Le mauvais larron

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Le mauvais larron était un bandit du temps de Jésus mentionné par l'Évangile de Luc. Condamné à la mort sur la croix en même temps que son comparse, le bon larron et Jésus-Christ.

Selon l'évangile de Luc, crucifié à gauche de Jésus, le mauvais larron se mit à l'insulter. Crucifié à sa droite, le bon larron prit la défense de Jésus.

Dans l'évangile de Nicodème du IVe siècle ce bandit reçoit le nom de Gesmas[1] ou de Gestas[2]. Des textes plus antiques l'appellent Maggatras (Capnatas, Gamatras) ou Camma, tandis que dans l'Évangile arabe de l'Enfance il est Dumachus[2]

Exègèse[modifier | modifier le code]

Pour Étienne Trocmé l'évangéliste Luc vise probablement par un procédé relevant de l'intertextualité à rappeler une prophétie du livre d'Isaïe[3] et associer Jésus à deux malfaiteurs[4].

Le pendant du bon larron[modifier | modifier le code]

Gesmas est opposé au bon larron, considéré comme le premier saint de l'Église catholique, qui le commémore le 25 mars comme « le saint brigand (sanctus latro), qui confessa le Christ sur la croix »[5]. L'Église orthodoxe célèbre le 12 octobre du calendrier julien (25 octobre grégorien) la « Mémoire du Bon Larron »[6].

Notoriété[modifier | modifier le code]

La nuit du Golgotha roman en 2 volumes de Yves Jeanjeau 2015

Son récit a été raconté par la mystique Catherine Emmerich[7].

Le mauvais larron est aussi mentionné dans des « plaisanteries de meunier »[Quoi ?], certaines datant du régime seigneurial en Nouvelle-France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques de Landsberg, L'art en croix: le thème de la crucifixion dans l'histoire de l'art, Renaissance Du Livre, , p. 31
  2. a et b Raymond E. Brown, The Death of the Messiah' (Doubleday 1994), p. 969
  3. Is 53. 12
  4. Étienne Trocmé, L'évangile selon saint Marc, Labor et Fides, , p. 368.
  5. Martyrologium Romanum Typis Vaticanis 2004 (ISBN 978-88-209-7210-3), p. 205
  6. Calendrier Orthodoxe : Fêtes et Saints de l'Église Orthodoxe – octobre
  7. La douloureuse passion de Notre Seigneur Jésus-Christ d'après les méditations d'Anne Catherine Emmerich au chap XL, 1854, Traduction de l'Abbé de cazales, sur le site livres mystique.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]