Martagny

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Martagny
Martagny
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Romilly-sur-Andelle
Intercommunalité CC du Vexin Normand
Maire
Mandat
Laurent Lainé
2014-2020
Code postal 27150
Code commune 27392
Démographie
Population
municipale
146 hab. (2015 en augmentation de 4,29 % par rapport à 2010)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 23′ 45″ nord, 1° 39′ 37″ est
Altitude Min. 95 m
Max. 177 m
Superficie 4,38 km2
Localisation

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Martagny est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Martagny[1]
Bézu-la-Forêt Montroty (Seine-Maritime),
Neuf-Marché (Seine-Maritime)
Neuf-Marché (Seine-Maritime)
Bézu-la-Forêt Martagny[1] Mesnil-sous-Vienne
Bézu-la-Forêt Mesnil-sous-Vienne Mesnil-sous-Vienne

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Levrière prenant sa source à Bézu-la-Forêt, coule en bas de la commune de Martagny.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Les maisons du village s'alignent le long d’une grande rue. Chacune possède une seule grande parcelle attenante, souvent perpendiculaire à la rue.

La commune est divisée en quartiers : la Vieille Verrerie (près de la Levrière), le Bord du Bois, le Gros Bouleau et les Deniers (le long de la forêt de Lyons), le grand hameau de la Rouge Mare, les Simons entre les Flamants et Mesnil-sous-Vienne...

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Martiniacum en 1146, Martenny en 1215, Martagniacum en 1306[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Le village serait né des déforestations successives.

Le pays de Lyons était essentiellement forestier avant la sédentarisation néolithique et, avec l'usage du brûlis introduit vers 8 000 ans avant notre ère, commença la grande déforestation qui ne cessa pratiquement pas.

La venue des Celtes puis l'essartage par les ermites et les moines agronomes, souvent de tradition colombanienne vers le VIIe siècle, ont contribué à la naissance d'exploitations paysannes. Ces petites maisons (mansioniles en latin), logements de laboureurs situés au milieu d'un champ, seraient nées de ces défrichements.

Les Gaulois ont possédé ces territoires pendant cinq siècles.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement des Andelys du département de l'Eure (département). Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la cinquième circonscription de l'Eure.

Elle faisait partie depuis 1802 du canton de Gisors[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune intègre le canton de Romilly-sur-Andelle

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre depuis 2005 de la communauté de communes du Bray-Normand.

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, prévoyant que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[4], le projet de schéma départemental de coopération intercommunale présenté par le préfet de Seine-Maritime le 2 octobre 2015 prévoit la fusion des « communautés de communes du canton de Forges-les-Eaux (10 991 habitants), des Monts et de l’Andelle (5 814 habitants) et de Bray Normand (13 175 habitants)[5] »,[6],[7].

Cette fusion intervient le , créant la communauté de communes des 4 rivières dont dépend Martagny en 2017.

Cette situation ne convenant pas à la commune, celle-ci obtient son rattachement, le , à la communauté de communes du Vexin Normand[8], dont elle est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[9]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1842   Antoine Boullanger    
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2001 James Leroy   Agent de maîtrise
mars 2001 2008 Jean-Pierre Dacber[Note 1]    
mars 2008 en cours
(au 4 octobre 2015[10])
Laurent Lainé SE Agriculteur
Réélu pour le mandat 2014-2020

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12].

En 2015, la commune comptait 146 habitants[Note 2], en augmentation de 4,29 % par rapport à 2010 (Eure : +2,63 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
348333409409416429449450425
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
386393372311295254278253251
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
215204189154260176172174150
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
131102948994120136138146
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les enfants de la commune sont scolarisés par un regroupement pédagogique intercommunal administré par le SIVOS des deux vallées, créé en 1984 par Ernemont-la-Villette, Martagny, Neuf-Marché et Saint-Pierre-es-Champs, auxquelles s'est rajouté en 1996 Bouchevilliers. Les écoles sont implantées à Neuf marché et Saint-Pierre-ès-Champs[14].

Services publics[modifier | modifier le code]

La commune s'est dotée en octobre 2015 d'une nouvelle mairie et sa salle communale, aménagées dans l'ancien moulin, acquis en 2012 auprès de la famille du Douet de Graville. Cette famille, dont le comte fut maire du village, a marqué l’histoire de la commune. Ce déplacement a permis d'éviter les risques liés à un virage dangereux devant l'ancienne mairie, et aux lourd travaux nécessaires dans l'ancienne salle communale, implantée dans une salle de classe désaffectée[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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L'église Saint-Vincent des XVIe et XVIIIe siècles au plan en croix latine et au clocher datant de 1780[15], possède une voûte en bois.

Il y avait autrefois une verrerie dont il ne reste rien si ce n'est que deux creusets en piteux état et bien entendu le lieu-dit sur lequel est implanté une maison de maître datant du XVIIIe siècle. Cette verrerie faisait partie des verreries de la forêt de Lyons qui étaient fort réputées dès le XIIIe siècle.

Il y avait un moulin à huile dont il ne reste que le lieu-dit et un moulin à grains de la fin du XVIIIe siècle[16] sur les bords de la Levrière qui est un site en dehors du temps, préservé de la modernité. Il existait aussi un pigeonnier que l'on peut voir à l'entrée de l'ancienne verrerie.

