Fédération des étudiants nationalistes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir FEN.

La Fédération des étudiants nationalistes (FEN) est une ancienne organisation étudiante d'extrême droite.

Historique[modifier | modifier le code]

La Fédération des étudiants nationalistes fut constituée le 1er mai 1960 par des étudiants – généralement issus de Jeune Nation – favorables à l'Algérie française et hostiles au texte appelant le gouvernement français à engager des pourparlers avec le FLN voté à la fin du mois d'avril par l'Union nationale des étudiants de France (UNEF), lors de son congrès annuel tenu à Lyon. À sa direction, figuraient Pierre Poichet, Georges Schmelz, Jacques Vernin, François d'Orcival (Amaury de Chaunac-Lanzac) et Fabrice Laroche (Alain de Benoist, qui fut introduit dans l'organisation par François d'Orcival en 1961). Parmi les objectifs fixés par la direction de la FEN, outre la lutte contre la « marxisation de l'Union nationale des étudiants de France » :

  • « faire entendre la voix des étudiants qui refusent à l'U.N.E.F., devenue un fief marxiste, le droit de parler en leur nom » ;
  • « chasser le marxisme des universités et des lycées de France » ;
  • « opposer au syndicalisme marxiste de l'U.N.E.F. un syndicalisme corporatif » ;
  • « préparer l'avenir français par l'étude des grands problèmes nationaux et la diffusion du nationalisme français » ;
  • « soutenir l'action des défenseurs de l'intégration territoriale de l'Algérie française à la Mère Patrie[1] ».

Les dirigeants de la FEN rédigent un document intitulé Le Manifeste de la classe 60 – en écho à la Lettre à un soldat de la classe 60 de Robert Brasillach –, publié pour la première fois en 1960 (des extraits en étant reproduits dans les Cahiers universitaires, mensuel de la FEN[2]), puis republié à l'automne 1962. Ce manifeste devint une charte idéologique et un point de repère important du « néofascisme » français d'après-guerre[3].

Implantée dans de nombreuses facultés, elle fut à l'origine de la revue et du mouvement Europe-Action (créés en 1963) qui, dirigés par Dominique Venner, contribueront à diffuser les thèmes du nationalisme européen.

En 1963, une partie des cadres et des militants de la FEN fit scission pour rejoindre le mouvement Occident.

En 1965, celle-ci apporta son soutien à la candidature de Jean-Louis Tixier-Vignancour lors de l'élection présidentielle.

La FEN s'autodissout en 1967. L'année suivante, une partie de ses responsables se retrouvera, acquise à l'idée d'Europe, pour créer le Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne (GRECE).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Henry Coston, Partis, Journaux et Hommes politiques d'hier et d'aujourd'hui, numéro spécial des Lectures françaises, La Librairie française, 1960, p. 229.
  2. À côté des Cahiers universitaires, la FEN publie F.E.N.-Presse, bulletin d'informations confidentielles et, dans sa dernière année, Militant.
  3. Joseph Algazy, La tentation néo-fasciste en France de 1944 à 1965, Fayard, 1984, p. 192.

Articles connexes[modifier | modifier le code]