Mauron

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Mauron
Mauron
L'église Saint-Pierre.
Blason de Mauron
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Ploërmel
Intercommunalité Ploërmel communauté
Maire
Mandat
Yves Chasles
2017-2020
Code postal 56430
Code commune 56127
Démographie
Gentilé Mauronnais, Mauronnaises
Population
municipale
3 105 hab. (2015 en diminution de 5,45 % par rapport à 2010)
Densité 46 hab./km2
Population
aire urbaine
5 592 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 59″ nord, 2° 17′ 05″ ouest
Altitude Min. 47 m
Max. 130 m
Superficie 67,23 km2
Localisation

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Mauron [mɔʁɔ̃] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette commune du nord-est du Morbihan est limitrophe des départements des Côtes-d'Armor et d'Ille-et-Vilaine. Rennes (Ille-et-Vilaine) est à 57 km à l'est. Vannes, la préfecture, est à 71 km au sud (S-S-E) ; Lorient à 100 km au sud-ouest ; et Quimper à 161 km à l'ouest par Lorient. Au nord, Dinan est à 50 km et Saint-Malo à 81 km[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Illifaut
(Côtes-d'Armor)
Illifaut, Gaël
(Côtes-d'Armor) (Ille-et-Vilaine)
Gaël
(Ille-et-Vil.)
Rose des vents
Saint-Brieuc-de-Mauron N Saint-Léry
Gaël (Ille-et-Vil.)
Concoret
O    Mauron    E
S
Guilliers Néant-sur-Yvel Paimpont (Ille-et-Vilaine)

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La D766 traverse la commune, reliant Dinan (50 km) et Saint-Malo (81 km) au nord à Vannes (71 km au sud-ouest).

Mauron était autrefois situé à un carrefour où se croisaient l'axe conduisant de Dinan (50 km au nord) et Saint-Malo (81 km au nord) à Vannes, et celui de Rennes à Quimper. De nos jours la route de Rennes à Quimper est la N24 jusqu'à Lorient puis la N165 Nantes-Brest.

Transports scolaires : un service est assuré pour les élèves scolarisés à Mauron, Ploërmel et Coëtquidan[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté les formes Mauron en 1152 [3][réf. nécessaire],[4], puis Morron villam fortem en 1371 rappelant que le site était fortifié.[réf. nécessaire]

Le nom de la commune semble être d'origine romane et dérivé de Maurus[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

L'archéologie aérienne dévoile une multitude de fermes gauloises qui attestent la richesse agricole du territoire, traversé par la voie romaine Rennes-Quimper.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Saint Judicaël y bâtit un monastère au lieu-dit Saint-Léry.

La première citation historique de Mauron date de 1152[4].

Au XVIIIe siècle, une foire avait lieu le 28 octobre, jour de la saint Simon.

Bataille de Mauron - 1352[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Mauron.

Le , six cents Franco-Bretons (soutenant le roi de France Jean, protecteur de Charles de Blois), sous la conduite du maréchal d'Offemont s'opposent à la troupe anglo-bretonne (soutenant le parti de Montfort) commandée par Gaultier de Genteley (ou Venteley ou Benteley), secondé par Tanguy du Chastel, Garnier de Cadoudal et Yves de Trésiguidy. L'endroit où se livre la bataille de Mauron semble être près du village du Bois-de-la-Roche. Le parti du roi perd la bataille le 14 août 1352, laissant sur le terrain du combat de nombreux morts dont le maréchal d'Offemont, le comte de la Marche, les seigneurs de Bricquebec et de Beauvais, Alain VII (11e vicomte de Rohan), Tinténiac et un nombre considérable de chevaliers (près de 140).

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le , les chars de Patton pénètrent en Bretagne en libérateurs pour gagner Brest. La sixième division blindée, aidée par la résistance locale, fait sauter le verrou allemand installé dans l'agglomération, après trois heures de combat.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Finances communales[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune était endettée pour 3 484 495 €, soit 1 015 € par habitant (3 433 habitants au 1er janvier 2014), une hause de 5,40 % sur les 3 dernières années, pour une moyenne française de 710 € par habitant en 2014 (la moyenne française étant en baisse de 0,84 % sur les 3 dernières années)[10]. La capacité de désendettement voisine autour de 7.0 années[11].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13].

En 2015, la commune comptait 3 105 habitants[Note 1], en diminution de 5,45 % par rapport à 2010 (Morbihan : +3,21 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 7504 2343 6083 7204 2294 1013 9674 2324 246
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 2084 2594 2104 1304 2084 4604 4464 4814 476
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 3374 2754 1673 8693 7493 7203 7003 5273 304
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
3 3703 2163 2373 3653 3963 1963 1703 2843 105
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2017, 32 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique[16].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Sainte-Anne.

Religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre
  • Monastère de l'Action de Grâces, fondé par Virginie Danion, native de Mauron, en 1869. Peinture de Alphonse Le Hénaff dans l'abside de la chapelle.
  • Chapelle Sainte-Anne du XVIIe siècle, sur le village de Beuve, à proximité d'un château détruit en 1676
  • Chapelle Sainte-Suzanne

Civils[modifier | modifier le code]

Naturels[modifier | modifier le code]

Aucune surface de la commune n'a été retenue dans l'inventaire national du patrimoine naturel[17]. Mais l'environnement naturel de Mauron ne manque pas d'attraits pour autant.

