Liste des ateliers du métro de Paris

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Un bogie de MF 01 à l'atelier de Bobigny.

Les ateliers du métro de Paris ont pour mission d'assurer l'entretien courant du matériel roulant d'une ligne et, pour certains, la maintenance d'une série de rames ou de certains composants. Ils sont généralement situés à proximité d'un des terminus de chaque ligne.

Organisation[modifier | modifier le code]

Les voies de garage de l'atelier de Bobigny.

La RATP dispose de deux types d'ateliers :

  • les ateliers de petite révision (PR), chargés d'assurer l'entretien régulier des rames et d'effectuer les opérations courantes ;
  • les ateliers de grande révision (GR), qui ont pour mission la révision générale des voitures, motrices et remorques, ayant atteint un seuil déterminé ; les motrices anciennes effectuaient un passage en grande révision une fois par an.

La modernisation des méthodes a amené une relative spécialisation des ateliers. Mais les premières années de l'exploitation du métro, chaque ligne disposait de son propre atelier, chargé de l'entretien courant et des grandes révisions.

Les ateliers de petite révision[modifier | modifier le code]

Les ateliers de petite révision (PR) ont pour mission l'entretien courant et le nettoyage des rames. Chaque atelier est en principe raccordé à proximité d'un des terminus de la ligne dont il a la charge. Au terminus, un centre de dépannage des trains permet une surveillance constante du matériel roulant ; en cas d'avarie sur un train, il peut être réparé sur place, ou envoyé en atelier.

Chaque rame du parc est dirigée vers l'atelier après un parcours d'environ 1500 km, soit environ une fois par semaine.

Les ateliers de grande révision[modifier | modifier le code]

Les ateliers de grande révision (GR) sont chargés des révisions périodiques du matériel roulant. Ils ont pour mission d'assurer la réparation de matériels dont l'avarie, en raison de sa gravité, ne peut être traitée dans les ateliers de petite maintenance. Ils assurent en outre l'exécution des modifications effectuées sur le matériel roulant.

Les matériels modernes passent en moyenne tous les 400 000 km en grande révision.

Les ateliers spécialisés[modifier | modifier le code]

Sabots de frein en bois, livrés par l'atelier de Vaugirard, ici à Saint-Ouen pour le parc MP 59.

La rationalisation des méthodes de travail a poussé à spécialiser dans certains ateliers des travaux autrefois effectués dans les ateliers de grande révision.

Ainsi l'atelier de Vaugirard assure la révision des véhicules de maintenance des infrastructures (VMI), et fabrique les sabots de freins en bois pour les rames.

Les niveaux de maintenance[modifier | modifier le code]

La maintenance est aujourd'hui organisée en cinq niveaux[1] :

Niveau 1 : Maintenance opérationnelle[modifier | modifier le code]

Ce niveau ne comporte que les correctifs légers, les opérations simples faisables avec les commandes accessibles et la déclaration des anomalies. Ce niveau est assuré par les conducteurs.

Niveau 2 : Maintenance de proximité[modifier | modifier le code]

Il comporte les interventions légères de moins d'une heure pour remettre le train en service, en général dans les centres de dépannage des trains (CDT), et les maintenances préventives aux ateliers de maintenance des trains (AMT) qui concernent le confort, la sécurité et des entretiens techniques.

Niveau 3 : Maintenance renforcée[modifier | modifier le code]

La maintenance renforcée est réalisée par des agents spécialisés dans les ateliers de maintenance des trains et concerne les échanges d'équipements défectueux ou à réviser.

Niveau 4 : Maintenance patrimoniale[modifier | modifier le code]

Les ateliers de maintenance patrimoniale (AMP) réparent et révisent les équipements démontés par le niveau 3.

Des ateliers de maintenance des équipements (AME) s'occupent des équipements électroniques, pneumatiques et hydrauliques.

Niveau 5 : Rénovation[modifier | modifier le code]

Ce niveau concerne le maintien et la mise à jour du matériel afin aussi bien de prolonger sa durée de vie que d'améliorer le confort des voyageurs. Il est en général réalisé par des entreprises spécialisées.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les ateliers du métro ouvrent au fur et à mesure des créations de lignes dont ils entretiennent le matériel roulant. C'est à Charonne qu'apparaît le premier atelier en 1900, à proximité du terminus Porte de Vincennes de la ligne 1. Il est relié aux lignes 1 puis 2 par la galerie de remisage de Nation. Approvisionné en rames neuves les dix premières années d'exploitation, par le biais d'un raccordement en très forte rampe (15 %) avec la ligne de Petite Ceinture située en contrehaut de l'atelier, il assure alors l'entretien des rames des lignes 1 et 2.

