Incendie de la tour Grenfell

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Incendie de la tour Grenfell
La tour Grenfell en feu, à 4 h 43 BST le 14 juin 2017.
La tour Grenfell en feu, à h 43 BST le .

Type Incendie
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Localisation North Kensington, Londres
Coordonnées 51° 30′ 50″ nord, 0° 12′ 57″ ouest
Date
Bilan
Blessés ≥74
Morts 79 (+1 bébé mort-né)

Géolocalisation sur la carte : Royaume-Uni

(Voir situation sur carte : Royaume-Uni)
Incendie de la tour Grenfell

Géolocalisation sur la carte : Grand Londres

(Voir situation sur carte : Grand Londres)
Incendie de la tour Grenfell

L'incendie de la tour Grenfell est un incendie survenu le dans la tour Grenfell, un immeuble de logements sociaux de 24 étages, situé dans le district de North Kensington à Londres au Royaume-Uni faisant, selon les policiers, 71 morts et environ 8 disparus (que l'on compte comme morts, ce qui fait 79 morts) en ajoutant les 74 blessés[1]. Le feu serait parti de l'explosion du réfrigérateur d'un studio du quatrième étage. Il se serait propagé par une fenêtre ouverte, située à un mètre de l'appareil, puis par le bardage apposé lors d'une récente rénovation[2]. Selon un rapport mentionné dans la presse à la mi-avril 2018, le feu serait resté circonscrit à l’appartement où il avait pris, sans faire de victime, si le nouveau bardage n'avait pas contribué à le propager[2].

Contexte[modifier | modifier le code]

L'immeuble[modifier | modifier le code]

La Grenfell Tower en 2009, avant rénovation.

La tour Grenfell, située dans le district de North Kensington, dans l'Ouest de Londres, est un complexe de logements sociaux dont la majorité des occupants appartiennent à la classe ouvrière[3]. Il fait partie de l'ensemble Lancaster West Estate (en)[4]. Il est situé dans une zone relativement aisée[3]. Il porte le nom de Grenfell par sa proximité avec une voie routière voisine au sud (Grenfell Road), elle-même nommée en l'honneur d'un officier britannique (le Field Marshal Francis Grenfell premier baron Grenfell).

L'immeuble de 24 étages est d'architecture brutaliste. Il est conçu en 1967 et sa construction est avalisée par le conseil de Kensington et Chelsea en 1970, dans le cadre du projet de développement de l'ensemble Lancaster Ouest[5],[6]. La construction de la tour débute en 1972 et s'achève en 1974[7].

L'immeuble comporte à sa construction 120 logements d'une et deux chambres à coucher (six appartements par étage sur vingt étages, les quatre restants étant affectés à d'autres utilisations) répartis sur 23 étages[5].

Selon le droit britannique, il est géré par une Tenant management organisation — un syndic comportant des représentants de locataires. En 2017, il est géré par la Kensington and Chelsea Tenant Management Organisation (en), la principale organisation du pays pour la gestion de bâtiments avec (co)locataires. Le Conseil de Kensington et Chelsea (en) supervise cette gestion. Le conseil de gestion des colocataires comprend huit membres habitant l'immeuble, quatre nommés par le conseil, et quatre indépendants[8].

Rénovation[modifier | modifier le code]

La rénovation de mai 2016, d'un montant de 10 millions de livres (soit environ 11,5 millions d'euros), vise l'isolation thermique extérieure, l'installation de fenêtres à double vitrage et d'un nouveau système de chauffage communautaire.

La rénovation qui comprenait de nouvelles installations comme un club de boxe: Dale Youth Amateur Boxing Club et la Grenfell Under 3s Nursery. visait en priorité l'amélioration de l'habitat avec de nouvelles fenêtres et un chauffage par eau chaude. Ce projet, d'une durée de deux ans, s'est déroulé tout en maintenant habitables les 120 logements. De nouveaux logements ont également été construits en utilisant des espaces inutilisés du bâtiment[9]. Le nombre de nouveaux logements est compris entre sept[4] et neuf[9].

Pour la façade, du métal a été utilisé en surface et du polyéthylène expansé dans la façade. Ce plastique est plus inflammable que d'autres alternatives. Toutefois, d'après la Fire Protection Association (en), le polyéthylène devrait résister au feu s'il est bien encapsulé, alors que dans le cas contraire il pourrait créer un effet de cheminée[4].

Les panneaux de revêtement utilisés étaient économiques : ils ne coutaient que 22 livres sterling chacun contre 24 livres sterling pour la version « résistante au feu », soit une économie de 8 % environ, ce qui a permis d’économiser 6 000 livres sterling environ, soit environ 7 000 euros[10].

D'après les avertissements du fabricant, l'isolant thermique utilisé n'est pas adapté à un immeuble de plus de dix mètres de hauteur[11].

Normes de sécurité anti-incendie[modifier | modifier le code]

Alertes d'habitants de l'immeuble[modifier | modifier le code]

Deux femmes habitant la Grenfell Tower ont été menacées de poursuites pour avoir fait campagne en faveur de l'amélioration de la sécurité incendie : Mariem Elgwahry, 27 ans, et Nadia Choucair, 33 ans, ont en particulier reçu des lettres leur ordonnant de stopper leur campagne. Elles intervenaient avec l'aide du Radical Housing Network[12].

