lac d'Aiguebelette
Maire
Mandat
Raymonde Girard
2014-2020
Code postal 73610
Code commune 73145
Démographie
Gentilé Lépinois
Population
municipale
454 hab. (2015 en augmentation de 4,85 % par rapport à 2010)
Densité 89 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 10″ nord, 5° 47′ 43″ est
Altitude Min. 373 m
Max. 1 363 m
Superficie 5,11 km2
Localisation

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Lépin-le-Lac est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Plan du territoire de Lépin-le-Lac

Le territoire de la commune de Lépin-le-Lac est situé dans le sud-est de la France, à l'ouest du département de la Savoie, sur la rive sud du lac d'Aiguebelette, à l'ouest de la chaîne de l'Épine. La commune fait partie de la petite région naturelle de l'Avant-Pays savoyard.

Le ruisseau du Thiez (ou Thiers), dans la partie nord de la commune, marque la limite avec la commune de Saint-Alban-de-Montbel, jusqu'au lieu-dit Le Gué des Planches[1]. Ce lieu marque le point de jonction de ces deux communes mais aussi de La Bridoire et d'Attignat-Oncin[1].

La commune est traversée par deux autres ruisseaux, le ruisseau du Bourg, qui se jette dans le lac au niveau du Grand-Pré, et plus à l'est celui de La Tuilerie[1].

Hameaux, lieux dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune se compose d'un chef-lieu et de plusieurs hameaux ou lieux-dits, pour certains inhabités[2].

  • Au Bernay,
  • La Bageatière,
  • Le Bernadieu,
  • La Chabaudière,
  • Le Chalet,
  • Le Curtelet,
  • Le Gué des Planches',
  • chez Burdin
  • Château de Lépin,
  • Le Grand-Pré,
  • Boffard,
  • Le Micoud,
  • La Maigre,
  • Lépin (chef-lieu),
  • Le Pinet,
  • Le Puits,
  • La Plaine,
  • Le Rossignolet,
  • Le Riondet,
  • Le Rocheray,
  • Les Grimonet,
  • Les Martin-dessus,
  • Les Martin-dessous,
  • La Montagne,
  • Le Port.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par une gare ferroviaire, la gare de Lépin-le-Lac - La Bauche (La Bauche étant une commune située au sud de Lépin-le-Lac) établie sur la ligne de Saint-André-le-Gaz à Chambéry. La gare est desservie par les TER Rhône-Alpes circulant entre Lyon et Chambéry (parfois prolongés vers Modane et Bourg-Saint-Maurice).

Un accès rapide à l'autoroute A43 est aussi disponible à une dizaine de kilomètres, au nord du lac d'Aiguebelette.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune, Lépin-le-Lac, est fixé par décret le [3]. Le syntagme Lac est lié au lac d'Aiguebelette baigne la limite nord du territoire.

Les formes anciennes observées sont Ecclesia de Lepino en 1140, Lespenes en 1278, Prioratus de Lepins en 1308, Parrochia de Lespins au XIVe siècle, L’Epin en 1729, Lepin en 1732[2],[4].

Le toponyme est tiré du latin spinus, « prunier sauvage », qui a dérivé en Lespin et L'Epin, avec agglutination de l'article[2],[4].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Lepin, selon la graphie de Conflans[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Lépin avait été donnée en apanage en 1220 par le comte Thomas Ier de Savoie à sa fille Béatrice, puis, en 1260, elle fut donnée à la commanderie des Échelles des Hospitaliers de ordre de Saint-Jean de Jérusalem jusqu'à la Révolution[6].

L'ancienne paroisse de Gresin appartient, au XVIIIe siècle, à celle de Lépin, jusqu'en 1837[3].

Au cours de la période d'occupation du duché de Savoie par les troupes révolutionnaires françaises, à la suite du rattachement de 1792, la commune appartient au canton de Pont-de-Beauvoisin, au sein du département du Mont-Blanc[7].

Le « château de Lépin » (XIXe siècle) fut bâti vers 1760 par Noble Charles Perrin, issu d'une vieille famille de la bourgeoisie chambérienne[6], et sénateur au Sénat de Savoie[8]. Les biens de Louis Bonaventure Perrin, comte de Lépin, fils de Charles Perrin, sont confisqués comme bien d'émigré en 1793[6], et rachetés par Claude Burdin, homme d'affaires de ce dernier[8]. Le comte de Lépin les achète en 1804, après la loi d'amnistie[6],[8]. Après sa mort, sans héritiers, le château et les terres passèrent à son petit-fils, Tancrède de Rivérieulx de Chambost dit le comte de Lépin[9],[10] qui restaura le château en 1882[6],[8]. Son fils, Albert de Rivérieulx de Chambost de Lépin, en hérita[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Lépin-le-Lac.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Georges Thomamichel PCF  
Monique Duport-Rosand    
Lucien Barret PS  
en cours
(au )
Raymonde Girard ??  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Lépinois[3].


