Johann Schneider-Ammann

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Johann Schneider-Ammann
Illustration.
Johann Schneider-Ammann en 2011.
Fonctions
114e conseiller fédéral

(8 ans et 2 mois)
Élection
Réélection 14 décembre 2011
9 décembre 2015
Prédécesseur Hans-Rudolf Merz
Successeur Karin Keller-Sutter
Chef du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche[N 1]

(8 ans et 2 mois)
Prédécesseur Doris Leuthard
Successeur Guy Parmelin
Président de la Confédération suisse

(1 an)
Élection 9 décembre 2015
Prédécesseur Simonetta Sommaruga
Successeur Doris Leuthard
Conseiller national

(10 ans, 10 mois et 25 jours)
Législature 46e, 47e et 48e
Successeur Peter Flück
Biographie
Nom de naissance Johann Niklaus Schneider
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Sumiswald (Suisse)
Origine Hasle bei Burgdorf (BE)
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Parti politique PRD (jusqu'en 2011)
PLR (depuis 2011)
Diplômé de EPFZ
Institut européen d'administration des affaires
Profession Entrepreneur

Johann Schneider-Ammann
Conseillers fédéraux de Suisse
Présidents de la Confédération suisse

Johann Niklaus Schneider-Ammann, né le à Sumiswald[1], est un entrepreneur et homme politique suisse, membre du Parti libéral-radical. Il est conseiller fédéral du au [2] et président de la Confédération suisse en 2016.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Schneider-Ammann étudie le génie électrique à l'École polytechnique fédérale de Zurich et y obtient son diplôme en 1977. En 1982-1983, il obtient un MBA à l'Institut européen d'administration des affaires de Fontainebleau.

Il a terminé son service dans l'armée suisse en 2002 avec le grade de colonel EMG. Il commandait le régiment d'infanterie de montagne 17.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

En 1978, il devient chef de projet chez Oerlikon-Bührle puis rejoint en 1981 la société familiale de son épouse, Katharina Schneider-Ammann (née Ammann), d'abord comme secrétaire général puis, dès 1990, en tant que président d'Ammann Group. Depuis la participation d'Ammann Group dans l'assainissement du Mikron Technology Group en 2003, il est aussi président de son conseil d'administration ; il appartenait précédemment à cet organisme en tant que membre. Depuis 1998, il siège également au conseil d'administration de Swatch Group.

À partir de 1999, il préside l'Association suisse des industries mécanique, électrique et métallique Swissmem ; il est également vice-président de l'association Économiesuisse.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

À l'automne 1999, Schneider-Ammann est élu au Conseil national puis réélu en 2003 et 2007. Il appartient à la commission de l'économie et des redevances.

Le , il annonce sa candidature au Conseil fédéral afin de succéder à Hans-Rudolf Merz[3] ; sa candidature est retenue par le groupe libéral-radical de l'Assemblée fédérale avec celle de Karin Keller-Sutter[4]. Le , il est élu devant l'UDC Jean-François Rime[5]. Le , il se voit attribuer le Département fédéral de l'économie[6].

Le , il est élu vice-président de la Confédération pour l'année 2015 par l'Assemblée fédérale, au côté de Simonetta Sommaruga, élue présidente[7]. Le , il est réélu conseiller fédéral pour quatre ans, avec 191 voix, puis il est élu président de la Confédération pour l'année 2016 avec 196 voix [8].

Il participe à la réunion du Groupe Bilderberg de 2017[9] ainsi qu'à celle de 2018[10].

Le , il annonce sa démission du Conseil fédéral pour la fin 2018[2].

Citations[modifier | modifier le code]

« Rire, c'est bon pour la santé, selon un dicton populaire »[11] est une phrase prononcée en 2016 par Johann Schneider-Ammann en ouverture d'une allocution[12] pour la journée des malades, alors qu'il était président de la Confédération.

En raison de son air grave et de son ton monocorde lors de l'allocution[13],[14], il acquiert une certaine[15], [16] notoriété à l'étranger[17],[18],[19] et la vidéo fait l'objet de nombreuses parodies et détournements[20], [21], [22], notamment en France[23]. Du propre aveu de Johann Schneider-Ammann, même le président américain Barack Obama l'a mentionné lorsqu'ils se sont rencontrés[24].