La sécurité anti-incendie en Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

Au Royaume-Uni, de nombreux matériaux inflammables sont utilisés dans les assemblages muraux commercialisés pour améliorer les performances énergétiques, réduire les infiltrations d'air et d'eau et permettre une plus grande flexibilité de la conception esthétique. Ces matériaux sont notamment utilisés dans les finitions des systèmes d'isolation extérieure, les revêtements (cladding) en métal composite, les laminés à haute pression, et les barrières résistant aux intempéries (weather-resistive barriers, WRB). La combustibilité des matériaux a des conséquences directes sur les risques d'incendie[13],[14]

Les matériaux combustibles utilisés dans les assemblage muraux concernent un faible pourcentage des bâtiments en prise au feu, mais ont des conséquences significatives en termes de blessures et de décès[15].

Les États-Unis et la Grande-Bretagne disposent de lois sur l'inflammabilité potentielle des matériaux internes utilisés dans le revêtement, mais d'autres facteurs peuvent entrer en jeu, comme le mode de fabrication et l'installation[16].

Des matériaux retardant les flammes sont utilisés, ce qui évite que le feu prenne facilement. Toutefois, lorsque les températures atteignent 900 ou 1 000 °C, tous les matériaux ont tendance à brûler. Les matériaux isolants peuvent générer des fumées noires assez opaques[16].

D'après le journal britannique The Times, les matériaux utilisés en Grande-Bretagne sont interdits aux États-Unis dans les bâtiments d'une hauteur supérieure à 12 mètres[17].

La crise immobilière a tellement fait augmenter les prix de l'immobilier à Londres que les pouvoirs publics n'ont plus le budget nécessaire pour loger les Londoniens et délèguent donc ces activités au secteur privé, avec des budgets limités[18]. Par ailleurs, la publication de rapports d'inspection incendie reste assez contrainte, ce qui limite l’information disponible[18].

Par ailleurs, en raison de la conception du bâtiment, la porte d'entrée de chaque appartement doit théoriquement maintenir le feu hors de l'appartement pendant 30 minutes, le temps que les pompiers interviennent. De ce fait, les consignes de sécurité communiquées aux résidents ont été — comme dans d'autres pays — de rester à l'abri à l'intérieur (stay put) en cas d'incendie[réf. souhaitée]. Par chance, de nombreuses personnes, n'ayant pas eu connaissance de ces consignes ou ne les ayant pas respectées, ont pu se sauver[18].

La loi anglaise ne nécessite l'installation d'extincteur automatique à eau que pour les bâtiments construits après 2007 lorsqu'ils ont une hauteur supérieure à 30 mètres ; mais cette loi n'est pas rétroactive[19].

La sécurité anti-incendie dans l'Union européenne[modifier | modifier le code]

Une Directive du Conseil du relative au rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives des États membres concernant les produits de construction (89 / 106 / CEE) donne un cadre aux législations et réglementations techniques relatives à la sécurité incendie dans les États membres de l'Union européenne.

D'après cette directive, l'ouvrage doit être conçu et construit de manière que, en cas d'incendie :

  • la stabilité des éléments porteurs de l'ouvrage puisse être présumée pendant une durée déterminée ;
  • l'apparition et la propagation du feu et de la fumée à l'intérieur de l'ouvrage soient limitées ;
  • l'extension du feu à des ouvrages voisins soit limitée :
  • les occupants puissent quitter l'ouvrage indemnes ou être secourus d'une autre manière ;
  • la sécurité des équipes de secours soit prise en considération[20].

L'incendie[modifier | modifier le code]

Départ de feu (00: 50—01: 15)[modifier | modifier le code]

L'incendie a commencé aux premières heures du mercredi 14 juin 2017 vers 00h50 lorsqu'un frigo-congélateur a pris feu dans l'appartement 16, au 4ème étage[21]. Le résident de l'appartement a été réveillé par un détecteur de fumée. Il est entré dans la cuisine et a découvert que le réfrigérateur-congélateur fumait. Il a alors alerté ses locataires et ses voisins, puis a appelé la brigade des pompiers de Londres à 00:54[21]. Les deux premières voitures de pompiers ("pompes") sont arrivées six minutes plus tard[22],[23]. Le commandant de l'incident initial a déclaré que le feu était visible à cet endroit sous la forme d'une "lueur" dans la fenêtre[24]. Deux autres pompes ont également été expédiées[25],[26]. Tous les résidents de la tour qui ont appelé les services d'incendie ont eu pour consigne de rester dans leur appartement, à moins que celui-ci ne soit atteint par le feu, ce qui est la règle en matière d'incendie dans les immeubles de grande hauteur, chaque appartement étant censé être ignifugé de ses voisins. Également à cause de cette politique, le bâtiment n'avait pas d'alarme incendie centrale.

La plupart des pompiers sont entrés dans le bâtiment. Ils ont installé une tête de pont (base interne des opérations) au deuxième étage et raccordé les tuyaux à la colonne montante sèche . Ils sont entrés pour la première fois dans l'appartement 16 à 1h07 heure locale. Il fallut encore sept minutes avant qu'ils ne commencent à s'attaquer à l'incendie de la cuisine. Vers 1 h 08, le feu a percé la fenêtre. En quelques minutes, il a mis le feu aux panneaux de revêtement environnants. Observant cela, le commandant de l'incident a demandé deux autres pompes et un appareil aérien à 1 h 13, ce qui a également déclenché l'envoi d'officiers plus gradés, d'une unité d'enquête sur les incendies et de deux véhicules de commandement[26]. Il a été demandé à un autre pompier d’essayer d’empêcher la propagation avec un jet d’eau, bien que ce jet ne puisse pas s’élever plus haut que le quatrième étage et, craignant de provoquer une dangereuse accumulation de vapeur à l’intérieur, il évitait de viser directement la fenêtre[27].

