Histoire de la reliure occidentale

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Page d'aide sur l'homonymie Pour l'histoire des reliures orientales, voir Reliure orientale.
Article principal : Reliure occidentale.

Cet article présente les faits saillants de l'histoire de la reliure occidentale traditionnelle, ainsi que l’évolution de ses matériaux et ses techniques.

Reliure Renaissance, vers 1580.

L'évolution des reliures[modifier | modifier le code]

Du haut Moyen Âge à Gutenberg[modifier | modifier le code]

Les premiers codex de parchemin (IVe siècle - VIIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Volumen, codex et histoire de l'écriture.
La tablette de cire est considérée comme la première forme du codex (fresque romaine de Pompéi représentant Sappho, Ier siècle).

Le premier livre relié, consistant en un assemblage des tablettes de cire antiques, apparaît vers l'an 85 de notre ère[b 1]. Il s'agit du codex, venant s'opposer au volumen qui présentait alors les textes sous forme de rouleaux de papyrus. Le codex devient quant à lui le premier support de la culture écrite en occident[b 1].

La généralisation du codex a lieu au IVe siècle[b 1], avec l'utilisation du parchemin de mouton préparé (chaux vive, eau et grattage[b 2]) qui vient remplacer les tablettes précédemment assemblées et maintenues par un lien en cuir[b 1]. Le texte est à présent copié en prévision d'un pliage simple ou d'un double pliage de la feuille de parchemin[b 1] pour former un cahier à coudre. L'ensemble des différents cahiers formés est ensuite protégé et mis en valeur par une « reliure »[b 1]. Le volumen disparaît totalement au cours du Ve siècle[b 1], puisque le codex apporte de nombreux avantages ː il facilite la consultation partielle et la prise de notes en parallèle ; le lecteur a la possibilité de travailler en autonomie et en silence (le volumen étant traditionnellement lu à haute voix[b 1]), et le codex comporte un titrage sur son dos ou sa tranche (quelques fois inscrit sur une languette de parchemin insérée en haut du plat supérieur du volume[b 3]), ce qui permet d'identifier son contenu plus rapidement.

L'évangile de saint Cuthbert, manuscrit datant de 690 environ.

Les premiers codex connus sont La Cité de Dieu et le Codex Vaticanus (une traduction grecque de la Bible) au IVe siècle[b 1]. Cependant, les premières reliures occidentales datent du VIIe siècle[b 3]. Elles sont cousues sur des doubles nerfs de ficelles de chanvre ou des lanières de cuir[1], passées à l'intérieur des ais en bois[b 3] (planchettes servant à la fois de protection du corps de l'ouvrage et de support de base pour la couture[1]). Les cuirs (de cervidés) sont encore rarement utilisés[c 1]. Lorsque c'est le cas, la peau de couvrure se trouve clouée à l'intérieur de l’ais et décorée dans un premier temps par des incisions de motifs[c 1], essentiellement des entrelacs et lignes diagonales[c 2]. À cette époque, il s'agit le plus souvent de décors incrustés à même le bois[c 1] ou, plus rarement, d'incrustations d'ivoire et de pierres précieuses[b 3] (reliures d'orfèvrerie). Pour contrer l'emprise du parchemin à l'humidité, la reliure est régulièrement maintenue fermée par des fermoirs en métal[b 3]. Comme les volumes sont rangés couchés les uns sur les autres, des pièces de métal en forme de gros clous (les cabochons et ombilic) sont placées aux angles et au centre des plats, permettant de faire circuler l’air entre chaque volume[2].

Bibliothèque du début du Moyen Âge contenant une dizaine de codex (illustration figurant dans le Codex Amiatinus, an 692).

À l'époque carolingienne, des ateliers de scribes (la scriptoria) et des « bibliothèques » prennent naissance au sein des institutions religieuses, permettant de conserver et de transmettre l'héritage grec et latin[b 4]. Les bibliothèques les plus fournies comptent alors quelques dizaines de volumes[b 4]. Jusqu'au XIe siècle, les livres sont écrits à la plume d'oie sur des pupitres inclinés[b 2], puis enluminés et reliés presque exclusivement par les moines copistes[b 4]. La réalisation d'un manuscrit de dimension moyenne demande à cette époque trois à quatre mois de travail[b 5] (certains nécessitant plusieurs années[b 5]). En parallèle, Charlemagne réorganise à la fin du VIIIe siècle la diffusion de l’écrit, la langue et la forme des lettres (instauration de la minuscule caroline)[b 4].

Le développement des bibliothèques laïques (XIe siècle - XIIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle, le livre commence à s'ouvrir lentement au monde laïc[b 6]. Les premières universités engendrent l'ouverture de nouvelles grandes bibliothèques hors des monastères[b 6]. Le nombre de manuscrits se multiplie et les formats varient[b 6]. La lettre caroline évolue progressivement vers la gothique, généralisée à travers toute l'Europe au cours des XIIe siècle et XIIIe siècle[b 6]. Dans un même temps, et dans un souci de clarté, les copistes en viennent à numéroter les feuillets (foliotation), effectuer des paginations et créer les premiers systèmes d'indexation[b 7].

