Herbertiens

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Maison de Vermandois (Herbertiens)
Période carolingienne (VIIIe - XIe siècle)
Pays ou province d’origine Picardie
Allégeance roi de France
Charges comte
Fonctions militaires comte

Les Herbertiens ou Herbertides ou Maison de Vermandois sont un lignage de la noblesse franque dont plusieurs membres se prénommèrent Herbert.

Une famille issue de la dynastie carolingienne[modifier | modifier le code]

C'est une branche de la dynastie carolingienne, issue du roi Bernard d'Italie, fils illégitime du roi Pépin d'Italie. Cette ascendance conféra un réel prestige à la famille des Herbertiens qui noua des alliances avec les plus grandes familles franques.

Ainsi, le grand-père d'Hugues Capet, le roi Robert Ier épousa une Herbertienne, de même que Charles de Basse-Lotharingie et la fille du dernier comte de Vermandois, Adélaïde se maria vers 1080 à Hugues le Grand, fils d'Henri Ier, roi de France et d'Anne de Kiev.

Une famille ayant un fort ancrage territorial[modifier | modifier le code]

Cette famille s'implanta dans le Vermandois dont plusieurs de ses membres furent comtes. La puissance territoriale des Herbertiens atteignit son apogée avec Herbert II de Vermandois.

Les Herbertiens jouèrent un rôle important, par la force de cette assise territoriale en Vermandois, conjuguée au prestige de leur ascendance. Il en résulta des prétentions peu voilées lors des derniers règnes carolingiens, Herbert III de Vermandois se titrant ainsi deux fois comte des Francs en 968 et 980[1].

Postérité de la famille[modifier | modifier le code]

Le dernier comte de Vermandois de la famille des Herbertiens fut Herbert IV mort vers 1080. La fille d' Herbert IV, Adélaïde (v.1062 † 1122) se maria vers 1080 à Hugues Ier le Grand (v.1057 † 1102), fils du roi de France, Henri Ier, qui devint comte de Vermandois et de Valois, Ce mariage scella la naissance de la Maison capétienne de Vermandois.

Les Herbertiens se perpétuèrent également en dehors de la lignée des comtes de Vermandois. En effet, la famille des comtes de Chiny et des seigneurs de Mellier, Neufchâteau et Falkenstein serait une branche de la famille des Herbertiens[1]. Avec la descendance des comtes de Chiny, il y aurait ainsi eu des Herbertiens et donc des Carolingiens jusqu'au début du XIVe siècle[2].

Généalogie[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Hervé Pinoteau, La symbolique royale française, Ve - XVIIIe siècle, P.S.R. éditions, 2004, p. 44.
  2. Christian Settipani, La Préhistoire des Capétiens (Nouvelle histoire généalogique de l'auguste maison de France, vol. 1), éd. Patrick van Kerrebrouck, 1993, p. 248.