Liste des seigneurs, barons et ducs de Quintin

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Le château de Quintin est élevé, à la fin du XIIe siècle, par Geoffroy Ier Botherel pour défendre un gué du Gouët sur la voie romaine Alet-Carhaix. Geoffroy Ier Botherel, fils du comte Alain Ier de Penthièvre, reçoit en 1228, en partage de son frère Henri II d'Avaugour, le territoire de Quintin qui comprend 28 paroisses. De retour de la 7e croisade, à laquelle il a participé avec Louis IX (Saint-Louis), il entreprend, autour de Quintin, la construction d'une muraille d'enceinte percée de quatre portes. En 1443, le château, mal entretenu, est abandonné par les seigneurs habitant généralement l'Hermitage, et, en 1480, l'une des tours est encore en construction. Formant un comté, Quintin sera érigé en 1451 en baronnie. En juin ou juillet 1487, le château de Quintin, résidence de Pierre de Rohan (du parti français), est pris et saccagé par des soldats du parti breton. En 1494, Jeanne du Perrier et Pierre de Rohan, son époux, donnent un terrain et une maison situés en bas de la rue des Carmes pour y aménager un hôpital.

La seigneurie passe en 1547 à la Maison de Rieux, puis aux Coligny, lesquels introduisent en 1576 le calvinisme à Quintin. En novembre 1589, alors que la ville tient la cause du Béarnais, le château, est assiégé par les Ligueurs du Duc de Mercœur et capitule le 21 novembre 1589. L'armée royale reprend Quintin vers le 4 juillet 1591. Le château est en bien mauvais état quand Claude de La Trémoille, duc de Thouars, prince de Talmont, en hérite. Henri III de La Trémoille, endetté, vend la seigneurie en 1637 à son beau-frère Amaury Gouyon, marquis de La Moussaye.

Le lac de Quintin, le château, et au fond à droite le clocher de la basilique

Seigneurs de Quintin[modifier | modifier le code]

Maison de Rennes-Penthièvre[modifier | modifier le code]

Famille d'Avaugour[modifier | modifier le code]

Blason d'Henri II d'Avaugour : D'argent au chef de gueules plain

En 1228, Henri II d'Avaugour, en partage de l'héritage de leur père, donna le territoire de Quintin à son frère Geoffroi Ier Botherel.

Famille Botherel de Quintin[modifier | modifier le code]

Armes de la famille Botherel de Quintin : D'argent au chef de gueules chargé d'un lambel d'or

Geoffroi IV Botherel n'eut de ses trois épouses successives aucun héritier. Après sa mort, la seigneurie de Quintin revint à Jean du Perrier, fils ainé de Plesou, sa sœur.

Famille du Perrier[modifier | modifier le code]

Armes de la Famille du Perrier : D'azur à dix billettes d'or, quatre, trois, deux et un
  • Jean IV du Perrier († 1461), seigneur de Quintin et de la Roche d'Iré, neveu du précédent (Par une convention datée de 1437, il se démet de toutes ses terres, sous la réserve de l'usufruit, au profit de son fils aîné), marié en 1400 à Olive de Rougé († 1418), dame de la Roche d'Iré, dont :
    • Geofroi V du Perrier, seigneur de Quintin, marié en 1423 à Constance, fille de Péan Gaudin, seigneur de Martigné-Ferchaud, dont :
      • Jean du Perrier.
      • Guillaume du Perrier.
      • Jeanne du Perrier († 1468), mariée à Bertrand Gouyon, sieur de Serigné.
      • Anne du Perrier, mariée à Silvestre de La Feillée.
    • Geofroi V du Perrier († 1444), seigneur de Quintin et de la Roche d'Iré, marié à en seconde noces à Isabeau de la Motte, dame de Bossac (en Renac près de Redon), dont:

En 1451, la seigneurie de Quintin fut érigée par le duc Pierre II en grande baronnie de Bretagne, du nombre des neuf qui donnaient droit de préséance dans l'assemblée des États de Bretagne et, plus tard, droit de présider l'ordre de la noblesse.