Reliure d'orfèvrerie.

Aux XIIe et XIIIe siècles, les reliures d'orfèvrerie se font plus rares[c 1] et les techniques et caractéristiques des reliures évoluent. Les ais s’affinent[c 1] et les nerfs sont fendus ou roulés[1]. La couture est désormais réalisée à l’aide d’un cousoir[1]. De trois à quatre nerfs pour une reliure, il y a désormais possibilité de dépasser les cinq nerfs sur les plus grands formats[1]. Le dos, plat à l’origine, s’arrondit légèrement : les ais sont parfois amincis sur les mors (charnières), accentuant l’arrondi du dos sous la couvrure.

Avec le développement des universités, le nombre de personnes fréquentant les bibliothèques s’accroît. Au XIIIe siècle, les livres les plus consultés, posés sur des pupitres, comportent généralement un anneau de métal (la « belière »[3]) fixé dans le chant d'un des ais, où est attachée une chaîne afin d'éviter les vols. C’est à cette époque que les reliures couvertes en cuir se développent davantage et que les premiers cuirs teintés (rouge ou brun) apparaissent[b 8]. Dans les Flandres est mise au point la technique de l'estampage à froid[c 1] ː un décor préalablement gravé sur un bloc en bois qui est ensuite pressé contre le cuir humide pour y imprimer le motif. L'évolution de cette technique va entraîner la gravure en creux des premiers fers à base géométrique (motifs sur tiges et plaques)[c 3]. Il s'agit généralement de motifs animaliers[c 2] : loups, oiseaux, griffons, etc. L'utilisation de la chaleur sur ces fers permet rapidement d'obtenir des reliefs plus marqués, voire de noircir le cuir[c 3].

Premiers papiers et raffinement des reliures (XIVe et XVe siècles)[modifier | modifier le code]

Article connexe : Le papier au Moyen Âge.
La fabrication du papier (gravure de Paul Lacroix, XVIe siècle).

Les moulins à papier font leur apparition en Europe au XIVe siècle, rendant la production des manuscrits dix fois moins chère[b 9]. Le parchemin reste néanmoins utilisé pour les manuscrits les plus luxueux[b 9]. À cette époque en occident, la gravure sur bois permet l'impression des premiers livrets xylographiques comme la Bible des pauvres, et par la suite l'illustration des premiers textes imprimés[b 9].

Reliure de 1385 à doubles nerfs, décor estampé, fermoirs et belière.

Le passage progressif du parchemin au papier entraîne une réduction de la taille des ouvrages et toutes les transformations qui en découlent, notamment au niveau des ais. Ceux-ci sont réduits d'épaisseur et leurs bords s'arrondissent, pour davantage d'équilibre et d'élégance. Il est désormais impossible de fixer les nerfs en les passant dans le chant du bois devenu trop fin ː les relieurs font donc passer les nerfs par-dessus l’ais, puis les font passer au travers en perçant le bois transversalement. Les ais font l’objet d’un façonnage méticuleux puisque leurs chants sont chanfreinés. Au XIVe siècle apparaissent également les « chasses » ː les ais sont taillés plus grands que le corps d'ouvrage papier, permettant de protéger davantage les tranches lors des manipulations du livre fermé.

Reliure du XVe siècle comportant cabochons et ombilic central, ainsi qu'un décor d'encadrement estampé comportant des motifs végétaux.

La couvrure étant dorénavant collée à l’ouvrage, les nerfs sont plus saillants. Les cahiers sont reliés grâce à une couture « à chevrons » doubles nerfs[1] ou une couture sur nerfs simples en septain (ficelle de chanvre à sept brins)[1]. Les tranches sont parfois dorées et peintes en couleur pour certains des manuscrits les plus précieux[b 10]. Les couvrures changent elles aussi : les relieurs utilisent à présent les cuirs de veau, de mouton et de truie, de couleur brune.

Les reliures d’orfèvrerie disparaissent au cours du XIVe siècle, laissant place aux reliures d’étoffes, faites de soie, de brocart ou de velours pour les reliures des manuscrits de luxe. Les premières reliures faites de tissu brodé remontent à cette période [4]. L’estampage à froid persiste pour les décors sur cuirs, la feuille d'or n’apparaissant qu’au siècle suivant. Les décors et pièces utiles de la période précédente (cabochons, ombilics, coins en métal, fermoirs et encadrements) persistent également. Le bronze remplace peu à peu le fer pour la création des outils de décors et la première roulette ornée en métal, montée sur une fourche, est créée à la fin du XVe siècle[c 3], facilitant le travail d'encadrement. La flore devient par ailleurs un élément essentiel des décors[c 4]. La création du motif ne fait pas partie du travail du relieur. Celui-ci est chargé de pousser sur les cuirs les plaques et fleurons confectionnés au préalable par des « dessinateurs de fers »[b 10]. Quant aux titres, ils sont à présent inscrits sur les plats[c 5].

