Avenue d'Italie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

13e arrt
Avenue d'Italie
Image illustrative de l’article Avenue d'Italie
L'avenue d'Italie. Au fond, les tours de la place d'Italie.
Situation
Arrondissement 13e
Quartier Maison-Blanche
Début Place d'Italie
Fin Porte d'Italie
Morphologie
Longueur 1 294 m
Largeur 70 m
Historique
Dénomination
Ancien nom Route de Fontainebleau
Géocodification
Ville de Paris 4682
DGI 4754

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Avenue d'Italie
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

L'avenue d'Italie est l'une des principales voies de communication du 13e arrondissement de Paris.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Immeubles à proximité de la porte d'Italie.

L'avenue d'Italie a une longueur de 1 294 m et une largeur de 70 m. Elle part de la place d'Italie, traverse la rue de Tolbiac et se termine à la porte d'Italie. La ligne 7 du métro dispose de quatre stations le long de l'avenue.

L'avenue d'Italie appartient au quartier administratif de la Maison-Blanche, et sépare deux quartiers très différents du 13e arrondissement : le quartier de la Butte-aux-Cailles, prolongé au sud par les rues entourant la place de l'Abbé-Georges-Hénocque, d'une part, et d'autre part le quartier chinois, reliés par le complexe audiovisuel Grand Écran Italie qui n'existe désormais plus (place d'Italie).

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Elle tient son nom de la destination à laquelle parviendrait le voyageur qui continuerait tout droit après la porte d'Italie : c'est en effet à cet endroit que débute la Nationale 7, qui relie Paris à la frontière italienne. L'avenue d'Italie et la porte d'Italie furent donc parcourues par les armées françaises au commencement de la campagne d'Italie (1859), sous les ordres de Napoléon III. Ce dernier, en nommant en 1863 « avenue d'Italie » cette partie de la « route de Fontainebleau », commémore cette intervention, et sa propre personne, qui favorisa la création du royaume d'Italie (17 mars 1861).

Historique[modifier | modifier le code]

Avenue d'Italie vers 1780 (carte de Cassini).

Longtemps simple chemin de la commune de Gentilly, l'avenue n'a véritablement pris de l'ampleur qu'après la construction sous François Ier du château de Fontainebleau, époque où elle a pris le nom de « route de Fontainebleau[1] ».

Jusqu'au milieu du XIXe siècle, l'avenue n'était bordée que de quelques maisons et guinguettes. Les prix y étaient moins chers qu'à Paris, car on était à l'extérieur du mur d'octroi. Le hameau de la Maison-Blanche, à hauteur de la station de métro éponyme, tirait son nom d'une auberge du même nom, que l'on dit avoir appartenu au père de l'historien Victor Duruy[2].

L'avenue d'Italie a reçu son nom actuel le 23 mai 1863, après l'extension de Paris décidée par le baron Haussmann en 1860.

Dans le cadre de l'opération Italie 13 des années 1960, basée sur l'idée de séparation des fonctions de Le Corbusier, l'avenue d'Italie aurait dû devenir une simple voie de transit automobile qui aurait plongé sous la place d'Italie pour rejoindre une radiale prolongée jusqu'à la porte d'Aubervilliers. On peut voir une trace de ces projets au début de l'avenue : l'entrée principale des tours construites à cette époque est située au niveau d'une passerelle piétonne qui n'a jamais été construite.

La philosophie urbaine de Paris ayant brusquement changé au milieu des années 1970, l'avenue d'Italie a conservé son caractère multifonctionnel. C'est aujourd'hui une voie importante pour les automobiles et une rue vivante et commerçante, y compris tard dans la nuit.

L'avenue a fait l'objet entre 1996 et 2000 d'une rénovation complète menée par l'architecte Pierre Gangnet, en collaboration avec le paysagiste Michel Corajoud et l'éclairagiste Laurent Fachard. Les trottoirs ont été réaménagés et une double rangée d'arbres a été plantée sur toute la longueur de l'avenue, lui donnant un aspect plus homogène.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gérard Conte, C'était hier… Le 13e arrondissement, Éditions L.M. - Le Point, 1992, p. 35.
  2. Gérard Conte, C'était hier… Le 13e arrondissement, p. 89.
  3. Brigitte Pätzold, « Günter Grass en croisade contre l'oubli », www.monde-diplomatique.fr.
  4. Günter Grass (trad. de l'allemand), Pelures d'oignon [« Beim Haüten der Zwiebel »], Seuil, .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]