Mercedes Cabrera

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Mercedes Cabrera
Mercedes Cabrera, en 2007.
Mercedes Cabrera, en .
Fonctions
Ministre espagnole de l'Éducation, de la Politique sociale et des Sports

(11 mois et 24 jours)
Président du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero
Gouvernement Zapatero II
Prédécesseur Elle-même (Éducation)
Jesús Caldera (Social)
Successeur Ángel Gabilondo (Éducation)
Trinidad Jiménez (Social)
Ministre de l'Éducation et de la Science

(2 ans et 3 jours)
Président du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero
Gouvernement Zapatero I
Prédécesseur María Jesús San Segundo
Successeur Elle-même (Éducation)
Cristina Garmendia (Science)
Députée aux Cortes Generales

(7 ans, 5 mois et 2 jours)
Élection
Réélection
Circonscription Madrid
Législature VIIIe et IXe
Groupe politique Socialiste
Biographie
Nom de naissance María Mercedes Cabrera Calvo-Sotelo
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Madrid (Espagne)
Nationalité espagnole
Parti politique indépendante
Diplômé de université complutense
de Madrid
Profession universitaire

Mercedes Cabrera
Ministres de l'Éducation d'Espagne

María Mercedes Cabrera Calvo-Sotelo, née le à Madrid, est une universitaire et femme politique espagnole proche du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Professeur des universités de l'université complutense de Madrid à partir de , elle est élue en députée de Madrid au Congrès des députés. Elle y prend la présidence de la commission parlementaire de l'Éducation.

Lors du remaniement ministériel de , elle est nommée ministre de l'Éducation et de la Science. Après avoir été réélue au Congrès en , elle est reconduite au gouvernement avec le portefeuille élargi de ministre de l'Éducation, de la Politique sociale et des Sports.

Elle est relevée de ses fonctions lors du remaniement gouvernemental de et quitte deux ans plus tard la vie politique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie universitaire et professionnelle[modifier | modifier le code]

Elle obtient en un doctorat en sciences politiques et sociologie avec distinction à l'université complutense de Madrid. Elle enseigne ensuite de nombreuses matières au sein du département d'histoire de la pensée et des mouvements sociaux et politiques de la faculté de sciences politiques et sociologie de l'UCM. Elle atteint en le grade de professeur des universités[1].

Elle a également enseigné pour le compte de l'université nationale d'enseignement à distance (UNED) et a présidé l'Association des amis de la résidence étudiante, un centre de complément à la formation universitaire fondé en [1]. C'est dans le cadre de cette fonction qu'elle fait la rencontre, en , du secrétaire général du PSOE José Luis Rodríguez Zapatero[2].

Vie politique[modifier | modifier le code]

Débuts au Congrès[modifier | modifier le code]

Pour les élections législatives du , elle est investie en deuxième position sur la liste du PSOE dans la circonscription électorale de Madrid, derrière Zapatero, devant l'ancien secrétaire général du parti Joaquín Almunia et la numéro deux du groupe parlementaire María Teresa Fernández de la Vega[3]. Élue au Congrès des députés, elle y prend aussitôt la présidence de la commission parlementaire de l'Éducation et de la Science et siège à la commission des Administrations publiques[4].

Ministre de l'Éducation[modifier | modifier le code]

Le , Zapatero annonce que Mercedes Cabrera est nommée à 54 ans ministre de l'Éducation et de la Science lors de son premier remaniement ministériel. Elle remplace ainsi María Jesús San Segundo, qui n'a pas su mener les négociations concernant la loi organique de l'éducation (LOE), approuvée la veille par le Congrès grâce aux discussions engagées par le porte-parole parlementaire, Alfredo Pérez Rubalcaba[5]. Elle entre officiellement en fonction le [6].

Elle est réélue députée de Madrid aux élections législatives du , occupant la troisième position de la liste socialiste après Zapatero et le ministre des Finances Pedro Solbes[7]. Elle est reconduite au sein du cabinet le suivant[8]. À cette occasion, son portefeuille est élargi et elle devient ministre de l'Éducation, de la Politique sociale et des Sports (MEPSYD). Les compétences relatives à l'enseignement supérieur sont transférées au nouveau ministère de la Science, confié à Cristina Garmendia[9].

Fin de vie politique[modifier | modifier le code]

Au cours d'un important remaniement ministériel orchestré le , elle est relevée de ses fonctions et son ministère est démantelé, les compétences en matière sociale revenant au ministère de la Santé[10]. L'universitaire Ángel Gabilondo lui succède au ministère de l'Éducation[11].

Contrairement à Pedro Solbes, Bernat Soria et César Antonio Molina, également remerciés du gouvernement, elle conserve son mandat parlementaire. Elle rejoint ainsi la commission de la Culture en , ainsi que la commission bicamérale pour l'Union européenne en [12]. Elle ne se représente pas aux élections générales du et met ainsi un terme à son parcours politique.

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Elle est mariée à Carlos Arenillas, vice-président de la Commission nationale du marché des valeurs (CNMV) — l'autorité de supervision de la Bourse de Madrid — entre et . Ils ont deux enfants. Elle est la nièce de l'ancien président du gouvernement Leopoldo Calvo-Sotelo[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (es) Université complutense de Madrid, « Curriculum vitæ », sur www.ucm.es (consulté le 11 juillet 2017)
  2. a et b (es) Anabel Díez, « La catedrática Mercedes Cabrera acepta el 'número dos' por Madrid », sur www.elpais.com, (consulté le 11 juillet 2017)
  3. (es) Junte électorale de Madrid, « Candidaturas proclamadas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado, convocadas por Real Decreto 100/2004, de 19 de enero », sur www.juntaelectoralcentral.es, (consulté le 11 juillet 2017)
  4. (es) Congrès des députés, « VIII Legislatura – Cabrera Calvo-Sotelo, Mercedes », sur www.congreso.es (consulté le 11 juillet 2017)
  5. (es) Luis Aizpeola, « La renuncia de Bono desencadena un cambio de Gobierno que sitúa a Rubalcaba en Interior », sur www.elpais.com, (consulté le 11 juillet 2017)
  6. (es) Juan Carlos Ier et José Luis Rodríguez Zapatero, « Real Decreto 464/2006, de 10 de abril, por el que se nombra Ministra de Educación y Ciencia a doña Mercedes Cabrera Calvo-Sotelo. », sur www.boe.es, (consulté le 11 juillet 2017)
  7. (es) Junte électorale de Madrid, « Candidaturas proclamadas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado, convocadas por Real Decreto 33/2008, de 14 de enero », sur www.juntaelectoralcentral.es, (consulté le 11 juillet 2017)
  8. (es) Juan Carlos Ier et José Luis Rodríguez Zapatero, « Real Decreto 436/2008, de 12 de abril, por el que se nombran Ministros del Gobierno. », sur www.boe.es, (consulté le 11 juillet 2017)
  9. (es) Susana Pérez de Pablos, « El cóctel de educación y dependencia », sur www.elpais.com, (consulté le 11 juillet 2017)
  10. (es) Susana Pérez de Pablos, « Cabrera cae víctima de un error reconocido por Zapatero », sur www.elpais.com, (consulté le 11 juillet 2017)
  11. (es) « Zapatero acomete su cambio de Gobierno más profundo para "vencer a la crisis" », sur www.elpais.com, (consulté le 11 juillet 2017)
  12. (es) Congrès des députés, « IX Legislatura – Cabrera Calvo-Sotelo, Mercedes », sur www.congreso.es (consulté le 11 juillet 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]