Les « incunables » du XVe siècle : les premiers livres imprimés[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Imprimerie et incunable.
Epistolae de Gasparino Barzizza, premier livre imprimé en France (à Paris) en 1470 (BnF, Réserve des livres précieux).

Le métier de technicien et orfèvre exercé par Johann Gutenberg entre 1434 et 1444[b 11] l'amène à maîtriser les techniques du travail du métal et en particulier du plomb, jusqu'à mettre au point durant la seconde moitié du XVe siècle un système de typographie à caractères mobiles[b 11]. En s'associant à Johann Fust, qui finance son projet d'imprimerie[b 11], Gutenberg fabrique à Mayence à partir de 1448 le « premier grand livre européen » ː la Bible à quarante-deux lignes (B42), achevée en 1455, grâce à la production de caractères en série avec une matrice[b 11]. Cette technique reste fondamentalement inchangée jusqu'à la seconde moitié du XVIIIe siècle et la révolution industrielle[b 11].

Diffusion de l'imprimerie au cours du XVe siècle.

Le premier livre imprimé en France date de 1470 (les Epistolae de Gasparino Barzizza[b 11]), tiré à une centaine d'exemplaires[b 11]. À la fin du XVe siècle, il existe plus de deux cents imprimeries en Europe[b 12]. Parmi les dix à quinze millions d'incunables produits, 45% sont imprimés en Italie, 30% en Allemagne et 13% en France[b 12]. Certains exemplaires incunables particulièrement luxueux sont encore imprimés sur parchemin[b 12], notamment les livres d'heures[b 13]. Les détails sont toujours ajoutés à la main comme la pagination[b 14] ou les enluminures (sur les vélins[b 15]). Un colophon est placé à la fin du volume, mentionnant la date, le lieu d'impression et le nom de l'imprimeur[b 16]. Ces informations migrent généralement vers la page de titre au début du XVIe siècle[b 16]. Pour faciliter le travail du relieur, les signatures (numérotations des cahiers) apparaissent vers la fin des années 1470[b 16]. C'est à partir de 1461 que la xylographie est utilisée sur les livres imprimés pour illustrer les nombreux tirages identiques[b 15].

Le livre devient l'instrument privilégié des humanistes italiens à la fin du siècle[b 17]. Installé dans la « cité des Doges » en 1490[b 18], l'imprimeur Alde Manuce, sous la grande influence des byzantins réfugiés en Italie après la prise de Constantinople en 1453[b 17], fait publier environ cent cinquante éditions de livres en grec[b 18], apposés de son ancre aldine. Le plus populaire demeure Le Songe de Poliphile de Francesco Colonna, édité en 1499[b 18].

À la Renaissance : commandes royales et premiers décors à l'or[modifier | modifier le code]

Reliure exécutée pour le célèbre bibliophile Jean Grolier, de relieur inconnu (peut-être Jean Picard).

La société médiévale s'éclipse au profit de l'humanisme : le savoir devient un besoin essentiel et le livre joue un rôle capital dans la diffusion des idées. Les livres se multiplient et sont à présent rangés debout sur la tranche, contrairement au Moyen-âge où ils étaient rangés à plat. Les créations d'inspiration religieuse sont moins demandées[c 6] et les commanditaires deviennent des rois, des reines, des princes, ou de riches bibliophiles tels que Jean Grolier.

Alde Manuce dans son imprimerie de Venise, en compagnie du bibliophile Jean Grolier (peinture de François Flameng, 1894).

Dès la fin du XVe siècle, les reliures en bois couvertes d’étoffes (principalement exécutées pour Charles V et le duc de Berry[5]) ou de peaux de cervidés ou de porcs, sont remplacées par des reliures faites de cartons (feuilles de papier contrecollées) recouvertes de parchemin vélin[6], de veau[7],[8] ou de maroquin[9],[10]. Les tranches sont fréquemment dorées, voire dorées-ciselées[11]. L’Italie, puis Lyon et Paris fournissent alors des relieurs renommés : on cite, notamment en France, Pierre et Étienne Roffet[12] sous François Ier et Louis XII ; Gomar Estienne[13] et Claude Picques[14] sous Henri II ; Jean Picard en tant que principal exécutant des commandes de Jean Grolier[15], et Nicolas et Clovis Ève sous Henri III[16] et Henri IV[17].

Un motif « Alde » créé par l'imprimeur Alde Manuce, dont la base est caractéristique des décors des reliures du XVIe siècle.