Propagation rapide vers les hauteurs (01: 15—01: 30)[modifier | modifier le code]

Au moment où les pompiers ont commencé à éteindre l'incendie de la cuisine, une colonne de flammes avançait rapidement sur le côté du bâtiment. À 1 h 15, un pompier a découvert de la fumée dans l’appartement 26 (juste au-dessus de l’appartement 16), ainsi qu'un autre des résidents qui avaient fui la fumée aux cinquième et sixième étages, et de grandes quantités de débris ont commencé à tomber de la façade en feu[26]. Les flammes se sont répandues sur le côté à une "vitesse terrifiante"[28]. Les tentatives de lutte contre l'incendie avec un jet externe ont été infructueuses, car la plupart du temps, elles brûlaient derrière un écran imperméable. À 1 h 30, une colonne de flammes montante avait atteint le toit et l'incendie était incontrôlable[29]. Le feu à l'extérieur côté est s'est propagé latéralement et a propagé de la fumée et des flammes dans plusieurs appartements[30],[31],[32].

À 1 h 18, 34 des 293 résidents se sont échappés[21]. La phase d'évacuation la plus intense a eu lieu entre 01 h 18 et 01 h 38, avec 110 personnes ayant réussi à s'échapper. Beaucoup d'entre elles ayant été réveillées par leur détecteur de fumée déclenché par la fumée qui se propageait sur les paliers et dans les appartements. Certains résidents d'appartements non affectés ont également quitté les lieux à peu près à la même heure, après avoir été alertés par leurs voisins[33]. En raison du ramadan, de nombreux résidents musulmans étaient réveillés pour le repas de suhur avant l'aube, ce qui leur a permis d'alerter les voisins et de les aider à s'échapper[34].

Le LFB a rapidement intensifié sa réponse au cours de cette période. Le nombre de pompes présentes est passé de six à huit à 01h19, avec également une unité de secours incendie, un transporteur d'appareils respiratoires en vrac et une unité de contrôle des avaries. Dix pompes étaient en service à 01h24, puis 15 à 01h27 avec une deuxième plate-forme aérienne. Deux minutes plus tard, on en était à 20 pompes et deux autres unités de secours incendie, et à 25 à 01 h 35, ce qui a également déclenché l'envoi d'un commissaire adjoint[26] Dany Cotton, commissaire des pompiers de Londres, a également été appelée et a commencé à se rendre sur les lieux de son domicile à Kent. Le service de police métropolitain (MPS) a été appelé à 1h24 pour gérer la foule rassemblée à l'extérieur. Cinq minutes plus tard, le service ambulancier de Londres a également été appelé.

Résidents piégés et missions de sauvetage (01: 30—02: 04)[modifier | modifier le code]

Comme les portes coupe-feu ne se fermaient pas correctement, la fumée a commencé à se répandre des appartements touchés dans les halls[25]. À 1 h 33, le LFB recevait des appels de résidents qui déclaraient être pris au piège dans leur appartement[26]. Entre 01h30 et 01h40, la fumée s'est répandue dans la cage d'escalier, ce qui a rendu très difficile la fuite des résidents sans l'aide des pompiers[21]. Le taux d'évacuation a ralenti, avec 20 évacuations entre 01h38 et 01h58. Plus de la moitié de ceux qui étaient toujours pris au piège à 01h58 ont été tués, tandis que 48 ont été sauvés entre 01h58 et 03h58. Le feu continuait de se répandre latéralement à l'extérieur et, à 01h42, il avait atteint le côté nord.

Les informations recueillies par les gestionnaires d'appels du FLB étaient transmises à l'unité de commandement du LFB stationnée à l'extérieur qui devait les transmettre à la tête de pont mais la communication par radio s'étant avérée difficile en raison du bruit, du volume de conversation et éventuellement de la structure en béton du bâtiment, les détails sur les résidents pris au piège étaient écrits sur des bouts de papier et transportés par des coureurs. À la tête de pont, on indiquait aux pompiers les appartements où ils devaient se rendre et qui ils devaient sauver[35]. On leur donnait un appareil respiratoire et ils se rendaient à l'appartement pour rechercher les résidents.

Les pompiers étaient confrontés à une épaisse fumée, à une visibilité nulle et à une chaleur extrême lorsqu'ils grimpaient au-dessus du quatrième étage[23],[36]. En outre, certains résidents avaient déménagé pour échapper à la fumée. Trois pompiers qui sont allés à la rescousse d'une jeune fille de 12 ans au 20ème étage n'ont pas réussi à la retrouver. À leur insu, elle s'était installée dans un appartement au 23e étage, avait téléphoné à un opérateur de contrôle qui n'avait aucun moyen de savoir ce que les pompiers faisaient[26], elle est décédée plus tard à cet endroit[37]. Deux autres pompiers ont été envoyés dans un appartement au 14ème étage pour rechercher un seul résident, et se sont retrouvés nez-à-nez avec 7 personnes (dont quatre d'entre se sont finalement échappés par leurs propres moyens)[38].

