Jean-Gilles Malliarakis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Malliarakis.
Jean-Gilles Malliarakis
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (73 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Autres informations
Site web

Jean-Gilles Malliarakis, né le dans le 15e arrondissement de Paris, est un éditeur et militant d'extrême droite français.

Longtemps classé comme néofasciste se réclamant de la tendance solidariste et du nationalisme révolutionnaire, il se présente aujourd'hui comme favorable au libéralisme économique. Il dirige les Éditions du Trident qui publient des textes axés à droite, parfois complotistes (contrerévolutionnaires, monarchistes, antimaçonniques, antisémites, libéraux, etc).

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils du peintre Mayo, d'origine grecque.

Formation[modifier | modifier le code]

Il est élève à l'Institut d'études politiques de Paris, dont il sort diplômé en 1970. Il obtient aussi un diplôme d'études supérieures en sciences économiques[1], en 1974, sur le thème "Les Grands magasins et l'urbanisation de Paris, 1852-1914"[2].

Engagement[modifier | modifier le code]

Il s'engage en politique dès l'adolescence, d'abord comme membre du mouvement Occident (jusqu'à son exclusion en novembre 1967[3]). À l'Institut d'études politiques de Paris, il fonde son propre mouvement, L'Action nationaliste.

Dans les années 1970, Malliarakis rachète à l'écrivain et éditeur antisémite Henry Coston la Librairie française, maison d'édition et librairie, qui constitue alors un lieu de rendez-vous des militants d'extrême droite à Paris. Passionné par les questions économiques, il est alors critique envers le libéralisme et envisage de créer une « Société pour l'analyse des réalités et des théories économiques » (SPARTE), mais le projet n'aboutit à rien[réf. nécessaire] Il dirige plusieurs organisations  : le Mouvement nationaliste révolutionnaire (MNR), puis Troisième Voie, mouvement antilibéral et solidariste qui s'oppose tant au capitalisme qu'au communisme. À la suite de l'éclatement de Troisième Voie en 1991, il devient le collaborateur de Christian Poucet, président de la CDCA Européenne (Confédération Européenne de défense des commerçants et artisans), jusqu'à l'assassinat non élucidé de ce dernier en janvier 2001[4].

Se présentant longtemps comme « néofasciste »[réf. souhaitée] et admirateur du régime de Benito Mussolini[5], Jean-Gilles Malliarakis a évolué avec les années vers le libéralisme économique. Ayant fermé sa librairie, il se consacre depuis lors à des commentaires politiques et économiques et dirige une petite maison d'édition, les Éditions du Trident, où l'on retrouve, notamment les ouvrages d'auteurs comme Emmanuel Beau de Loménie, l'historien légitimiste Jacques Crétineau-Joly ou l'écrivain antimaçonnique A. G. Michel, ainsi que des rééditions d'ouvrages ou des textes liés à l'actualité.

Radio[modifier | modifier le code]

Il a été animateur sur Radio Courtoisie où il tenait toutes les deux semaines un Libre Journal. En désaccord avec la nouvelle direction de la radio (après le décès de Jean Ferré), il a annoncé à l'antenne, le 23 février 2007, sa décision de quitter la station jusqu'à ce que « Radio Courtoisie soit libérée ». Depuis son départ, il enregistre des émissions audio, qu'il diffuse sur le site Lumière 101, qu'il a fondé en janvier 2007.

Théories[modifier | modifier le code]

Sur la franc-maçonnerie[modifier | modifier le code]

Jean-Gilles Malliarakis a longtemps pris des positions très critiques envers la franc-maçonnerie. Il a notamment réédité les archives de la maçonnerie publiées sous l'occupation par le collaborationniste Bernard Faÿ, après leur confiscation par le régime de Vichy. Depuis les années 1990, il dit avoir pris des positions plus nuancées, mais qui restent antimaçonniques et conspirationnistes, qu'il a exposées notamment en 2005 dans la revue néo-païenne (d'extrême droite) Terre et Peuple.

  • Il affirme que, bien qu'un franc-maçon se veuille libre, détaché de tout cléricalisme, de tout préjugé, l'action politique de la franc-maçonnerie dans son ensemble tend exactement au contraire des buts affichés et des aspirations légitimes de ceux qui y sont entrés de manière sincère[6].
  • Concernant le Grand Orient de France, il la décrit comme d'idéologie « socialo-trotskiste », et prétend que si l'on y condamne les droites radicales assimilées aux « fascistes », « racistes », « réactionnaires », on n'y dirait rien sur les crimes du communisme[réf. souhaitée].
  • Quant aux voix des francs-maçons qui sont lucides, mais réticents face à ce dispositif, elles seraient marginalisées, comme celle de Jean Baylot[6].
  • Pour Jean-Gilles Malliarakis, les médias sont un secteur où la maçonnerie exerce son verrouillage de la manière la plus dure et la plus intransigeante et c'est aussi là que l'appartenance maçonnique serait la plus secrète[6].
  • En matière d'objectifs politiques du Grand Orient en politique intérieure et extérieure, il parle de « complot à ciel ouvert[6] ».

Divers[modifier | modifier le code]

Il est l'auteur d'un essai sur la politique fiscale axé sur la défense des contribuables.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Préface de Catherine Fouillet, Moi, j'aime l'extrême droite, La Librairie française (1982).
  • Ni trust ni soviets, Paris, La Librairie française-Le Trident, 458 p. (1985).
  • L'Éditeur emprisonné, avec Franco Freda, La Librairie française (1985).
  • La Droite la plus suicidaire du monde, Le Trident (1998).
  • L'histoire recommence toujours, Le Trident (1998).
  • Le Livre noir des retraites, Le Trident (1997).
  • Yalta et la naissance des blocs, Albatros (1982).
  • La Question turque et l'Europe, Le Trident (2009).
  • L'Alliance Staline-Hitler, 1939-1941, Le Trident (2011).
  • Pour une libération fiscale, Le Trident (2012).
  • La Faucille et le Croissant : islam et bolchevisme au congrès de Bakou, Le Trident (2015).

Éditions du Trident[modifier | modifier le code]

Auteurs édités[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Réseau No Pasaran, Bêtes et méchants : petite histoire des jeunes fascistes français, éditions Reflex, 2002, page 154
  2. Notice Sudoc
  3. Frédéric Charpier, encart photographique no 2.
  4. Les drôles d'affaires de la CDCAE, Jacques Molénat, L'Express, 8 février 2001
  5. Milza 2004, p. 142.
  6. a, b, c et d Terre et Peuple, no 26, hiver 2005, p. 39-40, « À propos du nouvel antimaçonnisme », entretien avec Jean-Gilles Malliarakis.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]