Durant la Renaissance, la profession d'imprimeur se cumule fréquemment avec celle de libraire, de relieur ou de doreur[c 6], si bien qu'Alde Manuce influence très fortement les bases des nouveaux décors des livres, innovant techniquement par rapport à la base géométrique du Moyen Âge. Il utilise ses propres fers (en forme de feuille lancéolée caractéristique) auxquels il donne son nom. Ces fers sont « azurés » (hachurés), évidés ou pleins. Les décors gagnent ainsi en finesse et en légèreté, en s'inspirant des motifs byzantins[c 7] chers à l'imprimeur.

Reliure à semis de la fin du XVIe siècle aux armes de Marie de Médicis, probablement exécutée par l'atelier Ève[18].

Avec l'affirmation de l'individu, les commanditaires souhaitent dorénavant personnaliser leurs reliures au niveau des décors, en y faisant figurer leurs propres armoiries, monogrammes ou emblèmes[c 7] (le porc-épic pour Louis XII[19], la salamandre pour François 1er[20], le « H » et les deux « D » entrelacés pour Henri II et Diane de Poitiers[21], etc.). Les reliures exécutées pour Jean Grolier comportent généralement des entrelacs et des motifs architecturaux, parfois avec des ajouts de cire teintée[22]. La feuille d'or fait également son apparition et se mêle aux estampages à froid, jusqu'à les remplacer totalement. Extrêmement fine, la feuille est apposée sur le cuir du livre, légèrement humidifié au préalable. Ensuite, de la même manière que pour le décor à froid, un fer, cette fois chauffé au rouge, est appliqué : sous l’effet de la chaleur, la partie de la feuille chauffée fond et se fixe dans la trace faite par le fer dans le cuir.

Ainsi, les reliures dites « à la fanfare[23] » comportent de nombreux branchages et rinceaux dorés aux petits fers dans un ensemble relativement chargé[24], avec généralement un « cartouche » central (espace vide ovale permettant d'aérer l'ensemble ou d'y placer des armes). Ce type de reliure, ainsi que les premières reliures dites « à semis » (avec répétitions d'initiales et de symboles sur les plats) apparaissent au milieu du XVIe siècle et dureront jusqu'au premier tiers du XVIIe siècle[25]. Les reliures « à compartiments », apparues un peu plus tard, à la fin du XVIIe siècle, reprendront certains aspects du style fanfare.

Au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Reliure à l'éventail sur étoffe empruntant des éléments du maniérisme et du classicisme.

En royaume de France, les courants contradictoires de la société du XVIIe siècle se traduisent en reliure par la coexistence de deux styles de décoration ː la continuité du maniérisme et l'ordonnancement classique[c 8]. Ces deux styles, sur des reliures en maroquin rouge et en veau uni souvent de couleur sombre (brun ou olive), vont évoluer en parallèle et être parfois amenés à se fusionner[c 8]. Les cahiers sont cousus sur nerfs de peau ou septains de chanvre (ficelles à sept brins[26]) simples ou doubles, qui sont ensuite passés dans les cartons pour solidariser le montage. Les titrages du XVIIe siècle sont régulièrement abrégés et exécutés à l'aide de lettres-fleurons (appelées « lettres à tiges »), rendant la ligne de titre parfois « dansante ».

Les relieurs les plus représentatifs de ce siècle sont Clovis Ève sous Henri IV[27] et Louis XIII[28], Le Gascon[29] (dont l'Histoire n'a retenu que le surnom[29]), Florimond Badier[30], ainsi qu'Antoine Ruette[31] et Pierre Rocolet[32] sous Louis XIV.

Les décors à semis, de fanfare (ces dernières devenant plus fournies et plus élaborées[c 9]), ainsi que les reliures dites « à compartiments[33] » (rappelant les motifs des jardins à la française) se développent considérablement[c 8].

Contrairement à la Renaissance, la volonté de personnalisation des reliures s'estompe progressivement pour privilégier l'esthétisme dans l’exécution. Aux feuillages des fanfares, Le Gascon vient ajouter à ses réalisations quelques « tortillons » (spirales) et autres fers pointillés[29] caractéristiques portant son nom. Certains dos de livres sont ornés aux semis ou « à la grotesque »[34], c'est-à-dire décorés d'un seul et même motif (le plus souvent un tortillon Gascon) répété à l'extrême en remplissant tout l'espace, à l'exception du compartiment de titrage. Le maniérisme voit également se développer les décors dits « à l'éventail »[35], se rapprochant des critères du classicisme par leur aspect géométrique, mais qui arborent des courbes et pointillés propres au maniérisme[c 10]. Ces décors éventails, dont l'invention est également attribuée au Gascon[35], sont caractérisés par un fer en forme de quart d'éventail venant se répéter quatre fois au centre du plat pour former un cercle complet, auquel viennent s'ajouter des quarts de cercle à chacun des angles du plat.