Barons de Quintin[modifier | modifier le code]

Famille du Perrier[modifier | modifier le code]

Blason de Pierre de Rohan : De gueules bordé d'argent et chargé de sept macles d'or

Maison de Montfort-Laval[modifier | modifier le code]

Maison de Rieux[modifier | modifier le code]

Maison de Coligny[modifier | modifier le code]

Maison de La Trémoille[modifier | modifier le code]

La succession des comtes de Laval échut à Henri III, duc de Thouars, petit-fils d'Anne de Laval, fille de Guy XVI,

Armes d'Henri III de La Trémoille

Henri III vendit,

Armes de la Famille de Gouyon : 'Ecartelé ; aux I et IV d'argent au lion de gueules couronné d'or (Gouyon) ; aux II et III d'or fretté d'azur de six pièces (la Moussaye)

Famille de Gouyon de La Moussaye[modifier | modifier le code]

Amaury III Gouyon, marquis de La Moussaye, ordonne la destruction de la forteresse féodale, et confie en 1639 à l'architecte Gabriel Androuet du Cerceau la construction du nouvel édifice qui commence dès 1643 (chantier arrêté en 1666-1667 suite aux discordes avec l'évêque).

Perclus de dettes, son fils Henri Gouyon vendit la baronnie de Quintin à Guy-Aldonce II de Durfort, le 27 septembre 1681.

Maison de Durfort[modifier | modifier le code]

Duc de Quintin
Image illustrative de l'article Liste des seigneurs, barons et ducs de Quintin
Armes des ducs de Lorges : Écartelé: aux 1 et 4, d'argent, à la bande d'azur (Durfort); aux 2 et 3, de gueules, au lion d'argent (Lomagne), au lambel de gueules en chef, brochant sur les deux premiers quartiers[1],[2],[3].

Image illustrative de l'article Liste des seigneurs, barons et ducs de Quintin

Création 1691
Premier titulaire Guy Aldonce II de Durfort
Résidence officielle Château de Quintin

La baronnie de Quintin, en Bretagne, fut érigée en duché simple par lettres d'érection de 1691, enregistrées les 31 mars et 12 octobre de la même année. La « transmutation » du titre de ducs de Quintin en celui de ducs de Lorges, en Orléanais eut lieu par lettres de 1706[4].

Le Duc de Lorges n'habite pas le nouveau château de Quintin : il se contente de se faire aménager un appartement en vue de ses rares venues en Bretagne[5].

Ducs de Quintin, dits de Lorges[modifier | modifier le code]

Maison de Durfort[modifier | modifier le code]

En 1706, le nom du duché de Quintin fut renommé en duché de Lorges.

Épilogue[modifier | modifier le code]

La succession de Guy Louis de Durfort de Lorges donne lieu à un procès auquel met fin un arrêt du roi du 29 septembre 1778. Quintin, qui cesse d'être duché pour redevenir baronnie reste aux Choiseul-Praslin, tandis que la terre de Lorges, située en Orléanais et érigée en Duché de Lorges, est attribuée à Adélaïde Philippine de Durfort et Jean-Laurent de Durfort-Civrac.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rietstap 1884.
  2. Popoff 1996, p. 57.
  3. Velde 2005, p. Lay peers.
  4. Courcelles 1827, p. 302.
  5. Frey 2012, p. Quintin.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • « Durfort », dans Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, vol. VIII, [détail de l’édition], p. 292-308 Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, 1827, 378 p. (lire en ligne), p. 292-308 Document utilisé pour la rédaction de l’article ;
  • Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (tome 1 et 2), Gouda, G.B. van Goor zonen, 1884-1887 « et ses Compléments », sur www.euraldic.com (consulté le 23 décembre 2011) ;
  • Michel Popoff et préface d'Hervé Pinoteau, Armorial de l'Ordre du Saint-Esprit : d'après l'œuvre du père Anselme et ses continuateurs, Paris, Le Léopard d'or, 1996, 204 p. (ISBN 2-86377-140-X) ;
  • Dom Morice, Histoire de Bretagne I, p. XVIII,
  • MM. Geslin de Bourgogne et de Barthélemy : Anciens évêchés de Bretagne, Tome III,
  • Nécrologe de l'Abbaye de Beauport,
  • Dom Morice, Preuves, II, col. 59,
  • Titres de Quintin,
  • Jacques Youenn de Quélen, Généalogie de la maison de Quélen, 2005, 211 p.,
  • Jérôme Floury & Eric Lorant, Catalogue généalogique de la Noblesse bretonne, d'après la réformation de la noblesse 1668-1672 et les arrêts de l'Intendance du Conseil et du Parlement, 2000, III t.,
  • Napoléon-Charles-Bihi de Bréhant, Généalogie de la maison de Bréhant en Bretagne, 1867, 213 p,
  • René Le Nepvou de Carfort, La maison Le Nepvou de l'évêché de Saint-Brieuc, 1913, 278 p.,
  • Henri Frotier de la Messelière, Le pays de Quintin, son passé, ce qu'il en reste, 1947, 78 p.,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]