Anne de Montmorency (1525)

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Anne de Montmorency
Vitrail de la collégiale Saint-Martin de Montmorency[1]
Vitrail de la collégiale Saint-Martin de Montmorency[1]
Fonctions
Comtesse de Laval et baronne de Vitré
Biographie
Sépulture Collégiale Saint-Tugal de Laval

Anne de Montmorency, comtesse de Laval, née à une date inconnue, morte en 1525, est la fille de Guillaume de Montmorency, et d’Anne Pot, dame de La Rochepot.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est la seconde des filles de Guillaume de Montmorency, seigneur de Chantilly, et d’Anne Pot. Son père Guillaume de Montmorency (vers 1453 - 1531) est général des finances et gouverneur de plusieurs châteaux royaux. Il accompagne Charles VIII dans la première expédition d’Italie.

Elle est la sœur du célèbre Anne de Montmorency, Maréchal de France en 1522, et Grand Maître de France le 23 mars 1526, puis connétable le 10 février 1538, et enfin duc de Montmorency et pair de France en juillet 1551.

Elle fut mariée le 5 mai 1517 à Guy XVI de Laval. Les entrées de la nouvelle comtesse eurent lieu à Laval le 4 juin 1517 et à Vitré le 18 juin.

Ce fait est rapporté en vers dans les Annales et chroniques du pays de Laval[2]:

Et le jeudy de juign quatriesme,
Ce fust ung jour de my Caresme,
Dame Anne de Montmorency
Fist son entrée en ce pais cy
Comme contesse de Laval ;
Qui n’a esté pour nous nul mal.
L’entrée fust très magnificque,
Et bien pour la chose publicque.

Huit ans plus tard, au château de Comper le , Anne de Montmorency mourait en couche. Le corps d’Anne de Montmorency fut rapporté à Laval et fut inhumé à la collégiale Saint-Tugal de Laval, le 23 juillet, par Yves Mahyeuc, évêque de Rennes qui, la veille, venait de procéder à la consécration de la chapelle de la maison de Patience.

« Gy gist très illustre dame Anne de Montmorency en son vivant épouse de très haut et puissant seigneur Guy, comte de Laval, de Montfort et de Quintin, vicomte de Rennes, baron de Vitré (etc.) décédée le pénultième jour de juin mil CCCCCXXV »[3]

Elle avait œuvré avec son époux à l’établissement des religieuses de Sainte-Claire[4].

Messe de Madame[modifier | modifier le code]

Après la mort d’Anne, Guy XVI fonda à Saint-Tugal, pour ses deux premières femmes, une messe qu’on appelle la messe de Madame. Il donne 200 livres sur le greffe de Laval pour cette fondation, en outre 20 livres pour une messe qui doit être chantée tous les premiers lundis de chaque mois.

Représentation[modifier | modifier le code]

On voyait son portrait sur l’un des vitraux de la collégiale Saint-Tugal de Laval, dans le chœur, près la sacristie, avant que l’édifice ne soit détruit sous la Révolution[5]. C'est au mariage de Guy XVI avec Anne de Montmorency qu'on doit de posséder le seul monument qui ait conservé ses traits à la collégiale Saint-Martin de Montmorency. On peut trouver le blason d'Anne de Montmorency au château de Vitré[6]. On y remarque trois blasons  : ce sont sur le pan coupé du contre le blason de Guy XVI : Laval-Montfort ; puis sur le pan coupé de droite, le blason d'Anne de Montmorency : parti de Montfort-Laval et de Montmorency ; enfin sur celui de gauche le blason d'Antoinette de Daillon; parti de Laval-Montfort et de Daillon.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Façade de la collégiale

    C'est au mariage de Guy XVI avec Anne de Montmorency qu'on doit de posséder le seul monument qui ait conservé ses traits. La Collégiale Saint-Martin de Montmorency, construite entre 1523 et 1563, possède douze verrières, exécutées entre 1523 et 1533 qui renferment les portraits de Guillaume de Montmorency, de ses enfants et petits-enfants. Guy XVI est représenté agenouillé et vêtu d'une cotte aux armes de Montmorency-Laval ; derrière lui se trouve un personnage, lequel est, non pas saint Nicolas, mais saint Jérôme. Anne, agenouillée elle aussi, est vêtue d'un surcot armorié; elle est accompagnée de sainte Anne et de la sainte Vierge.

    Source 
    Lucien Magne, L'œuvre des Peintres verriers français — Verrières des monuments élevés par les Montmorency, Paris, Firmin-Didot, 1885. in-4. p. 54-65.
  2. Guillaume Le Doyen, Annales Et Chroniques Du Païs de Laval : depuis l’an 1480 jusqu’à l’année 1537, Genève, Slatkine, (lire en ligne), p. 162
  3. Société historique et archéologique du Maine, Études sur les communautés et chapitres de Laval : D’après le manuscrit de Louis-Julien Morin de La Beauluère. Publiées et annotées par Louis de La Beauluère, Laval, Imprimerie L. Moreau, (lire en ligne), p. 24
  4. Thomas Cauvin, Institut des provinces de France : Géographie ancienne du diocèse du Mans, t. 1er, Paris, Derache, (lire en ligne), « Sainte-Claire (Religieuses de) », p. 228
  5. Société historique et archéologique du Maine, Études sur les communautés et chapitres de Laval : D’après le manuscrit de Louis-Julien Morin de La Beauluère. Publiées et annotées par Louis de La Beauluère, Laval, Imprimerie L. Moreau, (lire en ligne), p. 316
  6. Arthur de la Borderie signale dans La Bretagne Contemporaine : Le charmant édicule que la tour carrée du château de Vitré porte suspendu à son pignon intérieur, en dedans du château: absidiolo à pans coupés, percée d'arcades en plein cintre, soutenues par d'élégants pilastres, couronnée d'un dôme avec lanterne et portée sur une base à nid d'hirondelle, construite en encorbellement; toute la surface de co petit monument est couverte de sculptures, caissons, rinceaux, figurines et arabesques du travail le plus exquis, dans le style lo plus fleuri de la Renaissance

Voir aussi[modifier | modifier le code]