BlaBlaCar

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BlaBlaCar
logo de BlaBlaCar
Logo de BlaBlaCar
illustration de BlaBlaCar

Création (Comuto obtient les droits de covoiturage.fr)
Dates clés 2004 : création par Vincent Caron (étudiant à l'ISTIA d'Angers)
2011 : Le site devient payant
2013 : Covoiturage.fr devient BlaBlaCar
Fondateurs Frédéric Mazzella
Francis Nappez
Nicolas Brusson
Forme juridique Société anonyme
Siège social Paris
Drapeau de France France
Direction Frédéric Mazzella (PDG)
Francis Nappez (directeur technique)
Nicolas Brusson (DG)
Actionnaires Comuto (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité CovoiturageVoir et modifier les données sur Wikidata
Produits Covoiturage
Effectif 450 salariés
SIREN 491 904 546[1]
Site web www.blablacar.fr

Fonds propres 103 886,50  (2012)[1]
Chiffre d’affaires 80 000 000  environ (2015)[2]

BlaBlaCar[4], est une plateforme communautaire payante de covoiturage proposé par la société Comuto.

Avec 20 millions d'utilisateurs en 2015, BlaBlaCar est leader mondial du covoiturage[5].

Concept[modifier | modifier le code]

Créée en 2004 sous le nom de covoiturage.fr, il s'agit d'une plateforme de covoiturage pour mettre en relation des conducteurs et des passagers souhaitant partager un trajet en voiture et les frais associés. Les conducteurs publient leurs places disponibles et les passagers les achètent en ligne, sur des trajets dont la distance moyenne est de 330 kilomètres.

La mise en relation entre usagers, gratuite pendant de nombreuses années, est devenue payante en 2011, de l'ordre de 20 % du prix du covoiturage[6].

En 2016, les frais facturés par BlaBlaCar, à la charge du passager, sont de 1,60 € par trajet pour les trajets de 8 € et moins de 20 % pour les trajets entre 8 € et 20,80 € et dégressifs en % ensuite[7].

Historique[modifier | modifier le code]

En 2004, Vincent Caron (étudiant à l'ISTIA d'Angers) achète le nom de domaine Covoiturage.fr [8] et met en ligne la première version du site Covoiturage.fr[9]. En 2006, le nom de domaine est revendu à Frédéric Mazzella. Frédéric Mazzella fonde alors la société anonyme Comuto qui deviendra la société éditrice de tous les sites du réseau Covoiturage.

En , Comuto lance la version web 2.0 communautaire de Covoiturage.fr qui ajoute un système d'avis communautaire, portraits, biographies. Covoiturage.fr se positionne comme une combinaison d'un site de voyage et d'un site communautaire. Dès , Covoiturage.fr devient le site de covoiturage le plus utilisé en France[10].

En 2009, Comuto lance une version espagnole du site, sous le nom Comuto.es (rebaptisée BlaBlaCar.es en 2012). Durant toute l'année 2009, Comuto a inauguré de nombreux nouveaux services de covoiturage pour plusieurs sociétés et mairies : la MAIF, Ikea, Vinci Park, RATP, Carrefour, la ville de Montrouge et une trentaine d'autres services de covoiturage. La société lance une application mobile sur iPhone en et sur Android en .

En , Comuto lève 1,25 million d'euros auprès d'ISAI[11].

En , Comuto s'implante au Royaume-Uni et lance BlaBlaCar.com.

En , Comuto rachète Covoiturage.com, créé en 1997 par Thomas Berlin[12].

En , Comuto lève 7,5 millions d'euros auprès d’Accel Partners et des fonds ISAI et Cabiedes & Partners pour financer son expansion européenne[13].

En , Covoiturage.fr lance un service de réservation en ligne : les passagers achètent désormais leur trajet en ligne et le site reverse l'argent au conducteur après le trajet. Le service avait été testé depuis 2011 dans l'Ouest de la France. Covoiturage.fr cherche ainsi à fiabiliser davantage la pratique du covoiturage en renforçant l'engagement entre les conducteurs et les passagers. Le service de réservation en ligne permet ainsi à Covoiturage.fr de mettre en place son modèle économique final et de dégager des revenus sur les transactions effectuées entre conducteurs et passagers.