En décembre 1904, l'atelier de Saint-Fargeau ouvre ses portes ; il est raccordé à la ligne 3, après son terminus Gambetta, dont il entretient le parc. En 1906, ouvre l'atelier d'Italie, chargé de la maintenance des rames des lignes 2 Sud et 5, puis également de la ligne 6.

Un quatrième atelier ouvre en 1908 à Saint-Ouen, assurant la maintenance des rames de la ligne 4, à laquelle il est relié via la boucle de la porte de Clignancourt.

Le Nord-Sud ouvre de son côté en 1910 l'atelier de Vaugirard, relié à la ligne A du réseau à son terminus Porte de Versailles, ainsi qu'à la ligne de Petite Ceinture, à la gare de marchandises de Grenelle. C'est par ce raccordement qu'est livré le matériel neuf, puisqu'il n'existe aucun autre raccordement ferroviaire au réseau Nord-Sud.

L'extension du réseau rend plus rationnelle d'un point de vue économique la création de vastes ateliers, chargés des grandes révisions des rames de plusieurs lignes. Si les petites révisions doivent nécessairement se dérouler à proximité d'une ligne, il n'en est pas de même des grandes révisions, bien moins fréquentes, qui peuvent par conséquent être rassemblées ailleurs[2].

L'atelier de La Villette ouvre en avril 1912 ; son importance est alors moindre que les précédents, n'assurant que les petites révisions de la ligne 7, les grandes se déroulant à l'atelier de Saint-Fargeau.

L'atelier d'Auteuil, entièrement souterrain, est mis en service en 1925 ; il assure les petites révisions des rames des lignes 8 et 9. Cet atelier comprend deux faisceaux de voies, raccordés d'une part à la ligne 8 (actuelle ligne 10) à la porte d'Auteuil, et d'autre part à la ligne 9 à la porte de Saint-Cloud. Les grandes révisions s'effectuent alors à Charonne pour la ligne 8, et à Saint-Ouen pour la ligne 9.

À la même époque, un petit atelier souterrain est aménagé dans la boucle des Invalides pour les petites révisions de la ligne 10.

L'expansion continue du réseau métropolitain durant les années 1930 accroît la logique de concentration des grandes révisions dans de vastes ateliers spécialisés, groupant le matériel de quatre ou cinq lignes.

Une rame MP 89 à l'atelier de Fontenay.

L'atelier de Choisy ouvre en 1931 ; raccordé au terminus Porte d'Ivry de la ligne 7, il est chargé des grandes révisions des lignes 7, 8 et 9, et des petites révisions de la ligne 7. L'atelier de La Villette est alors abandonné par le matériel roulant et modifié pour le service de la voie.

En 1934, un autre atelier est créé à Fontenay-sous-Bois ; raccordé au nouveau terminus Château de Vincennes de la ligne 1, il est chargé des grandes révisions des lignes 1 et 8, et des petites révisions de la ligne 1. La même année, l'atelier de Boulogne est ouvert, l'atelier d'Auteuil devenant insuffisant suite aux prolongements des lignes 8 et 9. Il est chargé des petites révisions des rames de la ligne 9, à laquelle il est raccordé à proximité de son terminus Pont de Sèvres.

En 1937, l'atelier de Javel est mis en service, raccordé à la station Lourmel de la ligne 8 ; il est chargé des petites révisions des rames de la ligne. La même année, lors du prolongement de la ligne 11 aux Lilas, un petit atelier souterrain pour les petites révisions est aménagé dans la continuité des voies. Il est profondément modifié en 1956, lors de la conversion de la ligne sur pneumatiques. La construction des ateliers de Choisy et de Fontenay permet de rassembler les grandes révisions dans un nombre limité de lieux. En conséquence, les grandes révisions sont abandonnées dans trois anciens ateliers : celui d'Italie en 1934, de Saint-Fargeau en 1938, et de Charonne en 1948.

