Lux (Haute-Garonne)

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Lux
Lux (Haute-Garonne)
La mairie
Blason de Lux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Revel
Intercommunalité Communauté de communes Cap-Lauragais
Maire
Mandat
Gisèle Bressoles
2014-2020
Code postal 31290
Code commune 31310
Démographie
Gentilé Luxois
Population
municipale
349 hab. (2015 en diminution de 2,51 % par rapport à 2010)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 26′ 17″ nord, 1° 46′ 59″ est
Altitude Min. 195 m
Max. 272 m
Superficie 7,59 km2
Localisation

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Lux

Lux est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Luxois et les Luxoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située dans le Lauragais, à 34 km au sud-est de Toulouse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lux[2]
Saint-Vincent Beauville Juzes
Vallègue Lux[2] Mourvilles-Hautes
Avignonet-Lauragais Folcarde Rieumajou

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par la Grasse et le Ruisseau de Favayrol, tous deux affluents du Marès sous-affluent de l'Hers-Mort.

Transports et communications[modifier | modifier le code]

L'axe routier Villefranche-de-Lauragais - Revel (D 622, ancienne route nationale 622) passe sur la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

D'après Albert Dauzat, l'origine du nom de Lux pourrait remonter à un nom de personne gallo-romain Lucius, ce qui correspondrait à Lucium (fundum), « domaine de Lucius »[3],[Note 1].

D’après Laurent Fromentèze, l’origine étymologique de Lux proviendrait du latin lucus qui désigne un bois sacré[4]. En 1356, époque médiévale, un toponyme « nemus de Lux » apparaît 16 fois dans la reconnaissance en faveur de Marie Rassouline, seigneur de Lux. Il signifie « bois, forêt de Lux » en latin[5]. En latin nemus est synonyme de lucus. Lux pourrait donc avoir un lien avec le milieu forestier.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les indices d’une occupation antique se situent essentiellement aux lieux-dits « Saint-Jean-le-Maigre », « En Danis » et « En Gilh », c’est-à-dire plutôt concentrés au sud-est de la commune. C’est l’abbé Georges Baccrabère qui découvre de nombreux tessons de céramique et tuiles à rebords, ainsi que des morceaux d’amphores vinaires[6].

Bien que la plupart des villes et villages du Lauragais sont apparus à l’époque médiévale, la grande voie romaine d’Aquitaine reliant Narbonne à Bordeaux, et les stations qui la jalonnent (Badera/Baziège, Elusio/Montferrand, …), ont certainement joué un rôle essentiel dans le développement économique de la région. Cet axe routier important favorise ainsi le commerce et les échanges depuis l’Antiquité.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Un village d’origine ecclésiale est caractérisé par ses maisons qui s’enroulent autour de l’église. Ce n’est pas le cas de Lux dont tout laisse à penser qu’il s’est développé autour de son château. En effet, l’église actuelle n’a été bâtie qu’en 1866. Avant cette date, la place au centre du village était vide, donnant directement sur l’entrée principale du château. L'origine de Lux serait donc celle d'un castrum, tenu par un seigneur[7].

Les seigneurs[modifier | modifier le code]

La première mention dans les écrits d’un seigneur de Lux date de mars 1086. Il s’agit d’un acte de donation concernant Petrum Stephani de Lux. Nous trouvons ensuite dans les écrits : Bernardo de Lux, Arnaldo de Lux et Willelmo de Lux (acte de donation d’avril 1109). Des membres de la famille des de Lux sont seigneurs de Renneville (1119 et 1179), Aimeric de Lux et Guillaume Petrus de Lux (acte d’affranchissement de septembre 1201), Raymond de Lux (acte de donation de 1215), Bernardus de Lux (dans la baylie de Saint-Félix en 1271), Adhemarius de Lux (dans la baylie de Caraman en 1271).

Apparaît ensuite, en 1356, Marie Rassouline, seigneur de Lux, lors d’une donation aux sœurs du monastère de Saint-Pantaléon.