Entre et , Comuto lance BlaBlaCar en Italie, au Portugal, en Pologne, aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Belgique.

Logo de Blablacar de 2013 à 2018

En , BlaBlaCar se lance en Allemagne[14]. Le service français Covoiturage.fr a été renommé BlaBlaCar le 29 avril 2013 afin d'uniformiser le réseau[15]. Fin , BlaBlaCar réunit 5 millions de membres et affirme transporter 1 million de personnes par mois, sur un total de 10 pays[16].

En , BlaBlaCar devient également présent en Ukraine et en Russie[17], et envisage de se lancer au Brésil. Début , BlaBlaCar lève 100 millions de dollars auprès d'Index Ventures avec pour objectif de devenir leader mondial du covoiturage[18],[19], et en , la société compte plus de 10 millions d'utilisateurs[20].

En , BlaBlaCar s'ouvre vers l'Inde[21]. En avril 2015, la société poursuit son expansion internationale avec le rachat de son concurrent allemand Carpooling et de Autohop, une société hongroise présente en Hongrie, Roumanie et dans les Balkans[22],[23]. Le même mois, BlaBlaCar rachète Rides, une startup mexicaine. Cela lui permet de s'implanter aussi au Mexique, d'employer 290 personnes sur 3 continents et de compter 20 millions d'utilisateurs membres dans 19 pays[24].

Le , BlaBlaCar signe un accord de partenariat avec la société Axa pour assurer ses utilisateurs lors de leurs déplacements[25]. En septembre 2015, BlaBlaCar annonce une nouvelle levée de fonds de 200 millions de dollars dans le but d'accélérer son déploiement dans les pays d'Amérique latine et d'Asie[26].

En octobre 2016, BlablaCar signe un partenariat en France avec la compagnie GoEuro[27] basée sur une rémunération à la mise en relation[28].

En , le service de covoiturage annonce le lancement d'un nouveau service : la location de voiture à longue durée[29].

Le , BlaBlaCar lance officiellement son application BlaBlaLines (en version beta, sur Android uniquement)[30]. BlaBlaLines se présente comme une « appli pour les covoiturages quotidiens » de 15 à 80 km, c’est-à-dire les trajets domicile-travail ou étude, loisirs... Elle est expérimentée sur deux lignes uniquement :

  • Reims - Châlons (et inversement)
  • Toulouse - Montauban (et inversement)

L'application BlaBlaLines sur iOS a été lancée le 14 septembre 2017[31].

Le , BlaBlaCar change son identité visuelle et la charte graphique de sa plate-forme. En parallèle, un nouvel algorithme progressivement mis en place permet aux utilisateurs d'augmenter le nombre de trajets potentiels en proposant des étapes supplémentaires proches des lieux de départ et d'arrivée des passagers[32].

Logo de Less, racheté par BlaBlaCar en avril 2018

Le , l'entreprise annonce le rachat pour un montant non communiqué de Less, start-up créée deux années auparavant par Jean-Baptiste Rudelle, cofondateur de Criteo, et spécialisée dans le covoiturage courte-distance[33] afin de faire profiter le service BlaBlaLines des technologies et des ingénieurs de Less[34]. Au printemps 2018, à l'annonce du projet de loi pour la réforme de la SNCF, le site mise sa communication sur les grèves afin d'inciter les usagers à utiliser le covoiturage[35].

Le , BlaBlaCar s’associe à Axa pour lancer une nouvelle assurance pour ses utilisateurs[36]

Les différentes implantations[modifier | modifier le code]

Les différentes implantations dans le monde en décembre 2016
La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en. (décembre 2016)
Pays nom du site date d'ouverture
France covoiturage.fr

renommé BlaBlaCar.fr

2004

2013

Espagne Comuto.es

renommé BlaBlaCar.es

2009

2012 (?)