Décor de reliure géométrique à la Duseuil.

En parallèle, l'ordonnance classique recherche quant à elle la discipline et la mesure[c 11], tendant quelques fois vers une sobriété extrême. Les décors, lorsqu'ils sont existants, sont géométriques et équilibrés[c 11]. C'est ainsi qu'apparaissent les décors dits « à la Duseuil[36] », (bien que le relieur du même nom ait exercé au siècle suivant) basés sur la géométrie stricte d'un encadrement central rehaussé de quatre fers d'angle identiques et symétriques[36]. Aux triples filets composant certains décors sont ajoutées quelques fois les premières lignes pointillées[c 12].

Vers la fin du siècle, le relieur Luc-Antoine Boyet repousse les encadrements au bord du plat et intègre des frises par des roulettes[c 13], créant ainsi les premiers décors « à la dentelle[37] » (rappelant les broderies fines[c 13]), en conservant les quatre fers d'angle symétriques dirigés vers le centre. Ce motif devient plus élaboré au cours du XVIIIe, accentuant l'effet de dentelle en multipliant l'usage de petits fers.

Les Jansénistes, opposés au pouvoir, traduisent de leur côté leur austérité en refusant de faire figurer sur la reliure le moindre décor qui ne trouverait pas son utilité[c 13]. Ainsi, les reliures jansénistes se contentent le plus souvent d'un simple titrage doré[38].

Du XVIIIe au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Reliure de 1779.

Luc-Antoine Boyet, Du Seuil, les deux Dérôme et Philippe Padeloup, enfin Bisiaux et Bradel, sont les relieurs les plus estimés du XVIIIe siècle ; on cite à la même époque, en Angleterre, Welcher, Roger Payne, Kalthoberetc.

Du XIXe siècle, on retiendra les reliures de Purgold, de Bozerian, de Simier, de Joseph Thouvenin, de Bauzonnet et de Trautz, son gendre, celles de Kœhler, Duru, Niédrée, Capé, Thompson[Qui ?], Marius-Micheletc. en France, et de Clarke[Qui ?], Lewes[Qui ?], Hering, Rivière[Qui ?]etc. en Angleterre.

Avec le début du XXe siècle, la reliure devient création artistique à part entière et se répartit entre livres d’artistes (création originale de tout le livre dont la reliure) et livres-objets (création d’une reliure originale). Parmi les relieurs d’art les plus remarquables du XXe siècle, citons Rose Adler, Paul Bonet, Robert Bonfils, Antoinette Cerutti, Georges Cretté, Henri Creuzevault, Germaine de Coster, Louise-Denise Germain, Pierre Legrain, Georges Leroux, Madame Marot-Rodde, Monique Mathieu, Pierre Lucien Martin, Georges Plumelle, Mary Reynolds, François-Louis Schmied.

À la même époque, naît la reliure industrielle qui, grâce à la rationalisation du travail, à l'emploi de machines et la concentration de la main-d’œuvre, permet des séries très importantes. Le relieur Engel et Lenègre en sont les initiateurs en France.

L'évolution des matériaux et des outils[modifier | modifier le code]

Matériaux[modifier | modifier le code]

Bois[modifier | modifier le code]

Détail du verso d'un ais de bois sur un manuscrit du XIVe siècle.

(D’après Glissen (L.), La Reliure occidentale antérieure à 1400, Brepols, Turnhout, 1993)

Le matériau principal nécessaire à une reliure au Moyen Âge était le bois, sans lequel les livres n’auraient pas pu être protégés. Les ais en bois ont été les seuls utilisés jusqu’à la fin du XIVe siècle, date à laquelle les plats de carton furent utilisés pour couvrir les livres copiés sur du papier et non plus du parchemin. Mais tous les bois ne convenaient pas aux ais : d’après les études archéologiques menées récemment, les ais étaient le plus souvent constitués de bois de chêne car celui-ci résistait relativement bien aux insectes, mais aussi suivant les régions et les époques de bois de hêtre, de peuplier, de châtaignier et de résineux en tous genres. L’expérience réalisée par Catherine Lavier, dendrochronologue et ingénieur au CNRS, dans le cadre du colloque international dédié à la reliure en 2003 [39] montre que sur 1364 reliures ayant fait l’objet d’une étude dendrologique poussée, les spécialistes ont pu déterminer le taxon de chacune d’entre elles, c'est-à-dire le type de bois dont est fait l’ais. Ils ont ainsi pu définir que 47 % des reliures (soit 548) étaient faites avec des ais en chêne, 37 % avec des ais de hêtre (soit 425) confirmant par la même la théorie des spécialistes annoncée ci-dessus. Mais, comme le montrent les 16 % de reliures restantes, d’autres bois pouvaient être utilisés, selon la période de fabrication et l’aire géographique mais aussi selon l’envie du commanditaire.