Au XVe siècle, le château de Lux appartient à la famille de Goyrans qui constitue une baronnie avec l’adjonction des juridictions de Saint-Jean-de-Lugardes et de Saint-Vincent. Louis de Goyrans rend hommage pour la terre de Saint-Jean-de-Lherm en décembre 1389. Il est seigneur de Goyrans et de Lux, et capitoul en 1406, 1413, 1420. Gabrielle de Goyrans apporte la baronnie de Lux en mariage en 1553 à Antoine d’Astorg baron de Montbartier, gouverneur pour le Roi aux diocèses de Toulouse, Lavaur et Saint-Papoul. En janvier 1572, elle complète la baronnie en achetant la terre de La Tour Saint-Vincent. Les d’Astorc de Goyrans de Monbartier conserveront cette baronnie de 1553 à 1690. Le compoix de Lux de 1626 fait mention de Pol d’Astorc de Montbartier et de Goyrans, seigneur de Lux, Saint-Vincent et autres lieux, qui possède un « chasteau avec quatre tours de pierre à la ville », un moulin pastellier et une maison au village, ainsi qu’un moulin à vent. Le registre paroissial de Lux parle de Jacques d’Astorg (1604-1684), écuyer, seigneur de Goyrans, de Montbartier, baron de Lux, époux de Dame Françoise de Lordac (décédée le 30/03/1690). Jacques est enseveli dans l’église Saint-Sauveur de Lux. Un testament contradictoire aux droits d’aînesse, établi par ce dernier, sème le trouble au sein de ses héritiers. Un conflit entre le fils aîné, Jacques, et le quatrième des garçons, Jean, les opposeront dans trois procès au Parlement de Toulouse en 1686, 1687 et 1689. Le 21 janvier 1690, Jean vend finalement la seigneurie de Lux à Monsieur de Monluc[8].

Vers 1726, Guillaume de Regnier seigneur de la Robertie, réunit à nouveau par achat les trois terres et leurs diverses dépendances. En 1769 et 1773, Joseph de Regnier seigneur de Lux, apparaît sur des actes d’état civil de Lux. De 1784 à 1787, on y trouve une certaine Madame de Reignier. Le 4 octobre 1789 décède Marie Françoise Pierre Philippe veuve Regnier à l’âge de 72 ans. Une « citoyenne Regnér » réapparaît dans l’état civil de Lux après la Révolution, en 1795-1796[7].

Les consuls[modifier | modifier le code]

Les consuls de Lux n’apparaissent pas dans le saisimentum de 1271. La première trace écrite date de 1384[9]. En avril 1626, le compoix de Lux révèle l’existence de deux consuls : Arnauld Gavaldo premier consul et François Bourrel. Puis apparaissent dans les actes d’état civil : Germain Pons (septembre 1683), Jean Peyriolle (septembre 1684), Laurens Servat premier consul (janvier 1716), Pierre Rouger (octobre 1747), Jean Barlan (mars 1768), Jean Rouger (mars 1786).

L’église[modifier | modifier le code]

De style néo-roman, elle est dédiée à Saint-Fabien et Saint-Sébastien. Sa construction est relativement récente, elle démarre en effet le 22 mars 1866 (trois ans de travaux). Le clocher sera construit un peu plus tard, en 1897. Elle est bâtie pour remplacer l’ancienne église Saint-Sauveur trop petite qui est transformée en école primaire et mairie en 1880.

De style gothique, Saint-Sauveur a probablement été érigée en même temps que le château, elle fait partie de ses dépendances. Un chapelain à Lux, nommé Jean Vital, converti au catharisme, est identifié dans un document de 1210 (siège de Minerve).

En 1387, l’église Saint-Sauveur est pour la première fois clairement mentionnée dans le Livre du Prévôt de Toulouse[10]. Elle subira un pillage par les protestants en 1569[11]. La paroisse est desservie par le clergé de Mourvilles-Hautes jusqu’en 1792.

