Parti populaire (Espagne)

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Parti populaire
(es) Partido Popular
Image illustrative de l’article Parti populaire (Espagne)
Logotype officiel.
Présentation
Président Alberto Núñez Feijóo
Fondation (AP)
(PP)
Siège 13, rue de Gênes
28004 Madrid (Espagne)
Secrétaire générale Cuca Gamarra
Coordonnateur général Elías Bendodo (es)
Vice-secrétaires généraux Esteban González Pons
Carmen Navarro Lacoba
Pedro Rollán
Miguel Tellado (es)
Juan Bravo
Positionnement Centre droit[1],[2],[3],[4] à droite[5],[6],[7]
Idéologie Conservatisme[8],[9]
Monarchisme[10]
Libéral-conservatisme[11],[12],[13],[9]
Démocratie chrétienne[11],[9]
Europhilie[14]
Unionisme espagnol
Atlantisme[14]
Affiliation européenne Parti populaire européen
Affiliation internationale Internationale démocrate centriste
Union démocrate internationale
Adhérents 778 046 ()[15]
Couleurs
  • Bleu
Site web pp.es
Présidents de groupe
Congrès des députés Cuca Gamarra
Sénat Javier Maroto
Parlement européen Manfred Weber (PPE)
Représentation
Députés
88  /  350
Sénateurs
97  /  266
Députés européens
13  /  59

Le Parti populaire (en espagnol : Partido Popular, abrégé en PP) est un parti politique libéral-conservateur espagnol.

Il est fondé en 1989 par Manuel Fraga, ancien ministre franquiste et chef de la droite conservatrice depuis le retour à la démocratie, en 1977.

Emmené par José María Aznar, il remporte les élections générales de 1996 et de 2000. Aznar se retire en 2003 au profit de Mariano Rajoy, qui est président du gouvernement de 2011 à 2018. Après la démission de Rajoy dans un contexte de scandales de corruption entourant le parti ainsi qu'une motion de censure ayant conduit à la chute du gouvernement Rajoy II, Pablo Casado est élu président du PP. Ce dernier est contraint de renoncer au bout de quatre ans au profit d'Alberto Núñez Feijóo, à la suite d'une fronde interne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation (1989)[modifier | modifier le code]

Le Parti populaire est créé en par une « refondation » de l'Alliance populaire (AP).

Cette fédération de partis conservateurs a été fondée en par d'anciennes personnalités du régime franquiste qui avaient décidé de ne pas rejoindre l'Union du centre démocratique (UCD). Son principal dirigeant est l'ancien ministre franquiste Manuel Fraga.

L'AP entre en crise profonde après son congrès de , qui suit l'échec de la Coalition populaire aux élections de et la démission de Fraga. Ce dernier décide finalement de reprendre la direction du parti et d'en assurer une rénovation profonde. Le congrès de marque donc la naissance du Parti populaire, qui élargit sa base idéologique aux idéaux du libéralisme économique et de la démocratie chrétienne. Il absorbe alors le Parti libéral (PL) et la Démocratie chrétienne (DC), devenant le parti hégémonique du centre droit et de la droite en Espagne.

Le , le PP investit sur décision de Fraga le président de la Junte de Castille-et-León José María Aznar chef de file pour les élections générales anticipées du mois suivant, après avoir écarté Isabel Tocino et Marcelino Oreja. Au cours du scrutin, Aznar échoue à briser le plafond de verre qui bloque la droite espagnole depuis avec 25,8 % des voix et 107 députés sur 350. Un nouveau congrès, convoqué en , porte Aznar à la présidence du Parti populaire, tandis que Manuel Fraga reçoit le titre de président fondateur.

Ascension (1989-1996)[modifier | modifier le code]

Le parti connaît un premier succès symbolique au cours des élections anticipées de  : avec 34,7 % des suffrages et 141 députés, il réalise le meilleur score pour un parti issu du centre droit depuis l'UCD en . Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), au pouvoir depuis , se trouve contraint de former un gouvernement minoritaire.

Les élections européennes de marquent la première victoire nationale du centre droit espagnol depuis quinze ans. La liste que conduit l'ancien commissaire européen Abel Matutes rassemble 40,1 % des suffrages, soit dix points d'avance sur la liste socialiste de Fernando Morán. 1 700 000 voix séparent les deux formations, au bénéfice des conservateurs.

