Montesquiou (Gers)

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Montesquiou
Montesquiou (Gers)
Montesquiou.
Blason de Montesquiou
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Mirande
Intercommunalité Communauté de communes Cœur d'Astarac en Gascogne
Maire
Mandat
Étienne Verret
2020-2026
Code postal 32320
Code commune 32285
Démographie
Gentilé Montesquivais et Montesquivaise
Population
municipale
572 hab. (2019 en diminution de 1,04 % par rapport à 2013)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 34′ 46″ nord, 0° 19′ 47″ est
Altitude Min. 145 m
Max. 256 m
Superficie 46,8 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Mirande
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pardiac-Rivière-Basse
Législatives Première circonscription
Localisation
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Montesquiou
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Montesquiou
Liens
Site web Site non officiel de Montesquiou

Montesquiou (Montesquiu en gascon), ou aussi Montesquiou-d'Armagnac, est une commune française située dans le sud du département du Gers, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le pays d'Astarac, un territoire du sud gersois très vallonné, au sol argileux, qui longe le plateau de Lannemezan.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Osse, la Baradée, le Lizet et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (les « coteaux de Lizet et de l'Osse vers Montesquiou ») et deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Montesquiou est une commune rurale qui compte 572 habitants en 2019, après avoir connu un pic de population de 2 023 habitants en 1846. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Mirande. Ses habitants sont appelés les Montesquivais ou Montesquivaises.

Le patrimoine architectural de la commune comprend deux immeubles protégés au titre des monuments historiques : le château de la Mothe, inscrit en 1941, et le château de Laplagne, inscrit en 2005.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Montesquiou est le chef-lieu d'un canton de 17 communes. Le village, bâti sur un coteau, est un castelnau s'ouvrant sur les Pyrénées et la vallée de l'Osse. Il constitue une étape sur la via Tolosane des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Montesquiou se situe en zone de sismicité 2 (sismicité faible)[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[3]. Elle est drainée par l'Osse, la Baradée, le Lizet, le ruisseau de Barres, le ruisseau de la Herrère, le ruisseau de laoueille et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 43 km de longueur totale[4],[Carte 1].

L'Osse, d'une longueur totale de 120,3 km, prend sa source dans la commune de Bernadets-Debat et s'écoule vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans la Gélise à Andiran, après avoir traversé 36 communes[5].

La Baradée, d'une longueur totale de 12,6 km, prend sa source dans la commune de Saint-Christaud et s'écoule vers le nord. Elle traverse la commune et se jette dans la Guiroue à Castelnau-d'Anglès, après avoir traversé 6 communes[6].

Le Lizet, d'une longueur totale de 13,6 km, prend sa source dans la commune de Saint-Martin et s'écoule vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Osse à Saint-Arailles, après avoir traversé 6 communes[7].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[8]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[9].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[8]

  • Moyenne annuelle de température : 13,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 7,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 844 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[11] complétée par des études régionales[12] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Mirande », sur la commune de Mirande, mise en service en 1971[13] et qui se trouve à 9 km à vol d'oiseau[14],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 13,2 °C et la hauteur de précipitations de 791,1 mm pour la période 1981-2010[15]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Auch », sur la commune d'Auch, mise en service en 1985 et à 22 km[16], la température moyenne annuelle évolue de 13,1 °C pour 1981-2010[17] à 13,5 °C pour 1991-2020[18].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : les « coteaux de Lizet et de l'Osse vers Montesquiou »[20], d'une superficie de 1 865 ha, composés de côteaux découpés par deux cours d'eau issus du plateau de Lannemezan, comportant localement des bancs calcaires perforés de grottes. De nombreux vallons sont parsemés de prairies, landes et pelouses trés riches en orchidées[21].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

Carte des ZNIEFF de type 1 localisées sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Deux ZNIEFF de type 1[Note 5] sont recensées sur la commune[22] : les « coteaux du Lizet et de l'Osse* » (1 884 ha), couvrant 4 communes du département[23], et le « lac de la Baradée et coteau » (258 ha), couvrant 3 communes du département[24].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Montesquiou est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[25],[I 1],[26].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mirande, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 3 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 2],[I 3].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (85,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (60,4 %), zones agricoles hétérogènes (19 %), forêts (10,2 %), prairies (7,7 %), eaux continentales[Note 8] (2,1 %), zones urbanisées (0,6 %)[27].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Montesquiou est attesté sous la forme Montesquivo au xve siècle, adaptation de l’ancien Monteschivum (1162), de l'occitan esquiu, signifie sauvage, hostile, d'où « mont sauvage ». Mais il se pourrait, à l’inverse, que le nom du village provienne de son propriétaire : Esquieu ou Esquiou est aussi un sobriquet devenu un nom de famille bien attesté, qui a pu désigner le possesseur primitif de ce lieu : « mont d'Esquiou ». Castelnau typique du Gers, le village de Montesquiou s’est construit au fil des siècles autour du donjon des barons de Montesquiou et des murailles, dont il reste quelques vestiges, ainsi que de la chapelle castrale, devenue l’église.