De nombreux membres de la famille Mazières sont ensevelis à Saint-Sauveur, ainsi qu’un prêtre (Vergnes), et autres personnalités influentes (Joseph d’Astorg, Dejean marchand-pastellier, etc.)[7].

Le château[modifier | modifier le code]

Implanté sur une motte naturelle au centre du village, il ne subsiste aujourd’hui du château fort qui abritait les seigneurs de Lux qu’une seule tour circulaire et quelques pans de mur. Deux indices permettent de situer sa construction entre la fin du XIIe siècle et le début du XIIIe siècle : il s’agit des meurtrières qui ne se pratiquent qu’à partir de la fin du XIIe siècle. La chapelle Saint-Sauveur aux dépendances de l’édifice est de style gothique.

Les contemporains à la construction de ce château sont les seigneurs Aimeric de Lux et Guillaume Petrus de Lux identifiés dans un acte d’affranchissement passé en 1201, qui pourraient avoir eu l’initiative de ce projet.

Lux, village fortifié, démontre bien la nécessité de se protéger. Au cours de son histoire, en plus des guerres de religion, le Lauragais a subi de nombreuses razzias. La plus notoire, celle du Prince Noir en 1355 qui pille et incendie tout sur son passage. Lux, en retrait de la voie d’Aquitaine, semble avoir été épargné par ce dernier, mais pas Villefranche-de-Lauragais à seulement sept kilomètres de là.

Les maisons dans le prolongement de l’enceinte du château sont rangées tout autour de la place, fermant ainsi l’espace. Les vestiges d’une imposante muraille se dressent encore côté sud-ouest de la place.

Alors que certains des membres de la famille de Lux effectuent des donations aux catholiques de l’abbaye Saint-Sernin de Toulouse, il est intéressant de constater que Jean Vital, le chapelain de Lux (1210), est converti au catharisme. On peut supposer que le seigneur de l’époque a probablement adhéré à ce nouveau concept idéologique. La famille des de Lux disparaît des écrits après 1271, ce qui tend à confirmer leur implication dans le catharisme et probablement la confiscation de leurs biens. Au XVe siècle, le château appartient à la famille de Goyrans.

Dans la seconde moitié du XVIe siècle, les guerres de religion font des ravages dans la contrée, comme partout en France. Après que les protestants aient brûlé plusieurs églises paroissiales, dont celle de Lux en 1569, un premier ordre de démolition du château de Lux par le parlement de Toulouse est émis en 1577, dans le but de chasser « les rebelles » (les protestants) qui y logeaient.

La forteresse résiste jusqu’en 1591 et fut finalement démantelée au début du XVIIe siècle. C’est le duc de Joyeuse qui fut chargé de cette besogne, il délogea du château une certaine demoiselle Paule de Montbartier. En 1626, le château appartient à Pol d’Astorc de Montbartier et de Goyrans, seigneur de Lux. Le curé Gilède affirme dans sa Monographie (1880) que « ce château dont il ne reste qu’une grosse tour était habité en 1674 par M. Jacques d’Astorc seigneur de Lux qui fut enseveli dans l’église en 1684 ».

Fabien de Montluc, prieur de Montesquiou[12], achète la baronnie à la fin du XVIIe siècle. Il semble bien qu’à cette époque, le château de Lux n’est plus habité.

En novembre 1758, on apprend dans le registre d’état civil que Bernard Brassens est « Homme d’affaires du château ». Ce qui est appelé « château de Lux » à ce moment n’est plus l’ancienne forteresse, mais probablement l’une des maisons du village autour de la place. La plus cossue est celle attenante à l’église Saint-Sauveur. Le 14 février 1784, Madame de Reinier demeure avec son domestique, Jean Sarrere, dans son château de Lux.

