Nouvelle Résistance

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Fondé en août 1991, Nouvelle Résistance était un mouvement politique français qui se situait, idéologiquement parlant, dans une optique tercériste nationaliste révolutionnaire, succédant ainsi aux mouvements français Troisième voie, ou Jeune Europe.

Historique[modifier | modifier le code]

Animée par Christian Bouchet, Nouvelle Résistance refusait à la fois le capitalisme libéral et le communisme égalitariste, et prônait un socialisme à échelle continentale, un empire européen respectant les différences culturelles et ethniques, débarrassé du capitalisme destructeur des identités.

Les combats de Nouvelle Résistance étaient divers et se situaient en totale opposition avec ceux menés par l'extrême-droite classique :

  • Contrairement à l'extrême droite, Nouvelle Résistance ne niait pas l'existence des classes sociales, et soutenait les mouvements ouvriers de lutte. L'organisation possédait en l'occurrence une structure ouvrière du nom de Résistance ouvrière.
  • Laïque, Nouvelle Résistance était très investie dans la lutte anti-cléricale.
  • Dans son combat contre l'impérialisme américain, Nouvelle Résistance impulsa divers comités contre Disneyland et contre les Mc Donalds.
  • Enfin, et la liste n'est pas exhaustive, elle s'investit dans le combat écologiste radical en contrôlant en France la section nationale d'Earth First.

Nouvelle Résistance, comme toutes les organisations tercéristes, soutenait les mouvements nationalistes arabes, et rejetait violemment le sionisme. L'organisation militait pour la création d'un front anti-système, regroupant les ennemis radicaux de celui-ci qu'ils soient de droite comme de gauche. Parmi ses références historiques, Nouvelle Résistance mentionnait le Comité central socialiste révolutionnaire, un mouvement blanquiste et nationaliste de la fin du XIXe siècle[1].

Lors de son troisième congrès, tenu à Aix-en-Provence à la Toussaint 1996, Nouvelle Résistance se transforma en l'Union des cercles résistance qui donna ultérieurement naissance au mouvement Unité radicale.

Le journal de Nouvelle Résistance se nommait Lutte du Peuple et connaissait deux éditions, une hebdomadaire sur abonnement et une bimestrielle diffusée dans les kiosques par les NMPP.

Jeune Résistance[modifier | modifier le code]

Nouvelle Résistance possédait un mouvement de jeunesse, Jeune Résistance, disposant d'une revue éponyme.

Lors de l'autodissolution du mouvement en 1996, la structure de jeunesse subsiste. En , elle participe avec l'Union des cercles résistance et le Groupe union défense à la création d'Unité radicale. JR soutient l'organisation d'un courant nationaliste révolutionnaire au sein du Front national[2].

L'association Jeune Résistance publiait la revue éponyme, fondée en 1995 et arrêtée en 2005 pour être remplacée par ID magazine[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lutte du Peuple, no 14, avril 93, cité par Ariane, « L'anarchisme est-il soluble dans l'extrême-droite ? », L'Affranchi, no 10, printemps 1995.
  2. dossier extrême droite radicale
  3. http://www.les-identitaires.com/presse.htm

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Yves Camus, « Une avant-garde populiste : « peuple » et « nation » dans le discours de Nouvelle Résistance », Mots, n°55, juin 1998, p. 128-138.
  • Nicolas Lebourg, Les Nationalismes-révolutionnaires en mouvements : idéologies, propagandes et influences (France : 1962-2002), Thèse de doctorat en histoire, Université de Perpignan.
  • Jeffrey Bale, « National revolutionary groupuscule and the resurgence of left-wing fascism : the case of France’s Nouvelle Résistance », Patterns of Prejudice, 36/3, 2002.