En 1968, un atelier souterrain, situé sous un dépôt d'autobus, est créé à Pleyel. Ouvert en prévision de l'extension de la ligne 13 au nord, il n'ouvre qu'en septembre 1974[3].

Lors du prolongement de la ligne 5 à Bobigny en 1985, un nouvel atelier est aménagé ; il ouvre en 1988. En 1998, c'est dans la future station Olympiades qu'est aménagé un atelier provisoire pour la ligne 14 : celui-ci est déplacé de quelques centaines de mètres en 2007, jusqu'à Maison Blanche.

Répartition des ateliers[modifier | modifier le code]

L'apparition de plusieurs séries de matériels roulants différents à partir des années 1950, a poussé à regrouper les grandes révisions dans des ateliers dédiés à chaque type.

Les ateliers de petite révision sont répartis en trois groupes, chacun relevant d'un atelier de grande révision gérant le même type de matériel roulant.

L'atelier de Fontenay s'est spécialisé dans les grandes révisions du matériel sur pneumatiques MP 59, MP 73, MP 89 et MP 05. L'atelier de Choisy est dédié au parc MF 67, ainsi qu'au MF 01 et à la petite série MF 88 ; et l'atelier de Saint-Ouen assure les grandes révisions du parc MF 77.

Liste des ateliers du métro[modifier | modifier le code]

Fontenay[modifier | modifier le code]

Fontenay AMT L.1 et AMP
Adresse 16, rue J.J. Rousseau
94120 Fontenay-sous-Bois
Coordonnées 48° 50′ 51″ Nord 2° 27′ 27″ Est / 48.847431, 2.457376 (Fontenay AMT L.1 et AMP)  
Ouverture 1934
Dernière
modernisation
1960
Surface 31 000 m2[4]
Agents 330 (2007[1])
Lignes (M)(1)
Matériels Matériel Pneus

L'atelier de Fontenay, situé en banlieue à Fontenay-sous-Bois, est relié à la ligne A du RER et à la ligne 1 du métro par un tunnel à voie unique menant à Château de Vincennes ; il entretient le matériel de la ligne 1 et effectue la révision des matériels à pneus (MP 59, MP 73, MP 89 et MP 05).

Maillot[modifier | modifier le code]

Maillot AMT L.1
Adresse Place de la Porte-Maillot
75017 Paris
Coordonnées 48° 52′ 38″ Nord 2° 17′ 03″ Est / 48.877202, 2.2842 (Maillot AMT L.1)  
Ouverture 2011
Lignes (M)(1)
Matériels MP 05

Un atelier d'entretien courant, destiné au matériel automatique MP 05 de la ligne 1 est aménagé dans l'ancienne boucle du terminus Maillot. Une seconde aiguille de raccordement aux voies principales a été posée début 2007 afin de desservir ces installations.

Charonne[modifier | modifier le code]

Charonne AMT L.2
Adresse 89, rue de Lagny
75020 Paris
Coordonnées 48° 50′ 57″ Nord 2° 24′ 34″ Est / 48.849245, 2.409471 (Charonne AMT L.2)  
Ouverture 1900
Dernière
modernisation
1983
Surface 11 130 m2[4]
Agents 50 (2007[1])
Lignes (M)(2)

L'atelier de Charonne assure la maintenance du matériel de la ligne 2. Il est relié à cette ligne à l'est de la station Nation. Il a été relié à la Petite Ceinture au nord de la station « Avenue de Vincennes », raccordement qui a permis l'arrivée des premières rames sur le réseau. Ce raccordement, en très forte pente, a été supprimé lors du prolongement de la ligne 1 et de l'ouverture de l'atelier de Fontenay. Le faisceau de voie au nord est en cul-de-sac ; une voie unique part vers le sud pour rejoindre le faisceau de garage de la ligne 2, lui-même relié jusqu'en 2007 avec la ligne 1 à Porte de Vincennes.

