Henri II de La Trémoille

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Henri II de La Trémoille
Description de l'image Henri Charles de La Trémoille - Anführer der Fronde.jpg.

Titres

Duc de La Trémoille
Prince de Talmont, Tarente
Comte de Laval, Montfort, Taillebourg, Benon
Marquis de Noirmoutier

Pair de France

Biographie
Titulature Roi de Naples
Duc de La Trémoille
Dynastie Maison de La Trémoille
Distinctions Ordre de la Jarretière
Autres fonctions Maréchal de France[1]
Nom de naissance Henri Charles de La Trémoille
Naissance
Thouars
Décès
Thouars
Père Henri III de La Trémoille
Mère Marie de La Tour d'Auvergne
Conjoint Amilie de Hesse-Cassel
Enfants Charlotte-Amélie
Charles-Belgique-Hollande
Frédéric-Guillaume
Henriette-Céleste
Marie-Sylvie
Résidence Château des ducs de La Trémoille
Château de Vitré
Château de Laval
Palais royal de Naples
Religion Catholicisme puis Protestantisme

Description de cette image, également commentée ci-après

Henri II de La Trémoille ou Henri-Charles de La Trémoille, 4e duc de Thouars[2], né à Thouars le , où il est mort le , est un gentilhomme et homme de guerre français du XVIIe siècle.

Surnommé le « duc de La Trémoille », il est également prince de Talmont et de Tarente, comte de Laval, de Montfort, de Taillebourg et de Benon. Marquis de Noirmoutier, Pair de France et Chevalier de la Jarretière en 1653 (brevet no 457).

Biographie[modifier | modifier le code]

Henri Charles de La Trémoille est le fils de Henri III de La Trémoille, duc de Thouars, duc de La Trémoille et de Marie de La Tour d'Auvergne. Il descend de la maison de La Trémoille par son père et de la maison de La Tour d'Auvergne par sa mère.

En 1628 son père Henri Ier de La Trémoille et lui se convertissent au catholicisme, mais sa mère Marie de La Tour d'Auvergne le convainc de se reconvertir au protestantisme à sa majorité. En 1638, il fait ses premières armes en Hollande auprès de son oncle le prince d'Orange.

En 1648, Henri Charles épouse Amélie de Hesse-Cassel (fille de Guillaume V de Hesse-Cassel).

La maison de la Trémoille éleva des prétentions au royaume de Naples. Henri de la Trémoille, par représentation d'Anne de Laval, sa bisaïeule, femme de François de la Trémoille, se trouvait, en effet, seul héritier de Frédéric d'Aragon, roi de Naples. En 1643, il fit valoir ses droits à cette couronne, et plus tard ses descendants reproduisirent cette réclamation à différents congrès; mais ce fut en vain. Louis XIII permit cependant au duc de la Trémoille de prendre le titre de prince de Tarente, et, par brevet délivré vers 1629, lui accorda, pour lui et les siens, le rang et les prérogatives qui y étaient attachés. En 1648, Louis XIV lui permit d'envoyer un représentant pour soutenir ses droits devant le congrès réuni à Munster, où se conclut le traité de Westphalie[3]. Les La Trémoille ont essayé de faire reconnaître leurs droits aux congrès de Munster, de Nimègue et de Ryswyk, mais sans y réussir[4].

En octobre 1651, il fronde contre le cardinal de Mazarin et soutient ouvertement Condé. Sa demeure est tantôt à Vitré, tantôt à Laval, tantôt à Thouars. Henri-Charles écrivait à Cromwell comme au plus ferme appui qu'eut alors le protestantisme et en recevait des lettres dans lesquelles celui-ci l'assurait de l'ardeur de son zèle et l'encourageait à demeurer fidèle jusqu'à la fin.

En 1656 il est arrêté et incarcéré à Amiens. Sa mère qui est resté en lien avec la cour se pose en médiatrice et elle obtient sa libération après plusieurs mois d'enfermement. Il est alors relégué en Poitou puis retourne servir en Hollande.

En 1668, il revient de Hollande pour gérer les bien du duché de Thouars, son père étant affaiblit par la maladie. Les études auxquelles Henri Charles se livre pendant près de 3 ans, la connaissance qu'il prend des livres écrits pour et contre la religion catholique, les conférences qu'il a surtout avec Arnauld, évêque d'Angers, l’amènent à abjurer. Le 3 septembre 1670, il abjure à Angers.

Il meurt deux ans avant son père en 1672 : c'est donc son fils aîné Charles Belgique Hollande qui succède au 3e duc de Thouars Henri III de La Trémoille.

Ascendance[modifier | modifier le code]


Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Il épouse le Émilie de Hesse-Cassel (1626-1693), fille de Guillaume V de Hesse-Cassel et d'Amélie-Élisabeth de Hanau-Münzenberg. De cette union naissent 5 enfants :

  • Charlotte-Émilie, née le 3 janvier 1652 et morte le 21 janvier 1732. Elle épouse le 29 mai 1680 Anton Graf von Aldenburg (1633-1681) ;
  • Charles-Belgique-Hollande ;
  • Frédéric-Guillaume né en 1658 et mort en 1738, prince de Talmont, comte de Taillebourg et Benon. Il est fait brigadier en 1702, maréchal de camp en 1704 et lieutenant général en 1710. Il épouse le 2 février 1707 Élisabeth de Bullion ;
  • Henriette-Céleste, née le 18 juillet 1662 (morte jeune) ;
  • Marie-Sylvie, née le 18 juillet 1662 et morte en 1692.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]