Moins d'un an après, les élections autonomiques et municipales de constituent un triomphe pour le Parti populaire, qui arrache au Parti socialiste la Communauté de Madrid, la Communauté valencienne, les Asturies, la Région de Murcie, La Rioja et l'Aragon, ainsi que Saragosse, Malaga, Grenade, Almería, Cadix, Vigo, Valladolid, Salamanque, Alicante ou encore Murcie. Il gagne au total 31 villes de plus de 75 000 habitants. En conséquence, le PP obtient la présidence de la Fédération espagnole des villes et des provinces (FEMP) au profit de Rita Barberá.

Années au pouvoir avec Aznar (1996-2004)[modifier | modifier le code]

VIe législature

Dix-neuf ans après la fondation de l'Alliance populaire, les conservateurs arrivent au pouvoir. Le Parti populaire remporte en effet 156 sièges et 38,79 % des voix aux élections générales anticipées du . Le suivant, José María Aznar, après deux mois de longues tractations avec les petits partis nationalistes, est élu président du gouvernement et forme son premier cabinet.

Parmi les mesures prises sous le premier mandat d'Aznar, on peut citer la réduction des dépenses publiques et l'accomplissement des critères de Maastricht pour adhérer à l'euro, la libéralisation économique (augmentation de la concurrence et développement du marché des télécommunications) ou encore la fin du service militaire obligatoire et la professionnalisation des Forces armées espagnoles.

Durant cette période, les bonnes relations entre le Parti populaire et le Parti nationaliste basque (EAJ/PNV), qui soutenait le Gouvernement au Congrès des députés, se sont très fortement dégradées. En effet, en 1998, un an après le pacte de toutes les forces politiques basques contre l'ETA, l'EAJ/PNV a négocié une trêve avec l'organisation indépendantiste basque, ce qui conduisit à une rupture des alliances PP-EAJ/PNV au parlement de la communauté autonome du Pays basque, à la mairie de Bilbao et, bien sûr, au parlement national (ce qui n'empêchait en rien la droite de gouverner, celle-ci bénéficiant du soutien des catalans de Convergence et Union (CiU) notamment).

De même, le ministre de l'Intérieur, Jaime Mayor Oreja, d'origine basque, renforça la lutte anti-terroriste en s'attaquant non seulement aux commandos et dépôts clandestins de l'ETA, mais aussi à toutes les structures légales, notamment les entreprises, dont elle se servait pour se financer et s'approvisionner.

Par ailleurs, en 1999, Javier Arenas, ministre du Travail et des Affaires sociales, remplace Francisco Álvarez-Cascos au poste de secrétaire général du PP.

VIIe législature

Après quatre ans au pouvoir, le Parti populaire remporte une nette majorité absolue lors des élections générales du , avec 44,52 % et 183 députés. Réélu président, José María Aznar forme son second gouvernement le .

Durant ce second mandat, l'Espagne fut engagée dans la guerre d'Irak et connut une marée noire causée par le naufrage du pétrolier Prestige. Des régularisations de étrangers en situation irrégulière furent engagées, tandis qu'une réforme du marché du travail causa une importante grève générale. Par ailleurs, sur le front de la lutte anti-terroriste, un pacte national (« Pacte pour les libertés et contre le terrorisme ») fut signé entre le PP et le PSOE à l'initiative du secrétaire général de ce dernier, José Luis Rodríguez Zapatero (ce pacte excluait les questions de terrorisme des querelles électorales), tandis qu'en 2003, le parti Batasuna, vitrine politique de l'ETA fut interdit.

Le , le premier vice-président du gouvernement, ministre de la présidence et porte-parole du gouvernement, Mariano Rajoy, fut désigné secrétaire général du PP et candidat à la succession d'Aznar pour l'année suivante. Ce dernier avait en effet promis qu'il ne ferait que deux mandats à la tête du gouvernement.

Retour dans l'opposition (2004-2011)[modifier | modifier le code]

Siège du Parti populaire, situé au 13 de la calle Génova (rue de Gênes), à Madrid.

Les élections du sont une défaite pour le Parti populaire, notamment à la suite de la crise consécutive aux attentats de Madrid du 11 mars 2004, le président du gouvernement José María Aznar voulant imputer à l'ETA plutôt qu'à Al-Qaïda cet évènement. Les socialistes seront vainqueurs du scrutin en créant la surprise générale.

