Txiki Benegas

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Txiki Benegas
Illustration.
Txiki Benegas en 2012.
Fonctions
Secrétaire à l'Organisation du Parti socialiste ouvrier espagnol

(9 ans, 3 mois et 4 jours)
Secrétaire général Felipe González
Prédécesseur Carmen García Bloise
Successeur Ciprià Ciscar
Député aux Cortes Generales

(25 ans, 9 mois et 5 jours)
Élection
Réélection




Circonscription Biscaye
Législature IVe, Ve, VIe, VIIe, VIIIe, IXe, Xe
Groupe politique Socialiste
Successeur Loly de Juan

(1 an, 3 mois et 27 jours)
Élection
Circonscription Alava
Législature IIe
Groupe politique Socialiste
Successeur Javier Rojo

(2 ans, 8 mois et 3 jours)
Élection
Réélection
Circonscription Biscaye
Législature Constituante, Ire
Groupe politique Socialiste
Socialiste basque
Successeur Eduardo López Albizu
Secrétaire général du Parti socialiste du Pays basque-PSOE

(11 ans, 2 mois et 30 jours)
Président Eduardo López Albizu
Ramón Jáuregui
Successeur Ramón Jáuregui
Biographie
Nom de naissance José María Benegas Haddad
Date de naissance
Lieu de naissance Caracas (Venezuela)
Date de décès (à 67 ans)
Lieu de décès Madrid (Espagne)
Nature du décès cancer
Sépulture Saint-Sébastien (Espagne)
Nationalité espagnole
Parti politique PSOE
Diplômé de université de Valladolid
Profession avocat

José María Benegas Haddad, dit Txiki Benegas, né le à Caracas et mort le à Madrid, est un homme politique espagnol membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Il naît en au Venezuela, où son père, militant du Parti nationaliste basque (EAJ/PNV), s'est exilé après la guerre civile[1]. La famille fait cependant son retour en Espagne franquiste en et s'installe à Saint-Sébastien[2].

Il y obtient son baccalauréat (es), puis s'inscrit en droit à l'université de Deusto. Il poursuit ses études à l'université de Valladolid où il passe sa licence avec succès en [1].

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Il s'inscrit à l'année d'après au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et à l'Union générale des travailleurs (UGT)[2]. Devenu avocat spécialisé en droit du travail, il fonde avec Ramón Jáuregui notamment le premier cabinet de conseil juridique dans ce domaine au Pays basque, à Errenteria en Guipuscoa[3].

Il est élu membre de la commission exécutive du PSOE lors du congrès de Suresnes, dernier congrès socialiste en exil, en [1]. En , il devient secrétaire général du Parti socialiste du Pays basque-PSOE (PSE-PSOE)[3], qui vient de se constituer.

Ascension[modifier | modifier le code]

Pour les élections législatives constituantes du suivant, il est investi en deuxième position de la liste du PSOE dans la circonscription électorale de Biscaye, derrière le secrétaire général de l'UGT Nicolás Redondo[4]. Au Congrès des députés, il siège à la commission des Affaires constitutionnelles[5].

Il est nommé en conseiller à l'Intérieur du conseil général basque, organe de gouvernement pré-autonomique présidé alors par le socialiste Ramón Rubial[2].

Réélu au cours des élections législatives du , il fonde avec les cinq autres députés basques du PSOE, dont Redondo et Gabriel Urralburu, le « groupe parlementaire socialiste basque ». Il en est alors le porte-parole[6]. Il est peu après confirmé comme conseiller à l'Intérieur du nouveau conseil général basque, désormais présidé par le nationaliste Carlos Garaikoetxea[1].

Entre Madrid et le Pays basque[modifier | modifier le code]

Dans la perspective des élections autonomiques au Pays basque du , il est investi tête de liste du PSE-PSOE dans la circonscription électorale du Guipuscoa[7]. Élu député au Parlement basque, il démissionne du Congrès au lendemain du scrutin, les deux mandats étant constitutionnellement incompatibles.

Il prend ses nouvelles fonctions le suivant et devient porte-parole du groupe parlementaire socialiste. Il siège notamment à la commission institutionnelle, de l'Administration générale, et législative[8].

Il se représente toutefois au Congrès des députés lors des élections législatives anticipées du , occupant alors la tête de liste d'Alava[9]. Il prend possession de son mandat le et démissionne le du Parlement basque. Au sein de cette institution, Juan Manuel Eguiagaray prend sa suite comme porte-parole parlementaire[8], tandis qu'au Congrès il occupe la présidence de la commission des Relations avec le Défenseur du peuple[10].

L'échec à devenir lehendakari[modifier | modifier le code]

Il est choisi par les socialistes basques comme leur chef de file aux élections autonomiques du [11]. Il mène alors la liste du Parti socialiste du Pays basque-PSOE dans la circonscription d'Alava[12]. Au cours du scrutin, le Parti socialiste remporte plus de 23 % des suffrages exprimés et 19 députés sur 75, une progression de dix sièges insuffisante pour évincer l'EAJ/PNV de Carlos Garaikoetxea du pouvoir.