Royaume-Uni BlaBlaCar.com Juin 2011
Italie BlaBlaCar.it 2012
Portugal BlaBlaCar.pt 2012
Pologne BlaBlaCar.pl 2012
Pays-Bas BlaBlaCar.nl 2012
Luxembourg BlaBlaCar.fr 2012
Belgique BlaBlaCar.be 2012
Allemagne BlaBlaCar.de Avril 2013
Ukraine BlaBlaCar.com.ua Janvier 2014
Russie BlaBlaCar.ru
Turquie BlaBlaCar.com.tr Septembre 2014
Inde BlaBlaCar.in Janvier 2015
Hongrie BlaBlaCar.hu Mars 2015
Croatie BlaBlaCar.hr
Serbie BlaBlaCar.rs
Roumanie BlaBlaCar.ro
Slovaquie sk.BlaBlaCar.com
Mexique BlaBlaCar.mx Avril 2015
Brésil BlaBlaCar.com.br Décembre 2015

Critiques[modifier | modifier le code]

Une série de critiques a été lancée, concernant son statut de position dominante et la mise en place d'une commission financière, absente du concept initial[37],[38].

L'entreprise n'a cessé d'augmenter les frais prélevés sur les trajets des passagers depuis sa création où le service était gratuit, s'élevant en 2016 à 1,19€ + 14,88% du prix du trajet (1,60€ fixe pour les trajets inférieurs à 8€)[37]. L'interrogation est portée sur la transformation d'un service d'échange convivial, à un service basé sur la rémunération.

Le site vise également à sécuriser au maximum le système de réservation, en découle la diminution des marges de manœuvre et d'arrangement pour les utilisateurs : l'obligation de renseigner une adresse précise apparaît en 2017, les options de flexibilité horaire, de bagages, de détour ainsi que celle indiquant le choix du conducteur d'emprunter ou non les autoroutes sur son trajet sont supprimées en 2018. Il reste néanmoins possible d'indiquer ces informations dans le descriptif de l'annonce.

Concurrence[modifier | modifier le code]

Des services concurrents existent sur internet, proposant le même fonctionnement de mise en relations d'usagers par annonces, mais souvent sans appliquer de frais de réservation comme l'entreprise Blablacar[39]. Ces services restent peu concurrentiels, étant moins développés car moins rentables et ayant un trafic de visite plus faible[40].

Des groupes de mise en relation de covoitureurs regroupés par zone géographique ciblée existent indépendamment sur les réseaux sociaux[41].

Des services de bus tentent de s'implanter sur ce même type de marché économique et sur les grands axes de circulation[42].