En 2007, un rapport d'enquête et un procès ont finalement reconnu, sans équivoque, la responsabilité d'Al Qaida, ce que le PP a finalement admis.

Le PP devient alors le plus grand parti d'opposition au Congrès des députés (avec 148 élus sur 350) et n'est qu'à quatre sièges de la majorité absolue au Sénat (avec 126 sénateurs sur 259). Depuis 2004, le PP s'oppose frontalement au gouvernement, en particulier contre le droit au mariage et à l'adoption pour les homosexuels, du retour des troupes de l'armée espagnole d'Irak, de la réforme du statut d'autonomie de la Catalogne, de la réforme de l'enseignement confessionnel à l'école publique, ainsi que des négociations visant à l'abandon de la violence par l'organisation séparatiste basque ETA.

Au Parlement européen, ce parti siège dans le groupe du PPE, avec 24 députés.

Lors des élections du , le PP se renforce (154 sièges sur 350) sans empêcher les socialistes de conserver le pouvoir. Au Sénat, il recule légèrement, ne comptant plus que 124 sénateurs sur 263. À la suite de ce scrutin, Mariano Rajoy, président depuis quatre ans, annonce qu'il souhaite conserver son poste. S'ensuit une crise interne, avec des rumeurs de candidature à la présidence du PP d'Esperanza Aguirre ou de Juan Costa, qui est finalement résolue lors du XVIe Congrès national de juin à Valence, au cours duquel Rajoy est réélu président et nomme María Dolores de Cospedal au poste de secrétaire général, en remplacement d'Ángel Acebes.

Le , le PP rompt son alliance permanente avec l'Union du peuple navarrais après que son président, Miguel Sanz, a demandé à ses deux représentants au Congrès des députés de s'abstenir lors du vote d'admission du projet de loi de finances (PGE), et annonce la refondation du Parti populaire de Navarre, dissous en 1991.

Lors des élections régionales du en Galice, le parti conservateur remporte 38 sièges sur 75, soit juste la majorité absolue. Environ un mois et demi plus tard, le leader régional du PP, Alberto Núñez Feijóo, devient président de la Junte de Galice. Ce même , le PP se classe troisième (avec treize députés sur 75) lors des élections au Pays basque et s'allie avec le Parti socialiste, permettant aux conservateurs d'obtenir la présidence du Parlement basque tandis que le socialiste Patxi López devient le premier lehendakari (chef du gouvernement) non nationaliste du Pays basque.

Peu après, le , le PP s'impose aux élections européennes avec 42,72 % des suffrages et 23 sièges sur 50 pour la liste de Jaime Mayor Oreja, contre 39,93 % et 21 sièges à celle du socialiste Juan Fernando López Aguilar.

Alors que plusieurs de ses cadres sont poursuivis dans le cadre de l'affaire Gürtel (un réseau de corruption d'élus en échange de contrats événementiels) depuis le début de l'année 2009, la secrétaire générale du parti accuse, au mois d'août, le gouvernement de pratiquer des écoutes illégales à l'encontre de certains dirigeants du parti[16]. À l'automne, le parti subit une grave crise interne, avec la destitution de son secrétaire général dans la Communauté valencienne, Ricardo Costa, mis en cause dans l'affaire Gürtel, et la bataille entre les proches d'Esperanza Aguirre et d'Alberto Ruiz-Gallardón pour le contrôle de la caisse d'épargne Caja Madrid[17],[18].

Aux élections régionales et municipales du , le PP remporte une large victoire en s'imposant dans des fiefs socialistes comme l'Estrémadure, la Castille-La Manche, l'Aragón et Séville. Un mois plus tard, le président de la Généralité valencienne, Francisco Camps, démissionne à la suite de sa mise en examen dans l'affaire Gürtel, et est remplacé par Alberto Fabra.

Gouvernements Rajoy (2011-2018)[modifier | modifier le code]

Aux élections générales anticipées du 20 novembre 2011, le parti obtient son meilleur score, avec 44,6 % des suffrages et 186 députés sur 350, soit un dixième de point et trois sièges de plus qu'au scrutin de 2000. C'est la première fois, depuis 1982, qu'un parti accède au pouvoir en remportant directement la majorité absolue des députés. Lors du XVIIe congrès du parti à Séville le , Mariano Rajoy est réélu président du Parti populaire.

