Manuel Chaves

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Chaves et Chávez.
Manuel Chaves
Manuel Chaves, en 2010.
Manuel Chaves, en .
Fonctions
Député aux Cortes Generales

(3 ans et 7 mois)
Élection
Circonscription Cadix
Législature Xe
Groupe politique Socialiste
Successeur Salvador de la Encina
Vice-président du gouvernement espagnol[N 1]
Ministre de la Politique territoriale et de l'Administration publique[N 2]

(2 ans, 8 mois et 15 jours)
Président du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero
Gouvernement Zapatero II
Prédécesseur Vacant (vice-président)
Elena Salgado
Successeur Vacant (vice-président)
Cristóbal Montoro
Président du
Parti socialiste ouvrier espagnol

(11 ans, 6 mois et 13 jours)
Prédécesseur Vacant
Ramón Rubial (indirectement)
Successeur José Antonio Griñán
Président de la direction provisoire du
Parti socialiste ouvrier espagnol

(4 mois)
Prédécesseur Joaquín Almunia
Successeur José Luis Rodríguez Zapatero
Président de la Junte d'Andalousie

(18 ans, 8 mois et 11 jours)
Gouvernement Chaves I, II, III, IV, V, VI
Législature IIIe, IVe, Ve, VIe, VIIe, VIIIe
Coalition PSOE (1990-96)
PSOE-PA (1996-2004)
PSOE (2004-09)
Prédécesseur José Rodríguez de la Borbolla
Successeur Gaspar Zarrías (intérim)
José Antonio Griñán
Ministre du Travail et de la Sécurité sociale

(3 ans, 9 mois et 6 jours)
Président du gouvernement Felipe González
Gouvernement González II et III
Prédécesseur Joaquín Almunia
Successeur Luis Martínez Noval
Député aux Cortes Generales

(12 ans, 11 mois et 10 jours)
Élection
Réélection


Circonscription Cadix
Législature Constituante, Ire, IIe, IIIe, IVe
Groupe politique Socialiste
Successeur Elvira Castilla del Pino
Biographie
Nom de naissance Manuel María Chaves González
Date de naissance (72 ans)
Lieu de naissance Ceuta (Espagne)
Nationalité espagnole
Parti politique PSOE (1968-2016)
Diplômé de université de Séville
Profession universitaire

Manuel Chaves Manuel Chaves
Présidents de la Junte d'Andalousie
Ministres de la Politique territoriale d'Espagne
Ministres du Travail d'Espagne

Manuel María Chaves González[1], parfois surnommé Manolo, né le à Ceuta[2], est un universitaire, syndicaliste et homme politique espagnol ayant appartenu au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Membre du PSOE et du syndicat UGT à partir de , il enseigne le droit du travail à l'université. Il intègre la direction de l'UGT en , est élu en député de Cadix et nommé en secrétaire à l'Économie du Parti socialiste. Après les élections de , il devient ministre du Travail. Il est reconduit à ce poste en .

En , il est désigné candidat socialiste aux élections autonomiques en Andalousie, fief socialiste depuis la fin du franquisme. Vainqueur du scrutin, il est investi président de la Junte et accomplit un mandat de 18 ans et huit mois. Avec José Bono et Juan Carlos Rodríguez Ibarra, il est présenté comme l'un des « barons » du socialisme espagnol.

Il est choisi en pour prendre la présidence de la direction provisoire du parti, formée après la démission du secrétaire général Joaquín Almunia. Au cours du XXXVe congrès fédéral, il est élu au poste honorifique de président du PSOE sur proposition de José Luis Rodríguez Zapatero, successeur d'Almunia.

Il est rappelé au gouvernement espagnol en par Zapatero, qui le nomme troisième vice-président du gouvernement, un poste vacant depuis 21 ans, et ministre de la Politique territoriale. Ses compétences sont élargies à la fonction publique l'année suivante.

Il est réélu député de Cadix lors des élections générales de et fait alors son retour au Congrès des députés après 21 ans d'absence. Il y prend la présidence de la commission de suivi et d'évaluation du pacte de Tolède. En , il est remplacé comme président du Parti socialiste.

Il démissionne de son mandat en et du PSOE l'année suivante, après avoir été mis en examen dans une affaire de fraude aux subventions orchestrée lorsqu'il présidait la Junte d'Andalousie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Il est né à Ceuta, où sa famille originaire de Cordoue avait déménagé au début du XXe siècle. Son grand-père Remigio González Lozana est élu maire de la ville en [3]. Il est le fils d'África González et d'Antonio Chaves Plá, un colonel de l'artillerie fervent franquiste qui a combattu avec les nationalistes durant la Guerre civile[4]. Il déménage ensuite à Cadix puis à Séville. Là, il effectue ses études secondaires dans un collège des fils du Cœur Immaculé de Marie.

Il s'inscrit ensuite à l'université de Séville pour suivre un cursus en droit. Il fait alors la rencontre de Rafael Escuredo et Felipe González. Il obtient d'abord une licence avant de réussir son doctorat.

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Il adhère en au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et à l'Union générale des travailleurs (UGT)[5], qui se trouvent alors tous les deux dans la clandestinité. Il participe ainsi à la réorganisation du parti dans les provinces andalouses. Nommé professeur à l'université de Séville, il est muté en à l'université de Cadix. Cette même année, il fait partie des fondateurs de la Fédération des travailleurs de l'enseignement (FETE-UGT). Il devient professeur à l'université autonome de Bilbao en [6].

Il est élu la même année membre de la commission exécutive de l'UGT lors du XXXe congrès, où il occupe un poste de secrétaire confédéral[7]. Pour les élections législatives constituantes du , il est investi à 31 ans tête de liste du PSOE dans la circonscription de Cadix[8].

Élu au Congrès des députés, il siège à la députation permanente, à la commission des Affaires étrangères, à la commission du Travail et à la commission de l'Urgence législative[9]. Il est réélu député de Cadix aux élections législatives du . Il participe alors à la commission du Travail, à la commission de l'Industrie et de l'Énergie, et à la commission de contrôle parlementaire sur la radiotélévision publique[10].

Ascension[modifier | modifier le code]

Le XXXIIe congrès de l'UGT, qui se tient l'année suivante, le choisit le à 34 ans pour occuper le poste de secrétaire à la Presse et à l'Information avec 82,3 % des suffrages exprimés. S'ils sont cinq députés socialistes à rejoindre l'exécutif du syndicat, il est le seul avec Jerónimo Saavedra à représenter la FETE-UGT[11]. Il intègre ensuite la commission exécutive fédérale du PSOE : avec 88,5 % des voix, il est désigné le secrétaire exécutif dans l'équipe formée par Felipe González au cours du XXIXe congrès fédéral[12].

Il conserve son mandat parlementaire lors des élections législatives anticipées du . Il retrouve la députation permanente et continue de siéger à la commission de la Politique sociale et de l'Emploi[13].

Il perd ses responsabilités lors du XXXIIIe congrès de l'Union générale des travailleurs, qui se tient en . Remplacé par Miguel Ángel Ordóñez, ancien secrétaire à la Propagande, il redevient secrétaire confédéral, sans attribution particulière[14]. Il est réélu le membre de la commission exécutive fédérale du PSOE[15], où il occupe le poste de secrétaire aux Affaires économiques, sociales et syndicales, alors qu'il était initialement présenté comme un candidat sérieux aux fonctions stratégiques de secrétaire à l'Organisation, finalement confiées à Txiki Benegas[16].

À l'occasion des élections législatives anticipées du , il conquiert un quatrième mandat consécutif de député de Cadix.

Ministre du Travail[modifier | modifier le code]

Manuel Chaves reçu en au ministère fédéral allemand du Travail à Bonn.

Le suivant, Manuel Chaves est nommé à 41 ans ministre du Travail et de la Sécurité sociale dans le deuxième gouvernement du président du gouvernement socialiste Felipe González[17].