Malgré ces alternatives, Blablacar reste en situation de quasi-monopole sur le marché, avec 90% des parts en 2015[43].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Fiche Comuto sur le RCS
  2. « voila-pourquoi-blablacar-refuse-de-se-lancer-aux-etats-unis », BFM TV,‎ (lire en ligne)
  3. http://www.kelbillet.com/blog/covoiturage-2/covoiturage-fr-devient-blablacar/
  4. Covoiturage.fr jusqu'en avril 2013[3]
  5. En moins de dix ans, BlaBlaCar est devenu un leader mondial, Challenges, 5 juin 2015
  6. « Frais Prélevés | BlaBlaCar », sur covoiturage.fr, (consulté le 26 août 2014)
  7. « À quoi correspondent les frais prélevés sur chaque réservation ? », sur BlaBlaCar (consulté le 6 novembre 2016)
  8. CARON VINCENT - 453 202 699 R.C.S. ANGERS - Nom commercial : COVOITURAGE.FR
  9. https://web.archive.org/web/20040903012728/http://www.covoiturage.fr/ (Regarder l'auteur dans la source)
  10. Covoiturage.fr veut faire sauter les freins du partage de voiture par L'Expansion
  11. itespresso.fr: Le fonds ISAI croit au potentiel de Covoiturage.fr par ITespresso
  12. « Dix ans après, que sont devenues ces entreprises (8/10) : Keeneo », sur Le Journal des Entreprises, l'économie en régions, (consulté le 16 avril 2017)
  13. Covoiturage.fr lève 7,5 millions d'euros par Frenchweb
  14. Allemagne/Blablacar : Une équipe dédiée sur place par Les Échos
  15. : Bientôt Covoiturage.fr s'appellera BlaBlaCar par [1]
  16. Vidéo Frédéric Mazzella – BlaBlacar : 5 millions de membres pour pousser le covoiturage par ITespresso
  17. BlaBlaCar se déploie en Russie et en Ukraine par [2]
  18. Flore Fauconnier,BlaBlaCar lève 100 millions de dollars pour devenir le leader mondial du covoiturage, Le Journal du Net, 2 juillet 2014
  19. « Covoiturage : BlaBlaCar lève 100 millions de dollars », sur Clubic Pro, (consulté le 16 février 2015)
  20. Covoiturage : Blablacar a passé le cap des 10 millions de membres par Challenges
  21. Blablacar, le rouleau compresseur du covoiturage, débarque en Inde par Challenges
  22. « BlaBlaCar avale son principal rival, consolidation dans la mobilité collaborative », challenges.fr, (consulté le 15 avril 2015)
  23. Blablacar rachète son principal concurrent allemand Carpooling, Philippe Jacqué, Le Monde, 15 avril 2015
  24. Après l'Europe et l'Inde, Blablacar s'attaque au Mexique, le Monde, 22 avril 2015
  25. BlaBlaCar veut rassurer ses utilisateurs, le Monde, 18 mai 2015
  26. Nouvelle levée de fonds de 200 millions de dollars de BlaBlaCar, Usine Nouvelle, 16 septembre 2015
  27. https://www.goeuro.fr
  28. « GoEuro déferle sur le transport européen », sur business.lesechos.fr,
  29. « BlaBlaCar propose des voitures neuves à ses meilleurs chauffeurs », sur www.lefigaro.fr,
  30. « BlaBlaCar crée BlaBlaLines, application de covoiturage pour les trajets quotidiens - BlaBlaCar », BlaBlaCar,‎ (lire en ligne)
  31. « BlaBlaLines s'étend à Paris et l'Ile-de-France et sur iPhone », BlaBlaCar,‎ (lire en ligne)
  32. Blablacar tente de se relancer grâce à un nouvel algorithme, le Monde, 31 janvier 2018
  33. Mounia Van de Casteele, « Plus de concurrents pour moins de voitures », site web de France Culture,‎ (lire en ligne)
  34. Elsa Dicharry, « Covoiturage : Blablacar accélère dans les trajets courte distance », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  35. « La grève à la SNCF, un laboratoire pour le covoiturage et Blablacar », leparisien.fr,‎ 2018-04-23cest20:21:20+02:00 (lire en ligne)
  36. « BlaBlaCar s’associe à Axa pour lancer une nouvelle assurance pour ses utilisateurs », sur www.lecomparateurassurance.com (consulté le 14 juin 2018)
  37. a et b Blablacar, le covoiturage tué par la finance et l’appât du gain, Blog Mediapart, 20 juin 2014
  38. Covoiturage : Le vrai visage du PDG de Blablacar décrypté dans une interview, Blog Mediapart, 11 juillet 2014
  39. Juliette Bonneau, « Trouver des alternatives gratuites à BlaBlaCar, c’est possible ? », 20minutes.fr,‎ (lire en ligne)
  40. « Notre banc d'essai des principaux sites de covoiturage », Capital.fr,‎ (lire en ligne)
  41. La Tribune Républicaine, « Pays bellegardien : Comment trouver le covoitureur idéal ? », La Tribune Républicaine,‎ (lire en ligne)
  42. « Une concurrence sérieuse pour BlaBlaCar - Les Echos », sur www.lesechos.fr (consulté le 1er juin 2018)
  43. « BlaBlaCar monopolise le covoiturage : et la libre concurrence, alors ? », L'Obs,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]