Après quasiment deux ans de retard, le XVIIIe congrès du Parti populaire se tient en , avec pour but d'élire une direction nationale et approuver de nouveaux statuts. Mariano Rajoy est réélu président du parti pour un nouveau mandat, obtenant 95 % des voix. María Dolores de Cospedal conserve son poste de secrétaire générale mais Fernando Martínez-Maíllo est promu coordonnateur général pour contrebalancer le pouvoir de la numéro deux du parti, un poste déjà occupé par Ángel Acebes entre et . Les vice-secrétaires généraux sont eux aussi confirmés dans leurs fonctions et les derniers soutiens d'Aznar ne sont pas renouvelés au sein de la direction nationale.

Chute de Rajoy et opposition (depuis 2018)[modifier | modifier le code]

Après l'adoption de la motion de censure de 2018 contre Mariano Rajoy le , dans le contexte de la condamnation du PP à la responsabilité civile dans le cadre du premier volet de l'affaire Gürtel, le secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Sánchez, est investi président du gouvernement d'Espagne. Dix jours plus tard, la direction élargie convoque le XIXe congrès de manière anticipée.

Lors des élections générales espagnoles d'avril 2019, le Parti populaire sous la direction de Pablo Casado, obtient le plus mauvais score de son histoire, avec 66 députés au congrès.

Aux élections générales de novembre 2019, le parti rebondit légèrement et dépasse à nouveau 20% des voix.

En mai 2021, le PP mené par Isabel Díaz Ayuso remporte les élections régionales madrilènes haut-la-main avec 45% des voix.

Rivalité entre Ayuso et Casado[modifier | modifier le code]

Des tensions entre Isabel Díaz Ayuso et la direction nationale apparaissent en , lorsque la présidente de la communauté de Madrid postule publiquement à la présidence du Parti populaire de la communauté de Madrid (PPCM). Alors que Pablo Casado et le secrétaire général Teodoro García Egea cherchent des candidats alternatifs et ne soutiennent pas formellement Isabel Díaz Ayuso, celle-ci confirme à plusieurs reprises ses intentions et appelle même à la tenue du congrès dans les six premiers mois de [19]. Pablo Casado cherche à éviter qu'avec la présidence du PPCM, Isabel Díaz Ayuso accumule un important pouvoir interne, faisant d'elle une rivale, voire un recours en cas d'échec du PP aux prochaines élections générales, attendues en 2023[20].

À peine quelques jours après les élections du 13 février 2022 aux Cortes de Castille-et-León, le PP sombre dans de fortes divisions internes, Pablo Casado et Isabel Díaz Ayuso se livrant à ce que plusieurs analystes qualifient de « guerre »[21],[22].

Ayuso accuse Casado de mener un plan pour la détruire politiquement, alors qu'elle est mise en cause par les cadres dirigeants dans une possible affaire de trafic d'influence au profit de son frère[23]. Sur ordre de Teodoro García Egea, la direction a mené des investigations sur la présidente de la communauté de Madrid pendant plusieurs mois et aurait tenté d'embaucher un détective privé afin d'enquêter sur Ayuso et sa famille[24]. Le parti décide finalement de clôturer la procédure disciplinaire interne d'Ayuso le 19 février, jugeant « satisfaisantes » les explications apportées par cette dernière[22]. Ces remous provoquent la chute du PP et la montée du parti d'extrême droite Vox, qui surpasse le PP pour la première fois dans un sondage national[25].

Après la démission de Teodoro García Egea le , Pablo Casado s'entend avec les « barons » du parti — présidents des organisations régionales — le pour convoquer de manière extraordinaire le XXe congrès national et rester président en titre jusque-là, confiant à Cuca Gamarra le poste de coordonnatrice générale et à Esteban González Pons la présidence du comité d'organisation du conclave, pour lequel le président de la Junte de Galice Alberto Núñez Feijóo fait figure de grand favori[26].