Sa nomination, couplée au remplacement du ministre de l'Industrie Joan Majó par Luis Carlos Croissier et à la sortie du ministre de la Présidence Javier Moscoso, est perçue comme un « virage à gauche » du nouveau cabinet, même si le ministre de l'Économie et des Finances Carlos Solchaga est confirmé dans ses responsabilités[18]. Il est remplacé au sein de la direction de l'UGT par Luis Marcial Ruibera Vázquez au cours d'une séance du comité confédéral le [19] puis au sein de celle du PSOE par Francisco Fernández Marugán lors d'une réunion du comité fédéral le suivant[20].

Alors que son nom est donné comme certain pour réintégrer la commission exécutive fédérale du PSOE pendant le XXXIe congrès, en [21], il en est exclu au dernier moment et finalement élu le au comité fédéral, le parlement interne des socialistes, José María Maravall étant ainsi le seul ministre à intégrer la direction[22]. Il est placé en troisième position sur la liste de 36 places, derrière Juan Barranco mais devant Javier Sáenz de Cosculluela ou Fernando Morán[23].

Il doit affronter le une grève générale, convoquée par l'UGT et les Commissions ouvrières (CCOO), qui réclament alors des créations d'emplois, la réforme de l'Institut national de l'emploi (INEM) et le retrait du plan d'emploi pour les jeunes.

Il remporte un nouveau mandat de député au cours des élections législatives anticipées du puis se voit reconduit au gouvernement.

Président de la Junte d'Andalousie[modifier | modifier le code]

Candidature[modifier | modifier le code]

Il annonce le qu'il est prêt à être candidat à la présidence de la Junte d'Andalousie lors des élections autonomiques programmées pour le mois de , si le Parti socialiste en décide ainsi. Cette déclaration est perçue comme une désignation définitive[24].

Cette décision, ressentie comme un choix personnel et irréfragable du vice-secrétaire général du parti Alfonso Guerra, est confirmée le suivant lors d'une réunion à Madrid entre Benegas, le secrétaire général du PSOE d'Andalousie Carlos Sanjuán et le président sortant de la Junte José Rodríguez de la Borbolla[25]. L'investiture est accordée par la commission exécutive régionale (CER) dès le lendemain, en l'absence de Rodríguez de la Borbolla et de l'un de ses plus fidèles soutiens[26].

Sa candidature est ratifiée par le comité directeur lors d'une réunion à Séville le par 104 voix pour et quatre abstentions. Sanjuán explique alors que Chaves a été désigné « car il est la personne adéquate pour répondre aux nouveaux défis de la décennie qui s'ouvre » et qu'il est « parfaitement identifié avec les chefs du parti, Felipe González et Alfonso Guerra »[27]. Luis Martínez Noval, qui garantit l'équilibre entre Solchaga et Guerra, est choisi pour prendre sa suite en tant que ministre du Travail[28]. Il est officiellement relevé de ses fonctions le [29].

Premières élections[modifier | modifier le code]

Pour les élections autonomiques du , il est tête de liste dans la circonscription de Cadix[30]. Ayant démissionné le du Congrès des députés, il est élu au Parlement d'Andalousie. Le jour du scrutin, le PSOE d'Andalousie confirme sa majorité absolue et obtient un total de 62 députés sur 109[31],[32].

Il est investi par l'assemblée parlementaire le suivant avec 62 voix favorables et 47 voix contre. Le Parti populaire (PP), la Gauche unie (IU) et le Parti andalou (PA) votent contre[33]. Il prête serment deux jours plus tard, en présence d'Alfonso Guerra, du ministre des Administrations publiques Joaquín Almunia et du ministre du Travail, mais en l'absence des porte-paroles parlementaires du PP et du PA[34].

Il constitue le lendemain son premier conseil de gouvernement, dans lequel il nomme deux femmes, Carmen Hermosín, conseillère au Bien-être social, et Concepción Gutiérrez del Castillo, conseillère à la Présidence qui a été sa chef de cabinet au ministère. Il choisit comme conseiller à la Santé un autre ex-collaborateur ministériel, José Antonio Griñán. Il confirme par ailleurs deux conseillers sortant, dont l'un se proclame toujours fidèle à Borbolla, et désigne deux personnalités proches de Carlos Sanjuán, notamment le président du PSOE d'Andalousie Leocadio Marín[35].

Gouvernement en minorité[modifier | modifier le code]

Chaves indique le , environ dix semaines avant les élections autonomiques où il postule à un nouveau mandat, qu'il souhaite devenir secrétaire général de la fédération d'Andalousie du Parti socialiste, contre Sanjuán, après avoir reçu l'appui du courant social-démocrate et de Felipe González[36]. Finalement seul candidat, il est élu avec 65 % des suffrages exprimés et 35 % de votes blancs, issus du secteur proche de Guerra et Sanjuán, qui avait finalement renoncé à sa candidature[37].

Les élections du constituent le premier grand échec de Chaves et des socialistes en Andalousie. Avec 38,6 % des suffrages exprimés, ils perdent la majorité absolue dont ils jouissaient depuis 12 ans et devancent de seulement quatre sièges le PP de Javier Arenas, qui s'impose dans des fiefs socialistes comme Malaga ou Almería. Avec 19 % des suffrages exprimés, IU enregistre une forte poussée et devient la force incontournable pour former une majorité[38],[39]. Alors que la Gauche unie annonce deux jours après le scrutin qu'elle refusera de voter l'investiture de Chaves[40], elle se montre finalement plus conciliante le en affirmant qu'elle rejette tout accord de coalition ou accord de législature mais qu'elle est prête à soutenir au cas par cas les projets de Chaves « tant que sa politique est de gauche »[41]. Toutefois, il échoue lors des deux premiers votes d'investiture avec 44 voix pour et 54 contre le , puis 43 pour et 54 contre trois jours plus tard[42],[43].

Finalement, il obtient l'investiture par 45 voix pour, 41 voix contre, quatre abstentions et 19 nuls le . Il bénéficie alors d'un revirement de position de la Gauche unie et du Parti andalou[44]. Il prête serment trois jours plus tard, en présence du vice-président du gouvernement Narcís Serra, du ministre du Travail José Antonio Griñán et du ministre des Administrations publiques Jerónimo Saavedra. Dans son discours, il utilise à nouveau le qualificatif de « communauté historique » pour désigner l'Andalousie, confirmant ainsi le ton autonomiste de son intervention lors de la session d'investiture, dont le numéro deux de l'exécutif espagnol affirme « prendre note »[45]. Il constitue son deuxième gouvernement le , dans lequel il nomme trois femmes, dont la technicienne Magdalena Álvarez conseillère à l'Économie et aux Finances et Carmen Hermosín conseillère à l'Intérieur. Il transfère par ailleurs l'historique conseiller à l'Éducation Antonio Pascual, en fonction depuis , au nouveau département de l'Industrie et nomme un indépendant, José María Martín Delgado, ancien recteur de l'université de Malaga, conseiller à la Culture[46].

La coalition avec le Parti andalou[modifier | modifier le code]

Après que le Parlement a rejeté pour la deuxième fois son projet de loi de finances par un vote conjoint du PP et de IU, Manuel Chaves annonce le qu'il compte convoquer des élections autonomiques anticipées de plus de deux ans[47]. Proposé deux jours plus tard par la CER du PSOE andalou comme candidat à sa succession, il reçoit le l'investiture du comité directeur à l'unanimité après que les soutiens d'Alfonso Guerra lui ont finalement apporté leur appui[48]. Il indique le qu'il a demandé au président de gouvernement de dissoudre officiellement le Parlement le suivant afin que les élections soient convoquées le , le même jour que les élections générales espagnoles anticipées[49].