Histoire[modifier | modifier le code]

Montesquiou est le berceau de la famille de Montesquiou.

Presque aucun vestige du château de Montesquiou ne subsiste actuellement, hormis des morceaux de remparts d’enceinte[28]. Selon Benoît Cursente, il a pu être un des castelnaux construits sur motte en terre et en brique au milieu du XIe siècle[29]. Montesquiou apparaît comme castrum dans les sources écrites en 1274[30]. Aymeri de Montesquiou, est le dernier Montesquiou à y avoir vécu et à y être mort vers 1574. Sa sœur Anne, mariée à Fabien de Montluc, a recueilli sa succession.

Le nom de Montesquiou apparaît pour la première fois dans une charte de 985. Signifiant « mont en échine », il peut également s'interpréter comme « mont terrible » ou « mont sauvage ». Sa situation privilégiée pour la surveillance et la défense favorise l'implantation humaine dès la préhistoire, comme en attestent les objets datant du Néolithique et les tumuli découverts sur place. Des vestiges de villas gallo-romaines sont également présents.

Montesquiou est associé à d'Artagnan, né non loin de là au château de Castelmore à Lupiac. De son vrai nom Charles de Batz de Castelmore, sa mère, Françoise de Montesquiou d'Artagnan, était issue de la branche des derniers seigneurs possédant cette ville.

La Révolution française ne bouleverse pas la vie des montesquivais. Pendant une période, tout signe rappelant la féodalité devant disparaître, le village est renommé « Mont Osse » et le château est vendu puis démoli. Les matériaux sont négociés pour bâtir de nouvelles demeures ou paver les chemins.

Le XIXe siècle constitue une période de prospérité à Montesquiou et dans tout le Gers. À cette époque, plusieurs membres d'une famille de notables ont de hautes fonctions d'État et jouent un rôle important dans la région.

La Première Guerre mondiale provoque une saignée dans la jeunesse. Le XXe siècle voit arriver la mécanisation, l'électricité, le goudron et le début de l'exode rural. De 2028 habitants en 1841, la population passe à 570 en 1999, soit 13 hab/km2. Le mouvement est aujourd'hui stabilisé, et de nouveaux habitants en quête d'un mode de vie rural compensent la baisse des actifs agricoles.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs[31]
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1794 Barthélémy Lacave-laplagne    
1794 1798 Joseph Abadie    
1798 1800 François Abeillé    
1800 1804 Barthélémy Lacave-laplagne    
1804 1808 Charles Carrère    
1808 1816 Jean Bernard François Lasserre    
1816 1818 Joseph Guillaume Monlaur    
1818 1822 Joseph Abadie    
1822 1830 Léon Alexandre Liesta    
1830 1837 Jean Bernard François Lasserre    
1837 1848 Hippolyte Achille Aylies    
1848 1851 Hubert Joseph Thenet    
1851 1856 Hippolyte Achille Aylies    
1856 1859 Jean Bernard François Lasserre    
1859 1860 François Basile Nodenot    
1860 1863 Alexis Cyprien Lacave-laplagne-barris    
1863 1865 Joseph Xavier Carrère    
1865 1870 Pascal Rozis    
1870 1871 Louis Balech    
1871 1882 Pascal Rozis    
1882 1892 François Bazile Nodenot    
1892 1900 Anselme Dupouy    
1900 1904 Joseph Bazillac    
1904 1919 Joseph Laplagne-barris    
1919 1929 Jean Adoue    
1929 1944 Jean Baqué    
1944 1945 Paul Capdecomme    
1945 1959 Alexandre Julien Vignaux    
1959 1974 Elie Rozis    
1974 1983 André Lannes    
mars 1983 mars 2014 Robert Perrussan[32] PS Conseiller général (2001-2015)
mars 2014 En cours Etienne Verret DVD Employé

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Roclincourt (France) depuis 1999 Drapeau de l'Espagne Montesquiu (Espagne)

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[34]. En 2019, la commune comptait 572 habitants[Note 9], en diminution de 1,04 % par rapport à 2013 (Gers : +0,58 %, France hors Mayotte : +2,17 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 8021 8721 8321 9842 0152 0002 0231 9251 936
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 8001 7041 6021 6251 5821 5171 4391 3801 270
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 2901 272993964945929926840752
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2019
645605604579570586598583572
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 254 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 503 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 18 630 [I 4] (20 820  dans le département[I 5]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 6] 4,6 % 6,6 % 10,6 %
Département[I 7] 6,1 % 7,5 % 8,2 %
France entière[I 8] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 322 personnes, parmi lesquelles on compte 75,6 % d'actifs (65 % ayant un emploi et 10,6 % de chômeurs) et 24,4 % d'inactifs[Note 11],[I 6]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui du département et de la France, alors qu'en 2008 la situation était inverse.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Mirande, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 9]. Elle compte 169 emplois en 2018, contre 168 en 2013 et 211 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 216, soit un indicateur de concentration d'emploi de 78,1 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 50,1 %[I 10].