Idéologie[modifier | modifier le code]

Principaux membres[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

Nom Mandat Remarque
Manuel Fraga Manuel Fraga
(1922-2012)
-
(1 an, 2 mois et 11 jours)
Président de l'Alliance populaire (1979-1987)
Président de la Junte de Galice (1990-2005)
Président fondateur du PP (1990-2012)
José María Aznar José María Aznar -
(14 ans, 6 mois et 1 jour)
Président de la Junte de Castille-et-León (1987-1989)
Président du gouvernement (1996-2004)
Président d'honneur du PP (2004-2016)
Mariano Rajoy Mariano Rajoy -
(13 ans, 9 mois et 19 jours)
Ministre des Administrations publiques (1996-1999)
Ministre de l'Éducation et de la Culture (1999-2000)
Premier vice-président du gouvernement (2000-2003)
Ministre de la Présidence (2000-2001)
Ministre de l'Intérieur (2001-2002)
Ministre de la Présidence (2002-2003)
Porte-parole du gouvernement (2002-2003)
Secrétaire général du PP (2003-2004)
Président du gouvernement (2011-2018)
Pablo Casado Pablo Casado
(3 ans, 8 mois et 12 jours)
Député d'Ávila (2011-2019)
Député de Madrid (2019-2022)
Pablo Casado Alberto Núñez Feijóo depuis le
(7 mois et 28 jours)
Président de la Junte de Galice (2009-2022)

Secrétaires généraux[modifier | modifier le code]

Nom Mandat Remarque
Francisco Álvarez-Cascos Francisco Álvarez-Cascos -
(10 ans et 9 jours)
Premier vice-président du gouvernement (1996-2000)
Ministre de la Présidence (1996-2004)
Président de la principauté des Asturies (2011-2012)
Président du Forum des Asturies (2011-)
Javier Arenas Javier Arenas -
(4 ans, 7 mois et 4 jours)
Ministre du Travail et des Affaires sociales (1996-1999)
Ministre des Administrations publiques (2002-2003)
Second vice-président du gouvernement (2003-2004)
Ministre de la Présidence (2003-2004)
Mariano Rajoy Mariano Rajoy -
(1 an et 28 jours)
Ministre des Administrations publiques (1996-1999)
Ministre de l'Éducation et de la Culture (1999-2000)
Premier vice-président du gouvernement (2000-2003)
Ministre de la Présidence (2000-2001)
Ministre de l'Intérieur (2001-2002)
Ministre de la Présidence (2002-2003)
Porte-parole du gouvernement (2002-2003)
Président du PP (2004-2018)
Président du gouvernement (2011-2018)
Ángel Acebes Ángel Acebes -
(3 ans, 8 mois et 18 jours)
Ministre des Administrations publiques (1999-2000)
Ministre de la Justice (2000-2002)
Ministre de l'Intérieur (2002-2004)
María Dolores de Cospedal María Dolores de Cospedal -
(10 ans, 1 mois et 4 jours)
Présidente de la Junte des communautés de Castille-La Manche (2011-2015)
Ministre de la Défense (2016-2018)
Teodoro García Egea Teodoro García Egea
(3 ans, 6 mois et 27 jours)
Député de Murcie (depuis 2011)
Cuca Gamarra Cuca Gamarra depuis le
(7 mois et 27 jours)
Maire de Logroño (2011-2019)
Députée de La Rioja (depuis 2019)
Porte-parole du groupe parlementaire (depuis 2020)

Principaux dirigeants actuels[modifier | modifier le code]

Comité exécutif national formé après le XXe congrès
Fonction Titulaire Mandat
Président Alberto Núñez Feijóo Sénateur désigné de Galice
Ex-président de la Junte de Galice
Secrétaire générale Cuca Gamarra Députée de La Rioja
Coordonnateur général Elías Bendodo (es) Sénateur désigné d'Andalousie
Député andalou de Malaga
Ex-conseiller andalou à la Présidence
Vice-secrétaire général à la Politique institutionnelle Esteban González Pons Député européen
Vice-secrétaire générale aux Politiques sociales Carmen Navarro Lacoba Députée d'Albacete
Vice-secrétaire général à la Coordination des communautés autonomes et locales Pedro Rollán Sénateur de Madrid
Ex-président de la communauté de Madrid par intérim
Ex-maire de Torrejón de Ardoz
Vice-secrétaire général à l'Organisation territoriale Miguel Tellado (es) Sénateur désigné de Galice
Député galicien de La Corogne
Vice-secrétaire général à la Politique économique Juan Bravo Sénateur désigné d'Andalousie
Député andalou de Jaén
Ex-conseiller andalou aux Finances
Président du comité des droits et garanties José Antonio Monago Député estrémègne de Badajoz
Sénateur désigné d'Estrémadure
Ex-président d'Estrémadure
Président du comité électoral national Diego Calvo (es) Second vice-président de la Junte de Galice

Congrès[modifier | modifier le code]

Les congrès du Parti populaire sont numérotés à la suite de ceux de l'Alliance populaire.

