Íñigo Errejón

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Íñigo Errejón Galván
Íñigo Errejón en 2015
Íñigo Errejón en 2015
Fonctions
Député aux Cortes Generales pour Madrid
En fonction depuis le
(1 an, 9 mois et 1 jour)
Élection
Réélection
Législature XIe et XIIe
Groupe politique Confédéral Unidos Podemos
Secrétaire politique de Podemos
En fonction depuis le
Prédécesseur Poste créé
Biographie
Nom de naissance Íñigo Errejón Galván
Date de naissance (33 ans)
Lieu de naissance Madrid (Espagne)
Nationalité espagnole
Parti politique Podemos

Íñigo Errejón Galván, né le à Madrid[1], est un homme politique espagnol et chercheur en sciences politiques à l'université complutense de Madrid.

Secrétaire politique de Podemos, il est député aux Cortes Generales depuis janvier 2016.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'un haut fonctionnaire dans les travaux publics et d'une mère au foyer, tous deux très engagés à gauche[1]. Son père est un « membre éminent » du mouvement Gauche anticapitaliste[2].

Parcours universitaire[modifier | modifier le code]

Il consacre sa thèse de doctorat (reçu avec mention très bien[1]) à l’arrivée au pouvoir en Bolivie du Movimiento al Socialismo (MAS), le parti créé par Evo Morales ; il a pour cela vécu à La Paz[3]. Il a également travaillé à Caracas (capitale du Venezuela) comme politologue jusqu'en décembre 2013[3]. Il rencontre Pablo Iglesias à l'université complutense de Madrid, dont sont issus de nombreux cadres de Podemos[1]. Il est membre du comité de rédaction de la revue d'analyse politique Viento Sur[4].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Premiers pas[modifier | modifier le code]

Íñigo Errejón fonde en 2007 Contrapoder, une association étudiante libertaire[1]. Il est issu de Gauche anticapitaliste, parti politique d'extrême gauche[4].

Cadre de Podemos (depuis 2014)[modifier | modifier le code]

Il est directeur de la campagne de Podemos lors des élections européennes de 2014[5]. En novembre 2014, il intègre, comme d'autres proches collaborateurs du secrétaire général Pablo Iglesias, le conseil de coordination de Podemos (considéré comme l'exécutif du mouvement) au poste de secrétaire politique[6].

Député (depuis 2016)[modifier | modifier le code]

Il est directeur de la campagne de Podemos lors des élections générales de 2015[7]. Élu député aux Cortes Generales, il prend ses fonctions le .

D'abord réticent à une alliance avec les communistes d'Izquierda Unida, il compte pendant les négociations de formation de gouvernement en 2016 parmi les responsables du parti les plus ouverts à l’idée d’une alliance avec le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), et se trouve isolé après le limogeage par Pablo Iglesias de Sergio Pascual, numéro trois du parti et secrétaire à l’organisation, dont il est très proche[7][réf. insuffisante].

Positionnement politique[modifier | modifier le code]

Íñigo Errejón se décrit comme un « postmarxiste anti-essentialiste »[1]. Il s'inscrit dans la filiation d'Antonio Gramsci et de ses thèses sur l'hégémonie culturelle[1],[8], ainsi que d'Ernesto Laclau[3],[8]. Il se dit également proche de la politologue belge Chantal Mouffe (compagne de ce dernier)[1], avec qui il a publié un livre d'entretiens en 2015[8]. Comme elle, il observe, selon le politologue Gaël Brustier, « un véritable épuisement intellectuel, stratégique et politique tant de la social-démocratie que de la gauche radicale la plus traditionnelle »[8].

Passé par le mouvement libertaire, il défend le fédéralisme dans l'organisation de Podemos tandis que Pablo Iglesias promeut le centralisme[1]. Il prône également un positionnement « transversal » de Podemos (« ni gauche ni droite »)[7].

Publications[modifier | modifier le code]

  • (es) Íñigo Errejón et Alfredo Serrano, ¡Ahora es cuándo, carajo! : Del asalto a la transformación del Estado en Bolivia, Barcelone, El Viejo Topo, , 300 p. (ISBN 978-84-15216-24-7)
  • (es) Íñigo Errejón et Chantal Mouffe, Construir pueblo : hegemonía y radicalización de la democracia, Icaria, coll. « Más Madera », (ISBN 9788498886603)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christophe Barret, Podemos : pour une autre Europe, Paris, Cerf, , 249 p. (ISBN 978-2-204-10503-3)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i François Musseau, « Iñigo Errejón : poupin, paix, liberté » sur Libération, 22 mars 2016
  2. Barret 2015, p. 40
  3. a, b et c Ludovic Lamant, « La boîte à idées des intellos de Podemos », sur Mediapart, (consulté le 17 décembre 2015).
  4. a et b (es) Segundo Sanz, « Quién es quién en Izquierda Anticapitalista, el partido que mueve los hilos dentro de Podemos », sur 'vozpopuli.com', (consulté le 22 avril 2016).
  5. (es) Segundo Sanz, « Iñigo Errejón, jefe de campaña de Pablo Iglesias, se convierte en el nuevo líder mediático de Podemos », sur vozpopuli.com, (consulté le 22 avril 2016).
  6. (es) Europa Press, « Iglesias diseña una Ejecutiva de once personas, en la que se incluyen sus más estrechos colaboradores », sur El Mundo.es, (consulté le 22 avril 2016).
  7. a, b et c Ludovic Lamant, « L’Espagne se rapproche un peu plus de nouvelles élections », sur Mediapart, (consulté le 13 avril 2016).
  8. a, b, c et d Gaël Brustier, « «Construire le peuple»: Iñigo Errejon, l’homme qui bouscule les certitudes des gauches européennes », sur Slate, (consulté le 22 avril 2016).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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