Saint-Fargeau[modifier | modifier le code]

Saint-Fargeau AMT L.3/3 bis et AME
Adresse 5, rue de la Py
75020 Paris
Coordonnées 48° 51′ 49″ Nord 2° 24′ 22″ Est / 48.863702, 2.406231 (Saint-Fargeau AMT L.3/3 bis et AME)  
Ouverture 1904
Dernière
modernisation
1993
Surface 15 112 m2[4]
Agents AMT : 60 (2007[1],[5])
AME : 90 (2007[1],[5])
Lignes (M)(3)(3bis)

L'atelier de Saint-Fargeau assure la maintenance du matériel des lignes 3, 3 bis et 7 bis. Il est relié à la ligne M3 à l'est de la station Gambetta. L'atelier de Pré-Saint-Gervais lui est directement rattaché. Depuis sa rénovation complète en 2009, le PCC des lignes 3 et 3 bis est sur le site de l'atelier.

Saint-Ouen[modifier | modifier le code]

Saint-Ouen AMT L.4, AMP et AME
Adresse 109 bis-117, avenue Michelet
93400 Saint-Ouen
Coordonnées 48° 54′ 08″ Nord 2° 20′ 41″ Est / 48.902333, 2.344691 (Saint-Ouen AMT L.4, AMP et AME)  
Ouverture 1908
Dernière
modernisation
??
Surface 26 319 m2[4]
Agents AMT : 60 (2007[1])
AMP : ?
AME : 200 (2007[1])
Lignes (M)(4)
Matériels MF 77, MP 89

L'atelier de Saint-Ouen assure l'entretien des rames de la ligne 4 et la révision du MF 77. Il est relié à la ligne M4 sur les boucles au nord du terminus Porte de Clignancourt.

Bobigny[modifier | modifier le code]

Bobigny AMT L.5
Adresse 5, avenue du Pdt Salvador Allende
93000 Bobigny
Coordonnées 48° 54′ 05″ Nord 2° 26′ 44″ Est / 48.901374, 2.445488 (Bobigny AMT L.5)  
Ouverture 1988
Dernière
modernisation
1992
Surface 43 900 m2
Agents 60 (2007[1])
Lignes (M)(5) (T)(1)
Matériels MF 67, MF 01, TFS

L'atelier de Bobigny assure la maintenance du matériel de la ligne 5. Il est relié à cette dernière entre les stations Bobigny - Pantin - Raymond Queneau et Bobigny - Pablo Picasso. Il est également relié à la ligne de tramway T1, dont il assure l'entretien des rames.

Italie[modifier | modifier le code]

Italie AMT L.6
Adresse 10, rue Abel Hovelacque
75013 Paris
Coordonnées 48° 49′ 57″ Nord 2° 21′ 09″ Est / 48.832559, 2.352625 (Italie AMT L.6)  
Ouverture 1906
Dernière
modernisation
1973
Surface 11 500 m2[4]
Agents 50 (2007[1])
Lignes (M)(6)(9)

L'atelier d'Italie assure la maintenance du matériel de la ligne 6. Il est relié à cette ligne (ainsi qu'à la ligne M5 dont il entretenait les rames jusqu’à la mise en service du prolongement et de l'atelier de Bobigny) par l'intermédiaire de la boucle terminale de la ligne 5 à Place d'Italie. Durant la rénovation de l'atelier de Boulogne, les rames de la ligne 9 sont entretenues au sein de cet atelier.

Choisy[modifier | modifier le code]

Choisy AMT L.7 et AMP
Adresse 21-27, avenue de la Porte d'Italie
75013 Paris
Coordonnées 48° 49′ 00″ Nord 2° 21′ 45″ Est / 48.816705, 2.362554 (Choisy AMT L.7 et AMP)  
Ouverture 1931
Surface 31 400 m2[4]
Agents 300 (2007[1])
Lignes (M)(7)
Matériels MF 67, MF 88, MF 01
(T)(1)(2)[6]

L'atelier de Choisy assure la maintenance du matériel MF 77 de la ligne 7 et la révision des matériels MF 67, MF 88, MF 01 et des tramways des lignes T3[6]. Il est relié à la ligne M7 au sud de la station Porte d'Ivry. D'autre part, il assure le transfert des trains MF 67 réformés vers la démolition.