# Année Lieu Président Remarques
IXe Madrid Manuel Fraga Transformation d'Alliance populaire en Parti populaire
Xe Séville José María Aznar Manuel Fraga devient président fondateur et cède la présidence à José María Aznar.
XIe Madrid José María Aznar José María Aznar remplace plusieurs cadres historiques de l'ancienne Alliance populaire pour faire entrer des technocrates, des femmes et d'anciens membres de la défunte UCD.
XIIe Madrid José María Aznar Annonce de l'adhésion de Josep Piqué, ministre de l'Industrie anciennement proche des nationalistes catalans, avec pour but de renforcer les positions du PP en Catalogne.
XIIIe Madrid José María Aznar Javier Arenas, ancien cadre de l'UCD, remplace Francisco Álvarez-Cascos — en fonction depuis dix ans — au secrétariat général, dans l'objectif de renforcer l'image centriste du PP.
XIVe Madrid José María Aznar José María Aznar confirme qu'il s'agit de son dernier mandat et laisse entendre que sa succession se jouera entre le secrétaire général Javier Arenas, les vice-secrétaires généraux Rodrigo Rato, Mariano Rajoy et Jaime Mayor Oreja, et le président du comité électoral Ángel Acebes.
XVe Madrid Mariano Rajoy Mariano Rajoy, secrétaire général et dirigeant de facto depuis , est élu président. Il répartit les principales fonctions exécutives avec le nouveau secrétaire général, Ángel Acebes.
XVIe Valence Mariano Rajoy Mariano Rajoy est réélu avec un record de votes blancs après une fronde interne menée par Esperanza Aguirre. Il remplace les proches d'Aznar par des cadres de la nouvelle génération aux postes-clés : María Dolores de Cospedal au secrétariat général et Soraya Sáenz de Santamaría comme porte-parole du groupe au Congrès.
XVIIe Séville Mariano Rajoy La proposition d'organiser une élection du président par les militants est rejetée. Alors que le PP gouverne depuis moins de trois mois, les ministres sont exclus des postes exécutifs (plusieurs siègent au comité exécutif, sans fonction attribuée).
XVIIIe Madrid Mariano Rajoy Retardé d'un an en raison du blocage institutionnel né du résultat des élections générales de 2015 puis de la répétition électorale de 2016.
Adoption d'un système d'élection du président faisant intervenir le vote des militants. Fernando Martínez-Maíllo est nommé coordonnateur général pour décharger la secrétaire générale María Dolores de Cospedal, également ministre de la Défense et présidente du PP de Castille-La Manche.
XIXe Madrid Pablo Casado Convoqué après le renversement de Rajoy au Congrès des députés.
Pablo Casado est élu face à Soraya Sáenz de Santamaría, qui l'avait devancé lors du vote des militants, le tout premier du genre organisé pour un congrès du PP.
XXe Séville Alberto Núñez Feijóo Convoqué à la suite de la crise interne inédite ayant opposé Pablo Casado et Isabel Díaz Ayuso, qui a contraint le premier à renoncer à un nouveau mandat.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections générales[modifier | modifier le code]