Sur ces 216 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 103 travaillent dans la commune, soit 48 % des habitants[I 11]. Pour se rendre au travail, 77,7 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,9 % les transports en commun, 6,8 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 14,6 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 12].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

78 établissements[Note 12] sont implantés à Montesquiou au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 13],[I 13].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 78 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
11 14,1 % (12,3 %)
Construction 14 17,9 % (14,6 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
20 25,6 % (27,7 %)
Information et communication 3 3,8 % (1,8 %)
Activités financières et d'assurance 1 1,3 % (3,5 %)
Activités immobilières 1 1,3 % (5,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
8 10,3 % (14,4 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
9 11,5 % (12,3 %)
Autres activités de services 11 14,1 % (8,3 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 25,6 % du nombre total d'établissements de la commune (20 sur les 78 entreprises implantées à Montesquiou), contre 27,7 % au niveau départemental[I 14].

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune est dans le « Haut-Armagnac », une petite région agricole occupant le centre du département du Gers[37]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 14] sur la commune est la combinaisons de granivores (porcins, volailles)[Carte 4].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 76 50 53 36
SAU[Note 15] (ha) 3 379 3 351 3 513 3 261

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 76 lors du recensement agricole de 1988[Note 16] à 50 en 2000 puis à 53 en 2010[39] et enfin à 36 en 2020[Carte 5], soit une baisse de 53 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 51 % de ses exploitations[40],[Carte 6]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 3 379 ha en 1988 à 3 261 ha en 2020[Carte 7]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 44 à 91 ha[39].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

L'église remonterait au XIe siècle. Aujourd'hui, la partie la plus ancienne est le clocher qui date du XIIe siècle. C'était encore une église assez modeste à la fin du XVe siècle. Le flèche actuelle en éteignoir date aussi du XIXe siècle et ne correspond pas au style du pays. Le chœur est couvert d'une voûte de la fin du gothique, nervurée et dotée de clés armoirées. La clé centrale porte les armoiries des barons de Montesquiou. Dans la chapelle située à la droite : une pietà et un reliquaire doré dédié à saint Martin.

  • Chapelle du cimetière de Montesquiou.
  • Façades de maisons à colombage.
  • Vieille porte du XIIIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Montesquiou
Blason de Montesquiou Blason
D'or à la montagne de sable; au chef d'azur chargé d'une lune d'argent[41].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Courtès (dir.), Communes du département du Gers, vol. III : Arrondissement de Mirande, Auch, Société archéologique et historique du Gers, , 437 p. (ISBN 2-9505900-7-1, BNF 40101206)
  • G. Laplagne-Barris,
    • "Monographie de la commune de Montesquiou-sur-l'Osse, présentation du cadre et étude historique", dans le Bulletin de la Société archéologique du Gers, 1er et 2e trimestre 1971, pages 106-140 et 267-282.
    • "Le château de la Motte d'Angles (Montesquiou, Gers)", dans le Bulletin de la Société archéologique du Gers, 2e semestre, 1977, pages 202-215.
    • "Une petite ville gasconne de la fin du XVe siècle au début du XVIe siècle : Montesquiou d'Armagnac", dans la Revue de Comminges, 1981, pages 177-181.
    • "Une petite ville gasconne de la fin du XVe siècle au début du XVIe siècle : Montesquiou d'Armagnac", dans la Revue de Comminges, 1983, pages 163-188.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[10].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[19].
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  10. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  11. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  12. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  13. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  14. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  15. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  16. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[38].
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Montesquiou » sur Géoportail (consulté le 11 décembre 2021).
  2. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  3. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Commune rurale - définition » (consulté le ).
  2. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  3. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  4. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Montesquiou » (consulté le ).
  5. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans le Gers » (consulté le ).
  6. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Montesquiou » (consulté le ).
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  9. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  10. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Montesquiou » (consulté le ).
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  14. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 dans le Gers » (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

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  2. Plan séisme
  3. « Le réseau hydrographique du bassin Adour-Garonne. » [PDF], sur draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr (consulté le )
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  7. Sandre, « le Lizet »
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