En 1793, les tours bâties aux quatre angles de l'ancien château fort sont égalisées. Le château est ensuite presque entièrement démoli. Le cadastre de 1824 montre encore quelques vestiges de murs et de tours en précisant « château ruiné »[7].

Compoix de 1626[modifier | modifier le code]

Le compoix de Lux de 1626 dénombre 33 bordes, 46 maisons, 6 fournials, 3 moulins à vent et 2 pigeonniers. Le groupe de maisons concentrées autour du château est appelé « le village, la ville, la villa ».

Quelques hameaux se distinguent : Campmas de La Borie, des Meriès, d’En Brousse, de Lausonne, des Ponzes, d’En Sicre, d’En Mazières. Seuls subsistent aux XVIIe et XVIIIe siècles, les hameaux de la Borie, d’En Masieres, d’Al Tregime, d’En Sicré.

À cette époque, 118 propriétaires se partagent le territoire du consulat de Lux, dont Paul d’Astorc de Montbartier et de Goyrans.

Noble Gabriel d’Arnoulet, propriétaire d’une maison à En Gil et de plusieurs terres dans la commune, est seigneur de Saint-Jean-de-Lugardès, petit consulat situé au sud de Lux.

Le commandeur de Renneville tient une terre et un bois à Lux sur le domaine d’En Danis. D’après le cadastre de 1633 de Saint-Jean-de-Lugardès, il possède également des biens dans cette autre seigneurie, dont une métairie « La Commanderie » anciennement nommée Saint-Jean-le-Magré[7].

Activité économique[modifier | modifier le code]

Pas moins de quatre moulins pastelliers et trois moulins à vent en 1626, des boutiques, des capelles (sorte de hangars aérés pour le séchage du pastel), … laissent supposer une activité commerciale intense à Lux. Les plus gros propriétaires sont Pol d’Astorg (au village), François d’Arnoulet (à Lausonne), Barthélémy Mazières (An Masières), Hoirs de Jean Mandinelly (au village)[Note 2], Hoirs de Raymond Dejean (An Brousse) marchand de Villefranche. On trouve également un moulin pastellier à la métairie de Rau qui fait partie du consulat de Saint-Jean-de-Lugardès en 1626.

Barthélémy Mazières est marchand. Il tient une maison en solier, des boutiques, capelles, un moulin à vent, un pigeonnier et de nombreuses terres au lieu-dit An Masières. Environ un siècle plus tard, d’après deux actes d’état civil de 1730 et 1736, le moulin d’En Mazières est passé aux mains de Monsieur Gavalda.

Les premiers meuniers identifiés dans les écrits sont, en 1707, Raymonde Peyriolle veuve Masières et Guillaume Maury et Marie Sicre son épouse. Les derniers connus, en 1799, Antoine Fournel et Marie Castanet mariés, habitant une maison au moulin d’En Mazières.

En 1626, d’autres marchands participent à la vie économique de Lux, il s’agit de François Darnoulet, Jean Bouie, Antoine et Jean Poulaille. Des forains également : Jean Agarn de Vallègue, Paul Bosc de Caraman, Gilbert Campmas de Mourens, Jacques Casse de Toulouse.

De 1678 à 1794, dans les différents registres d’état civil, transparaît aussi une activité autour du textile, on y trouve de nombreux tisserands de toiles ou de lin (Pons, Vidal, Sentenac, Cazau, Duplas, Alba, …) et des tailleurs d’habits ou couturiers (famille Colombier, Jacques Massoulhié, Antoine Barlan).

Le travail de la terre est une constante à Lux. Si l’industrie textile a pris une grande part dans l’histoire de l’économie de la commune, le travail de la terre n’en est resté pas moins important et constant et perdure encore aujourd’hui[7].

Aperçu de la vie au quotidien[modifier | modifier le code]

Lux semble détenir un record, celui du nombre de jumeaux (48) nés entre 1674 et 1842. La plupart de ces enfants n’ont malheureusement survécu que quelques jours[Note 3].