Incident majeur déclaré (02: 04—04: 00)[modifier | modifier le code]

Des témoins ont rapporté avoir vu des personnes piégées, parfois avec des enfants, à l'intérieur du bâtiment en flammes allumer et éteindre les lumières de leur appartement ou faire des signes à l'extérieur pour attirer de l'aide. Selon des témoins oculaires, certaines personnes auraient sauté dans le vide. Quatre victimes ont par la suite succombé des suites de blessures faisant « penser à une chute d'une hauteur »[39],[40]. Au moins une personne a utilisé des couvertures nouées pour fabriquer une corde et s’échapper du bâtiment en flammes[41]. Des explosions fréquentes qui auraient été causées par des canalisations de gaz dans le bâtiment ont été entendues[23].

Les opérations extérieures ont été entravées par la chute de débris, notamment de morceaux de revêtement en feu. En raison de ce danger, la police a déplacé les foules du bâtiment par mesure de sécurité. Le Territorial Support Group était présent ; en plus d’être une unité spécialisée dans le maintien de l’ordre public, ils ont fourni des boucliers anti-émeute pour protéger les pompiers des chutes de débris[42].

Peu de temps après 02h00, l'incendie a été déclaré comme incident majeur et le nombre de véhicules de pompiers est passé de 25 à 40. Le nombre d'unités de secours est passé à 10, les véhicules de commandement à six, les plates-formes aériennes à quatre et les unités de soutien opérationnel à deux[25]. Au cours de l'opération, 250 pompiers ont tenté de maîtriser l'incendie[43], avec plus de 100 pompiers à l'intérieur du bâtiment au plus fort de l'intervention. La commissaire adjointe Andrew Roe a assumé le commandement direct des opérations de lutte contre les incendies pendant les 11 heures suivantes, tandis que la commissaire Dany Cotton est arrivée à 02h50 après avoir quitté son domicile dans le Kent. Plutôt que de commander directement les opérations, elle a servi en tant qu'agent de surveillance, supervisant Roe et fournissant un soutien moral aux pompiers. Cotton a admis que le LFB avait enfreint ses propres protocoles de sécurité en pénétrant dans un grand bâtiment sans savoir s'il menaçait un effondrement structurel[44]. Ce n'est que l'après-midi suivant que des ingénieurs ont pu évaluer la structure et déterminer qu'elle n'était pas menacée[23].

À 02h47, la politique consistant à rester confiné, conseillant aux habitants des zones non touchées par l'incendie de rester chez eux, a été abandonnée au profit d'une évacuation générale[45]. Après ce moment, toutefois, seuls 36 autres résidents ont pu s'échapper. Les experts de l’enquête subséquente sur la catastrophe ont par la suite déclaré que cette politique aurait dû être abandonnée une heure et vingt minutes avant qu’elle ne le soit finalement[46].

Derniers sauvetages (04: 00-08: 07)[modifier | modifier le code]

Grenfell Tower tôt le matin du 14 juin. Le revêtement brûlé est visible à l'extérieur du bâtiment.

Au lever du soleil, les pompiers étaient encore occupés à combattre l'incendie et à tenter des sauvetages à l'intérieur. À 04h14, la police s'est adressée à la foule nombreuse de spectateurs et leur a demandé instamment de contacter toute personne de leur connaissance qui était coincée dans l'immeuble pour lui dire qu'elle devait essayer d'évacuer par ses propres moyens et ne pas attendre les pompiers[47]. À 04h44, tous les côtés du bâtiment étaient atteints[25].

Seuls deux autres sauvetages ont eu lieu par la suite, un résident ayant été sauvé à 06h05 et le dernier à 08h07[25]. Les pompiers ont sauvé tous les résidents habitant jusqu'au 12ème étage, à l’exception de deux personnes, mais n'ont pas réussi à aller au-delà du 20ème étage ; seules deux personnes ont réussi à s'échapper des deux étages les plus élevés[21].

Incendie résiduel (08: 07—16 juin)[modifier | modifier le code]

Grenfell Tower deux jours après le début de l'incendie

Lors d'une conférence de presse dans l'après-midi du 14 juin, le LFB a annoncé que les pompiers avaient sauvé 65 personnes de l'immeuble et avaient atteint les 24 étages[48]. Le NHS a confirmé que soixante-quatorze personnes se trouvaient dans six hôpitaux de Londres, dont 20 en soins critiques[49].

Le feu a continué de brûler dans les étages supérieurs de la tour. Il n'a été sous contrôle que le 15 juin à 01h14 et les pompiers ont continué à étouffer les flammes lorsque la brigade jusqu'au 16 juin [50]. Les pompiers ont également utilisé un drone pour inspecter le bâtiment et rechercher des victimes[51]. Le feu a été déclaré éteint le 16 juin au soir[52].

Moyens de secours mis en œuvre[modifier | modifier le code]

Deux cents pompiers et 40 camions d'incendie de la brigade des pompiers de Londres ont été mobilisés. L'appel a été reçu par les pompiers à h 54 heure locale et le premier camion est arrivé sur les lieux 6 minutes plus tard[53]. La tour a été gravement endommagée par l'incendie mais ne s'est pas effondrée.