Les élections autonomiques constituent une pleine réussite pour Chaves, qui s'était fixé trois objectifs lors d'un meeting tenu à Cadix une semaine avant le scrutin : devancer largement le Parti populaire, repousser loin derrière lui la Gauche unie, et se renforcer face à l'aile gauche du parti. Avec 52 députés sur 109, il échoue à seulement trois sièges de la majorité absolue et progresse de sept mandats par rapport au scrutin de , tandis que le PP se contente de 41 élus et IU de 13 parlementaires, soit sept de moins[50]. Il signe le un accord de coalition – bien que ce terme ne soit jamais formellement employé – avec le Parti andalou d'Alejandro Rojas-Marcos, qui prévoit l'entrée de cette formation au conseil de gouvernement[51].

Chaves est réinvesti président de la Junte d'Andalousie le par 56 voix pour et 53 voix contre[52]. Il forme quatre jours plus tard un nouvel exécutif, dans lequel siègent deux régionalistes, Antonio Ortega comme conseiller aux Relations institutionnelles et José Núñez en tant que conseiller au Tourisme et aux Sports. Carmen Hermosín conserve le département de l'Intérieur, Magdalena Álvarez est reconduite comme conseillère à l'Économie et aux Finances, Gaspar Zarrías est promu conseiller à la Présidence et l'indépendante Carmen Calvo devient conseillère à la Culture[53].

Le VIIIe congrès régional du PSOE d'Andalousie le confirme comme secrétaire général le avec plus de 90 % des voix, un score bien meilleur à celui enregistré en . Il intègre dans sa nouvelle commission exécutive quatre représentants du secteur d'Alfonso Guerra, qui s'en trouvaient exclus depuis le précédent conclave[54].

Il indique le qu'il a de nouveau l'intention de faire coïncider les élections autonomiques avec les élections générales espagnoles et convoque donc le scrutin pour le suivant, après avoir laissé planer une incertitude à ce sujet pendant plus de deux semaines et sans avoir pu se concerter avec le gouvernement conservateur de José María Aznar[55]. Au cours du scrutin, le PSOE d'Andalousie confirme sa position première en conservant ses 52 députés, tandis que le PP emmené par la maire de Cadix Teófila Martínez fait élire 46 candidats, soit six de plus qu'en , réalisant le meilleur score de son histoire à l'époque. Le PA gagne un siège et talonne ainsi IU, qui conserve seulement six élus au Parlement[56].

Au sommet du PSOE[modifier | modifier le code]

La déroute enregistrée par les socialistes aux élections générales conduit le secrétaire général Joaquín Almunia à une démission immédiate. Chaves se concerte alors avec les deux autres « barons du PSOE », le président de la Junte des communautés de Castille-La Manche José Bono et le président de la Junte d'Estrémadure Juan Carlos Rodríguez Ibarra pour former une direction provisoire qui bénéficierait de l'appui unanime du comité fédéral. Il nie cependant qu'il a été spécifiquement chargé de constituer une équipe dirigeante temporaire mais admet qu'il travaille sur une solution à la crise en tant que représentant de la plus importante fédération socialiste[57]. Il prend la décision de convoquer pour le une réunion des secrétaires généraux de fédération autonomique au siège national du Parti socialiste ouvrier espagnol à Madrid, étant alors reconnu comme le seul responsable qui ne génère aucun rejet[58]. Le , les dirigeants territoriaux du parti, sauf Rodríguez Ibarra qui critique la méthode, lui délèguent le soin de former une direction provisoire (en espagnol : Comisión Gestora) qui tienne compte de toutes les sensibilités socialistes[59].

Il présente une équipe de 14 membres, en plus de lui-même qui en exerce la présidence, le lendemain devant le comité fédéral, et propose la convocation du XXXVe congrès fédéral du PSOE pour le mois de suivant. Sa proposition est approuvée par 117 voix pour, 38 contre et trois abstentions[60]. Il annonce le que son homme de confiance Luis Pizarro sera responsable à l'Organisation du parti, tandis Máximo Díaz-Cano, proposé par José Bono, sera porte-parole[61].

Il conclut le suivant un nouvel accord de coalition avec le Parti andalou, qui confirme les deux postes de conseiller du gouvernement jusqu'ici détenus par les régionalistes[62]. Le fait que le PA conserve le département du Tourisme est alors mal perçu par la fédération socialiste de la province de Malaga, qui fait part officieusement de son incompréhension que le PSOE ne gère pas une politique publique majeure pour l'économie de la communauté autonome en général et de leur province en particulier[63]. Il remporte pour la quatrième fois l'investiture du Parlement le suivant, par 57 voix pour et 52 voix contre[64]. Il présente son conseil de gouvernement trois jours après, dans lequel il nomme six femmes afin de respecter la parité qu'il avait promise. Il confirme des « poids lourds » comme le conseiller à la Présidence Gaspar Zarrías, la conseillère à l'Économie et aux Finances Magdalena Álvarez, Carmen Hermosín, qui devient conseillère à la Justice, et fait entrer notamment Alfonso Perales, ancien secrétaire à la Politique municipale du PSOE et figure politique andalouse[65].

En prévision du congrès fédéral du Parti socialiste, il fait adopter par la direction provisoire le un mode de scrutin en deux votes : l'élection du secrétaire général au scrutin uninominal majoritaire à un tour, puis l'élection de la commission exécutive fédérale sur proposition du secrétaire général le lendemain par un vote de liste bloqué. Il prétend ainsi que l'opinion publique sera surtout marquée par le résultat de l'élection de la direction du parti et non celui de son chef[66].

Après que José Luis Rodríguez Zapatero a été élu secrétaire général du PSOE le avec 41,7 % des voix, il propose à Felipe González puis à José Bono, son principal concurrent, de prendre le poste honorifique de président du parti mais tous deux refusent. Le nouveau dirigeant du parti offre alors cette position à Chaves et met tout en œuvre pour le convaincre. Finalement, il répond favorablement[67]. Alors que son travail est salué unanimement à la tête de la direction provisoire, il succède le à Ramón Rubial, décédé en [68]. Il est réélu le secrétaire général du PSOE d'Andalousie avec 79,2 % des voix et propose une commission exécutive de 27 membres dont 21 nouveaux, composée de 52 % de femmes, au sein de laquelle il nomme Mar Moreno vice-secrétaire générale et confirme son secrétaire à l'Organisation depuis , Luis Pizarro[69].

La reconquête majorité absolue[modifier | modifier le code]

Le , il indique que les élections autonomiques auront lieu le suivant et qu'elles seront ainsi couplées une nouvelle fois avec les élections générales. Cette fois-ci, le choix de la date a été négocié entre Chaves et Aznar, via le ministre de la Présidence Javier Arenas[70]. Il est alors vertement critiqué par le Parti populaire et la Gauche unie, mais aussi son partenaire de coalition qui dénonce une décision marquée par « les intérêts partisans »[71]. Il affirme trois semaines plus tard, lors d'un colloque à Madrid en présence de Zapatero, qu'il est prêt à maintenir sa coalition avec le PA, expliquant ne voir aucune raison qui empêcherait celle-ci de continuer mais précisant qu'il poursuit l'ambition de disposer de la majorité absolue[72].

Les élections donnent alors une claire majorité absolue aux socialistes andalous, après dix ans de majorité relative. Le PSOE totalise plus de 50 % des suffrages exprimés et remporte 61 députés, soit six de plus que le minimum pour gouverner sans alliés. Puisque IU et le PA stagnent, c'est au PP de Teófila Martínez que les socialistes prennent leurs neuf sièges supplémentaires. Rassemblant plus de 2 000 000 de suffrages, une première pour une élection autonomique, le PSOE réalise son meilleur résultat après les élections de [73]. La répartition finale des sièges génère alors une grande surprise parmi les socialistes, qui s'attendaient à disposer d'une majorité absolue beaucoup plus courte et à affronter des conservateurs bien plus forts. Chaves affirme deux jours après le scrutin qu'il compte agir comme s'il disposait d'une majorité relative[74].

