Bartolomé Mitre

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Bartolomé Mitre
Illustration.
Bartolomé Mitre, président de la République argentine (1862-1868).
Fonctions
Président de la Nation argentine

(6 ans et 6 mois)
Prédécesseur Juan Esteban Pedernera
Successeur Domingo Faustino Sarmiento
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Buenos Aires, Argentine
Date de décès (à 84 ans)
Lieu de décès Buenos Aires, Argentine
Nationalité argentine
Profession militaire

Bartolomé Mitre
Présidents de la Nation argentine

Bartolomé Mitre (Buenos Aires, 1821 - ibidem, 1906), est un militaire, homme politique et historien argentin.

Général et chef de guerre puis gouverneur de la province de Buenos Aires, il fut président de la république du au . Il a écrit une Histoire de la république argentine en 1882.

Biographie[modifier | modifier le code]

Portrait du colonel Bartolomé Mitre, par Ignacio Manzoni.

Son père était un officier du trésor et appartenait au parti libéral et unitaire[1]. Dès l'enfance, Bartolomé manifesta son goût pour la littérature et publia à quinze ans un recueil de poésies lyriques. Son père, pour fuir Juan Manuel de Rosas, se réfugia à Montevideo. Bartolomé s'engagea dans l'artillerie uruguayenne et devient capitaine à dix-huit ans et lieutenant-colonel d'artillerie à vingt-trois. Parallèlement, il publia des articles dans divers journaux ainsi qu'un traité militaire. Il quitta l'l'Uruguay pour se rendre en Bolivie, où il assura la direction d'un collège militaire.

Il rentra en Argentine après la chute de Rosas en 1852, et dirigea le soulèvement de la province de Buenos Aires contre le système fédéral que la Constitution argentine de 1853, patronnée par Justo José de Urquiza, imposait. Il occupa diverses charges importantes au sein du gouvernement provincial après la sécession de la province, jusqu'à ce qu'en 1859 il fût battu militairement à Cepeda par Urquiza, qui cherchait à réincorporer Buenos Aires dans la Confédération Argentine.

Cependant il eut sa revanche à la bataille de Pavón (1861), où il sera assez mystérieusement vainqueur après qu'Urquiza se fut retiré presque sans livrer bataille. Buenos Aires réintégra la Confédération, acceptant la Constitution de 1853, mais seulement après que des modifications qui lui sont favorables y eurent été apportées, lors de la réforme de 1860. À la suite de quoi il fut nommé président constitutionnel de l'Argentine en 1862 pour une période de 6 ans.

Durant sa présidence eut lieu la guerre de la Triple Alliance, où l'Argentine, alliée au Brésil et à l'Uruguay affronta le Paraguay.

Il est l'auteur de ce qui est considéré comme l'œuvre fondatrice de l'historiographie officielle argentine, son Historia de San Martín. Il traduisit en outre L'Énéide de Virgile et la Divina Commedia de Dante Alighieri[2]. Des historiens postérieurs ont fortement mis en doute son travail comme historien et l'interprétation dominante du XIXe siècle argentin qui se dégage de son œuvre. C'est ce qu'on appelle le « révisionnisme historique argentin ».

En 1890, face à la crise du gouvernement de Miguel Juárez Celman, il créa le parti de l’Unión Cívica, dont se séparera ultérieurement l'Unión Cívica Radical (UCR). Mitre fut aussi le fondateur du journal La Nación, un des journaux les plus influents en Amérique latine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Adolphe Bitard, Dictionnaire général de biographie contemporaine française et étrangère, Paris, A. Lévy et Cie, , 525 p., p. 392
  2. La Divina Comedia traducida por Mitre

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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