Un camion-échelle de 30 mètres — la plus haute de Londres — est arrivé 24 minutes (d'après The Independent[54]) ou 32 minutes (d'après la BBC[55]) après les premiers secours. L'échelle de Surrey de 42 mètres — la plus haute d'Angleterre — est arrivée sept heures après[56].

La pression de l'eau utilisée pour lutter contre l'incendie est remise en question. Cela a conduit les pompiers à contacter[pourquoi ?] la société gestionnaire du réseau de distribution d'eau, la Thames Water[réf. souhaitée].

Bilan humain[modifier | modifier le code]

Un bilan provisoire au 19 juin 2017 fait état de 79 morts ou disparus présumés morts[57] et 77 blessés, dont 17 sont dans un état critique. De nombreuses personnes restent portées disparues[58],[59]. Le 17 juin 2017, la police britannique annonce qu'au moins 58 personnes disparues sont considérées comme mortes dans l'incendie[60]. Cinq mois après le drame, la police britannique annonce un bilan définitif de 71 morts[61] (70 morts dans l'incendie + 1 bébé mort-né suite à l'incendie). L'âge des tués dans le sinistre va de 2 à 82 ans.

Réactions[modifier | modifier le code]

Certains résidents ont indiqué qu'aucune alarme incendie ne s'était déclenchée lorsque le feu a démarré[62]. Des résidents ont déclaré n'avoir été avertis de l'incendie que par les appels au secours de leurs voisins, ou les frappements aux portes[62]. D'autres ont indiqué avoir survécu en ignorant les consignes de sécurité, qui recommandaient de se mettre à l'abri[63].

Le London-wide Radical Housing Network, un groupe d'action citoyen « combattant pour un logement juste partout dans Londres »[64], à laquelle adhère le Grenfell Action Group, indique que « le feu était une tragédie horrible et évitable, qui résulte d'une combinaison de rabais gouvernementaux, de gestion défaillante par les autorités locales, et d'un mépris pour les représentants des résidents et pour leurs logements ».

Selon le chancelier de l'Échiquier Philip Hammond, si le revêtement extérieur utilisé est interdit à la fois aux États-Unis et dans l'Union européenne, deux questions se posent : la réglementation britannique est-elle adaptée, d'une part, et d'autre part, est-elle correctement appliquée[10] ?

Effets sur la politique et la réglementation britanniques[modifier | modifier le code]

En réaction à la découverte par le grand public de l'existence de panneaux inflammables, des politiques de vérification des revêtements déjà déployés ont été entreprises, dans les régions de Manchester, Plymouth et Portsmouth. Elles ont révélé l'existence de plusieurs dizaines de tours d'habitations enrobées de panneaux inflammables[65],[66].

Selon le chef de l'opposition Jeremy Corbyn, l'échelle croissante de la menace demande une action nationale — au maillon de l'Angleterre — coordonnée avec une réunion de la commission d'urgence Cobra.

Quelques jours après la catastrophe, un projet controversé de réduction des coûts de construction, qui visait à supprimer les gicleurs anti-incendie dans les écoles nouvellement construites, a été abandonné par le gouvernement britannique. Les réalités nouvelles conduisent à penser qu'il serait inacceptable d'essayer de réduire les normes de sûreté pour diminuer le coût de construction des écoles, ou pour permettre aux promoteurs de réaliser des bénéfices plus importants[67].

Fin septembre 2018, le Royaume-Uni a finalement choisi d'interdire en façade tout matériaux combustibles sur les immeubles d'habitations de plus de 18 mètres ; interdiction étendue aux bâtiments sensibles (hôpitaux, écoles, logements étudiants, maisons de soins). Environ 1000 chantiers par an devraient être concernés dans le pays avec un surcoût de plus de 11 millions d'euros[68],[69]

Réactions en France[modifier | modifier le code]

Cet incendie a suscité un audit des bâtiments « à risques » en France où le Gouvernement a commandé au CSTB un rapport, (publié en juin 2017) sur la réglementation incendie dans les bâtiments résidentiels.

La réglementation intégrera les retours d'expérience du drame anglais sur la base d'un second rapport attendu en 2018 et qui sera rendu public (évaluation du nombre de bâtiments « à risques », de type Grenfell), annoncé par Jacques Mézard fin 2017[2].

Relogement[modifier | modifier le code]

Six mois après le drame, en janvier 2018, les rescapés de la tour sont toujours logés à l'hôtel, contrairement à la promesse gouvernementale initiale de leur trouver sous trois semaines des habitations situées dans un périmètre proche, avec une surface et un loyer équivalents[70].

Enquêtes[modifier | modifier le code]

Cause du départ du feu[modifier | modifier le code]

La cause du feu n'a pas été officiellement déterminée dans un premier temps[71]. Selon une rumeur lancée par un résident du quatrième étage, le feu aurait pris dans un réfrigérateur vers h heure locale au cours de la nuit. Les résidents ont alors frappé à la porte de leurs voisins pour les alerter[62]. Dans la demi-heure suivante, le bâtiment était entièrement pris par les flammes. Selon une évaluation des risques d'incendie, des matériaux combustibles auraient été entreposés dans les parties communes, ce qui laisse supposer une gestion d'ensemble défaillante[72]. Selon des documents officiels, l'isolation anti-incendie a en partie été retirée au cours des travaux de rénovation du système de chaufferie[73].