Il est à nouveau investi par le Parlement d'Andalousie président de la Junte le suivant, par 61 voix pour, 36 contre et 11 abstentions, ces dernières issues de la Gauche unie et du Parti andalou[75]. Il constitue dès le lendemain son nouveau conseil de gouvernement, dans lequel siègent huit femmes et six hommes, ce qui en fait la première équipe gouvernementale majoritairement féminine de l'histoire espagnole. Il nomme notamment la secrétaire fédérale à l'Égalité du PSOE Micaela Navarro conseillère à l'Égalité et au Bien-être social et José Antonio Griñán conseiller à l'Économie et aux Finances. L'historique Paulino Plata, conseiller à l'Agriculture depuis , devient conseiller au Tourisme et aux Sports tandis que Gaspar Zarrías est confirmé comme conseiller à la Présidence, dont le département est réorganisé pour assurer la coordination des travaux de l'exécutif et le lien avec le nouveau gouvernement espagnol, désormais dirigé par Zapatero[76].

Environ dix semaines plus tard, Zapatero propose qu'il soit réélu président du parti au cours du XXXVIe congrès fédéral du PSOE[77]. La liste de la commission exécutive fédérale est confirmée par les délégués le par 96,1 % des suffrages exprimés[78]. Il se montre particulièrement actif au cours du conclave socialiste avec Juan Carlos Rodríguez Ibarra pour s'assurer de la présence de José Montilla, premier secrétaire du Parti des socialistes de Catalogne et ministre de l'Industrie, au sein de la direction fédérale[79] alors qu'il était convenu que les dirigeants territoriaux, Chaves et Ibarra exceptés, siégeraient uniquement au sein du conseil territorial[80].

À peine une semaine après, le , il est confirmé comme secrétaire général du PSOE andalou avec 99,6 % des voix, un score quasi-unanime et inédit dans l'histoire de la fédération. Désigné pour la première fois séparément de la commission exécutive, il recueille 533 voix pour et deux votes blancs, 35 délégués n'ayant pas participé au vote[81]. Il soumet le lendemain la liste de l'équipe exécutive qu'il entend former, dans laquelle sont maintenus le président José Mortalla et le secrétaire à l'Organisation Luis Pizarro, au suffrage des délégués, qui l'approuvent par un vote favorable à 97 %[82].

Un sixième et dernier mandat[modifier | modifier le code]

Manuel Chaves, dans son bureau de président de la Junte d'Andalousie à Séville, en .

Lors d'une réunion du comité directeur du Parti socialiste ouvrier espagnol de la communauté autonome le , il est proclamé par acclamation candidat à la présidence de la Junte pour la sixième fois, alors qu'il est au pouvoir depuis 18 ans[83]. Il annonce le suivant à la radio publique qu'il convoquera les élections autonomiques le , sous-entendant que la date a été fixée avec Zapatero afin qu'elles aient lieu en même temps que les élections générales. Alors que les partis d'opposition critiquent ce choix, il le justifie en évoquant la « fatigue électorale » constatée lors des deux derniers scrutins andalous : le référendum sur le nouveau statut d'autonomie et les élections municipales, où la participation était faible voire très basse[84].

Au soir du scrutin régional, le PSOE est en recul mais sauve sa majorité absolue. Il totalise alors plus de 48 % des suffrages exprimés et sécurise 56 députés sur 109, soit un de plus que le nombre minimum pour gouverner seul. Bien qu'il ait gagné dix sièges en quatre ans, le Parti populaire de Javier Arenas n'atteint pas son objectif de priver les socialistes de leur majorité absolue de sièges. Chaves offre alors sa huitième victoire consécutive à son parti et la cinquième lui permettant de former l'exécutif autonomique sans avoir besoin d'allié[85].

Il obtient pour la sixième fois l'investiture parlementaire le suivant, avec 56 voix pour et 53 voix contre, toute l'opposition ayant alors voté défavorablement à son maintien au pouvoir[86]. Avant même de nommer son nouveau conseil de gouvernement, il fait savoir qu'il compte créer deux postes de vice-président, ce qui constitue une première depuis  : une vice-présidence politique pilotée par le conseiller à la Présidence Gaspar Zarrías et une vice-présidente économique dirigée par le conseiller à l'Économie et aux Finances José Antonio Griñán. Avec cette décision, il confirme sa confiance absolue envers les deux hommes forts de son cabinet sans pour autant donner d'indice sur une éventuelle succession[87]. Il présente son équipe gouvernementale dès le , qui compte huit femmes pour sept hommes. En plus de l'apparition des deux postes de vice-président, qui surprend le parti puisque le président de la Junte avait toujours refusé d'avoir recours à cette position institutionnelle, la principale nouveauté consiste en la nomination de Mar Moreno comme conseillère aux Travaux publics et aux Transports, qui avait refusé d'être porte-parole du groupe parlementaire socialiste au Sénat[88].

Alors qu'il hésite à se succéder comme dirigeant des socialistes andalous, envisageant de céder son poste de secrétaire général à son adjoint de toujours Luis Pizarro, il renonce à cette possibilité faute d'un consensus sur cette question et convaincu des problèmes que pourrait générer la dissociation entre le titulaire du poste de chef de l'exécutif autonomique et celui de principal responsable du parti[89]. Reconduit le suivant en tant que président de la commission exécutive fédérale par le XXXVIIe congrès du PSOE, il doit relever Mar Moreno de ses responsabilités gouvernementales après qu'elle a été choisie par Zapatero comme secrétaire aux Relations institutionnelles et à la Politique autonomique, soit numéro quatre de l'appareil socialiste[90].

Le , le XIe congrès du Parti socialiste ouvrier espagnol d'Andalousie le confirme dans ses fonctions de secrétaire général par 586 voix pour et 18 bulletins blancs, soit 97,1 % de suffrages favorables, un score en léger repli par rapport à celui enregistré quatre ans auparavant[91]. Dans la commission exécutive qu'il soumet au vote dès le lendemain et qui remporte 92,7 % de voix en sa faveur, la présidence revient pour la première fois à une femme, Petronila Guerrero, Pizarro est promu vice-secrétaire général, Rafael Velasco nommé secrétaire à l'Organisation et 19 femmes y siègent contre 18 hommes. Contrairement à une pratique établie les années précédentes, cette nouvelle équipe compte un grand nombre de titulaires de fonctions institutionnelles[92],[93].

Vice-président du gouvernement[modifier | modifier le code]

Le , Manuel Chaves est nommé à 63 ans troisième vice-président du gouvernement espagnol et ministre de la Politique territoriale dans le second gouvernement minoritaire de José Luis Rodríguez Zapatero[94],[95]. Son retour au pouvoir à Madrid après presque 19 ans à Séville intervient dans le cadre d'un remaniement ministériel destiné à renforcer le poids politique de l'exécutif face aux conséquences de la grave crise économique qui touche le pays[96]. Sa mission sera alors d'assurer de bons rapports entre le gouvernement et les communautés autonomes, mais aussi tisser des liens avec les principaux partis nationalistes pour garantir la stabilité parlementaire du cabinet[97].

Il renonce donc à la présidence de la Junte mais décide de rester secrétaire général du parti en Andalousie, recréant la situation qui existait avant et source de tensions entre le chef de l'exécutif autonomique et celui du parti[98]. Après sa nomination, il indique vouloir nommer auprès de lui au ministère les « Pink Floyd », son groupe de collaborateurs les plus proches, à savoir Gaspar Zarrías, en tant que secrétaire d'État à la Coopération territoriale, le vice-conseiller à la Présidence Juan Antonio Cortecero, le porte-parole du conseil de gouvernement Enrique Cervera, le directeur général de la Présidence José Manuel Cervera et sa chef de cabinet Priscila de Domingo[99]. Le lendemain de sa prise de fonction, Chaves se réunit avec les secrétaires généraux provinciaux puis la commission exécutive régionale et obtient à l'unanimité que le parti lui choisisse José Antonio Griñán comme successeur à la direction du gouvernement andalou[100].

