Bartolomé Mitre

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Bartolomé Mitre
Bartolomé Mitre, président de la République argentine (1862-1868).
Bartolomé Mitre, président de la République argentine (1862-1868).
Fonctions
Président de la Nation argentine
6e chef de l'État argentin
Prédécesseur Juan Esteban Pedernera
Successeur Domingo Faustino Sarmiento
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Buenos Aires, Argentine
Date de décès (à 84 ans)
Lieu de décès Buenos Aires, Argentine
Profession militaire
Présidents de la Nation argentine

Bartolomé Mitre, né à Buenos Aires le et mort dans cette même ville le , est un militaire et homme politique argentin des XIXe et XXe siècles.

Général et chef de guerre puis gouverneur de la province de Buenos Aires, il fut président de la république du au . Il a écrit une Histoire de la république argentine en 1882.

Biographie[modifier | modifier le code]

Exilé sous le régime de Juan Rosas, il rentra au pays après la chute de ce dernier en 1852, et dirigea un soulèvement de la province de Buenos Aires contre le système fédéral que la Constitution argentine de 1853, patronnée par Justo José de Urquiza, imposait. Il occupa diverses charges relevantes au sein du gouvernement provincial après la sécession de la province, jusqu'à ce qu'en 1859 il soit battu militairement à Cepeda par Urquiza, qui cherchait à réincorporer Buenos Aires dans la Confédération Argentine.

Cependant il eut sa revanche à la bataille de Pavón (1861), où il fut assez mystérieusement vainqueur après qu'Urquiza se fut retiré presque sans livrer bataille. Buenos Aires se réincorpora à la Confédération, acceptant la Constitution de 1853, mais seulement après que des modifications qui lui étaient favorables y furent apportées, lors de la réforme de 1860. Suite à quoi il fut nommé président constitutionnel de l'Argentine en 1862 pour une période de 6 ans.

Durant sa présidence eut lieu la guerre de la Triple Alliance, où l'Argentine, alliée au Brésil et à l'Uruguay affronta le Paraguay.

Il est l'auteur de ce qui est considéré comme l'œuvre fondatrice de l'historiographie officielle argentine, son Historia de San Martín. Il traduisit en outre L'Énéide de Virgile et la Divina Commedia de Dante Alighieri[1]. Des historiens postérieurs ont fortement mis en doute son travail comme historien et l'interprétation dominante du XIXe siècle argentin qui se dégage de son œuvre. C'est ce qu'on appelle le « révisionnisme historique argentin ».

En 1890, face à la crise du gouvernement de Miguel Juárez Celman, il créa le parti de l'Unión Cívica, dont se séparera ultérieurement l'Unión Cívica Radical. Mitre fut aussi le fondateur du journal La Nación, un des journaux les plus influents en Amérique latine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

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