La London Fire Brigade (LFB) doit émettre un rapport public sur cet incendie, mais sans délai, la publication d'un tel rapport pouvant prendre des années[74]. Des manifestations ont demandé la réalisation d'une enquête juridique ou criminelle au lieu d'une enquête technique[74].

Le 23 juin, lors d'une conférence de presse, la Metropolitan Police Service confirme[75],[76] que le sinistre a bien pour cause première l'embrasement accidentel d'un réfrigérateur défectueux de marque Hotpoint (en)[77] (filiale du groupe Whirlpool) situé dans un appartement du quatrième étage. Ceci exclut a priori une intention criminelle.

Rapport BRE Global[modifier | modifier le code]

Selon le journal Evening standard (16 avril 2018) le rapport (210 pages) de BRE Global (groupe spécialisé dans la protection incendie) dénonce des « déficiences calamiteuses » lors de la réhabilitation du bâtiment de 2014 à 2016, notamment concernant le bardage qui aurait transformé le bâtiment en « poudrière » alors qu'il était relativement bien protégé d'un risque d'incendie majeur. Outre l'utilisation de matériaux combustibles en panneaux de façades et comme isolant, la structure du bardage était mal conçue (sans barrière de compartimentage dite cavity barrier qui normalement doit empêcher l'effet-cheminée d'une lame d'air entre la peau intérieure (béton armé) et extérieure du bâtiment (bardage). Le bâtiment aurait pu s'effondrer lors du sinistre[2].

Diverses malfaçons ont été repérées concernant les matériaux de compartimentage (mal dimensionnés et/ou combustibles), les cadres de fenêtres (mal dimensionnés ou mal disposés et dont le vide entre cadre et mur était comblé par des produits inflammables, et/ou d'une résistance au feu discutable (caoutchouc, mousse d'isolant, panneaux de PVC). Certains isolants retrouvés dans le bâtiment n'ont pas de marque identifiant leur producteur, évoquant un produit générique de mauvaise qualité. Les portes sont restées ouvertes par les occupants après leur fuite, ce qui a enfumé tout l'immeuble dont l'unique escalier, ainsi rendu impraticable[2].

Ce rapport ne précise pas les responsabilités ni si les travaux ont été approuvés et/ou inspectés[2].

Commission indépendante[modifier | modifier le code]

Juin 2017 : début des auditions de la Grenfell Tower Inquiry[modifier | modifier le code]

Depuis juin 2017, une commission d'enquête indépendante, nommée la Grenfell Tower Inquiry travaille et publie ses résultats d'auditions presque en temps réel. Ce travail (devant se terminer fin 2018) « examine les circonstances ayant conduit à l'incendie de la tour Grenfell et l'entourant », pour notamment rechercher et qualifier les responsabilités des parties prenantes (maître d'ouvrage, architecte, entreprise, gestionnaire, industriel…)[78]. Chaque audition, rapports d'expert, vidéo est publiée presque en temps réel sur un site internet dédié, sous l'autorité de Sir Martin Moore-Bick, président de cette commission[79].

Octobre 2019 : conclusions de la première phase[modifier | modifier le code]