Mauron est un point de départ de la Voie verte Mauron Questembert, réalisée par le conseil général du Morbihan et ouverte en 2002, qui emprunte l'ancienne emprise de la voie de chemin de fer de la ligne de Ploërmel à La Brohinière puis le parcours de la ligne de Questembert à Ploërmel.

Un « chemin nature » de 5 km a été aménagé du côté sud de Mauron, répertoriant la flore rencontrée à l'aide de 130 petits panneaux d'information le long du parcours. Il débute au lavoir et emprunte le chemin du Coucou pour revenir par la voie verte. Il a été inauguré le 15 septembre 2013, journée du patrimoine. La tonte y est effectuée tardivement (mesure de protection de l'écosystème local)[18].

Mauron présente aussi un chemin géologique, le verger de l'École Buissonnière et un plan d'eau aménagé. La Maison du Morbihan participe également au développement du tourisme local[18],[19].

Culture[modifier | modifier le code]

Mots et Tempo est organisé tous les ans en période estivale par la commune sur le thème culturel et dure environ 5 semaines[20].

Balade dans le passé au Pays de Mauron est une exposition permanente dans les rues de Mauron de 21 reproductions en grand format (3 x 2 m) de cartes postales des années 1900 illustrant divers lieux locaux ; la plupart de ces cartes postales sont l'œuvre de Constant Mignot, né à Néant-sur-Yvel en 1875. Depuis 2013 un dépliant propose un parcours de ces images du passé, avec commentaires sur chaque photo[21].

Mauron est située à proximité de la forêt de Paimpont souvent associée à la mythologique forêt de Brocéliande.

La commune accueillait le festival Il ne mauron pas, au cours duquel de nombreux musiciens écossais du label Chemikal Underground se sont produits, c'est le sujet d'un film documentaire britannique baptisé Lost In France sorti en 2017[22],[23].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Famille du Plessis-Mauron de Grenédan
  • Le dramaturge Romain Weingarten (1926-2006) est inhumé à Mauron, où il s'était retiré sur la fin de sa vie.
  • Virginie Danion, fondatrice du monastère de l'Action de Grâces et belle-sœur de l'architecte Sigismond Ropartz, qui l'édifia en 1869.
  • Famille De Bréhand (source DE BRÉHAN Gallica)

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr mauron (Morbihan).svg

« De gueules, à un léopard d'argent ».

Devise : « Foi de Bréhand vaut mieux qu'argent »

Ce sont les armes et la devise de la famille de Bréhand[24].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte de Mauron sur google maps de google.fr.
  2. Transports scolaires. Dans Bulletin de Mauron n°45, été 2013, p. 39.
  3. Cité par Raoul de Montfort.
  4. a b et c Mauron sur infobretagne.com
  5. « Les maires », sur cc-mauron-broceliande.com (consulté le 20 janvier 2013)
  6. Nécrologie. Jean-Marie Desgrées du Loû ancien patron de presse, Le Télégramme, article du 19 avril 2005.
  7. Mauron. Le maire Eugène Grasland a démissionné, Ouest-France, article du 11 septembre 2017.
  8. information du décès parue dans le journal "Ouest-France" et dans "les infos du pays de Ploërmel".
  9. « Mauron. Yves Chasles succède au maire Eugène Grasland », sur Ouest-France, (consulté le 27 novembre 2017)
  10. Mauron sur decomptes-publics.fr.
  11. Analyse financière de la commune - Résultats cumulés année par année et Simulations avec le budget prévisionnel 2013. Dans Bulletin de Mauron n°45, été 2013, p. 27.
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  16. Office public de la langue bretonne.
  17. Mauron sur inpn.mnhn.fr.
  18. a et b Chemin Nature : 130 bornes d'information. Dans Bulletin de Mauron n°45, été 2013, p. 15.
  19. Maison du Morbihan. Dans Bulletin de Mauron n°45, été 2013, p. 43.
  20. Mots et Tempo 2013 : du 16 juillet au 20 aout. Dans Bulletin de Mauron n°45, été 2013, p. 15. Le thème de Mots et Tempo 2013 : « Histoire des châteaux et des temps modernes ».
  21. Balade dans le passé au Pays de Mauron. Dans Bulletin de Mauron n°45, été 2013, p. 15.
  22. « «Lost in France», quand la crème du rock écossais festoyait dans le Morbihan », Libération, 15 février 2017.
  23. Stéphane Grammont, « Quand un bar d’une petite commune bretonne accueille la crème du rock écossais », France 3, 11 novembre 2015.
  24. « Bréhand (de) », dans Jean de Saint-Houardon, Noblesse de Bretagne, histoire et catalogue de la noblesse bretonne subsistante, Versailles, Mémoire et documents, (ISBN 978-2-914611-52-7), p. 403.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles annexes[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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