Pré-Saint-Gervais[modifier | modifier le code]

Pré-Saint-Gervais AMT L.7 bis
Adresse rattaché à Saint-Fargeau
Coordonnées 48° 52′ 49″ Nord 2° 23′ 56″ Est / 48.880250204138, 2.3989140987396 (Pré-Saint-Gervais AMT L.7 bis)  
Agents AMT : 60 (2007[1],[5])
AME : 90 (2007[1],[5])
Lignes (M)(7bis)

Un atelier d'entretien courant des rames de la ligne 7 bis a été installé sur les emprises de la « voie navette », ancien raccordement de la ligne 7 bis avec la ligne 3 bis. Il est rattaché à l'atelier de Saint-Fargeau.

Javel[modifier | modifier le code]

Javel AMT L.8
Adresse 13, rue Jean Maridor
75015 Paris
Coordonnées 48° 50′ 21″ Nord 2° 17′ 13″ Est / 48.839109, 2.287034 (Javel AMT L.8)  
Ouverture 1937
Dernière
modernisation
1980
Surface 9 376 m2[4]
Agents 75 (2007[1])
Lignes (M)(8)(9)

L'atelier de Javel assure la maintenance des rames de la ligne 8. Il lui est relié à la station Lourmel. Dans le cadre d'une opération d'urbanisme, il a été recouvert d'une toiture comportant de larges verrières. Durant la rénovation de l'atelier de Boulogne, les rames de la ligne 9 sont entretenues au sein de cet atelier.

Créteil[modifier | modifier le code]

Créteil AMT L.8
Coordonnées 48° 45′ 56″ Nord 2° 27′ 47″ Est / 48.765482, 2.462996 (Créteil AMT L.8)  
Ouverture 2011
Lignes (M)(8)

L'atelier de Créteil assure la maintenance des trains de la ligne 8. Il est raccordé au terminus Pointe du Lac.

Boulogne[modifier | modifier le code]

Boulogne AMT L.9
Adresse 110, rue de Billancourt
92100 Boulogne Billancourt
Coordonnées 48° 50′ 07″ Nord 2° 14′ 06″ Est / 48.835328, 2.23487 (Boulogne AMT L.9)  
Ouverture 1934
Surface 13 900 m2[4]
Agents 60 (2007[1])
Lignes (M)(9)

L'atelier de Boulogne assure la maintenance des rames de la ligne 9. Il est raccordé au nord-est du terminus du Pont de Sèvres.

Durant sa période de rénovation, les rames de la ligne 9 sont transférées au centre de maintenance d'Italie (ligne 6), ainsi qu'au centre de maintenance de Javel (ligne 8) et au centre de maintenance d'Auteuil (ligne 10).

Auteuil[modifier | modifier le code]

Auteuil AMT L.10
Adresse Face au 41, avenue Général Sarrail
75016 Paris
Coordonnées 48° 50′ 34″ Nord 2° 15′ 16″ Est / 48.842913, 2.254571 (Auteuil AMT L.10)  
Ouverture 1925
Surface 2 900 m2[4]
Agents 30 (2007[1])
Lignes (M)(9)(10)

L'atelier d'Auteuil assure la maintenance de la ligne 10. Il est raccordé sur les voies de l'ancienne boucle d'Auteuil, entre Porte d'Auteuil et Michel-Ange Molitor. Il est également raccordé à la ligne 9 à la station Porte de Saint-Cloud. Il présente la particularité d'être entièrement souterrain, avec un accès « piéton » par un escalier situé avenue du général Sarrail. Durant la rénovation de l'atelier de Boulogne, les rames de la ligne 9 sont entretenues au sein de cet atelier.

Lilas[modifier | modifier le code]

Lilas L.11
Adresse Face au 19, boulevard du Général Leclerc
93260 Les Lilas
Coordonnées 48° 52′ 51″ Nord 2° 25′ 25″ Est / 48.880794, 2.423629 (Lilas L.11)  
Ouverture 1937
Dernière
modernisation
1955
Surface 2 000 m2[4]
Agents 40 (2007[1])
Lignes (M)(11)

L'atelier des Lilas assure la maintenance du matériel de la ligne 11. Entièrement souterrain et doté de trois voies, il est situé au-delà du terminus de Mairie des Lilas.

Exigu et éloigné de la ligne, il est prévu de ne pas le conserver lors du prolongement de la ligne et de le remplacer par un nouvel établissement situé, soit à Noisy-le-Sec en bordure de l'autoroute A3, soit à Rosny-sous-Bois près de l'intersection des autoroutes A3 et A86[7].