Année Chef de file Congrès des députés Sénat Gouvernement
Voix % # Sièges
1989 José María Aznar 5 285 972 25,79 2e
103  /  350
73  /  208
Opposition
1993 José María Aznar 8 201 463 34,76 (en augmentation) 2e (en stagnation)
138  /  350
90  /  208
Opposition
1996 José María Aznar 9 716 006 38,79 (en augmentation) 1er (en augmentation)
153  /  350
106  /  208
Aznar I
2000 José María Aznar 10 321 178 44,52 (en augmentation) 1er (en stagnation)
180  /  350
123  /  208
Aznar II
2004 Mariano Rajoy 9 763 144 37,71 (en diminution) 2e (en diminution)
146  /  350
97  /  208
Opposition
2008 Mariano Rajoy 10 278 010 39,94 (en augmentation) 2e (en stagnation)
152  /  350
98  /  208
Opposition
2011 Mariano Rajoy 10 866 566 44,63 (en augmentation) 1er (en augmentation)
185  /  350
129  /  208
Rajoy I
2015 Mariano Rajoy 7 236 965 28,71 (en diminution) 1er (en stagnation)
120  /  350
120  /  208
Rajoy I
2016 Mariano Rajoy 7 941 236 33,01 (en augmentation) 1er (en stagnation)
134  /  350
126  /  208
Rajoy II (2016-2018), opposition (2018-2019)
04/2019 Pablo Casado 4 373 653 16,69 (en diminution) 2e (en diminution)
66  /  350
55  /  208
Opposition
11/2019 Pablo Casado 5 047 040 20,81 (en augmentation) 2e (en stagnation)
88  /  350
84  /  208
Opposition

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Année Tête de liste Voix % # Sièges Groupe
1987 Manuel Fraga 4 747 283 24,65 2e
17  /  60
PPE
1989 Marcelino Oreja 3 395 015 21,41 (en diminution) 2e (en stagnation)
15  /  60
PPE
1994 Abel Matutes 7 453 900 40,12 (en augmentation) 1er (en augmentation)
28  /  64
PPE-DE
1999 Loyola de Palacio 8 410 993 39,74 (en diminution) 1er (en stagnation)
27  /  64
PPE-DE
2004 Jaime Mayor Oreja 6 393 192 41,21 (en augmentation) 2e (en diminution)
24  /  54
PPE-DE
2009 Jaime Mayor Oreja 6 670 377 42,12 (en augmentation) 1er (en augmentation)
23  /  50
PPE
2014 Miguel Arias Cañete 4 098 339 26,09 (en diminution) 1er (en stagnation)
16  /  54
PPE
2019 Dolors Montserrat 4 510 193 20,13 (en diminution) 2e (en diminution)
12  /  54
PPE

Fédérations[modifier | modifier le code]

Fédération Président Représentation
Localización Andalucía.png Andalousie (PPA) Juan Manuel Moreno
(Président de la Junte)
58  /  109
Localización Aragón.png Aragon (PP Aragon) Jorge Azcón (es)
(Maire de Saragosse)
16  /  67
Localización Asturias.png Asturies (PP Asturias) Vacant
10  /  45
Localización Islas Baleares.png Îles Baléares (PPIB) Marga Prohens (es)
16  /  59
Localización Comunidad Vasca.png Pays basque (PPV) Carlos Iturgaiz
4  /  75
Localización Canarias.png Canaries (PP Canarias) Manuel Domínguez (es)
(Maire de Los Realejos)
11  /  70
Localización Cantabria.png Cantabrie (PP Cantabria) María José Sáenz de Buruaga (es)
9  /  35
Localización Castilla-La Mancha.png Castille-La Manche (PPCLM) Paco Núñez (es)
10  /  33
Localización Castilla y León.png Castille-et-León (PPCyL) Alfonso Fernández Mañueco
(Président de la Junte)
31  /  81
Localización Cataluña.png Catalogne (PPC) Alejandro Fernández
3  /  135
Localización Extremadura.png Estrémadure (PP-E) María Guardiola
20  /  65
Localización Galicia.png Galice (PPdeG) Alfonso Rueda
(Président de la Junte)
42  /  75
Localización Comunidad de Madrid.png Communauté de Madrid (PPCM) Isabel Díaz Ayuso
(Présidente)
65  /  136
Localización Región de Murcia.png Région de Murcie (PPRM) Fernando López Miras
(Président)
16  /  45
Localización Navarra.png Navarre (PPN) Ana Beltrán (es)
2  /  50
Localización La Rioja.png La Rioja (PPLR) Alberto Galiana
12  /  33
Localización Comunidad Valenciana.png Communauté valencienne (PPCV) Carlos Mazón (es)
(Président de la députation d'Alicante)
19  /  99

