Isabel Tocino

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Isabel Tocino
Fonctions
Ministre de l'Environnement d'Espagne
Président du gouvernement José María Aznar
Prédécesseur Josep Borrell
Successeur Jaume Matas
Vice-présidente du Parti populaire
Président Manuel Fraga
Biographie
Nom de naissance Isabel Tocino Biscarolasaga
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Santander (Espagne)
Parti politique AP, puis PP
Diplômé de Université complutense de Madrid
Profession Juriste
Femme d'affaires

Isabel Tocino
Ministres de l'Environnement

Isabel Tocino Biscarolasaga, née le à Santander, est une femme politique espagnole, membre du Parti populaire (PP).

En 1986, elle entre à la direction de l'Alliance populaire (AP) et est élue au Congrès des députés. Désignée, trois ans plus tard, vice-présidente du nouveau Parti populaire (PP), elle est nommée ministre de l'Environnement en 1996. Elle quitte le gouvernement en 2000 et la vie politique en 2002.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et carrière[modifier | modifier le code]

Après avoir obtenu une licence en droit à l'université complutense de Madrid, elle passe avec succès un master de direction des entreprises à l'Institut d'études supérieures commerciales (IESE) puis, en 1973, son doctorat en droit de l'énergie nucléaire à l'université complutense.

Elle travaille comme experte juridique à l'association espagnole d'énergie nucléaire, entre 1972 et 1976, avant de devenir professeur de droit civil, à l'université complutense, et avocate.

Ascension politique[modifier | modifier le code]

Elle adhère à l'Alliance populaire (AP) en 1983 et entre, trois ans plus tard, au comité exécutif national, à l'occasion du VIIe congrès de , étant alors la seule femme à y siéger[1]. Responsable de la condition féminine, elle est élue députée de Madrid aux élections générales anticipées du 22 juin suivant.

À l'occasion du VIIIe congrès de l'AP, en , elle se représente comme vice-présidente du comité exécutif national, sur la liste de Miguel Herrero, dont faisaient également partie José María Aznar, Rodrigo Rato et Federico Trillo, battue par 729 voix contre 1 930 à celle d'Antonio Hernández Mancha[2]. Toutefois, le , au cours du IXe congrès, elle est élue vice-présidente de l'Alliance populaire, qui devient le Parti populaire, sous la nouvelle présidence de Manuel Fraga[3]. Elle est réélue, quelques mois plus tard, au Congrès des députés, mais en Cantabrie.

Quinze mois plus tard, en , lorsqu'Aznar remplace Fraga, il supprime les vice-présidences, ce qui n'empêche pas Isabel Tocino d'être réélue au comité exécutif national, ainsi qu'en [4],[5]. L'année suivante, en 1994, elle est portée à la présidence de la commission conjointe des Cortes Generales pour les Affaires européennes.

Ministre et fin de parcours[modifier | modifier le code]

Élue députée de la province de Tolède au cours des élections générales anticipées du 3 mars 1996, elle est nommée, le 6 mai suivant, ministre de l'Environnement, un poste nouvellement créé, et ce malgré le fait qu'en 1989, Fraga ait hésité entre elle et Aznar pour le remplacer comme chef de file du PP et qu'elle était promise à la présidence de la commission des Affaires étrangères du Congrès des députés[6].

N'étant pas reconduite au gouvernement après les élections générales du 12 mars 2000, elle est désignée, le 10 mai suivant, présidente de la commission des Affaires étrangères du Congrès[7]. Elle démissionne de son mandat de députée le et met fin à sa carrière politique, rejoignant le secteur privé, notamment Banco Santander.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Mariée à José Manuel Bartolomé Gutiérrez, elle est mère de six enfants. Elle a publié, en , Tu hija es celiaca, dans lequel elle raconte le combat qu'elle mène, tous les jours, pour soigner sa fille, atteinte de la maladie cœliaque.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) « El 'espaldarazo' de Fernández Albor y el ascenso de Herrero », El País,‎ (lire en ligne)
  2. (es) « Hernández Mancha venció por holgada mayoría a Herrero en el congreso extraordinario de AP », El País,‎ (lire en ligne)
  3. (es) « Las lágrimas de Manuel Fraga », El País,‎ (lire en ligne)
  4. (es) « Un ex comunista para formar liberales », El País,‎ (lire en ligne)
  5. (es) « Técnicos y ex dirigentes de UCD, mayoría en la nueva ejecutiva », El País,‎ (lire en ligne)
  6. (es) « Un Gobierno de orígenes muy diversos », El País,‎ (lire en ligne)
  7. (es) « El Partido Popular preside 38 de las 47 comisiones del Congreso y el Senado », El País,‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]