L'impressionnant monument de la Rouge Mare érigé à la mémoire des gendarmes (maréchal des logis-chef Crosnier, gendarmes Praët et Lebas, de la brigade de Gournay-en-Bray) tombés lors d'affrontements avec des soldats allemands, qui avaient pour mission de détruire les ponts principaux de quelques grandes lignes de chemin de fer, dont certains à Oissel. Les événements se passèrent le 16 septembre 1914, au début de la Première Guerre mondiale, se trouve dans les bois, sur la route des Flamants vers Neuf-Marché.

Entre la Rouge Mare et Martagny, le calvaire « La Vallée » domine la plaine.

Il y avait un puits communal encore en activité en 1960, situé au cœur de la Rouge Mare. Un autre plus archaïque se trouvait sur le chemin des Deniers. On peut encore voir des traces de ces deux puits grâce à une plaque pour le premier et aux vestiges de l'autre.

Un château d'eau se trouvait aux Flamants. Il a été démoli en septembre 2009.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF de type 2
  • La haute vallée de la Lévrière[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

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Jean Cottin ou Cotin (né à Martagny) 
Sans doute entraîné par Laurent de Normandie, il fut un adepte de la doctrine calviniste qu'il étudia à Genève d'où il fut renvoyé avec fracas en 1556. Cottin, homme « astorge et impitueux » fit, à Paris, la connaissance du père d'Agrippa d'Aubigné qui le ramena à son fils de 4 ans en tant que précepteur en lettres latines, grecques et hébraïques.
Octavie Delacour (1858-1937), croix de guerre 1914-1918[18] 
Le , le hasard, sa perspicacité, son sang-froid et sa ténacité permirent de déjouer les plans d'un commando allemand qui visait à détruire les ponts d'Oissel.
Euphrasie Octavie Gosse naît à Nesle-Hodeng, dans le département de Seine-Inférieure, le 28 février 1858[19], de Jean-Baptiste, 57 ans domestique puis charpentier, et Marie Delavoix, 46 ans ménagère, mariés le 17 juillet 1832 à Bouelles[20]. Son père meurt le 16 juillet 1874[21] alors qu'elle a 16 ans et sa mère le 19 novembre 1884[22] elle à 26 ans. En 1914, veuve d'un bûcheron, elle est nourrice à l'Assistance Publique. Après la guerre, elle reçoit une lettre de félicitation puis on lui attribue un bureau de tabac en remerciement des services rendus en 1914 lors du combat de la Rougemare et des Flamants[23]. Elle décède dans sa demeure du Bord du Bois à Martagny le 20 mars 1937 à 79 ans[18],[24].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Pierre Dacber est décédé le 7 mars 2012 : « Avis de décès et obsèques de Monsieur Jean Pierre DACBERT », sur https://www.avis-de-deces.net (consulté le 16 janvier 2018).
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  2. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Page 569
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  5. « Projet de schéma départemental de coopération intercommunale 2015 » [PDF], Préfecture de Seine-Maritime (consulté le 25 octobre 2015), p. 6.
  6. « Gournay-en-Bray : la fusion des communautés de communes inquiète les élus », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).
  7. Nicolas Demollien, « Que Gournay soit le siège de la future intercommunalité ! » : Les élus de la communauté de communes de Gournay ont planché sur la fusion de leur structure avec celles d’Argueil et Forges », L’Éclaireur - La Dépêche,‎ (lire en ligne).
  8. « Arrêté interpréfectoral du 21 décembre 2017 portant adhésion des communes de Bézu-la-Forêt, Boury-en-Vexin, Château-sur-Epte, Courcelles-lès-Gisors et Martagny à la communauté de communes du Vexin-Normand » [PDF], sur http://www.cdc-vexin-normand.fr (consulté le 14 janvier 2018).
  9. « Les maires de Martagny », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 16 janvier 2018).
  10. a et b « La nouvelle mairie de Martagny inaugurée : Martagny. Après plusieurs années de démarches et de travaux la mairie et la salle communale se sont installées dans le moulin », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. « Le « SIVOS des deux vallées » », Vie locale, sur https://www.saint-pierre-es-champs.com (consulté le 16 janvier 2018).
  15. « Église paroissiale Saint-Vincent », notice no IA00017851, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Moulin », notice no IA00017850, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « La haute vallée de la Lévrière », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 4 mars 2018).
  18. a et b L'Express du Midi du 22 mars 1937, page 2 - 3e colonne - Titre Ceux qui s'en vont, Mort d'une héroïne de la Grande Guerre.
  19. Acte de naissance d'Octavie Delacourt née Gosse page 8
  20. Acte de mariage Jean-Baptiste Gosse et Marie Delavoix, page 48 à
  21. Tables décennales page 33
  22. Acte de décès de Marie Delavoix, acte n° 22, page 15
  23. Rapports et délibérations du Conseil général de l'Eure 1930/09 p. 119.
  24. « Le raid d’un commando allemand en Normandie Septembre 1914 » [PDF], sur onac-vg.fr (consulté le 31 décembre 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]