Montesquiou (Gers)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Montesquiou.
Montesquiou
Montesquiou.
Montesquiou.
Blason de Montesquiou
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Mirande
Canton Pardiac-Rivière-Basse
Intercommunalité Communauté de communes Cœur d'Astarac en Gascogne
Maire
Mandat
Étienne Verret
2014-2020
Code postal 32320
Code commune 32285
Démographie
Gentilé Montesquivais et Montesquivaise
Population
municipale
581 hab. (2015 en diminution de 3,17 % par rapport à 2010)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 34′ 46″ nord, 0° 19′ 47″ est
Altitude Min. 277 m
Max. 256 m
Superficie 46,8 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Gers

Voir sur la carte administrative du Gers
City locator 14.svg
Montesquiou

Géolocalisation sur la carte : Gers

Voir sur la carte topographique du Gers
City locator 14.svg
Montesquiou

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Montesquiou

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Montesquiou
Liens
Site web Site non officiel de Montesquiou

Montesquiou (Montesquiu en gascon), ou aussi Montesquiou-d'Armagnac, est une commune française située dans le département du Gers, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Montesquivais et Montesquivaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Montesquiou est le chef-lieu d'un canton de 17 communes. Le village, bâti sur un coteau, est un castelnau s'ouvrant sur les Pyrénées et la vallée de l'Osse. Il constitue une étape sur la via Tolosane des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montesquiou[1]
Castelnau-d'Anglès Saint-Arailles Mirannes
Bassoues Montesquiou L'Isle-de-Noé
Pouylebon Monclar-sur-Losse Estipouy,
Mirande

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Montesquiou est le berceau de la famille de Montesquiou.

Le château de Montesquiou a complètement disparu[2]. Selon Benoît Cursente, il a pu être un des castelnaux construits sur motte en terre et en brique au milieu du XIe siècle[3]. Montesquiou apparaît comme castrum dans les sources écrites en 1274[4]. Aymeri de Montesquiou, est le dernier Montesquiou à y avoir vécu et à y être mort vers 1574. Sa sœur Anne, mariée à Fabien de Montluc, a recueilli sa succession.

Le nom de Montesquiou apparaît pour la première fois dans une charte de 985. Signifiant « mont en échine », il peut également s'interpréter comme « mont terrible » ou « mont sauvage ». Sa situation privilégiée pour la surveillance et la défense favorise l'implantation humaine dès la préhistoire, comme en attestent les objets datant du Néolithique et les tumuli découverts sur place. Des vestiges de villas gallo-romaines sont également présents.

Montesquiou est associé à d'Artagnan, né non loin de là au château de Castelmore à Lupiac. De son vrai nom Charles de Batz de Castelmore, sa mère était de la famille de Montesquiou. Les Montesquiou d'Artagnan sont les derniers à posséder cette seigneurie.

La Révolution française ne bouleverse pas la vie des montesquivais. Pendant une période, tout signe rappelant la féodalité devant disparaître, le village est renommé « Mont Osse » et le château est vendu puis démoli. Les matériaux sont négociés pour bâtir de nouvelles demeures ou paver les chemins.

Le XIXe siècle constitue une période de prospérité à Montesquiou et dans tout le Gers. À cette époque, plusieurs membres d'une famille de notables ont de hautes fonctions d'État et jouent un rôle important dans la région.

La Première Guerre mondiale provoque une saignée dans la jeunesse. Le XXe siècle voit arriver la mécanisation, l'électricité, le goudron et le début de l'exode rural. De 2028 habitants en 1841, la population passe à 570 en 1999, soit 13 hab/km2. Le mouvement est aujourd'hui stabilisé, et de nouveaux habitants en quête d'un mode de vie rural compensent la baisse des actifs agricoles.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé : au premier d'azur au croissant contourné d'argent, au second d'or à la montagne de sable mouvant de la pointe[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 2014 Robert Perrussan[6] PS Conseiller général (2001-2015)
2014 en cours Etienne Verret DVD Employé
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8].

En 2015, la commune comptait 581 habitants[Note 1], en diminution de 3,17 % par rapport à 2010 (Gers : +1,47 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 802 1 872 1 832 1 984 2 015 2 000 2 023 1 925 1 936
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 800 1 704 1 602 1 625 1 582 1 517 1 439 1 380 1 270
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 290 1 272 993 964 945 929 926 840 752
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015 -
645 605 604 579 570 586 598 581 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Roclincourt (France) depuis 1999 Drapeau de l'Espagne Montesquiu (Espagne)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin remonterait au XIe siècle. Aujourd'hui, la partie la plus ancienne est le clocher qui date du XIIe siècle. C'était à l'origine une église assez modeste et à la fin du XVe siècle. La trouvant délabrée, le baron Jean II de Montesquiou et son épouse Catherine d'Aspremont décidèrent d'en construire une nouvelle.

Le clocher fut conservé, le chœur et les deux chapelles latérales construites et voûtées. Les travaux concernant la nef ne furent pas terminés avant le décès des commanditaires. Les travaux continuèrent mais avec un parti plus modeste : elle ne fut pas voûtée comme prévu, mais seulement couverte en bois.

Vers 1843-1844, il fut nécessaire d'entreprendre une restauration qui concerna plus particulièrement la nef : le sol fut abaissé de 50 cm, ce qui a conduit à détruire les pierres tombales et à créer des problèmes d'humidité. Le flèche actuelle en éteignoir date aussi du XIXe siècle et ne correspond pas au style du pays.

Le chœur est couvert d'une voûte de la fin du gothique, nervurée et dotée de clés armoirées. La clé centrale porte les armoiries des barons de Montesquiou.

Dans la chapelle située à la droite : une pietà et un reliquaire doré dédié à saint Martin.

  • Façades de maisons à colombage.
  • Vieille porte du XIIIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Raoul Deloffre, Églises, châteaux et fortifications dans le Gers occidental, 2003.
  3. Benoît Cursente, Les Castelnaux de la Gascogne médiévale. Gascogne gersoise, Bordeaux, Fédération historique du Sud-Ouest, 1980
  4. Nicolas Guinaudeau, Fortifications seigneuriales et résidences aristocratiques gasconnes dans l’ancien comté d’Astarac entre le Xème et le XVIème siècle, thèse 2012, université de Bordeaux III, page 211
  5. Banque du blason.
  6. Site de la préfecture - Fiche de Montesquiou.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Laplagne-Barris,
    • "Monographie de la commune de Montesquiou-sur-l'Osse, présentation du cadre et étude historique", dans le Bulletin de la Société archéologique du Gers, 1er et 2e trimestre 1971, pages 106-140 et 267-282.
    • "Le château de la Motte d'Angles (Montesquiou, Gers)", dans le Bulletin de la Société archéologique du Gers, 2e semestre, 1977, pages 202-215.
    • "Une petite ville gasconne de la fin du XVe siècle au début du XVIe siècle : Montesquiou d'Armagnac", dans la Revue de Comminges, 1981, pages 177-181.
    • "Une petite ville gasconne de la fin du XVe siècle au début du XVIe siècle : Montesquiou d'Armagnac", dans la Revue de Comminges, 1983, pages 163-188.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]