Les guerres napoléoniennes provoquent des dégâts dans la population. Jean Miquel, est « militaire invalide » à 31 ans (1803), il effectue des petits travaux pour le compte de la commune. Également « militaire retraité » Étienne Lafont qui s’éteint à 25 ans (1809) à Saint-Jean-le-Maigre (Lux). François et Catherine Mazières apprennent le décès de leur fils Joseph, tombé le 14 octobre 1806 sur le champ de bataille à Ienna. Il était « fuzilier à la 3e compagnie 2e bataillon du 40e régiment ». Jean Picarel, né à Lux, militaire, il finit sa vie à l’hôpital de « Mayence département du Mont Lourre » à l’âge de 22 ans.

Les occupants de la métairie Al Commandaire recueillent des orphelins de l’hôpital, notamment de La Grave à Toulouse. C’est le cas du petit Benoît, nourri par ses parents adoptifs Guilhaume Roux et Jacquette Andrieu.

Après la Révolution de 1789, les curés de Lux continuent à enregistrer les événements d’état civil jusqu’en décembre 1791. Puis, en 1792, on voit apparaître dans le registre les premières mentions de « municipalité ». À cette époque, Lux ne dépend plus de Mourvilles-Hautes, c’est le curé de Saint-Vincent (Mr. Rougé) qui dessert la commune.

À partir du 19 février 1793, Guilhaume Sansus est « Officier Public membre du Conseil Général de la commune de Lux district de Villefranche Département de Haute-Garonne ». Il est chargé de dresser les actes d’état civil en « salle publique de la maison commune ». Il sera épaulé à partir du 14 janvier 1796 par Raymond Gamelcy « agent municipal ». La châtelaine de l’époque, Madame de Reinier, devient la citoyenne Reinier[7].

Saint-Jean-de-Lugardès (ou Saint-Jean-de-Rieumajou)[modifier | modifier le code]

D’après Laurent Fromentèze, le nom de « Lugardes » est formé par l’association de « Luc » (toponyme forestier) et « Gardes » (lieu de guet ou édifice fortifié).

Saint-Jean-de-Lugardès est une ancienne seigneurie indépendante. Au XVe siècle, les de Goyrans l’ajoutent à leur baronnie (Lux, Saint-Vincent, Saint-Jean-de-Lugardès).

Juste après la Révolution, en 1790, cette petite commune est rattachée à celle de Lux. Avant cela, Saint-Jean-de-Lugardès était aussi une paroisse indépendante (annexe de Mourvilles-Hautes comme Lux).

Peu de documents concernant Saint-Jean sont parvenus jusqu’à nous. Nous connaissons au travers de différents articles sur La Dépêche (1960), l’existence d’un compoix établi en 1633 aujourd’hui disparu, qui nous livre quelques informations :

« Un peu plus de 341 arpents[Note 4]. Une allivraison de 36 livres 7 sous. Terroir constitué de terres cultivées, vignes (peu) et pastel, mais aussi des landes, hermes, bruyères, terres incultes et beaucoup de bois ».

En 1633, le pastel était traité à la « métairie de Rou » (Rau) mais pas à « La Borio de Lux » qui dépendait du château[7].

Édifices de 1633[modifier | modifier le code]