Le journal El Mundo le place le suivant au cœur d'une polémique en révélant que le gouvernement autonomique a accordé en précédent, sous sa présidence, une subvention de dix millions d'euros à l'entreprise Minas de Aguas Teñidas (Matsa), dont sa fille Paula Chaves Iborra est une cadre dirigeante. Selon des experts juridiques contactés par le quotidien conservateur, cela pourrait constituer une violation de la loi d'Andalousie relative aux incompatibilités des hauts responsables[101]. Alors que le conseiller à l'Innovation Martín Soler explique le lendemain aux députés que l'administration a accueilli favorablement la demande de subvention en , soit avant la prise de fonction de Paula Chaves, le PP dénonce un « trafic d'influence »[102].

Le syndicat franquiste Manos Limpias dépose une plainte à son encontre devant le tribunal supérieur de justice d'Andalousie pour « trafic d'influence », mais le procureur la transmet le au Tribunal suprême, seule autorité judiciaire apte à juger les ministres en exercice[103]. À son tour, le Parti populaire dépose plainte le , devant le Tribunal suprême, pour « prévarication » et « trafic d'influence », affirmant qu'il a été jusqu'à faire pression sur l'agence publique IDEA, qui a recommandé le versement de la subvention[104]. Neuf jours après, le procureur adjoint près le Tribunal suprême classe sans suite la plainte de Manos Limpias, estimant que les documents fournis ne contiennent aucun indice de la commission d'un délit[105].

Il fait l'objet d'une contestation interne au PSOE andalou quand José Antonio Griñán affirme le qu'il « n'écarte pas » la possibilité d'un congrès régional extraordinaire, en contradiction avec la volonté de Chaves, des secrétaires généraux provinciaux, de la secrétaire fédérale à l'Organisation Leire Pajín, et avec ses propres déclarations un mois avant[106]. Cependant, le président de la Junte et le ministre de la Politique territoriale s'accordent deux jours plus tard pour convoquer un congrès extraordinaire avant l'été et l'annoncent lors d'une conférence de presse, espérant ainsi mettre fin à une tension inattendue entre eux, qui se revendiquent amis depuis 30 ans[107].

La plainte du PP dans l'affaire Matsa est classée sans suite le , le Tribunal suprême considérant que le parti se base sur des « conjectures » et que le rapport ayant conduit au versement de la subvention a été « correctement réalisé »[108]. Le suivant, il est relevé de ses fonctions de secrétaire général du PSOE d'Andalousie après 16 années en fonction, José Antonio Griñán étant élu pour lui succéder avec le meilleur score de l'histoire du parti, 99,8 % de votes favorables. Dans son discours d'adieu, il rend hommage à sa famille, auprès de qui il s'excuse pour les souffrances que son engagement a pu leur causer, à ceux qu'ils qualifient « d'amis » Luis Pizarro et Felipe González. Concernant son successeur, il s'y réfère seulement pour demander au parti de lui apporter le même soutien que lui-même a reçu tout au long de son mandat, une expression moins émue qui génère des interrogations parmi les délégués[109].

Lors d'un remaniement ministériel orchestré par Zapatero le , il devient « ministre de la Politique territoriale et de l'Administration publique »[110], récupérant ainsi les compétences liées à la fonction publique qui relevaient depuis du ministère de la Présidence[111]. Il est promu second vice-président du gouvernement espagnol le en remplacement d'Elena Salgado, après qu'Alfredo Pérez Rubalcaba — premier vice-président à qui Salgado a donc succédé — a remis sa démission pour se consacrer à la campagne des élections générales anticipées du suivant[112]. Officiellement, il prend cependant le titre de « vice-président du gouvernement, chargé de la Politique territoriale »[113].

Retour au Congrès des députés[modifier | modifier le code]

La secrétaire à l'Organisation de la fédération andalouse du PSOE Susana Díaz annonce le dans une interview à la radio que José Antonio Griñán souhaite que Manuel Chaves soit tête de liste dans la circonscription de Cadix pour les prochaines élections législatives[114]. Dans les jours qui suivent, il se laisse convaincre par Rubalcaba d'accepter cette offre, tout comme Alfonso Guerra mais pas José Bono[115]. Dans un entretien télévisé le , trois jours après avoir été réélu au Congrès des députés, il confirme qu'il existe au sein du parti des rumeurs selon lesquelles Rubalcaba et la ministre de la Défense sortante Carme Chacón postuleront tous les deux au secrétariat général lors du XXXVIIIe congrès fédéral, ajoutant que lui-même se verrait bien confirmé à la présidence du PSOE[116]. Cette dernière allusion est critiqué au sein du PSOE andalou, qui considère que ce n'est pas le moment de se répartir les postes d'autant que les candidats à la direction du parti ne sont pas encore connus[117].

Après l'ouverture de la Xe législature, où le Parti populaire de Mariano Rajoy bénéficie de la majorité absolue au Congrès, il est porté le à la présidence de la commission de Suivi et d'évaluation des accords du pacte de Tolède, qui concerne l'avenir du système de retraites espagnol[118].

Les responsables du congrès fédéral, organisé en sous la présidence de Griñán, tentent de l'empêcher de prendre la parole devant les délégués, mais ce dernier obtient l'appui de José Luis Rodríguez Zapatero et son intervention est finalement inscrite à l'ordre du jour de la session inaugurale du [119]. L'entourage de Chaves met alors en cause le président de la Junte d'Andalousie, confirmant ainsi la forte division qui traverse la fédération andalouse et ses 234 délégués dans le choix du futur secrétaire général[120]. Bien que Rubalcaba l'ait emporté sur Chacón en dépit des efforts de Griñán, Chaves parvient à imposer au nouveau secrétaire général du PSOE de désigner le chef de l'exécutif andalou au poste honorifique de président du parti en estimant que « soit vous lui donnez la présidence, soit il s'en va ». De leur côté, Griñán et Susana Díaz affirment que le départ de l'ancien ministre de la Politique territoriale est simplement dû aux statuts, qui limitent à trois le nombre de mandats dans les instances du Parti socialiste[121]. Conformément à la tradition qui veut que les anciens membres de la commission exécutive intègrent le parlement du parti, il est élu le au sein du comité fédéral[122].

Il informe la presse le suivant qu'il est prêt à se présenter de la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire de la fraude aux aides publiques en cas de licenciement pour motif économique (en espagnol : Caso ERE). Bien que Susana Díaz, conseillère à la Présidence de la Junte d'Andalousie, ait affirmé qu'il n'y avait « aucune raison » que Chaves et Griñán témoignent, l'ancien vice-président du gouvernement espagnol donne sa parole qu'il se tiendra toujours à la disposition de la commission et précise que jamais son conseil de gouvernement n'a eu connaissance d'une quelconque fraude[123]. Il est finalement entendu par les députés le et confirme son opinion que le système d'attribution des subventions, qu'il considère comme doté « d'une grande marge discrétionnaire », était parfaitement légal. Il ajoute à cette occasion que la corruption le répugne et qu'il présente ses excuses aux habitants d'Andalousie pour la « douleur » causée par les révélations[124]. Le rapport de la commission est rendu public le suivant, cinq jours après son approbation : s'il met clairement en cause le conseil de gouvernement dans la mauvaise gestion des fonds, il ne responsabilise pas spécifiquement Chaves et Griñán[125].

Fin de carrière politique : le caso ERE[modifier | modifier le code]

Manuel Chaves et les autres ex-présidents de la Junte lors de l'entrée en fonction de Susana Díaz le .

Le pourtant, alors que le nouvel exécutif autonomique formé par Díaz — qui vient de prendre la suite de Griñán — prête serment, la juge d'instruction de Séville Mercedes Alaya présente un rapport dans lequel elle met directement en cause les deux anciens présidents de la Junte et cinq autres hauts responsables dans l'affaire de la fraude aux aides publiques en cas de licenciement pour motif économique, mais ils ne sont pas formellement mis en examen puisqu'elle ne peut le faire s'agissant de parlementaires[126]. Ce rapport est annulé par la cour provinciale le pour défaut de motivation, mais elle en produit un autre six jours plus tard, qui comprend 28 pages de détails concernant les suspicions portant sur les sept anciens membres du gouvernement autonomique[127].