Démissionnant du Congrès des députés le suivant au profit de Javier Rojo, il redevient deux semaines plus tard député au Parlement basque, où il est à nouveau le porte-parole du groupe socialiste[8], première force de l'opposition aux gouvernements nationalistes de Garaikoetxea puis José Antonio Ardanza à partir de .

Secrétaire à l'Organisation du PSOE[modifier | modifier le code]

Il est nommé le secrétaire à l'Organisation de la commission exécutive fédérale du PSOE par le secrétaire général du parti Felipe González, en remplacement de Carmen García Bloise et alors que ce poste semblait promis à Manuel Chaves, finalement nommé secrétaire à l'Économie[13]. Alors que cette désignation inquiète la délégation du PSE-PSOE quant à son possible renoncement à diriger la fédération socialiste du Pays basque, il indique vouloir cumuler ces deux responsabilités[14]. Aussi est-il réélu le par 54,7 % des suffrages exprimés secrétaire général du Parti socialiste du Pays basque-PSOE, contre 42,3 % à la liste de son concurrent Ricardo García Damborenea, député de Biscaye au Congrès. Au sein de la nouvelle commission exécutive, Ramón Jáuregui occupe le poste honorifique de président et Juan Manuel Eguiagaray les fonctions de vice-secrétaire général[15].

Pour les élections autonomiques anticipées du , il mène de nouveau la campagne des socialistes. Bien que le PSE-PSOE conserve ses 19 sièges sur 75 au Parlement basque avec 22 % des suffrages exprimés, il devient la première force politique dans la communauté autonome puisque le Parti nationaliste basque, qui rassemble pourtant 23,7 % des voix, ne compte plus que 17 parlementaires, victime de la concurrence de Solidarité basque (EA), parti formé par Carlos Garaikoetxea. Au bout de trois mois, un accord de coalition est conclu entre l'EAJ/PNV et le PSE-PSOE, qui assure le maintien au pouvoir du nationaliste Ardanza, tandis que Jáuregui est nommé vice-président du gouvernement basque[16]. De son côté, Benegas reste porte-parole parlementaire des socialistes[8].

Il renonce en à se maintenir à la tête du Parti socialiste du Pays basque-PSOE. Tandis qu'Eguigaray conserve ses fonctions de vice-secrétaire général, il échange les siennes avec Jáuregui, qui devient secrétaire général tandis que Benegas est élu pour occuper le poste honorifique de président de la commission exécutive régionale[17]. Il décide ensuite de reprendre le chemin de la vie politique nationale et se trouve ainsi proposé en comme tête de liste dans la circonscription de Biscaye pour les élections législatives anticipées du suivant par la fédération socialiste de la province[18]. Il fait son retour au Congrès des députés le , après cinq ans d'absence. Membre de la députation permanente, il siège uniquement à la commission du Règlement[19].

En , González engage un vaste remaniement de son gouvernement et propose à Benegas d'y entrer en tant que ministre des Administrations publiques, afin de remplacer Joaquín Almunia. Celui-ci refuse trois fois l'offre du président du gouvernement et le poste revient finalement à Juan Manuel Eguiagaray[20]

Passage au second plan[modifier | modifier le code]

Au cours du XXXIIIe congrès fédéral du PSOE, la tension atteint son apogée entre les « rénovateurs », tenants d'une ligne de centre gauche, et les « guerristes », partisans d'une orientation plus à gauche et auxquels appartient Benegas. En conséquence des négociations, il perd son poste de secrétaire à l'Organisation au profit de Ciprià Ciscar et devient le secrétaire aux Relations politiques et institutionnelles, fonction considérée comme importante[21]. Il quitte la commission exécutive fédérale à l'issue du XXXIVe congrès, le . Avec Felipe González et Alfonso Guerra, qui renoncent également à leurs responsabilités, ils étaient les trois derniers membres de la direction en fonction depuis le congrès de Suresnes[22]. Il abandonne en la présidence du Parti socialiste du Pays basque-Gauche basque-PSOE (PSE-EE-PSOE), à l'occasion d'un congrès extraordinaire, et la cède à Jesús Eguiguren[23].

Il devient en suivant premier vice-président de la commission constitutionnelle du Congrès des députés, où il remplace l'ancienne ministre Ángeles Amador[24]. Après les élections législatives du , il est désigné premier vice-président de la commission des Affaires étrangères[25]. Il est rétrogradé comme second vice-président de cette même commission à la suite des élections législatives anticipées du [26].