  • Pas de village. Seuls le château et les quatre métairies étaient habités en 1633.
  • Une église paroissiale avec son cimetière attenant, située à quelques mètres de l’actuelle métairie de Saint-Jean-le-Maigre (traces d’anciens silos encore visibles non loin de cette église, signe d’une vie active à cet endroit). L'église est démolie après la Révolution.
  • Un ancien cimetière situé au lieu-dit la Place (à côté du croisement des chemins principaux de Saint-Jean, près de la métairie actuelle de Couronnel).
  • Un moulin à vent appartenant au seigneur du lieu, proche de l’église (pas de maison pour le meunier). Le moulin est démoli après la Révolution.
  • Un château seigneurial situé à environ dix mètres au sud de l’actuel château de Saint-Jean qui semblerait avoir été bâti avec les matériaux de l’ancien édifice.
  • Une tuilerie appartenant à Monsieur Fabre.
  • La métairie « La Borio de Lux »[Note 5] située à proximité du château seigneurial (cette métairie portera plus tard d’autres noms : « Saint-Jean-le-Gras », « métairie de Saint-Jean », « métairie de Saint-Jean-de-Rieumajou » 1730, « Saint-Jean-de-Lugardès » 1824).
  • La « métairie d’En Danis sive Andrulle ».
  • La « métairie de Rou » avec son moulin pastellier (moulin disparu aujourd’hui).
  • La « métairie de Saint Jean le Magré » appartenant au commandeur de Renneville et rebaptisée par la suite « La Commandayré » (aujourd’hui « La Commanderie »). À noter que la métairie actuelle de Saint-Jean-le-Maigre a été bâtie bien après 1633.

Les propriétaires à Saint-Jean de Lugardès sont, en 1633 :

  • Le baron de Saint-Jean de Lugardès, de la famille d’Astorg.
  • Messire Yves de Sérignol, conseiller du roi et juge-criminel en la sénéchaussée de Lauragais.
  • Demoiselle Jacquette de Charles, seigneur et dame de Folcarde.
  • Monsieur le Commandeur de Renneville, de l’ordre de Malte.
  • Monsieur Fabre (il s’agit probablement de Pierre-Jean Fabre, médecin de Castelnaudary).

Plus 30 autres petits propriétaires, habitants des paroisses voisines (Folcarde, Rieumajou, Mourvilles-Hautes, Vallègue, Saint-Assiscle et certains de Toulouse).

Le seigneur (famille d’Astorg), Monsieur Fabre et le commandeur possèdent une étendue considérable du terroir. Le reste du domaine est assez morcelé, surtout aux environs de l’église.

Le compoix de Lux de 1626 apporte également quelques informations sur Saint-Jean-de-Lugardès : Gabriel d’Arnoulet, seigneur de Saint-Jean, possède une maison et des terres à « En Gil » (Lux). À noter qu’un certain François d’Arnoulet est marchand et tient à Lux un moulin pastellier et deux maisons à Lausonne[7].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Lux Blason Écartelé au 1) et 4) d'argent aux deux barres d'azur, au 2) et 3) de gueules au lion d’argent accompagné de trois roses d'or
Devise 
Le lum del bosc de Lux esclaira le pais d’autan[7]
Détails
Adopté après délibération du Conseil Municipal du 24 novembre 2004.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la septième circonscription de la Haute-Garonne de la communauté de communes Cap-Lauragais et du canton de Revel (avant le redécoupage départemental de 2014, Lux faisait partie de l'ex-canton de Villefranche-de-Lauragais).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Francis Bressoles    
mars 2008 en cours Gisèle Bressoles DVG Retraitée, vice-présidente de Cap Lauragais
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2015, la commune comptait 349 habitants[Note 6], en diminution de 2,51 % par rapport à 2010 (Haute-Garonne : +7,35 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
244267313292355308409326297
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
314286293265259263224206219
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
239236182190210190199169162
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2015
143140121134171304323355349
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[17] 1975[17] 1982[17] 1990[17] 1999[17] 2006[18] 2009[19] 2013[20]
Rang de la commune dans le département 417 404 402 400 388 298 286 296
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie est principalement basée sur l'agriculture.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Lux fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée par un regroupement pédagogique intercommunal pour les classes de la maternelle au primaire avec les communes de Vallègue, Folcarde et Rieumajou[21]. Les classes CP, CE1, CE2, CM1 et CM2 son assurées sur la commune de Vallègue.

