Jeanne de Marle

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Ne doit pas être confondu avec Jeanne de Bar.

Jeanne de Bar, née en 1415, morte en 1462, fut comtesse de Marle, de Soissons, vicomtesse de Meaux par sa mère, comtesse de Saint-Pol par son mariage, et dame d'Oisy, de Condé, Dunkerque, Bourbourg, Gravelines, etc[1] . Elle était fille unique de Robert de Bar, comte de Marle et de Soissons, et de Jeanne de Béthune.

Son père mourut l'année de sa naissance, tué à la bataille d'Azincourt et sa mère se remaria en 1418 avec Jean de Luxembourg, comte de Ligny. Quelques années plus tôt, son père avait renoncé au duché de Bar, mais en posant comme condition que si Édouard III et Louis de Bar, les deux fils alors survivants du duc Robert Ier de Bar, mouraient sans descendance mâle, il s'autorisait à prétendre à la succession. Édouard III était mort à Azincourt, et Louis de Bar, destiné à une carrière ecclésiastique (il fut évêque et cardinal), ne se maria pas, mais désigna en 1420 comme successeur en Barrois son petit-neveu René d'Anjou. Jeanne de Bar décida alors de revendiquer le Barrois.

Il existait un autre litige entre Jean de Luxembourg et René d'Anjou, concernant la possession du comté de Guise. Jean de Luxembourg se fit confirmer la possession de Guise par le duc de Bedford, puis attaqua et prit le château en 1425. Ce n'est qu'en 1433 qu'un arrangement définitif eut lieu : en échange de la renonciation de Jeanne de Bar au Barrois, René renonce au comté de Guise. Cette même année mourut Pierre de Luxembourg, comte de Saint-Pol et frère de Jean de Luxembourg. Il laissa un fils de quinze ans Louis de Luxembourg (1418 † 1475) dont Jean se fit le protecteur. Jean de Luxembourg étant sans fils, il désigna Louis comme son successeur et arrangea le mariage entre Louis de Luxembourg-Ligny-St-Pol et Jeanne de Bar.

Ce mariage fut célébré le 16 juillet 1435 et les époux eurent :

Elle rédige son testament le 23 septembre 1458 et y est dénommée dame d'Oisy[2].

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. J.-J. Carlier, « Henri d'Oisy, fragment d'études historiques », dans Mémoire de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, 1857 publié en 1858, Dunkerque, p. 85, lire en ligne
  2. J.J. Carlier, option citée, p. 233