Selon le rapport de la première phase de l'enquête, publié en octobre 2019 et qui a porté sur le déroulement de l'incendire, les pompiers ont, dans les premières heures, mal évalué l'intensité de l'incendie et plus de vies auraient pu être sauvées s'ils n'avaient pas décidé de maintenir le confinement des habitants dans leur logement aussi longtemps ; le syndicat des pompiers a répondu qu'il n'était pas possible d'évacuer une centaine de personnes par des escaliers enfumés ; le rapport insiste également sur le manque de préparation des pompiers, mal informés des spécificités de la tour, de son revêtement (dont la commission a confirmé la caractère hautement inflammable) et dans laquelle ils ne s’étaient pas convenablement entraînés, ainsi que sur le fait que la responsabilité sur le terrain aurait dû être donnée à un officier de rang supérieur ; la deuxième phase doit enquêter sur les faits qui se sont déroulés avant l'incendie, dont spécifiquement le revêtement et l'état de l'immeuble[80],[81].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Diaporama. 2017 en 25 images », Courrier international,‎ (lire en ligne, consulté le 5 janvier 2018)
  2. a b c d e et f BatiActu (2018) Tour Grenfell : un rapport d'experts dévoile les raisons du drame, par Florent Lacas, publié 17 avril
  3. a et b « Everyone was helping », The Telegraph,‎ (lire en ligne, consulté le 16 juin 2017)
  4. a b et c (en-GB) « London fire: A visual guide to what happened at Grenfell Tower », BBC News,‎ (lire en ligne, consulté le 17 juin 2017)
  5. a et b (en-GB) Miles Glendinning et Stefan Muthesius, Tower block: modern public housing in England, Scotland, Wales, and Northern Ireland, Yale University Press, (ISBN 0-300-05444-0, lire en ligne), p. 355
  6. (en-GB) « Concerns raised about Grenfell Tower 'for years' », BBC News Online (consulté le 14 juin 2017)
  7. (en-GB) « Buildings of London – Grenfell tower », emporis.com (consulté le 14 juin 2017)
  8. (en) « Kensington and Chelsea Tenant Management Organisation - The Board », sur www.kctmo.org.uk (consulté le 14 juin 2017)
  9. a et b (en) « Grenfell Tower », sur www.buildington.co.uk (consulté le 14 juin 2017)
  10. a et b (en-GB) « Grenfell Tower cladding is banned in the UK, Chancellor says », The Independent,‎ (lire en ligne, consulté le 18 juin 2017)
  11. (en-GB) « Housing Minister says Tories failed to update fire safety », The Independent,‎ (lire en ligne, consulté le 18 juin 2017)
  12. (en-GB) « Two women feared dead in Grenfell Tower were 'threatened with legal action' for raising alarm about fire safety », The Independent,‎ (lire en ligne, consulté le 18 juin 2017)
  13. Fire Hazards of Exterior Wall Assemblies Containing Combustible Components
  14. (en) Nathan White, CSIRO, Highett, VIC Australia et Michael Delichatsios, FireSERT, University of Ulster, Jordanstown, Northern Ireland, Fire Hazards of Exterior Wall Assemblies Containing Combustible Components, Jordanstown, Northern Ireland, (lire en ligne)
  15. (en) Nathan White, Michael Delichatsios, Marty Ahrens et Amanda Kimball, « Fire hazards of exterior wall assemblies containing combustible components », MATEC Web of Conferences, vol. 9,‎ (ISSN 2261-236X, DOI 10.1051/matecconf/20130902005, lire en ligne, consulté le 16 juin 2017)
  16. a et b (en-US) Dan Bilefsky, Danny Hakim et Mark A. Walsh, « The London Fire: What We Know », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 16 juin 2017)
  17. AFP, « Incendie de Londres: 30 morts selon un nouveau bilan », sur Le Journal de Montréal (consulté le 17 juin 2017)
  18. a b et c (en-US) Heather Brooke, « London Fire Shows Why Britons Don’t Trust the System », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 17 juin 2017)
  19. https://www.independent.co.uk/news/uk/home-news/grenfell-tower-fire-latest-croydon-council-sprinklers-25-blocks-high-rise-safety-residents-london-a7798641.html
  20. http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:1989:040:0012:0026:FR:PDF
  21. a b c d et e « Twenty-seven minutes and Grenfell Tower fire had taken hold: so why weren't residents told to get out? », The Daily Telegraph,‎ (lire en ligne)
  22. Bonnie Malkin et Haroon Siddique, « What we know so far about the London tower block fire », The Guardian,‎ (lire en ligne[archive du ])
  23. a b c et d « London fire: Six killed as Grenfell Tower engulfed », BBC News,‎ (lire en ligne[archive du ]) Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : le nom « BBC40269625 » est défini plusieurs fois avec des contenus différents. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : le nom « BBC40269625 » est défini plusieurs fois avec des contenus différents. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : le nom « BBC40269625 » est défini plusieurs fois avec des contenus différents.
  24. « Witness statements of Michael Dowden - Grenfell Tower Inquiry », Grenfelltowerinquiry.org.uk (consulté le 4 février 2019)
  25. a b c d et e « Dr Barbara Lane's expert report - Grenfell Tower Inquiry », Grenfelltowerinquiry.org.uk (consulté le 4 février 2019)
  26. a b c d e et f « London Fire Brigade Operational Response - Grenfell Tower Inquiry », Grenfelltowerinquiry.org.uk (consulté le 4 février 2019)
  27. Inquiry, 26 June 2018, p86-90
  28. David Millward, « 'The whole building has gone': Witnesses describe screams and tears at Grenfell Tower fire in London », The Telegraph,‎ (lire en ligne[archive du ])
  29. (en-GB) John Sweeney, « Grenfell firefighters 'hampered by equipment' », BBC,‎ (lire en ligne)
  30. « Grenfell Tower graphic: what we know about how the fire spread », The Independent,‎ (lire en ligne)
  31. Steven Erlanger et Stephen Castle, « Fire Engulfs Apartment Tower in London », The New York Times,‎ (lire en ligne[archive du ])
  32. (en-GB) « Everything we know about the Grenfell Tower blaze: Why did it happen and how many are injured? », The Daily Telegraph,‎ (lire en ligne)
  33. « Drunk emerges as an unlikely hero in the Grenfell Tower horror fire after he randomly hit the fourth floor lift button », The Sun,‎ (lire en ligne[archive du ])