Culture et festivité[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté de communes Cap-Lauragais[22].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale est dédiée à Saint-Fabien et Saint-Sébastien. L'école de Lux actuelle est l'ancienne église Saint-Sauveur.

La tour dans le village est le seul vestige restant du château. Il s'agit de la tour sud-est, les trois autres ayant été rasées[7].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. A.Dauzat donne cette même étymologie pour Lutz (Eure-et-Loir, dont les formes anciennes sont Luxium en 1230 et Lux vers 1250), Lux (Saône-et-Loire) et Luz (Hautes-Pyrénées).
  2. Les hoirs sont les héritiers de ligne directe.
  3. Le 14 janvier 1730 naissent Jeanne et Catherine Bié au moulin de Monsieur Gavalda d'en Mazieres, le 20 décembre 1741 Joseph et Pierre Baissiere, le 10 mai 1743 Jean Antoine et Antoine Bouquier, fin 1748 Jean et Jean-Pierre Garrigues, le 18 septembre 1763 Peironne et Marie Garrigues, le 1er avril 1767 Jeanne et Margueritte Bais, le 25 mai 1768 à la métairie d’En Brousse Jean-Pierre et Françoise Pech, le 12 juin 1775 Pierre et Jean-Pierre Sicré fils de Germain Sicré, meunier d’En Mazières, le 9 février 1787 Margueritte et Marie Sacase filles de Pierre Sacase maître-valet de Saint-Jean-le-Magré, le 11 mars 1788 Raymond et Antoine Duran fils de François Duran et Marianne Ventouillac, le 14 juillet 1788 Jean et Jean Carrié, le 20 juillet 1796 Antoine et Jean Pierre Guiraud, le 7 février 1797 Elisabeth et Marguerite Fouet filles d’Antoine Fouet (cultivateur) et Jeanne Vié domiciliés à An Brousse, le 9 mai 1798 Bernard et Paul Maury à la Métairie de Lausaune, le 10 octobre 1803 Joseph et Jean Mazieres, le 24 décembre 1805 Nadal et Jean Guiraud, le 6 janvier 1807 Antoine et Jean Lafon. Le 7 mai 1811 Marie et Gabrielle Saurel, le 12 mai 1815 Anne et Marianne Oulhié, le 22 décembre 1817 Antoine et Jean Subra, le 30 juin 1818 Marie Thérèze et Marie Anne Gamelcy, le 30 mai 1821 Izabeau et Margueritte Barrieu filles de François Barrieu meunier.
  4. Soient environ 174 ha soit l’équivalent d’environ 1/3 de la superficie de Lux à l’époque.
  5. La Borio est l'écriture phonétique de l'occitan la boria, signifiant borie.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de la Haute-Garonne », (consulté le 3 septembre 2015)
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 419.
  4. Laurent Fromentèze, Occupation du sol du territoire du canton de Villefranche-de-Lauragais au Moyen Âge, 1999
  5. Jean-Jacques et Bénédicte Fénié, Toponymie occitane, p. 79
  6. G. Baccrabère, Les stations gallo-romaines du Lauragais
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k [PDF] Solange Sailliard, « Histoire de Lux », (consulté le 20 août 2015)
  8. Acte passé chez Barrat notaire à Saint-Félix-de-Lauragais, dans Archives départementales de la Haute-Garonne, réf.3E18761 p. 257)
  9. Jean Ramière de Fortanier, Chartes de franchises du Lauragais, p. 62
  10. Livre du Prévôt de Toulouse, p. 204
  11. Lestrade, Les Huguenots dans les paroisses rurales, p. 104
  12. Véronique Garrigues, Un Gascon en pays de cocagne, Adrien de Monluc, comte de Cramail, vol. 117, Annales du Midi, (lire en ligne), chap. 252, p. 483-503
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  17. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  18. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  19. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  20. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  21. http://www.mairie-vallegue.fr/ecole/
  22. http://www.cap-lauragais.com/fr/nos-missions/ordures-menageres/tournees.html