Cristina Narbona

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Cristina Narbona
Cristina Narbona, en 2014.
Cristina Narbona, en .
Fonctions
Présidente du Parti socialiste ouvrier espagnol
En fonction depuis le
(2 mois)
Prédécesseur Javier Fernández (intérim)
Micaela Navarro
Présidente de la direction provisoire du Parti socialiste de Madrid-PSOE

(1 mois et 20 jours)
Prédécesseur Rafael Simancas
Successeur Tomás Gómez
Ministre espagnole de l'Environnement

(3 ans, 11 mois et 27 jours)
Président du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero
Gouvernement Zapatero I
Prédécesseur Elvira Rodríguez
Successeur Elena Espinosa
Biographie
Nom de naissance María Cristina Narbona Ruiz
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Madrid (Espagne)
Nationalité Espagnole
Parti politique PSOE
Conjoint Josep Borrell
Diplômée de Université de Rome
Profession Universitaire

Cristina Narbona
Ministres de l'Environnement d'Espagne

María Cristina Narbona Ruiz, née le à Madrid, est une femme politique espagnole membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Elle est ministre de l'Environnement entre et .

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

En , sa famille s'installe à Rome où ses parents sont correspondants de presse, son père pour Radio Nacional de España (RNE) et sa mère pour le journal Pueblo. Elle obtient ensuite un doctorat en sciences économiques à l'université de Rome.

Retour en Espagne[modifier | modifier le code]

Elle fait son retour en Espagne en afin d'enseigner à l'université de Séville. Sept ans plus tard, elle est choisie en tant que vice-conseillère au département de l'Économie de la Junte d'Andalousie et occupe ce poste jusqu'en 1985.

Haute fonctionnaire[modifier | modifier le code]

Au mois de , le nouveau ministre des Travaux publics et des Transports Josep Borrell la nomme directrice générale du Logement et de l'Architecture. Elle devient secrétaire d'État à l'Environnement et au Logement du ministère, le . Cette année-là, elle adhère au PSOE.

Ascension en politique[modifier | modifier le code]

Dans la perspective des élections législatives anticipées du , elle est investie en deuxième position dans la province d'Almería. Au cours du scrutin, elle est élue au Congrès des députés. En , elle est choisie pour exercer les fonctions de porte-parole du groupe socialiste à la commission parlementaire de l'Environnement.

À l'occasion des élections municipales du , elle est élue au conseil municipal de Madrid sur la liste emmenée par Trinidad Jiménez. Elle décide alors de ne pas se représenter aux élections législatives du . Au mois de suivant, elle intègre la commission exécutive fédérale du PSOE, dirigée par José Luis Rodríguez Zapatero, au poste de secrétaire à l'Environnement et à l'Aménagement du territoire.

Ministre de l'Environnement[modifier | modifier le code]

Aux élections législatives du , elle est candidate au Congrès des députés dans la Communauté de Madrid, occupant la sixième position de la liste conduite par Zapatero.

Le suivant, Cristina Narbona est nommée ministre de l'Environnement dans le premier gouvernement minoritaire de Zapatero. Elle quitte la commission exécutive du PSOE en .

Elle s'est particulièrement impliquée dans le domaine de l'énergie, en proposant des mesures concrètes pour remplir les objectifs du protocole de Kyoto et développer les énergies renouvelables, et de fermer à terme toutes les centrales nucléaires d'Espagne. Elle a également décidé de modifier la politique hydraulique espagnole de transvasement des eaux des fleuves du Nord vers ceux du Sud.

Le , le secrétaire général du Parti socialiste de Madrid-PSOE Rafael Simancas démissionne après l'échec des socialistes aux élections locales du . La direction nationale du parti décide de nommer une direction provisoire, chargée de l'organisation d'un congrès extraordinaire. Narbona en prend la présidence. Elle est remplacée le par le maire de Parla Tomás Gómez, élu secrétaire général du PSM-PSOE.

Passage au second plan[modifier | modifier le code]

Elle remonte en quatrième place de la liste de Madrid aux élections législatives du . Elle n'est pas reconduite au sein du nouveau gouvernement, formé le . Elle se voit désignée deux semaines plus tard ambassadrice auprès de l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE). Ceci la contraint à quitter son mandat parlementaire.

Cependant, en vue des élections législatives anticipées du , le chef de file socialiste Alfredo Pérez Rubalcaba la place de nouveau à la quatrième place de la liste de Madrid. Elle est brièvement deuxième vice-présidente de la commission de la Santé, devenant ensuite porte-parole à la commission d'Étude du changement climatique.

Elle démissionne le , afin de prendre ses fonctions au conseil de sécurité nucléaire (CSN).

Président du PSOE[modifier | modifier le code]

Après avoir participé activement à la campagne de Pedro Sánchez, ce dernier lui propose le poste de présidente du PSOE. Dans un premier temps réticente, elle accepte finalement la proposition et annonce qu'elle démissionne de ses fonctions au conseil de sécurité nucléaire. Elle est investie le lors du 39e congrès du PSOE.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle est en couple avec Josep Borrell.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]