Vaugirard[modifier | modifier le code]

Vaugirard AMT L.12 et VMI
Adresse 224, rue de la Croix-Nivert
75015 Paris
Coordonnées 48° 50′ 13″ Nord 2° 17′ 18″ Est / 48.836836, 2.288353 (Vaugirard AMT L.12 et VMI)  
Ouverture 1910
Dernière
modernisation
??
Surface 23 035 m2[4]
Agents AMT : 50 (2007[1])
VMI : 39[réf. nécessaire]
Lignes (M)(12)
Matériels VMI

L'atelier de Vaugirard comporte trois activités distinctes. Tout d'abord on y assure la maintenance du matériel de la ligne 12. Il est raccordé à cette ligne dans « l'avant-gare » de Porte de Versailles par deux voies passant sous la rue Auguste Chabrières.

Il a été également relié au réseau ferré via la Petite Ceinture par une voie traversant la rue Desnouettes et débouchant dans une annexe de l'atelier située sur les 300 mètres de voie séparant ce dernier de la Petite Ceinture. En 2011, ce raccordement ainsi que cette annexe ont été supprimés à l'occasion d'une opération d'urbanisme et des travaux de construction des nouveaux locaux du poste de commande centralisé (PCC) de la ligne 12.

Il y a également l'activité AMP de révision des « Véhicules de maintenance des infrastructures » (VMI). Le site fabrique enfin les sabots de freins en bois pour l'intégralité des rames de la RATP ainsi qu'une partie pour le métro de Marseille[8].

Pleyel[modifier | modifier le code]

Pleyel AMT L.13
Adresse 255, boulevard A. France
93200 St-Denis
Coordonnées 48° 55′ 13″ Nord 2° 20′ 50″ Est / 48.920356, 2.347287 (Pleyel AMT L.13)  
Ouverture 1969
Agents 56 (2007[1])
Lignes (M)(13)

Comme celui de Châtillon, l'atelier souterrain de Pleyel assure la maintenance du matériel de la ligne 13. Il est raccordé entre les stations Mairie de Saint-Ouen et Carrefour Pleyel (ancien terminus).

Châtillon[modifier | modifier le code]

Châtillon AMT L.13
Adresse 1, avenue Jean-Jaurès
92220 Bagneux
Coordonnées 48° 48′ 09″ Nord 2° 18′ 05″ Est / 48.80256, 2.301397 (Châtillon AMT L.13)  
Ouverture 1998
Agents 30 (2007[1])
Lignes (M)(13)

L'atelier de Châtillon est situé à côté du dépôt des TGV de la gare de Paris-Montparnasse, dans le prolongement de la ligne 13 au sud du terminus Châtillon - Montrouge.

Maison Blanche[modifier | modifier le code]

Maison Blanche AMT L.14
Adresse 97 Avenue d'Italie
75013 Paris
Coordonnées 48° 49′ 24″ Nord 2° 21′ 30″ Est / 48.823268, 2.358419 (Maison Blanche AMT L.14)  
Ouverture 2007
Lignes (M)(14)

L'atelier de Maison Blanche assure la maintenance du matériel de la ligne 14 (il occupait auparavant l'emplacement de l'actuelle station Olympiades) et se situe dans le prolongement du terminus Olympiades de ligne 14.

Ce dernier, semi-automatisé ne comporte que deux voies d'accueil. Il se présente comme une station de métro classique et se situe dans la future station Maison Blanche qui doit s'inscrire dans le prolongement final de la ligne 14, avec la possible récupération de la branche Villejuif de la ligne 7. Le tunnel de la ligne 14 continue sur quelques dizaines de mètres après l'atelier, équipé d'une seule voie encastrée pour s'arrêter dans une courbe orientée vers le sud de Paris, juste sous les voies de la ligne 7.

L'atelier se cache dans l'immense cave d'un immeuble d'habitation situé avenue d'Italie et est accessible par un monte-charge visible depuis l'avenue. La construction de cet atelier est à l'origine de l'effondrement d'un important fontis de 400 m² sur 15 m. de profondeur[9]. Cet accident, survenu la nuit du 14 au 15 février 2003 et qui n'a pas fait de victime, a abouti à la disparition de la cour de l'école primaire et maternelle Auguste-Perret. Les causes de l'accident semblent être que le chantier a traversé une ancienne carrière à ciel ouvert remblayée, pourtant indiquée sur les planches de l'Inspection générale des carrières (IGC)[10].