La magistrate remet le son dossier d'investigation concernant Manuel Chaves, José Antonio Griñán et les cinq anciens conseillers de gouvernement au Tribunal suprême, tous disposant d'une immunité parlementaire en tant que député au Congrès, députés autonomiques ou sénateur. Elle considère que le fonds d'aide aux entreprises, existant entre et et doté de 721 millions d'euros était illégal car les modalités de versement des subventions empêchaient un contrôle de l'Inspection des finances de la Junte d'Andalousie[128]. L'ancien ministre de la Politique territoriale affirme dès le lendemain être prêt à témoigner devant la plus haute juridiction du pays, réaffirmant que « toutes les décisions politiques prises par le gouvernement andalou étaient légales, il n'y a pas eu de collusion pour que quiconque puisse commettre un délit »[129]. Il reçoit le le franc soutien du nouveau secrétaire général du parti Pedro Sánchez, qui défend « l'honnêteté et l'intégrité » de Chaves[130].

Le ministère public du Tribunal suprême appelle le suivant les magistrats à ouvrir une information judiciaire à l'encontre des deux ex-présidents de la Junte d'Andalousie afin que soit déterminée la « réelle portée » de leur participation dans la mauvaise utilisation des fonds publics[131]. Le lendemain, Susana Díaz indique que le parti ne demandera la démission des mis en cause que si le tribunal les met formellement en examen pour un délit précis[132]. Une position confirmée le par le secrétaire à l'Organisation du PSOE César Luena[133].

Le , le juge d'instruction Alberto Jorge Barreiro appelle Manuel Chaves, José Antonio Griñán, Gaspar Zarrías, Mar Moreno et l'ancien conseiller à l'Emploi José Antonio Viera à comparaître devant le Tribunal suprême au cours du mois d' suivant mais sans leur imputer un délit précis[134]. Le porte-parole du groupe socialiste au Congrès Antonio Hernando indique alors que la démission sera exigée uniquement si Chaves est mis en cause pour un délit expressément spécifié, quelques heures après avoir initialement affirmé qu'il fallait attendre l'ouverture d'un procès, en contradiction avec les propos de Sánchez et Díaz[135].

Dans une résolution signée le , le juge Barreiro indique qu'il perçoit dans la gestion des fonds publics des indices de prévarication de la part de Chaves, son successeur, Zarrías et Viera[136]. Après avoir « remis son mandat à disposition du parti » le même jour[137], Chaves reprend sa démission[138] et la dépose lui-même au Congrès des députés le [139].

Le dossier judiciaire est à nouveau transféré le . N'étant plus sujet à l'immunité parlementaire de par sa démission, Chaves ne peut plus être jugé par le Tribunal suprême et son affaire se trouve ainsi transmise à la juge d'instruction María Núñez Bolaños, qui a pris la suite de Mercedes Alaya[140]. Il annonce le qu'il renonce à sa condition de militant du PSOE, devançant ainsi le règlement qui impose une suspension le temps du jugement[141]. Il présente le un mémoire en défense dans lequel il demande la levée de toutes les charges retenues contre lui, alors que le réquisitoire du procureur anticorruption le menace de dix ans d'interdiction d'exercice d'une fonction publique[142].

Sa demande de mise hors de cause est rejetée par la cour provinciale de Séville le [143]. Elle fait droit le suivant à la demande formulée par le Parti populaire de récusation du juge censé diriger les débats, Pedro Izquierdo, dont l'impartialité ne peut être assurée puisque ses anciennes fonctions de secrétaire général du département de la Justice de la Junte d'Andalousie entre et génèrent un sentiment de « confiance et proximité » avec les accusés[144]. Le , le tribunal supérieur de justice d'Andalousie annonce que le jugement sera ouvert en suivant devant sa première chambre, après six ans d'instruction[145].

Il participe pourtant le suivant à la séance plénière d'ouverture du XIIIe congrès du PSOE d'Andalousie, aux côtés de Griñán, Alfonso Guerra et José Rodríguez de la Borbolla, un événement perçu comme un début timide de réhabilitation des deux anciens présidents de la Junte alors que la fédération socialiste de la communauté autonome célébrera quelques mois plus tard ses 40 ans d'existence[146].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Troisième vice-président jusqu'au , puis vice-président chargé de la Politique territoriale.
  2. Ministre de la Politique territoriale jusqu'au .

Références[modifier | modifier le code]