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Thomas Jansen et Steven Van Hecke, At Europe's Service : the Origins and Evolution of the European People's Party, Berlin, Heidelberg, Springer Science & Business Media, (ISBN 978-3-642-19414-6, lire en ligne), p. 53« The right-wing Conservative AP was now transformed into a party of the centre-right: it was renamed People's Party (Partido Popular, PP) in the spring of 1989. ».
  2. (en) Michael T. Newton, Institutions of Modern Spain : A Political and Economic Guide, Cambridge University Press, , 379 p. (ISBN 978-0-521-57508-9, lire en ligne), p. 200« Since the 're-launch' of 1989, the party has established itself clearly as a party of the centre-right... ».
  3. (en) Madalena Meyer Resende, Catholicism and Nationalism : Changing Nature of Party Politics, Routledge, , 108 p. (ISBN 978-1-317-61061-8, lire en ligne), xix« In 1989 the AP transformed into the Partido Popular (PP) – a coalition of center-right forces... ».
  4. (en) Peter Matuschek, Christian Democratic Parties in Europe Since the End of the Cold War, Leuven University Press, , 343 p. (ISBN 978-90-5867-377-0, lire en ligne), « Who Learns from Whom: The Failure of Spanish Christian Democracy and the Success of the Partido Popular », p. 243.
  5. Llamanzares Iván, Ramiro Luis et Saumade Frédéric, « Les espaces politiques restreints de la droite radicale espagnole. Une analyse des facteurs politiques de la faiblesse de la nouvelle droite en Espagne », Pôle Sud, vol. 2, no 25,‎ , p. 137-152 (lire en ligne, consulté le ).
  6. Erwan Basnier, « Système de partis politiques et comportements électoraux en Espagne de 1977 à 2001 », Vingtième Siècle : Revue d'histoire, vol. 2, no 74,‎ , p. 43-55 (lire en ligne, consulté le ).
  7. José Manuel Fajardo, « Une Espagne encore malade de son passé », Le Monde diplomatique,‎ , p. 8 (lire en ligne, consulté le ).
  8. Svante Ersson et Jan-Erik Lane, Politics and Society in Western Europe, SAGE, , 4e éd., 386 p. (ISBN 978-0-7619-5862-8, lire en ligne), p. 108
  9. a b et c (en) Vít Hloušek et Lubomír Kopeček, Origin, ideology and transformation of political parties : East-Central and Western Europe compared, Farnham, Ashgate, , 263 p. (ISBN 978-0-7546-7840-3, lire en ligne), p. 159« From its original emphasis on a 'united and Catholic Spain', in the 1980s and 1990s it gradually evolved under the leadership of José Maria Aznar into a pragmatically-oriented conservative formation, with Christian democratic and, even more strongly, economically liberal elements. ».
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  11. a et b (en) Wolfram Nordsieck, « Spain », sur www.parties-and-elections.eu.
  12. (es) « Partido Popular, ¿el partido de los trabajadores? », sur vnavarro.org.
  13. (es) « Entrevista al profesor Navarro sobre el pacto PSOE-PP », sur vnavarro.org.
  14. a et b « Wayback Machine », sur web.archive.org,
  15. (es) Antonio Salvador et Ana Belén Ramos, « El PP ganó 4.600 afiliados en 2020 y remonta tras la crisis por la irrupción de Vox », El Independiente,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  16. (es) « Cospedal asegura que el Gobierno ha ordenado espiar a dirigentes del PP », sur El País, (consulté le ).
  17. (es) « Rajoy se harta del caos en el PP », sur El País, (consulté le ).
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  19. (es) Diana Fresneda, « Cronología de la guerra abierta entre Casado y Ayuso: de una estrecha amistad a acusaciones de corrupción », sur El País, (consulté le )
  20. Mathieu de Taillac, « La droite espagnole s’écharpe en public », sur Le Figaro, (consulté le )
  21. (es) Natalia Junquera, « Guerra híbrida en el PP », sur El País, (consulté le )
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  23. (es) Elsa García de Blas, « La ruptura entre Casado y Ayuso abre en canal al PP », sur El País, (consulté le )
  24. (es) « Implicados en el espionaje a Ayuso señalan que el encargo inicial partió de la "sala de guerra" de García Egea », sur ELMUNDO, (consulté le )
  25. (es) « Encuesta OKDIARIO: Vox da el sorpasso al PP por primera vez tras el 'caserazo', Castilla y León y el fratricidio Casado-Ayuso », sur okdiario.com, (consulté le )
  26. (es) Cristina de la Hoz, « Casado aguanta hasta el congreso y pide a Feijóo que le suceda al frente del partido », sur El Independiente, (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]