Georges Doriot

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Doriot (homonymie).
Georges Doriot
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Autres informations
A travaillé pour
Conflit

Georges Doriot (Georges Frédéric Doriot), connu aux États-Unis sous le nom de Georges F. Doriot (24 septembre 1899, Paris 17e[1] – 2 juin 1987, Boston) est un professeur de management et inventeur du capital-risque.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'Auguste Doriot, un des fondateur de la firme automobile Doriot, Flandrin & Parant et passe de nombreuses heures dans l'atelier du constructeur.

Il est mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, en 1917, dans l'artillerie.

Passionné par le management, une discipline alors naissante,son père décide de l'envoyer aux États-Unis pour faire des études au MIT mais il choisit en 1921 de faire un MBA à Harvard. Après six ans passés dans l'industrie , il devient professeur à Harvard en 1928.

En 1930, il joue, en France, un rôle important dans la création du Centre de perfectionnement aux affaires.

Une personnalité controversée[modifier | modifier le code]

Les archives américaines déclassifiées en 2000 contiennent les éléments d’enquêtes menées sur lui par différents services de contre espionnage. Représentant aux États–Unis et au Canada de la Banque Worms il aurait dirigé un réseau de société off-shore actives dans le blanchiment. Pour J. Edgar Hoover et de nombreux service secrets il était un agent allemand et du Régime de Vichy en raison de ses liens avec Gabriel Le Roy Ladurie [2]. En 1940, Doriot prend la nationalité américaine.

En 1941, un de ses anciens élèves le Major Edmund B. Gregory membre de l'État-major lui demande de diriger le département du planning militaire du corps de l' Intendance militaire (Quartermaster Corps (United States Army) (en)) avec le grade de lieutenant-colonel, Pendant ces années-là il fait l’objet de nombreuses mises en garde sans succès auprès des différents services américains. A la fin de la guerre il est promu général de brigade.

L'après -guerre[modifier | modifier le code]

En 1946, le Pentagone lui propose alors de diriger un département qui investira dans des sociétés dont la recherche ou la production pourra avoir des débouchés militaires. Il refuse mais tout en reprenant ses cours à Harvard il assiste le responsable de ce service.

Il a alors l'idée de développer un fond similaire avec des capitaux privés et créé l’American Research and Development Corporation (AR&D) avec l'aide la compagnie John Hancock Mutual Insurance Co et du MIT, créant ainsi la première société de capital-risque [3]

En 1957, conjointement avec d’autres personnes, il créa l’INSEAD. Il s’inspira du modèle des business school américaines bien plus que des écoles de commerce alors existantes en France. C'est également en 1957 qu'il fournira (via sa société AR&D), le capital initial (70 000 dollars) de la société informatique 'Digital Equipment Corporation'[4].

Il meurt d’un cancer de la gorge en 1987.

Le Wall Street Journal du 29 novembre 1999 a établi une liste des dix personnalités qui ont changé le monde des entrepreneurs. Georges Doriot figure en sixième place de ce classement.

Citations[modifier | modifier le code]

  • "Without actions, the world would still be an idea."
  • "Be friendly but not chummy with your lawyers."
  • "Someone, somewhere, is making a product that will make your product obsolete."

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de l’état civil de Paris en ligne, 17e arrondissement, acte de naissance no 2504, année 1899
  2. Le Point n° 2258-225917 et 24 décembre 2015 Les secrets des grands espions L’alchimiste collabo et businessman page XX et XXI par Fabrizio Calvi.
  3. Les Echos 22 août2007 Tristan Gaston Breton Georges Doriot [1]
  4. Il se réserve 700 des 1000 actions, les deux entrepreneurs (Ken Olsen et Harlan Anderson s'en partagent 200; 100 sont réservées pour un futur 'manager' qui ne sera jamais engagé.

Liens externes[modifier | modifier le code]