Lors de la session suivante du Parlement, victime d'une panne de micro, il fera lui-même référence à cet épisode en se félicitant de pouvoir cette fois rire à bon escient[25].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Johann Schneider-Ammann est marié et a deux enfants. Il est originaire de Hasle bei Burgdorf et vit à Langenthal, dans le canton de Berne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Johann Niklaus Schneider-Ammann » (voir la liste des auteurs).
  1. Département de l'économie jusqu'au .
  1. « Biographie de Johann Schneider-Ammann », sur le site web de l'Assemblée fédérale suisse.
  2. a et b Bernard Wuthrich, « Johann Schneider-Ammann s’en va à fin décembre », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le 25 septembre 2018).
  3. « Johann Schneider-Ammann se lance dans la course », sur tsr.ch (consulté le 18 août 2010)
  4. « Une politicienne et un patron pour le PLR », 24 heures,‎ (lire en ligne)
  5. « Démission des conseillers fédéraux Moritz Leuenberger et Hans-Rudolf Merz - Election des successeurs », sur parlement.ch (consulté le 22 septembre 2010).
  6. Yves Petignat, « La grande rocade », Le Temps,‎ (lire en ligne).
  7. « Élue avec brio, Simonetta Sommaruga plaide la concordance », 24heures.ch, 3 décembre 2014
  8. « Johann Schneider-Ammann élu président », Tribune de Genève, 9 décembre 2015.
  9. « Johann Schneider-Ammann a rencontré Wilbur Ross », Bilan,‎ (lire en ligne)
  10. « Participants | Bilderberg Meetings », sur www.bilderbergmeetings.org (consulté le 2 janvier 2019).
  11. « Rire, c’est vivre des moments de bonheur, même face à la maladie », sur www.admin.ch (consulté le 15 février 2021).
  12. https://www.youtube.com/watch?v=Z-oQgY2oa6I
  13. « Johann Schneider-Ammann fait rire en parlant tristement du... rire! », sur rts.ch, (consulté le 15 février 2021).
  14. Le Point magazine, « Hilarant : quand le président suisse joue au clown malgré lui », sur Le Point, (consulté le 15 février 2021).
  15. Olivier Hugon, « Le discours soporifique de Johann Schneider-Ammann sur le rire fait le tour du monde », sur lenouvelliste.ch, (consulté le 15 février 2021)
  16. « On en parle à Berne : le Buster Keaton suisse démissionne », sur Les Echos, (consulté le 15 février 2021)
  17. (de) Charlotte Theile, « Ein Minister bringt sein ganzes Land zum Lachen », sur Süddeutsche.de (consulté le 15 février 2021).
  18. (en-US) Adam Taylor, « This awkwardly solemn speech by the Swiss president is really about the power of laughter », Washington Post,‎ (ISSN 0190-8286, lire en ligne, consulté le 15 février 2021).
  19. (es) Rodrigo Carrizo Couto, « Los esfuerzos del presidente suizo por celebrar la risa », El País,‎ (ISSN 1134-6582, lire en ligne, consulté le 15 février 2021).
  20. « «Rire, c'est bon pour la santé»... en chanson! », Le Matin,‎ (ISSN 1018-3736, lire en ligne, consulté le 15 février 2021)
  21. Christine Talos, « Les USA se moquent de Schneider-Ammann », 24 heures,‎ (ISSN 1424-4039, lire en ligne, consulté le 15 février 2021)
  22. « Le discours sur le rire de Johann Schneider Ammann repris par Cee-Roo! », sur www.journaldujura.ch (consulté le 15 février 2021)
  23. Mouna Houssain, « Le Petit Journal rit à nouveau de Johann Schneider-Ammann », La Côte,‎ (lire en ligne).
  24. « L'actu en vidéo - Johann Schneider-Ammann: "Même Obama a été briefé sur ma vidéo du rire!" - Play RTS » (consulté le 15 février 2021).
  25. Mouna Hussain, « Après son discours buzz sur le rire, Johann Schneider-Ammann fait preuve d'autodérision », sur lenouvelliste.ch, (consulté le 15 février 2021)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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