  34. Helena Horton, « Grenfell Tower fire: Muslims Awake for Ramadan Among Heroes Who Helped Save Lives », The Telegraph, London,‎ (lire en ligne[archive du ])
  35. « The Grenfell inquiry: tragic revelations of failure, buck-passing ... and bravery », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  36. « Four ministers were warned about tower block fire risks » [archive du ], BBC News, (consulté le 20 juin 2017)
  37. « Grenfell firefighter describes frantic search for 12-year-old girl who died in blaze », (consulté le 25 septembre 2018)
  38. « Firefighters encountered panicked group of 14th floor of Grenfell Tower », ITV, (consulté le 25 septembre 2018)
  39. « London fire: Who are the victims? », BBC News,‎ (lire en ligne)
  40. « Grenfell Tower fire: Who are the victims? », ITV.com,‎ (lire en ligne)
  41. « Video shows man making rope out of bed sheets to try and escape », Metro.co.uk,‎ (lire en ligne)
  42. « Riot police protect firefighters from falling debris Grenfell tower block fire », Metro.co.uk,‎ (lire en ligne)
  43. Jackie Long, « Dany Cotton: only a 'miracle' could have saved Grenfell », Channel 4 News,‎ (lire en ligne)
  44. Jamie Doward, « London fire brigade boss: 'It was a massive risk, but it's our job to go in' », The Guardian,‎ (lire en ligne[archive du ])
  45. (en-GB) « Grenfell inquiry: Stay-put advice 'good' says firefighter », BBC,‎ (lire en ligne)
  46. (en-GB) « Grenfell Tower: Why was 'stay put' advice so disastrous? », BBC,‎ (lire en ligne)
  47. (en) « Firefighters battle huge blaze in London », news.com.au,‎ (lire en ligne)
  48. « London fire: Police confirm 12 dead in Grenfell Tower blaze », The Independent,‎ (lire en ligne)
  49. Diwakar, « Statement on fire at Grenfell Tower », NHS,
  50. Brigade, « London Fire Brigade – Latest Incidents », London-fire.gov.uk
  51. Max Kutner, « London firefighters used drone to battle Grenfell tower blaze », Newsweek,‎ (lire en ligne)
  52. « Grenfell Tower fire updates: Victims identities, investigation », Business Insider, (consulté le 5 juillet 2018)
  53. « Incendie de la tour Grenfell: ce que l'on sait », sur Site internet de la revue belge « Le Vif l'Express ».
  54. https://www.independent.co.uk/news/uk/home-news/grenfell-tower-firefighters-sent-fire-correct-equipment-high-ladder-aerial-water-pressure-a7830281.html
  55. https://www.bbc.com/news/uk-40535417
  56. https://www.nytimes.com/2017/07/08/world/europe/grenfell-fire-london-ladder.html
  57. Le Point, magazine, « Incendie de la tour Grenfell: 79 morts et peut-être davantage », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 20 juin 2017)
  58. « Plusieurs morts dans l'incendie de la Grenfell Tower de Londres », Paris Match,‎ (lire en ligne)
  59. « Incendie à Londres : au moins 12 morts et de nombreux disparus », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  60. « Incendie de Londres: 58 disparus sont présumés morts », sur BFM,
  61. « Londres : le bilan définitif de l’incendie de la Grenfell Tower s’élève à 70 morts », sur Le Parisien.fr,
  62. a b et c (en) Victoria Derbyshire, Victoria Derbyshire 14 June 2017,  : « started on the fourth floor... my neighbour said his fridge exploded... no alarm until half-past one ».
  63. (en) « London fire: Six killed as Grenfell Tower engulfed », BBC News,‎ (lire en ligne)
  64. (en) « Radical Housing Network », sur www.landforwhat.org.uk (consulté le 14 juin 2017).
  65. lefigaro.fr et A. F. P. agence, « Grande-Bretagne : des dizaines d'immeubles ne sont pas aux normes incendie », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le 25 juin 2017)
  66. (en-GB) « Thousands of residents could be evacuated from tower blocks across UK », The Independent,‎ (lire en ligne, consulté le 25 juin 2017)
  67. (en-GB) « Government ministers U-turn on plans to ease school fire safety standards after Grenfell Tower disaster », The Independent,‎ (lire en ligne, consulté le 25 juin 2017)
  68. BatiActu (2018) Sécurité Incendie. Un peu plus d'un an après le tragique incendie de la Tour Grenfell, à Londres, le gouvernement britannique a décidé de trancher dans le vif : il sera désormais interdit d'utiliser des produits combustibles en façade pour les bâtiments résidentiels de plus de 18 mètres
  69. Grenfell survivors welcome outright ban on combustible cladding ; Move comes as survivors of fire prepare to give evidence to public inquiry for first time, The Guardian, 30 Sep 2018
  70. Marina Daras, « Six mois après le drame, la colère des rescapés de la tour Grenfell », Le Figaro,‎ , p. 6 (lire en ligne)
  71. Steven Erlanger et Stephen Castle, « Fire Engulfs Apartment Tower in London », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  72. (en-GB) Geoff Wilkinson, « Grenfell Tower: residents had predicted massive fire », sur Architects' Journal, (consulté le 14 juin 2017)
  73. « Après l’incendie de la Grenfell Tower, Londres brûle de colère », Tribune de Genève,‎ (lire en ligne)
  74. a et b (en) Greg Wilford, « Grenfell Tower fire: Investigation findings may not be published for years : There is no timeframe for when the inquest will be, but certainly not in the short term », sur The Independent, (consulté le 17 juin 2017)
  75. (en-GB) « Grenfell Tower fire investigation », sur Met-Police.uk,
  76. « Londres : un réfrigérateur à l'origine de l'incendie de la tour Grenfell », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  77. Suite à cette catastrophe, Hotpoint procède à un rappel des réfrigérateurs de modèle FF175BP et FF175BG incriminés dans ce sinistre et qui ont été fabriqués à 64 000 exemplaires entre 2006 et 2009.
  78. BatiActu2018Enqu>Florent Lacas, « Grenfell : le point un an après le drame, au Royaume-Uni et en France », batiactu.com, publié le 14/06/2018.
  79. Grenfelltowerinquiry.org.uk.
  80. « Des victimes critiquent les pompiers pour leur gestion de l’incendie de la tour Grenfell à Londres », Le Monde (avec AFP),‎ (lire en ligne, consulté le 30 octobre 2019)
  81. (en-GB) Robert Booth, « Grenfell inquiry finds fewer people would have died if fire brigade were better prepared », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 30 octobre 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]