Vélin

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 Ne doit pas être confondu avec Parchemin ou Papier vélin.
Exemple de vélin : folio du Coran bleu (Xe siècle) provenant à l'origine de la bibliothèque de la Grande Mosquée de Kairouan (en Tunisie) ; écrit en coufique doré sur du vélin teint à l'indigo.

Le vélin est une peau de vélot (veau mort-né), très fine, recherchée par les calligraphes, les miniaturistes et les relieurs pour sa blancheur, sa douceur et sa finesse. Le vélin est une spécialité apparue à la fin du Moyen Âge.

La bibliothèque centrale du Muséum d'histoire naturelle de Paris renferme une précieuse collection de 6 998 vélins. Tous de la même dimension (46 × 32 cm), ces vélins sont le support d'images naturalistes d'une extrême finesse (botanique et zoologie surtout, mais aussi minéralogie, paléontologie et anatomie comparée)[1].

En papeterie on désigne sous le nom de papier vélin, parce qu'il évoque la finesse et les qualités mécaniques d'un vélin, un papier sans grain, soyeux et lisse qui a la particularité de ne pas laisser apparaître de vergeures. Ce type de papier, issu de la machine à papier à treillis métalliques extrêmement fins inventée en 1750 par l'Anglais John Baskerville[2], a été créé par Étienne Montgolfier en 1777.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Céline Lestienne, « Les précieux vélins du Muséum », Pour la science, no 470,‎ , p. 64-71.
  2. Raymond Gaudriault et Thérèse Gaudriault, Filigranes et autres caractéristiques des papiers fabriqués en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, éd. CNRS, 1995, p. 40