Concernant plus spécifiquement le travail du bois, une fois l’arbre abattu, l’artisan devait débiter le bois et extraire de la bille (le tronc de l’arbre débarrassé de ses branches) des planches en quantité aussi importante que possible. Mais la coupe du bois fournissait surtout de la dosse et non du bois sur quartier dont avait besoin le relieur pour ses ais. Les relieurs taillaient ensuite les planches de bois de manière qu’elles soient à arêtes vives et parfois chanfreinées.

Cuir, étoffes et ivoire[modifier | modifier le code]

La couvrure des livres était principalement réalisée en cuir [40]. Plusieurs types de cuir furent utilisés par les artisans du Moyen Âge : cuirs de cervidés, de truie, de porc, de veau, de mouton… Les peaux étaient traitées de deux manières afin de pouvoir être utilisées comme couvrure : la mégisserie et la tannerie. Lorsque le mégissier recevait les peaux, il les mettait en trempe dans une cuve d’eau afin de les nettoyer, puis, le reverdissage servait à redonner sa souplesse à la peau en la trempant à nouveau dans une eau propre pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours. Par la suite, l’enchenaussage servait à débarrasser les peaux des poils, de la laine… par l’action de la chaux sur le côté chair. Enfin, les peaux étaient écharnées afin de donner la même épaisseur à l’ensemble de la peau : les parties trop épaisses étaient égalisées du côté chair. Le tannage, végétal à cette époque, pouvait ensuite être effectué : alors que les peaux sont plongées dans un bain d’eau, le mégissier, verse dedans des huiles naturelles, des matières tannantes, qui donneront aux peaux une perméabilité. Enfin, les peaux étaient accrochées afin qu’elles sèchent et que le tannage s’incruste. À la fin du Moyen Âge, lorsque les peaux commencèrent à être teintées, les artisans réalisaient souvent plusieurs tannages avant de plonger les peaux dans des cuves pleines de teinture.

Quant aux étoffes [41], elles servaient surtout à montrer la richesse et la puissance : rares et chères en raison de leur origine lointaine (Asie, Moyen-Orient puis Italie…), elles servaient à la confection de couvrures de luxe. Elles se développèrent surtout à partir du XIIIe siècle, lorsque les tissus commencèrent à être brodés et non plus seulement façonnés, permettant une plus grande variété des décors. Faites de taffetas, de satin, de damas, de velours… ces reliures étaient particulièrement appréciées par les grands princes laïcs.

Les reliures d’ivoire étaient plus rares : cela était sans doute dû au fait que l’ivoire était un matériau rare et cher, qu’il fallait importer d’Afrique ou d’Asie. Dans ce cas, il fallait le blanchir, avant de le couper en plaques, que les artisans apposaient sur le plat et fixaient. Une décoration était ensuite gravée sur l’ivoire qui servait de reliure. L’ivoire utilisé par les artisans médiévaux pouvait également être un réemploi de l’ivoire trouvé sur des œuvres romaines.

Fil, ficelle et colle[modifier | modifier le code]

Les nerfs qui reliaient les ais de bois et les livrets évoluèrent au cours du temps. Ces nerfs furent faits principalement en deux matières : le chanvre et le cuir. Le cuir utilisé était le même que ceux utilisés pour les couvrures. Le chanvre quant à lui est une matière utilisée depuis longtemps pour faire du papier, mais surtout de la ficelle, de la corde, et du fil. Avant de pouvoir être tissé, le chanvre devait subir le rouissage, le broyage, le teillage et le peignage. Cultivé dans les milieux tempérés, on en trouve en Europe. Une fois récolté, il reposait dans l’eau pendant quelques jours afin que la fibre se sépare de la tige. Puis on le séchait et le broyait, avant de le teiller : il s’agissait de séparer les fibres textile du bois et de l’écorce. Enfin, le chanvre était peigné puis pouvait être tissé pour fournir ficelles, cordes…

Pour coudre les livrets entre eux, les relieurs utilisaient du fil de chanvre ou de lin épais, réputés pour leur solidité. Le travail du lin est semblable à celui du chanvre et on le trouve, encore aujourd’hui, dans des régions septentrionales comme la France par exemple. Quant à la colle [42], il s’agissait vraisemblablement de latex, utilisé depuis plus de 3000 ans. Pour lier les pigments de couleur entre eux sur les parchemins, les artisans utilisaient du blanc et du jaune d'œuf avec du miel.

Formats[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Les formats en reliure.