La Villette[modifier | modifier le code]

La Villette VMI
Adresse 6-8, rue Sente à Bigot
75019 Paris
Coordonnées 48° 54′ 06″ Nord 2° 22′ 58″ Est / 48.901677, 2.382842 (La Villette VMI)  
Surface 40 000 m2[4]
Agents 15 (2007[1])
Matériels véhicules d'entretien

L'atelier de La Villette assure l'entretien du réseau (traverses, appareils de voie, rails, …). Il est relié au réseau ferré national et, par les voies de l'ancienne boucle terminale de Porte de la Villette, à la ligne M7.

Les véhicules de cet atelier (Tracteurs Sprague, tracteurs autonomes, wagons plats...) sont entretenus par l'atelier de Vaugirard. Tous les soirs, peu avant la fin du service, des trains de travaux partent de La Villette et rejoignent leurs lieux d'intervention en utilisant les raccordements entre les différentes lignes.

Depuis fin octobre 2010, le site regroupe tous les métiers de maintenance et d'entretien de la voie des métros (uniquement de nuit) et tramways parisiens ainsi que le centre de formation associé dans un nouveau bâtiment à haute qualité environnementale. Les équipes de nuit étaient auparavant sur les sites de République et Raspail[11].

Montrouge[modifier | modifier le code]

L'atelier de Montrouge, ouvert le 23 mars 2013, est un atelier de petite révision, situé dans le prolongement des voies de retournement des rames de la ligne 4, au terminus sud Mairie de Montrouge. Il comporte deux voies de garage et, au-delà, une voie sur fosse pour les petites révisions. Il devrait disparaître en 2019 lors du prolongement de la ligne 4 à la station Bagneux.

Anciens ateliers du métro[modifier | modifier le code]

Tolbiac[modifier | modifier le code]

Tolbiac AMT L.14
Adresse 93, rue de Tolbiac
75013 Paris
Ouverture 2003
Agents 40 (2007[1])
Lignes (M)(14)

Cet atelier occupait les emprises de la station Olympiades avant le prolongement de la ligne 14 au sud vers cette même station et le déplacement de l'atelier à Maison Blanche.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Robert, Notre Métro, éd. Jean Robert, Paris, 1983.
  • Jean Tricoire, Un siècle de métro en 14 lignes. De Bienvenüe à Météor [détail de l’édition]
  • François Doury, Capital Humain - Les coulisses du métro de Paris - Ateliers et voiries, ISBN 978-2-952-9367-0-5
  • Collectif Tendance floue, Bertrand Meunier et François Bon (textes), Ateliers : 12 photographes - 12 sites de la RATP, Paris, Éditions Alternatives,‎ , 112 p. (ISBN 2-86227-350-3)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t et u François Doury, Capital Humain - Les coulisses du métro de Paris - Ateliers et voiries, Mai 2007, ISBN 978-2-952-9367-0-5
  2. Jean Robert, Notre métro, p. 333
  3. Jean Robert, Notre métro, p. 334
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Arrêté du 13 décembre 2011 (JO no 294 du 20 décembre 2011), annexe I.
  5. a, b, c et d Les chiffres comprennent à la fois les agents des ateliers de Saint-Fargeau et de Pré-Saint-Gervais
  6. a et b Jean Tricoire, Un siècle de métro en 14 lignes. De Bienvenüe à Météor [détail de l’édition]
  7. « Atelier et exploitation », Prolongementligne11est.fr (consulté le 16 août 2010)
  8. Pierre Bazin, « Visite des ateliers de Vaugirard », Connaissance du Rail, no 354-355,‎
  9. Florence Hubin, « Les élèves retrouvent l'école Perret, fermée depuis février 2003 », Le Parisien, édition de Paris,‎ (lire en ligne)
  10. [PDF] Pascal Dubois et Michel Rat, « Effondrement sur le chantier "Météor" », sur http://www2.equipement.gouv.fr,‎ (consulté le 27 mars 2010)
  11. La Vie du Rail magazine n°3283, 3 novembre 2010, p. 10

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Articles connexes[modifier | modifier le code]