  1. (es) Parlement d'Andalousie, « Chaves González, Manuel María », sur www.parlamentodeandalucia.es (consulté le 28 juin 2017)
  2. (es) « Manuel Chaves », sur www.elmundo.es (consulté le 2 août 2017)
  3. (es) Ricardo Lacasa, « Manuel Chaves González », sur elfarodeceuta.es, (consulté le 2 août 2017)
  4. (es) Israel Viana, « El padre de Chaves, aquel fiel coronel de Franco », sur www.abc.es, (consulté le 28 juin 2017)
  5. (es) « Manuel Chaves », sur www.elpais.com, (consulté le 29 juin 2017)
  6. (es) « Manuel Chaves González », sur www.biografiasyvidas.com, (consulté le 28 juin 2017)
  7. (es) Union générale des travailleurs, « Comisiones Ejecutivas de UGT desde 1888 », sur portal.ugt.org (consulté le 28 juin 2017)
  8. (es) Junte électorale provinciale de Cadix, « Candidaturas definitivamente admitidas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado », sur www.juntaelectoralcentral.es, (consulté le 27 juin 2017)
  9. (es) Congrès des députés, « Legislatura Constituyente – Chaves González, Manuel », sur www.congreso.es (consulté le 27 juin 2017)
  10. (es) Congrès des députés, « I Legislatura – Chaves González, Manuel », sur www.congreso.es (consulté le 27 juin 2017)
  11. (es) « Composición de la nueva ejecutiva », sur www.elpais.com, (consulté le 28 juin 2017)
  12. (es) « La nueva ejecutiva del PSOE », sur www.elpais.com, (consulté le 28 juin 2017)
  13. (es) Congrès des députés, « II Legislatura – Chaves González, Manuel », sur www.congreso.es (consulté le 27 juin 2017)
  14. (es) Rodolfo Serrano, « UGT ha dado un cambio hacia adelante en su política sindical, según algunos sectores », sur www.elpais.com, (consulté le 28 juin 2017)
  15. (es) Sebastian García, Anabel Díez et Fernando Jauregui, « Sólo cuatro nombres nuevos en la ejecutiva », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  16. (es) Sebastian García, Anabel Díez et Fernando Jauregui, « Felipe González desoyó protestas y críticas en la elaboracion de la lista de la nueva ejecutiva del PSOE », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  17. (es) « El nuevo Gobierno », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  18. (es) Fernando Jauregui, « González limita al mínimo los cambios en su Gobierno », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  19. (es) « Manuel Chaves, actual ministro de Trabajo, sustituido en la ejecutiva de UGT », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  20. (es) « Reunión del PSOE para estudiar la crisis de la derecha y del nacionalismo », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  21. (es) « Nombres para la ejecutiva », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  22. (es) « El congreso no resolvió el enfrentamiento en la 'familia socialista' », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  23. (es) « Miembros del comité federal », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  24. (es) Lourdes Lucio, « Manuel Chaves, candidato del PSOE a la presidencia de la Junta andaluza », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  25. (es) « Guerra impone a Chaves como candidato del PSOE en Andalucía », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  26. (es) Lourdes Lucio, « La ejecutiva andaluza aprueba por unanimidad la propuesta », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  27. (es) Lourdes Lucio, « El PSOE andaluz ratifica a Chaves como candidato a la Junta », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  28. (es) « El relevo de Chaves mantiene el equilibrio entre Guerra y Solchaga », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  29. (es) Juan Carlos Ier et Felipe González, « Real Decreto 523/1990, de 27 de abril, por el que se dispone el cese de don Manuel Chaves González como Ministro de Trabajo y Seguridad Social. », sur www.boe.es, (consulté le 27 juin 2017)
  30. (es) Junte électorale provinciale de Cadix, « Candidaturas proclamadas para las elecciones al Parlamento de Andalucía convocadas por Decreto del Presidente de la Junta de Andalucía 122/1990, de 29 de abril. », sur www.juntaelectoralcentral.es, (consulté le 27 juin 2017)
  31. (es) Fernando Orgambides, « El PSOE gobernará en solitario otros cuatro años », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  32. (es) Lourdes Lucio, « El presidente del Parlamento andaluz insta a recuperar la confianza del electorado », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  33. (es) Lourdes Lucio et Diego Narváez, « La oposición acepta la oferta de Chaves y califica su discurso como el de un forastero », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  34. (es) Lourdes Lucio, « Chaves tomó posesión como presidente de la Junta de Andalucía », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  35. (es) Lourdes Lucio, « Chaves nombra un Gobierno de su total confianza y con escasa presencia del 'aparato' del PSOE andaluz », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  36. (es) Lourdes Lucio, « Manuel Chaves disputará a Sanjuán la secretaria regional para hacerse con el control del PSOE andaluz », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  37. (es) Lourdes Lucio et Anabel Díez, « Los guerristas andaluces dejan solo a Chaves y rompen el modelo de integración de González », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  38. (es) « Rotunda victoria del PP en las europeas », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  39. (es) Lourdes Lucio, « El PP pisa los talones a los socialistas andaluces », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  40. (es) Isabel Pedrote, « IU-Los Verdes votará en contra de la investidura de Manuel Chaves », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  41. (es) Isabel Pedrote, « IU rechaza una coalición con Chaves, pero no hará una política de desgaste », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  42. (es) Lourdes Lucio et Diego Narváez, « Rejón pone a Chaves contra las cuerdas para que concrete su proyecto autonómico », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  43. (es) Lourdes Lucio, « Chaves advierte que no ofrecerá contrapartidas a IU para conseguir la presidencia de la Junta de Andalucía », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  44. (es) Lourdes Lucio et Diego Narváez, « Una treta antirreglamentaria de IU permite la elección de Chaves como presidente de la Junta », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  45. (es) Diego Narváez, « Chaves reclama en presencia de Serra más autogobierno para Andalucía », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  46. (es) Diego Narváez, « Chaves deja la dirección económica de su nuevo Gobierno a una independiente », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  47. (es) Lourdes Lucio et Isabel Pedrote, « Chaves anuncia elecciones anticipadas en Andalucía al ser rechazados los presupuestos », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  48. (es) « Chaves, elegido candidato a la presidencia de la Junta andaluza por unanimidad », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  49. (es) EFE, « Chaves 'anuncia' elecciones generales y andaluzas para el 3 de marzo », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  50. (es) Lourdes Lucio, « Chaves logra el quinto triunfo consecutivo del PSOE », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  51. (es) Lourdes Lucio, « Chaves reorganizará el Gobierno andaluz para dar entrada al PA », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  52. (es) Isabel Pedrote et Lourdes Lucio, « IU y PP critican que Chaves pida a Aznar mas traspasos que a González en 13 años », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  53. (es) Lourdes Lucio, « Chaves opta por la continuidad en su Gobierno », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  54. (es) Lourdes Lucio et Diego Narváez, « Los socialistas andaluces votarán a su candidato a la Junta en unas primarias », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  55. (es) Lourdes Lucio, « Chaves pone fin a la incertidumbre al fijar las elecciones autonómicas para el 12 de marzo », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  56. (es) Lourdes Lucio, « El PSOE gana por sexta vez en Andalucía », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  57. (es) Anabel Díez, « Los 'barones' del PSOE negocian una gestora de integración que evite enfrentamientos », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  58. (es) « Chaves convoca por su cuenta a los 'barones' del PSOE en Madrid », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  59. (es) « Los dirigentes del PSOE dan libertad a Chaves para que haga la lista de la gestora », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  60. (es) « Una gestora de 15 miembros presidida por Chaves dirigirá el PSOE hasta julio », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  61. (es) « Chaves y Bono se reparten las áreas clave de la nueva gestora del PSOE », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  62. (es) Isabel Pedrote, « Socialistas y andalucistas sellan la reedición de su acuerdo de Gobierno », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  63. (es) José Manuel Atencia, « Los socialistas malagueños están molestos porque el PA se mantiene en Turismo », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  64. (es) Lourdes Lucio, « La oposición pone condiciones a la oferta de diálogo de Chaves durante su investidura », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  65. (es) Alejandro Bolaños, « Chaves designa a seis consejeras para cumplir su promesa de paridad », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  66. (es) Anabel Díez, « El nuevo líder del partido será elegido en una única vuelta », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  67. (es) Anabel Díez, « Manuel Chaves acepta la presidencia del PSOE tras rechazarla José Bono », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  68. (es) « La dirección socialista, renovada casi al completo », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  69. (es) Lourdes Lucio, « Chaves e Ibarra aprovechan su reelección con un amplio apoyo para renovar sus ejecutivas », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  70. (es) Lourdes Lucio, « Chaves pacta con Aznar simultanear el 14 de marzo las elecciones andaluzas y generales », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  71. (es) Antonio Chaves, « La oposición y el PA recriminan a Chaves que las autonómicas coincidan de nuevo con las generales », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  72. (es) « El presidente de la Junta reitera en Madrid su intención de pactar con el PA si no logra la mayoría », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  73. (es) Lourdes Lucio, « Chaves logra mayoría absoluta y hunde al PP », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  74. (es) « Chaves rompe el techo de votos socialistas », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  75. (es) « Chaves es reelegido presidente de Andalucía con los votos del PSOE », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  