Mort[modifier | modifier le code]

Devenu le doyen du Congrès en , en conséquence de la démission et du retrait de la vie politique d'Alfonso Guerra[27], il meurt le à Madrid, à l'âge de 67 ans, des suites d'un cancer[28]. Tandis qu'à l'annonce de sa mort par le président de la chambre basse Jesús Posada, les députés observent une minute de silence, il reçoit les hommages du secrétaire général du PSOE Pedro Sánchez, du président du gouvernement Mariano Rajoy ou encore du sénateur de l'EAJ/PNV Iñaki Anasagasti[29].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d (es) Belén Ferreras, « Muere Txiki Benegas, figura clave del socialismo vasco », sur www.elmundo.es, (consulté le 23 juillet 2017).
  2. a b et c (es) « Txiki Benegas, un vasco histórico del socialismo español », sur eldia.es, (consulté le 23 juillet 2017).
  3. a et b (es) « Txiki Benegas, un vasco histórico dentro del PSOE », sur www.eitb.eus, (consulté le 23 juillet 2017).
  4. (es) Junte électorale de Biscaye, « Candidaturas definitivamente admitidas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado. », sur www.juntaelectoralcentral.es, (consulté le 23 juillet 2017).
  5. (es) Congrès des députés, « Legislatura Constituyente (1977-1979) – Benegas Haddad, José María », sur www.congreso.es (consulté le 23 juillet 2017).
  6. (es) Congrès des députés, « I Legislatura (1979-1982) – Benegas Haddad, José María », sur www.congreso.es (consulté le 23 juillet 2017).
  7. (es) Junte électorale de Biscaye, « Candidaturas presentadas Guipuzcoa. », sur www.juntaelectoralcentral.es, (consulté le 23 juillet 2017).
  8. a b c et d (es) Parlement basque, « Benegas Haddad, José M.ª », sur www.legebiltzarra.eus (consulté le 23 juillet 2017).
  9. (es) Junte électorale d'Alava, « Candidaturas proclamadas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado convocadas por Real Decreto 2057/82, de 27 de agosto. », sur www.juntaelectoralcentral.es, (consulté le 23 juillet 2017).
  10. (es) Congrès des députés, « II Legislatura (1982-1986) – Benegas Haddad, José María », sur www.congreso.es (consulté le 23 juillet 2017).
  11. (es) Pablo Pazos, « Muere Txiki Benegas, histórico dirigente socialista vasco, a los 67 años », sur www.abc.es, (consulté le 23 juillet 2017).
  12. (es) Junte électorale d'Alava, « Certificación de la relación de las listas de candidatos proclamados por la Junta del Territorio Histórico de Álava. », sur www.juntaelectoralcentral.es, (consulté le 23 juillet 2017).
  13. (es) Fernando Jauregui, « Felipe González desoyó protestas y críticas en la elaboracion de la lista de la nueva ejecutiva del PSOE », sur www.elpais.com, (consulté le 23 juillet 2017).
  14. (es) Fernando Jauregui, « Benegas piensa compatibilizar la secretaría de organización con sus funciones como dirigente de los socialistas vascos », sur www.elpais.com, (consulté le 23 juillet 2017).
  15. (es) Patxo Unzueta, « Benegas, reelegido secretario general de los socialistas vascos », sur www.elpais.com, (consulté le 23 juillet 2017).
  16. (es) « El PNV y los socialistas cierran el pacto para gobernar Euskadi », sur www.elpais.com, (consulté le 23 juillet 2017).
  17. (es) Victorino Ruiz de Agua, « Jáuregui consigue una exigua victoria sobre García Damborenea en el congreso del PSOE vasco », sur www.elpais.com, (consulté le 23 juillet 2017).
  18. (es) Anabel Díez, « Cuatro ministros renuncian a presentarse a los comicios », sur www.elpais.com, (consulté le 23 juillet 2017).
  19. (es) Congrès des députés, « IV Legislatura (1989-1993) – Benegas Haddad, José María », sur www.congreso.es (consulté le 23 juillet 2017).
  20. (es) Anabel Díez, « Benegas rechaza tres veces la oferta de González para ministro de Administraciones Públicas », sur www.elpais.com, (consulté le 23 juillet 2017).
  21. (es) Anabel Díez, « González: "Nadie ha querido machacar ni barrer" », sur www.elpais.com, (consulté le 23 juillet 2017).
  22. (es) Anabel Díez, « Benegas podría encaminar su futuro político hacia Euskadi », sur www.elpais.com, (consulté le 23 juillet 2017).
  23. (es) Aitor Guenaga, « Patxi López no consigue integrar en su ejecutiva a todas las tendencias del PSE », sur www.elpais.com, (consulté le 23 juillet 2017).
  24. (es) Congrès des députés, « VII Legislatura (2000-2004) – Benegas Haddad, José María », sur www.congreso.es (consulté le 23 juillet 2017).
  25. (es) Congrès des députés, « VIII Legislatura (2004-2008) – Benegas Haddad, José María », sur www.congreso.es (consulté le 23 juillet 2017).
  26. (es) Congrès des députés, « X Legislatura (2011-2016) – Benegas Haddad, José María », sur www.congreso.es (consulté le 23 juillet 2017).
  27. (es) « Txiki Benegas queda como el diputado más veterano tras la marcha de Guerra », sur www.elpais.com, (consulté le 23 juillet 2017).
  28. (es) « El socialista que marcó la política vasca », sur www.elpais.com, (consulté le 23 juillet 2017).
  29. (es) « “Cariño y reconocimiento a quien tanto luchó por la libertad” », sur www.elpais.com, (consulté le 23 juillet 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]