Pedro Eugenio Aramburu

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président autoproclamé de la Nation Argentine

Pedro Eugenio Aramburu Clivet (né à Río Cuarto, en Argentine, le 21 mai 1903 - assassiné à Carlos Tejedor, province de Buenos Aires en Argentine, le 1er juin 1970), militaire putschiste argentin, président autoproclamé de son pays entre le 13 novembre 1955 et le 1er mai 1958.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naquit dans la province de Córdoba. Ses parents étaient Carlos Aramburu Nuñez et Leocadia Clivet ou Cilveti.

Inspirateur de la dénommée « Révolution Libératrice », un coup d'Etat catholique-nationaliste qui chassa le gouvernement constitutionnel de Juan Domingo Perón le 16 septembre 1955, il remplaça comme président de facto le général Eduardo Lonardi avec le soutien des secteurs les plus violemment antipéronistes de l'armée. Lonardi, en effet, avait tenté, sans succès, d'intégrer les aspirations du péronisme au régime militaire en donnant des gages à la classe ouvrière, espérant ainsi construire un « néopéronisme » duquel Perón serait définitivement écarté.

Aramburu maintint comme corps consultatif la Junte Consultative Nationale créée par Lonardi et composée par des représentants des partis d'opposition au péronisme, dont l'Union civique radicale et le Parti socialiste. En 1957 eurent lieu des élections pour former une Assemblée Constituante, en proscrivant la participation des péronistes. Ces élections provoquèrent une rupture au sein de l'Unión Cívica Radical et il se forma en son sein une aile favorable à des accords avec le péronisme, dirigée par Arturo Frondizi. Comme les constituants partisans de Frondizi s'étaient refusés à sièger, l'Assemblée Constituante se limita à récupérer la vieille constitution de 1853 et à inclure dans son article 14 bis une série de droits sociaux.

Un des principaux objectifs de la Révolution Libératrice fut la dépéronisation du pays, en vertu de quoi on persécuta les fonctionnaires du régime déchu, on interdit la CGT, on détruisit systématiquement les symboles du péronisme qui avaient été inclus dans l'appareil d'état et on en arriva à interdire le nom même de Juan Perón qui dut être appelé le tyran en fuite[1] ou bien le dictateur déposé[2]. Le péronisme bien vivace répondit par une série de grèves et de sabotages, commençant ainsi ce qu'on appela la Résistance Péroniste[3].

Le 9 juin 1956, le général Juan José Valle dirigea un soulèvement insurrectionnel avec pour objectif de rétablir le gouvernement constitutionnel de Perón. La tentative fut rapidement étouffée et son dirigeant ainsi que 17 militaires et 15 civils furent fusillés sommairement sur ordre signé d'Aramburu, en vertu d'une loi martiale qui n'existait pas... Ces faits furent décrits plus tard par l'écrivain Rodolfo Walsh, et appelés l'Opération Massacre. Il s'agit des exécutions dites de José León Suarez.

Au moment même où le gouvernement militaire faisait entrer le pays au FMI, il conservait une grande partie du schéma protectionniste des années antérieures. La Junte Nationale des Grains et la Junte Nationale de la Viande prirent le contrôle des exportations de ces produits : on créa une entreprise d'état pour l'exploitation du charbon dans le Rio Turbio(YCF). On inaugura également des usines et des oléoducs.

Pedro Eugenio Aramburu

Finalement, le 23 février 1958, Aramburu convoqua des élections en interdisant le parti péroniste, majoritaire dans le pays. Les élections furent gagnées par Arturo Frondizi sur qui les votes péronistes se reportèrent. Le 10 mai de la même année au moment de la prise du pouvoir, il prenait congé de la carrière militaire.

Aux élections de 1963, le péronisme étant toujours interdit, il se présenta comme candidat à la présidence sous les couleurs de L'Union du Peuple Argentin : il obtint la troisième place en nombre de suffrages. Le Collège Électoral désigna comme président Arturo Umberto Illia qui avait obtenu 22 % des suffrages.

Pedro Eugenio Aramburu fut enlevé et séquestré par les Montoneros, le 29 mai 1970, lors de la première action publique de l'organisation politico-militaire des Montoneros. Pendant sa captivité, il fut accusé pour son rôle lors du coup d'État de 1955 et pour les exécutions de José León Suarez de 1956. L'organisation Montoneros qualifia ce procès de "justice populaire" et le condamna à mort. Aramburu fut exécuté par Fernando Abal Medina d'un tir de pistolet, dans le sous-sol d'une maison de campagne dans la localité de Timote (Carlos Tejedor), province de Buenos Aires.

Une rue du quartier bourgeois de San Isidro (province de Buenos-Aires) porte son nom.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Il commença ses études au Collège Militaire de la Nation et monta entre 1922 et 1939 tous les grades. Il fut professeur à l'École de Guerre en 1943. il fut nommé Général de Brigade en 1951 et Commandant en Chef de l'Armée en 1955.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. el tirano profugo
  2. el dictador depuesto
  3. la Resistencia Peronista

Liens externes[modifier | modifier le code]


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