Au Moyen Âge, plusieurs formats existaient, des plus petits, utilisés surtout à la fin du Moyen Âge aux plus grands, monumentaux, utilisés pour des bibles par exemple. Ces principaux formats sont : in plano, in folio, in-quarto, in octavo, in seize… selon le nombre de fois où le parchemin ou le papier était plié. Un format en in plano avait une feuille non pliée, dans un folio, les feuilles étaient pliées une fois, dans un in-quarto, elles l’étaient deux fois, etc. Mais la majorité des ouvrages au Moyen Âge étaient des in-folio ou des in-quarto.

Outils[modifier | modifier le code]

Un certain nombre d’outils étaient utilisés par les artisans pour réaliser une reliure. Tout d’abord, concernant le bois et les ais, des outils spécifiques étaient utilisés pour mesurer, tailler et couper, et affiner le bois. Pour marquer, les menuisiers utilisaient principalement le trusquin [43] : celui-ci permettait de tracer des lignes parallèles au chant d’une planche. Parfois également, des trusquins pouvaient être utilisés pour couper les troncs d’arbre dont de grandes quantités étaient retirées par la suite grâce à une herminette.

Lorsqu’on voulait réaliser des formes arrondies dans le tronc, on utilisait une plane, principalement pour retirer l’écorce du tronc. Par la suite, une fois les planches taillées, elles étaient probablement égalisées grâce à une doloire : une petite hache à manche court à tranchant droit ou un riflard (sorte de rabot). Ensuite, un ciseau plat, une gouge ou une lime pouvaient finir l’égalisation des planches. Ils pouvaient aussi permettre de trouer la planche pour faire passer les nerfs.

Concernant la reliure même, peu d’outils existent. Principalement, les artisans utilisaient le cousoir : celui-ci permettait de tendre les nerfs autour desquels étaient cousus les fils qui reliaient les livrets et les ais. Une presse à relier était utilisée pour ébarber les tranches à la fin de la reliure et un marteau à battre servait au battage des cahiers, avant la couture des livrets, afin de leur donner la forme voulue pour la couture des livrets avec les ais sur les nerfs.

Les différents décors étaient quant à eux réalisés avec des fers d’estampage chauffés. Le relieur pouvait également utiliser d’autres outils selon les techniques utilisées et notamment des marteaux et ciselets forgés.  

L'évolution des techniques[modifier | modifier le code]

Couture[modifier | modifier le code]

(L’ensemble des descriptions des techniques ont été réalisées principalement grâce aux ouvrages de C. Adam, Jean Vezin, J. A. Szirmai et L. Glissen. Des éléments ont néanmoins pu être pris dans d’autres ouvrages et sites[Lesquels ?]).

Sur nerfs doubles (VIIIe siècle - XIe siècle)[modifier | modifier le code]

Cette technique, utilisée entre les VIIIe et XIe siècles, repose sur l’utilisation de nerfs doubles, c'est-à-dire une ficelle de chanvre ou un lacet de cuir plié en deux. Ces nerfs doubles étaient d’abord fixés au premier ais qui servait de cousoir (avant l’invention de cet appareil). Les ais avaient préalablement été préparés : un trou circulaire en diagonale avait été percé sur le dos, par un fer chaud, vers l’extérieur du plat afin de recevoir les nerfs. À quelques centimètres étaient percés deux autres trous, perpendiculaires cette fois, reliés au premier trou par deux rainures dans lesquelles s’incrustaient les nerfs, qui ne dépassaient donc pas de la surface du plat. Les nerfs passaient ensuite dans les trous perpendiculaires et étaient fixés.

Les cahiers étaient ensuite cousus sur les doubles nerfs en se servant de l’ais comme base. Que ce soit sur lanière de cuir ou sur ficelle de chanvre, la technique reste la même : il s’agissait de faire le tour des deux nerfs, en formant un huit. Pour cela, les relieurs piquaient le papier entre les deux nerfs, faisaient le tour de l’un puis de l’autre nerf et ressortaient en piquant à côté du premier trou (parfois, une seule entaille était réalisée). Puis ils faisaient la même chose avec le nerf double suivant, tout en oubliant pas de piquer régulièrement le papier, comme lors d’une couture normale. Pour finir, on fixait le second ais comme le premier.

Sur lanières fendues (XIe siècle - XIIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Cette technique, qui apparait à la fin du XIe siècle est caractéristique des deux siècles qui suivent. Avec l’apparition des cousoirs, le premier ais ne sert plus de base. La lanière fendue mesure environ dix millimètres de largeur et un millimètre d’épaisseur. Elle est introduite dans un trou rectangulaire creusé dans le chant de l’ais qui ressort sur l’intérieur du plat où elle est logée dans une rainure rectangulaire. Elle ressort ensuite sur l’extérieur du plat où elle est fixée. Lorsque la rainure était plus large que la lanière, on comblait le creux grâce à une pâte mastic, qui était en fait un mélange de blanc de Meudon ou d’Espagne et de colle de peau.