76. (es) Lourdes Lucio, « Manuel Chaves nombra el primer Gobierno en España con más mujeres que hombres », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  77. (es) Anabel Díez, « Zapatero consigue el apoyo unánime del partido como reconocimiento a las victorias electorales », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  78. (es) Anabel Díez, « Zapatero logra pleno apoyo para una ejecutiva integrada por su equipo y dirigentes regionales », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  79. (es) Josep Garriga, « Ibarra y Chaves apoyan al PSC », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  80. (es) Josep Garriga et Anabel Díez, « Malestar de los barones por la presión del PSC para incluir a Montilla en la Ejecutiva », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  81. (es) Lourdes Lucio, « Chaves, reelegido por cuarta vez en Andalucía con el 99,6% de los votos », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  82. (es) Lourdes Lucio, « Chaves logra pleno apoyo para una ejecutiva marcada por el equilibrio interno y territorial », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  83. (es) Lourdes Lucio, « El candidato pide el apoyo para Zapatero por el bien de Andalucía », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  84. (es) Lourdes Lucio, « Chaves pacta con Zapatero celebrar elecciones conjuntas el 9 de marzo », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  85. (es) Lourdes Lucio, « Chaves logra otra mayoría absoluta », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  86. (es) Lourdes Lucio, « Manuel Chaves crea una vicepresidencia económica », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  87. (es) Lourdes Lucio, « Chaves nombra dos vicepresidentes », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  88. (es) Lourdes Lucio, « Chaves suma siete nombres nuevos a un Gobierno de perfil político », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  89. (es) Lourdes Lucio, « La falta de acuerdo obliga a Chaves a continuar al frente del PSOE », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  90. (es) Lourdes Lucio, « Chaves hace crisis de Gobierno a los tres meses de nombrarlo », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  91. (es) Lourdes Lucio et Diego Narváez, « El 97% del PSOE andaluz vota a Chaves para su quinto mandato », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  92. (es) Lourdes Lucio et Diego Narváez, « Chaves anuncia "años difíciles" al ser reelegido líder del PSOE por quinta vez », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  93. (es) Lourdes Lucio et Diego Narváez, « Chaves elige una ejecutiva del PSOE llena de cargos institucionales », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  94. (es) Juan Carlos Ier et José Luis Rodríguez Zapatero, « Real Decreto 553/2009, de 7 de abril, por el que se nombra Vicepresidente Tercero del Gobierno a don Manuel Chaves González. », sur www.boe.es, (consulté le 27 juin 2017)
  95. (es) Juan Carlos Ier et José Luis Rodríguez Zapatero, « Real Decreto 557/2009, de 7 de abril, por el que se nombra Ministro de Política Territorial a don Manuel Chaves González. », sur www.boe.es, (consulté le 27 juin 2017)
  96. (es) Luis Aizpeola et Anabel Díez, « Zapatero prepara un cambio de Gobierno », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  97. (es) Luis Barbero et Lourdes Lucio, « Chaves acepta una vicepresidencia con Zapatero y apuesta por Griñán », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  98. (es) Lourdes Lucio, « Chaves mantendrá la secretaría general del PSOE andaluz », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  99. (es) Lourdes Lucio, « Zarrías se va con Chaves al Gobierno como secretario de Estado », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  100. (es) Lourdes Lucio et Ángeles Lucas, « El PSOE aprueba por unanimidad proponer a Griñán como presidente », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  101. (es) Manuel María Becerro, « Chaves 'subvencionó' a su hija », sur www.elmundo.es, (consulté le 27 juin 2017)
  102. (es) Juan Méndez, « El incentivo a Matsa se dio antes de que la hija de Chaves la representara », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  103. (es) Valme Cortés, « La denuncia contra Chaves irá a la fiscalía del Supremo », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  104. (es) Isabel Pedrote, « La segunda querella del PP contra Chaves excluye a su hija y a la empresa Matsa », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  105. (es) José Yoldi, « Archivada la denuncia de Manos Limpias contra Chaves », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  106. (es) Lourdes Lucio, « Pajín enfría el plan de Griñán para liderar el PSOE andaluz », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  107. (es) Lourdes Lucio, « Chaves y Griñán pactan adelantar el relevo en el PSOE andaluz », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  108. (es) Julio Lázaro, « El Supremo vapulea al PP por la querella contra Chaves », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  109. (es) Lourdes Lucio, « Griñán pide cambios al PSOE andaluz para frenar la fuga del voto urbano », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  110. (es) Juan Carlos Ier et José Luis Rodríguez Zapatero, « Real Decreto 1328/2010, de 20 de octubre, por el que se nombra Ministro de Política Territorial y Administración Pública a don Manuel Chaves González. », sur www.boe.es, (consulté le 27 juin 2017)
  111. (es) Juan Carlos Ier et José Luis Rodríguez Zapatero, « Real Decreto 1313/2010, de 20 de octubre, por el que se reestructuran los departamentos ministeriales. », sur www.boe.es, (consulté le 27 juin 2017)
  112. (es) « Blanco: "Va a ser díficil sustituir al mejor" », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  113. (es) Juan Carlos Ier et José Luis Rodríguez Zapatero, « Real Decreto 1018/2011, de 11 de julio, por el que se nombra Vicepresidente del Gobierno de Política Territorial a don Manuel Chaves González. », sur www.boe.es, (consulté le 27 juin 2017)
  114. (es) « Griñán propone a Chaves que encabece la lista de Cádiz al Congreso », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  115. (es) Luis Aizpeola, « Rubalcaba convence a Chaves y Guerra de que vayan en las listas para el 20-N », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  116. (es) Anabel Díez, « Chaves: “Me gustaría que Rubalcaba fuera candidato” », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  117. (es) Lourdes Lucio, « Griñán calla ante el deseo de Chaves de presidir el PSOE », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  118. (es) Congrès des députés, « X Legislatura – Chaves González, Manuel », sur www.congreso.es (consulté le 27 juin 2017)
  119. (es) Lourdes Lucio, « Parte del PSOE andaluz intentó que Chaves no interviniera en el Congreso », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  120. (es) Anabel Díez, « El PSOE elige entre enorme tensión al líder que gestionará su peor crisis », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  121. (es) Lourdes Lucio, « El cierre del congreso alumbra un nuevo sector crítico en el PSOE andaluz », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  122. (es) « Chacón, algunos de sus grandes apoyos y Chaves entran en el Comité Federal del PSOE », sur TVE, (consulté le 28 juin 2017)
  123. (es) « Griñán y Chaves se muestran dispuestos a declarar ante la comisión de los ERE », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  124. (es) Lourdes Lucio et Javier Martín-Arroyo, « Chaves defiende la legalidad de todas las decisiones del Gobierno sobre los ERE », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  125. (es) « Los tres grupos políticos aprobarán el jueves el dictamen final sobre el fondo », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  126. (es) Luis Barbero et Raúl Limón, « La juez dirige el caso de los ERE hacia la imputación de Griñán y Chaves », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  127. (es) Javier Martín-Arroyo, « Alaya señala otra vez a Chaves y Griñán », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  128. (es) Antonio Mora et Javier Martín-Arroyo, « La juez Alaya deja el futuro de Chaves y Griñán en manos del Supremo », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  129. (es) « Chaves y Griñán, dispuestos a declarar ante el alto tribunal », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  130. (es) « Sánchez defiende la “honestidad y honorabilidad” de Chaves y Griñán », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  131. (es) Reyes Rincón et Javier Martín-Arroyo, « El fiscal insta al Supremo a que investigue a Chaves y Griñán », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  132. (es) Fernando Garea, « Díaz pedirá el escaño a los aforados si son imputados en el ‘caso ERE’ », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  133. (es) « El PSOE pedirá sus escaños a Chaves y Griñán si son imputados por los ERE », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  134. (es) María Fabra et Luis Barreiro, « La imputación de Chaves y Griñán en los ERE calienta la campaña andaluza », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  135. (es) Fernando Garrea, « El PSOE pedirá a los expresidentes el escaño si se les atribuye un delito », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  136. (es) Reyes Rincón, « El Supremo cree que Chaves y Griñán prevaricaron en el ‘caso de los ERE’ », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  137. (es) Anabel Díez, « Chaves renuncia a su escaño », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  138. (es) Anabel Díez et Lourdes Lucio, « Manuel Chaves y Gaspar Zarrías posponen su renuncia al acta », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  139. (es) « Chaves y Zarrías renuncian a sus escaños tras inculparles el Supremo », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  140. (es) Reyes Rincón, « El Supremo traslada a Sevilla la investigación de Chaves y Griñán », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  141. (es) Raúl Limón, « Chaves y Griñán se dan de baja del PSOE tras su procesamiento », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  142. (es) Antonio Mora, « Chaves se suma a otros ex altos cargos y pide su absolución en el ‘caso ERE’ », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  143. (es) Javier Martín-Arroyo, « La Audiencia confirma que Chaves y Griñán se sentarán en el banquillo de los acusados », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  144. (es) Javier Martín-Arroyo, « La Audiencia de Sevilla aparta al juez ponente del juicio a Chaves y Griñán », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  145. (es) Antonio Mora, « El juicio contra Chaves y Griñán por los ERE comenzará en diciembre », sur www.elpais.com, (consulté le 27 juin 2017)
  146. (es) Daniel Cela, « Chaves, Griñán y Susana Díaz, paisaje después de la ‘traición’ », sur www.publico.es, (consulté le 2 août 2017)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]