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2015, la commune comptait 454 habitants[Note 1], en augmentation de 4,85 % par rapport à 2010 (Savoie : +3,19 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
286395435373403412304283283
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
283288476311312288287296291
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
254277253235230199184168190
1982 1990 1999 2005 2010 2015 - - -
191255282347433454---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Lépin-le-Lac se situe dans l'académie de Grenoble. À la rentrée 2017-2018, elle administre une école élémentaire publique qui accueille 20 élèves[15].

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

La presse écrite locale est représentée par la presse quotidienne ou hebdomadaire régionale, notamment le Dauphiné libéré, avec son édition du Chartreuse et de Chambéry, l’Essor savoyard ou encore la Vie Nouvelle.

Radio et télévision[modifier | modifier le code]

La commune est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie ainsi que par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, Radio ISA et Radio Couleur Chartreuse. La chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie, notamment l'émission « La Place du village ». France 3 et sa station régionale France 3 Alpes, peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

Économie[modifier | modifier le code]

Le commune fait partie de l'aire géographique de production et transformation du « Bois de Chartreuse », la première AOC de la filière Bois en France[16],[17].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église située au chef-lieu.

L'église d'origine romane, avec une abside entourée de deux absidioles, a été entièrement restaurée en 1890 d'après les plans de M. Latoud, architecte à Chambéry[18].

Près de l'église, le prieuré est un bâtiment assez bien conservé qui dépendait de l'abbaye de Saint-Chef dés 1275[18].

Le « château de Lépin » est édifié vers 1760 par Noble Charles Perrin, issu d'une vieille famille implantée dans la commune au siècle suivant et encore en possession des descendants de la famille dans les années 1980[6],[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Histoire des communes savoyardes 1982, p. 295-296, « Situation ».
  2. a b et c Histoire des communes savoyardes 1982, p. 295, Présentation.
  3. a b et c « Lépin-le-Lac », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en mai 2018), Ressources - Les communes.
  4. a et b Henry Suter, « Lépin-le-Lac », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter, 2000-2009 (consulté en mai 2018).
  5. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 21
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  6. a b c d e et f Histoire des communes savoyardes 1982, p. 296-297, « La seigneurie ».
  7. Jules-Joseph Vernier, Étude historique et géographique sur la Savoie, Le Livre d'Histoire - Res Universis (réimpr. 1993) (1re éd. 1896), 137 p. (ISBN 2-7428-0039-5, ISSN 0993-7129), p. 96-99.
  8. a b c d e f et g Ph. Falcoz, « Notice sur Aiguebelette et son lac », Mémoires et documents publiés par la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, 2e série, t. 58,‎ , p. 195-196, « Le Château de Lépin » (lire en ligne).
  9. a b et c Henri Jougla de Morenas, Grand armorial de France, vol. 6, Société du Grand armorial de France, 1939, p. 14 (lire en ligne).
  10. Gustave de Rivoire de La Bâtie, Armorial de Dauphiné contenant les armoiries figurées de toutes les familles nobles et notables de cette province, accompagnées de notices généalogiques complétant les nobiliaires de Chorier et de Guy Allard, Lyon, Imprimerie Louis Perrin (réimpr. 1969 (Allier - Grenoble)) (1re éd. 1867), 821 p. (lire en ligne), p. 616-618.
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  15. « Savoie (73) > Lépin-le-Lac », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté en mai 2018).
  16. Information Presse du 5 novembre 2018 : Le Bois de Chartreuse obtient la première AOC Bois en France. Une première dans la filière bois !, site officiel du Bois de Chartreuse.
  17. Cahier des charges de l’appellation d’origine « Bois de Chartreuse », homologué par l’arrêté du 23 octobre 2018 publié au JORF du 31 octobre 2018, Bulletin officiel du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, n° 2018-46 (.PDF).
  18. a et b Histoire des communes savoyardes 1982, p. 297, « L'église et son prieuré ».
  19. a et b Amédée de Foras, Armorial et Nobiliaire de l'Ancien Duché de Savoie, Tome 4, p.381
  20. Amédée de Foras, Armorial et Nobiliaire de l'Ancien Duché de Savoie, Tome 5, p. 381.
  21. Notice biographique de Claude Burdin sur le site de l'école polytechnique.
  22. Michel Germain, Personnages illustres des Savoie, Autre Vue, , 619 p. (ISBN 978-2-9156-8815-3), p. 364.
  23. Jean Exertier, « Histoire de nos rues... : Claude Martin (1826-1906) », Vieux Chambéry, no XV,‎ , p. 45-81 (lire en ligne).