Quant à la couture, la technique est exactement la même que celle utilisée pour la couture sur nerf double. Parfois, comme pour les deux techniques précédentes, il arrivait que le fil de couture ait été enroulé plusieurs fois autour de chaque nerf, dans une recherche de plus grande solidité de la couture. Dans ce cas, la couture était dite « brodée ». Une autre variante existait également : la couture dite en arêtes de poisson ou à chevrons. Le fil passait alors sous le livret précédent à chaque passage du fil entre les nerfs, formant un va-et-vient entre les livrets.

Sur nerfs simples (XIVe siècle - XIXe siècle)[modifier | modifier le code]

Cette technique est utilisée du Moyen Âge jusqu’à nos jours, et surtout jusqu'au XIXe siècle. Elle est la plus simple à réaliser et se compare aisément à la couture sur nerfs doubles. Si ce n’est le fait que le nerf n’est pas double, le reste de la technique est la même : le nerf était d’abord fixé au premier ais qui avait été préparé. L’unique différence repose dans le nombre de trous : à quelques centimètres du dos était percé, non pas deux, mais un seul trou, dans l’alignement du premier en diagonale. Une rainure reliait les deux trous et servait à incruster les nerfs qui ne se voyaient plus une fois la couvrure réalisée. Quant à la couture, il s’agissait pour le relieur de faire le tour de l’unique nerf. Pour cela, il avait deux solutions : une entaille simple ou double. S’il choisissait l’entaille simple, il piquait le papier, faisait le tour du nerf et repiquait au même endroit. Dans l’autre cas, la deuxième entaille était réalisée à côté de la première. Ils passaient ensuite au nerf suivent tout en continuant la couture des cahiers entre eux.

Tranches, gardes, remplis et tranchefiles[modifier | modifier le code]

La technique concernant les gardes connut une principale évolution au cours du Moyen Âge : d’abord recouvertes par les remplis, elles furent par la suite, dès le XIIe siècle, collées par-dessus les remplis, qu’elles cachaient. Ces remplis pouvaient être collés aux coins de plusieurs manières : les techniques ont évolué au cours du temps.

Tout d’abord, jusqu’au XIe siècle, les remplis étaient cousus aux angles : la couvrure était probablement cousue puis emboitée sur l’ais, où elle prenait sa place en séchant. Par la suite, du XIIe au XIVe siècle, une fois les remplis faits, la couvrure en surépaisseur était coupée afin de lisser la couvrure collée sur le contreplat. Enfin, aux XIVe et XVe siècle, les remplis étaient coupés aux coins, de manière à laisser uniquement au centre une languette de protection.

Les tranches quant à elles ont connu une technique qui a dominé tout au long du Moyen Âge : l’ébarbage. Cette opération était réalisée parmi les dernières, lorsque la reliure de l’ouvrage était presque terminée. Ébarbées au fût à rogner, il s’agissait d’une opération délicate car complexe : une grande précision était nécessaire et l’artisan devait tracer sur les tranches, la tête et la gouttière les indications pour l’ébarbage, qui se réalisait par petites parties.

D’autre part, les feuillets des livrets étaient coupés en biseau, en tête et en queue afin de pouvoir loger la tranchefile. Il s’agissait généralement d’un bout de cuir de la largeur du dos de l’ouvrage : le fil de couture était cousu sur deux lanières (nerfs) fixées dans les ais de la même manière que les nerfs de couture.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Elisabeth Baras, Jean Irigoin, Jean Vezin, La reliure médiévale : trois conférences d’initiation, Presses de l'Ecole normale supérieure,
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  • Nathalie Coilly, Les écrins de l’écriture, reliures du Moyen Âge et de la Renaissance à la Bibliothèque de l’Arsenal (Mémoire d’étude),
  • Léon Gilissen, La reliure occidentale antérieure à 1400 d'après les manuscrits de la Bibliothèque royale Albert Ier à Bruxelles (Compte-rendu),
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  • Le Normand (L.-S.), Nouveau manuel complet du relieur en tous genres…, Paris, Roret, 1891
  • Livres en broderies. Reliures françaises du Moyen Âge à nos jours. (Paris : Bibliothèque nationale de France/Dollfus Mieg et Cie, 1995.) Exposition, Paris, BnF, Bibliothèque de l’Arsenal, 30 novembre 1995-25 février 1996.
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  • Service technique de la direction des Archives de France, Règles pour la restauration et la reliure des documents d’archive, Paris, 1999
  • Szirmai (J. A.), The Archaeology of Medieval Bookbinding. Adelshot, Brookfield, Singapore, etc., Ashgate, cop. 1999.
  • Un métier d’art… La reliure, cat expo., (Paris, Musée de la poste, 4 avril-17mai 1981), Paris, Métiers d’art, février 1981.
  • VEZIN, Jean. Évolution des techniques de la reliure médiévale. Paris : Impr. de la Bibliothèque Nationale, 1973

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]